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 "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid

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PILULES AVALÉES : 36
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A DÉBARQUÉ LE : 12/11/2018

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MessageSujet: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Dim 2 Déc - 22:03

Solitude

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Installé en bout de table du côté des hommes, Ulrich regardait le mur fixement. Perdu dans ses pensées, il attendait l’heure du repas. Le premier qu’il prendrait en ces lieux.
Il n’était pas particulièrement heureux de se trouver obligé à passer du temps avec d’autres pensionnaires. Un service en chambre lui aurait davantage convenu, mais malheureusement cela ne semblait pas proposé par l’établissement.
Arrivé plus tôt afin de pouvoir s’approprier le local tant qu’il était encore vide, il profitait du calme de la pièce. Seuls quelques bruits de métal parvenaient des cuisines proches où la nourriture était préparée.
Il inspira longuement pour tenter de percevoir les effluves de ce qu’il s’apprêtait à manger. Les odeurs qui lui arrivèrent ne lui laissèrent que peu d’indices sur la composition du repas. Peut-être son odorat n’était-il pas assez précis et exercé. Il haussa les épaules, abandonnant l’idée.
Son regard se détacha enfin du mur blanc et observa les alentours. Les chaises étaient bien rangées contre les deux grandes tables. Il avait vite compris que les hommes se plaçaient d’un côté et les femmes de l’autre. Ce n’était pas plus mal, d’après lui.
Un bruit attira son attention vers l’entrée de la pièce. Quelques personnes commençaient à gagner les lieux et à s’installer. Parfois en petits groupes habitués à se côtoyer, parfois d’autres solitaires comme lui. Pour le moment, personne ne semblait se soucier de sa présence. Aucun n’avait tenté de se placer proche de lui. Cela lui laissait l’occasion d’observer les quelques personnes présentes.
Deux hommes semblaient dans une discussion plutôt animée ; il ne parvenait pas à dire de quoi il en retournait, mais ils étaient clairement en désaccord. Le plus jeune des deux semblait prendre l’ascendant sur son interlocuteur. Plus loin, une jeune femme solitaire tapotait la table du bout des doigts, chantonnant très faiblement, avec un air un peu étrange sur le visage.
Alors qu’il s’attardait sur ses traits fins et harmonieux, un nombre plus important de personnes gagna la pièce. Observant le mouvement qui se créait aux abords des cuisines, il finit par se lever et s’approcher à pas lents des plateaux, s’en procurant un et entrant dans la file qui avait commencé à se former.
Silencieux, il continuait son travail d’observateur invisible, interceptant quelques bribes de discussions. Quand vint son tour, il tendit simplement son plateau sans un sourire ni un regard, puis repartit avec ce dernier, enfin rempli, vers sa place en bout de table. Il observa les couverts à sa disposition : une fourchette et une cuiller. La viande avait été prédécoupée, comme pour un enfant.
*Super…* Pensa-t-il simplement en soupirant.
Il se mit à manger lentement, peu convaincu par ce qu’il avalait. Ça ne valait guère mieux que ce qu’il avait mangé durant les quelques derniers mois. Quelques réminiscences affluèrent et il s’interrompit, fixant la table.
Son codétenu, les sorties dans la cour où il devait sans cesse se méfier d’autrui, les gardiens qui ne voulaient rien entendre…
Ses pensées s’interrompirent net quand les places plus proches de lui commencèrent à se remplir. Il fronça les sourcils, complètement contre l’idée d’entamer une discussion avec qui que ce soit. Il espéra que la froideur exprimée à travers les traits de son visage suffirait à décourager quiconque l’approcherait d’engager la conversation.






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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Dim 9 Déc - 21:01




Ne fais jamais confidence de tes défauts


Décembre 2018

Allongé sur le ventre sur le sol de sa chambre, torse nu, Gabriel profitait du frais qu'offrait la cellule. Son front était délicatement posé sur la pierre. Il avait les yeux fermés et ses pensées étaient dirigées vers son passé. Et plus particulièrement vers son petit frère. Calvin. Il lui manquait. Qu'était-il devenu ? Il ne savait pas. Mais il se souvenait de ce qu'il lui avait dit la dernière fois : qu'il le sauverait. Mais cela faisait 7 ans. 7 longues années qu'il était enfermé ici et qu'il n'avait pas eu de contact avec l'extérieur. Sa famille lui manquait terriblement. Enfin pas son père. Peut-être était-il mort en prison. Il fallait l'espérer.

Page, qu'est-ce que tu fous ?

Gabriel se redressa d'un coup, sur les genoux, et tourna doucement son buste pour observer le garde qui venait de se poster devant la porte de sa cellule.

Rien du tout. Promis.

Il montra ses mains - dont le bout de ses doigts commençait doucement à se refaire - puis se leva pour faire un tour sur lui même. Il n'avait rien. Aucune trace de sang. Rien du tout. Heureusement, sinon il aurait sûrement du retourner voir un psy ou quelque chose de ce genre. Il ne l'aimait pas. Sa Psy. Bronwyn. Cela faisait que quelques mois qu'elle était devenue celle à qui il devait confier ses problèmes, mais il n'y arrivait pas. Il préférait les anciens. Et il en avait eu depuis le temps qu'il était là. Comme des compagnons de chambre. Qui avaient disparus par magie. Oui, Ostrov cachait quelque chose...

Viens alors, c'est l'heure d'aller manger.

La clef tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit. Gabriel remit le T-shirt et quitta sa cellule. Il prit la direction de la cafétéria bien avant que le garde ait fermé sa cellule. De toute façon il connaissait le chemin par coeur maintenant. Et puis il était sage. Si personne ne venait l'énerver.
Arrivé dans la cafétéria, Gabriel s'empara d'un plateau et prit son repas. Il observa ensuite la salle et trouva une place. Face à quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Il déposa son plateau, prit place, et commença à manger. Avec le temps, il s'était fait au goût de la nourriture. Une nourriture qui n'avait pas forcément de goût. Digne de la cantine de l'école. Son regard se posa alors sur l'homme qui se tenait face à lui. Jamais vu. Il avait l'air froid. Il faisait peur aux premiers abords mais il faut bien plus pour faire peur à Gabriel Page.

Toi, t'es nouveau dans le coin n'est-ce pas ? Détends toi, tu verras que parfois on a des repas un peu meilleur que ça.

La nourriture, ça permet de commencer à poser une discussion. Vers où elle va mener ? Là c'est une très bonne question. Il fallait espérer qu'elle ne mène pas à l'isolement.


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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Mar 11 Déc - 21:22

Importun

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Ulrich avait jusque-là évité de croiser le regard de l’homme qui s’était placé en face de lui. La silhouette élancée avait gagné son champs de vision et aussitôt son visage s’était fermé un peu plus. Il ne souhaitait surtout pas l’encourager à engager la discussion.
Malheureusement, il comprit que cela n’avait pas été suffisant lorsqu’une voix grave s’adressa à lui.

Toi, t'es nouveau dans le coin n'est-ce pas ? Détends toi, tu verras que parfois on a des repas un peu meilleur que ça.

Plongeant ses yeux clairs dans ceux de l’homme qui s’adressait à lui, Ulrich ne répondit pas directement. Il prit le temps de terminer sa bouchée tout en le fixant froidement. Le tutoiement avait directement fait apparaître une veine sur son front, exprimant l’énervement qu’il ressentait face à ce genre de familiarité.
Il inspecta chaque trait du visage de son interlocuteur, cherchant à déterminer ce qui pouvait bien l’amener ici. De quelle pathologie souffrait cet homme? Non pas que ça l'intéresse vraiment, mais il n’avait rien d’autre à penser.

“Je ne suis pas difficile. C’est plutôt l’aspect pré-découpé qui me hérisse.”

Le fait d’être traité comme un enfant ne lui convenait décidément pas. Sous prétexte d’une erreur de parcours, votre passé était balayé en même temps que votre dignité.
Sentant la colère monter, il détourna la tête et observa la table des femmes qui se remplissait peu à peu. Il aperçut la rouquine qu’il avait croisée plus tôt dans la journée. Un soupir s’échappa à nouveau de sa gorge. Il n’était décidément entouré que de personnalités complexes. Il sourit à cette pensée. N’importe qui aurait pu prévoir que la population d’un asile ne serait pas des plus banales. De telles réflexions n'avaient donc pas lieu d'être.
Tournant à nouveau ses yeux vers l’homme qui lui faisait face, il se décida tout de même à poursuivre l’échange.

“Ca fait un bail que vous résidez ici? Vous avez l’air habitué...”

Il désigna la nourriture du menton. Il n’était normalement pas du genre à s’intéresser aux autres, mais sa journée avait été éprouvante. Tant qu’à se retrouver obligé de communiquer avec autrui, autant orienter directement la discussion.
Il lâcha ses couverts et tendit la main à l’homme.

“Ulrich Reid. Et vous?”


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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Mer 12 Déc - 18:34




Ne fais jamais confidence de tes défauts


Décembre 2018

Gabriel dégluti, manquant de s'étouffer avec le morceau de viande qu'il venait de mettre dans sa bouche. Cet homme à qui il venait de parler avait de quoi lui donner envie de partir. Son regard était loin d'être amical et cette expression sur son visage... Était-il atteins d'un trouble très sérieux ? Non. Sinon il ne serait pas là s'il était trop dangereux pour les autres pensionnaires.

Ulrich : (...)

Ouf. Il n'avait pas lâché un truc méchant du style "parle encore et je te tues". Comme quoi, parfois, le visage peut faire circuler de fausses informations. A moins que ce soit la bouche de cet homme qui ne face circuler de mauvaises, et que son visage exprime clairement qu'il ferait bien de Gabriel un cadavre.

Plantant sa fourchette dans un nouveau morceau de viande, le Page observa ces petits morceaux dans son assiette. C'est vrai que ne pas avoir de couteau et de voir toute la nourriture continuellement coupée était très fatiguant. Surtout pour lui qui était là depuis longtemps. Mais un couteau c'était très dangereux. Enfin, vous me direz, une fourchette ça se plante très bien dans un œil ! Surtout si on n'aime pas la personne à côté de soit. Ou dans la cuisse, si on aime se faire du mal. Et ça Gabriel l'avait déjà testé.

Ulrich : (...) (...)

Avec un sourire enfantin Gabriel lâcha à son tour sa fourchette et serra la main de cet Ulrich. Il la lâcha bien vite, avant qu'un garde ne leur tombe dessus pour avoir osé échanger une poignée de main.

Gabriel Page. Je suis en effet ici depuis plus de 7 ans. J'ai fini d'arrêter de compter les mois, les jours, les heures et les minutes. Au début c'était amusant mais maintenant ça en devient lassant.

Il fit un petit haussement de sourcils, poussa un soupir et mit un nouveau morceau de viande dans sa bouche. Ulrich. Drôle de prénom. Mais bon, on ne choisit pas vraiment le nom que nos parents décident de nous donner. Sauf Calvin. Il avait eu la chance de voir son prénom choisi par son grand frère. A moins qu'il ne pense que ce soit une malchance maintenant ? Non, son petit frère lui avait promis... ils s'étaient promis de ne jamais se quitter. Même si la vie en avait décidée autrement à de nombreuses reprises.

Tu peux me tutoyer tu sais. J'avoue que j'ai oublié les règles de politesse et le vouvoiement. Ici je tutoie tout le monde. Ce qui offre un bel avantage quand tu arrives à te mettre un garde dans la poche. Pour avoir un dessert supplémentaire. Surtout quand c'est un donuts.

Gabriel fit un nouveau sourire enfantin. Les donuts, surtout au chocolat, c'était son péché-mignon. C'était rare qu'il arrive à en avoir deux, mais quand un garde qu'il appréciait bien passait dans le coin il arrivait toujours à lui en demander un supplémentaire. Ce n'était bien sûr pas autorisé, mais qui en voudrait à un ou deux patients de réclamer un peu de bonne nourriture ? Parce qu'il faut le souligner quand c'est bon. Sauf que ça ne l'est pas très souvent.

Son regard se posa sur les yeux de cet Ulrich. Il avait les yeux sacrément bleus. Peut-être même plus que les siens. Pour tout dire, ils étaient vachement attirant. Et ils posaient beaucoup de questions. Comme par exemple : "Qu'est-ce que tu fous là ? Comment tu y as attérit ?" Des questions que l'on ne pose pas forcément dans les premières minutes de conversations... Même si ces questions brûlaient les lèvres du Page.


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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Dim 16 Déc - 21:01


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Quand son interlocuteur afficha un grand sourire, Ulrich ne put s’empêcher, bien malgré lui, de lui répondre légèrement avec un coin de la bouche. L’homme avait un sourire d’enfant et cela le surprit quelque peu. Il se laissa emporter par cette joie soudaine et exprimée de manière étonnante.

Gabriel Page. Je suis en effet ici depuis plus de 7 ans. J'ai fini d'arrêter de compter les mois, les jours, les heures et les minutes. Au début c'était amusant mais maintenant ça en devient lassant.


Ulrich fronça légèrement les sourcils. Si longtemps déjà ? L’homme qui lui faisait face, et dont il connaissait à présent l’identité, devait avoir agi de manière sacrément déplacée pour se retrouver aussi longtemps dans cet établissement.
Il chassa bien vite cette pensée, décidant de se fier uniquement à ce qu’il apprendrait de lui. Lui-même se retrouvait entre ces murs pour des raisons qui lui semblaient insuffisantes pour une telle peine. Bien que parfois le doute s’emparait de lui à ce propos.

Il secoua imperceptiblement la tête pour s’extirper de ces pensées dans lesquelles il risquait encore d’être aspiré.
Gabriel semblait songeur. Son visage lui sembla hésiter entre la tristesse et le simple souvenir. Mais cela ne dura pas et très vite il reprit :

Tu peux me tutoyer tu sais. J'avoue que j'ai oublié les règles de politesse et le vouvoiement. Ici je tutoie tout le monde. Ce qui offre un bel avantage quand tu arrives à te mettre un garde dans la poche. Pour avoir un dessert supplémentaire. Surtout quand c'est un donuts.

Plissant les yeux, Ulrich arbora un sourire amer. Le visage de Gabriel s’était à nouveau illuminé comme celui d’un enfant, mais cette fois, sa bonne humeur ne fut pas transmise à Ulrich.

« Je ne suis pas un adepte du tutoiement. Si ce n’est avec mes amis. »


Sa voix avait repris un ton dur et sec. De ses grands yeux, il fixait son interlocuteur qui lui rendait son regard. Ils restèrent ainsi plusieurs secondes, plongés dans les yeux l’un de l’autre, en silence.
Finalement, Ulrich prit à nouveau la parole, comme si rien n’était arrivé.

« Les gens qui entrent ici… Cela arrive qu’ils sortent très vite ? »

Il avait tenté de poser cette question avec détachement, mais sa voix avait vacillé. Très peu, mais tout de même. C’était sans doute imperceptible par quelqu’un d’autre, mais il se mordit la lèvre inférieure en s’entendant.
Il ne voulait surtout pas montrer de signe de faiblesse. Encore moins à un inconnu. Bien que cet homme soit celui avec lequel il avait déjà le plus échangé depuis son arrivée. C’est dire s’il n’était pas liant.

« Je veux dire. Sur tes 7 ans passés ici, tu as vu beaucoup de monde quitter les lieux ? »

Il sentit sa gorge se serrer un peu, attendant la réponse du brun en face de lui. Cependant, il n’en montra rien. Il avait déjà laissé filer un soupçon de malaise quelques minutes plus tôt, il ne se laisserait pas démonter une seconde fois.
Il n’avait pas pour habitude de se sentir en difficulté face aux autres. Il avait même plutôt l’habitude de se sentir supérieur. Mais depuis quelques mois, le lion avait été arraché de sa savane natale et se retrouvait penaud, enfermé dans un cirque dont il ne connaissait pas les codes.
Il gardait pourtant l’espoir d’un jour rompre les barreaux de cette nouvelle cage et de pouvoir reprendre sa place de prédateur respecté.




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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Dim 23 Déc - 15:06




Ne fais jamais confidence de tes défauts


Décembre 2018

Ulrich : (...)

Voilà qui était dit. Au moins, Gabriel saurait que le jour où Ulrich lui accorde un peu d'importance, il passera le cap du tutoiement ! Mais en tout cas, le regard peu amical que lui lança l'homme en face de lui ne fit pas frémir le Page. Bien au contraire. Il continuerait à tutoyer ce nouveau patient, que ça lui plaise ou non. Et si jamais il était, tout comme lui, atteint de violences physiques, alors ils se taperaient dessus et seraient conduis en isolement. Juste pour de simples mots. En même temps n'est pas enfermé à Ostrov une personne saine d'esprit.

Le silence s'établit doucement entre les deux hommes. Même si l'homme avait des centaines de questions à poser à ce nouvel arrivant, il n'en fit rien. Ce n'était pas poli, et puisqu'il semblait être très à cheval sur les règles de politesses - que Gabriel avait oublié depuis toutes ces années - il valait mieux attendre patiemment que le temps passe. Alors Gabriel planta sa fourchette à nouveau dans un morceau de viande et continua son repas, comme ci rien ne s'était passé.

Ulrich : (...) (...)

Tout en finissant les deux morceaux qu'il venait d'enfourner dans sa bouche, le patient se mit à réfléchir. Beaucoup de personnes étaient-elles parties ? Oui. Mais pour aller où ? Est-ce que les patients disparus étaient bel et bien guéris ? Pas vraiment. Le lit présent dans sa chambre était plus souvent vide que plein mais quand il était occupé, Gabriel ne revoyait jamais son occupant et parfois... l'occupant était loin d'être guéri. Ostrov renferme bien des secrets. Alors que répondre ? Devait-il réduire tout de suite à néant les rêves d'Ulrich de pouvoir un jour sortir d'ici ? Puisque lui même partagé ce rêve...

J'ai vu du monde aller et venir mais... je ne peux pas te dire si les gens qui sortent d'ici vivent une belle vie par la suite. Certains sont peut-être envoyés dans un autre hôpital tandis que d'autres se retrouvent certainement en prison, maintenant qu'ils ne sont plus fous, pour payer leur crime. Généralement quand un patient disparaît les autres ne posent pas réellement de questions.

Gabriel se souviendrait toujours de cette fois-là. Son premier camarade de chambre avait disparu. Alors qu'il était loin d'être guéri. Pour aller où ? Il n'avait jamais réussi à le savoir. Il avait questionné tout le monde. Même les gardes. Et c'était des coups qui lui étaient rendus à chaque fois. Ou il était privé de nourriture ou de sortie. Ça dépendait de l'humeur du garde. Alors au fil des années il avait arrêté de comprendre. Parce qu'il ne souhaitait pas mourir entre ces murs.

Tu penses pouvoir sortir vite d'ici ?

C'était peut-être une question déplacée mais Gabriel avait besoin de savoir.


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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Sam 5 Jan - 20:39



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Le jeune homme semblait réfléchir intensément. Un peu trop peut-être. Comme si la réponse qui lui venait en premier lieu n'était pas la plus adaptée ou qu'il ne lui semblait pas opportun de la partager.

J'ai vu du monde aller et venir mais... je ne peux pas te dire si les gens qui sortent d'ici vivent une belle vie par la suite. Certains sont peut-être envoyés dans un autre hôpital tandis que d'autres se retrouvent certainement en prison, maintenant qu'ils ne sont plus fous, pour payer leur crime. Généralement quand un patient disparaît les autres ne posent pas réellement de questions.

Un tic nerveux apparut au niveau de l’œil gauche d’Ulrich. Renvoyés en prison ? Cela ne se présentait pas bien pour lui dans ce cas. Il avait pourtant cru comprendre qu’un passage en asile psychiatrique « effaçait » la peine de prison, puisqu’il avait été reconnu comme irresponsable de ses actes à cause de la folie qui l’animait.
Il ne put réprimer un sourire ironique en pensant à la manière dont on l’avait présenté lors du procès. Comme un fou à lier, un homme incapable de se contrôler. Il avait observé attentivement chaque personne présente ce jour-là et n’en avait trouvé aucune qui lui semblait avoir davantage les pieds sur terre que lui.

Tu penses pouvoir sortir vite d'ici ?

La voix de son interlocuteur le sortit brusquement de ses pensées. Il cligna des yeux en l’observant quelques secondes, impassible, puis seulement il assimila la question qui lui avait été posée.

« Oh. Je l’espère. D’une manière ou d’une autre. »

Il avait d’abord tablé sur un comportement exemplaire qui lui permettrait une sortie rapide. Mais cela impliquait sans doute la prise de médicaments ainsi que de ranger sa fierté de côté. Cela s’avérerait sans doute compliqué vu son caractère et son besoin de contrôle. Il avait donc penché pour une approche différente et pensait pouvoir gagner la confiance de sa thérapeute jusqu’à obtenir un laisser-passer pour une sortie anticipée. Mais il avait eu l’occasion de croiser celle qui serait sa psy entre ces murs et elle ne semblait pas du genre à se faire embobiner facilement.
Alors une dernière solution lui était apparue. Pourquoi ne pas sortir, tout simplement ? Les hôpitaux psychiatriques n’étant pas des prisons à proprement parler, les surveillances étaient limitées. Mais l’aspect « île » du lieu n’aiderait pas.
Plantant à nouveau ses yeux dans ceux de l’homme en face de lui, il parla à voix basse.

« Et… y en a t’il qui sont sortis… D’eux-mêmes ? »

Il se rendit compte que peut-être sa question n’était pas suffisamment précise. Il jaugea un instant l’homme, se demandant s’il était bien avisé de tenir de tels propos face à un inconnu. Puis il haussa imperceptiblement les épaules, se rappelant qu’il était en hôpital psy et qu’il serait donc facile de plaider la folie de son interlocuteur si celui-ci tentait de le dénoncer pour quoi que ce soit.

« Je veux dire. Il y a déjà eu des évadés ? »

La question était lancée. Elle indiquait très clairement sa propre intention d’utiliser de telles méthodes si on ne le laissait pas sortir rapidement. Il se mordit l’intérieur de la joue en se disant que peut-être il aurait mieux fait d’établir un premier plan avant d’en parler à qui que ce soit. Trop tard, les dés étaient jetés.









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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Sam 12 Jan - 17:42




Ne fais jamais confidence de tes défauts


Décembre 2018

Ulrich : (...)

Lui, au moins, il ne mentait pas aux personnes qui lui faisaient face. Ce qui fit penser à Gabriel que lui, cet Ulrich, aurait peut-être plus de chance de lui de sortir d'ici... Et oui, quand on est apte a annoncer qu'on cherche à sortir, c'est qu'on est déjà plus ou moins lucide. Mais pour le Page, la sortie est loin. En 7 ans il en avait rêvé mais ses pensées l'avaient toujours ramenées à la réalité. Et en particulier ses terreurs nocturnes. Peut-être qu'à l'extérieur de ces murs il ne les aurait plus. Mais personne n'allait essayer. Qui sait, il retrouverait peut-être ces deux femmes pour les tuer. Puisqu'il n'aspirait qu'à ça : les voir mortes.

Ulrich : (...) (...)

Ce fut la question de trop. Gabriel faillit presque s'étouffer avec le morceau qu'il venait de mettre dans sa bouche. Heureusement il se resaisit vite et fit un geste au garde qui commençait à intervenir, pour lui signaler que tout allait bien. Il vida son verre d'eau, le remplit puis le vida à nouveau.
Sérieusement ? A peine arrivé, ce gars voulait déjà se barrer ? Et sans avis médical ? Il fallait totalement fou pour avoir ce genre de pensée. Même en 7 ans cette idée n'avait jamais traversé l'esprit de Gabriel ! Fuir Ostrov, c'est pire que de tenter de fuir d'une prison...
S'il avait connu des personnes qui avaient réussi à s'en sortir ? Pas du tout. Parce qu'il n'avait jamais évoqué cette éventualité de s'enfuir d'Ostrov sans être guéri. De toute façon, lui, il savait qu'il ne faudrait pas qu'il sorte sans être totalement guéri. Pour sa sécurité. Et pour la sécurité du monde extérieur.

Reprenant sa respiration, Gabriel tenta de fuir le regard de son interlocuteur. Mais il se devait de répondre non ? Alors après avoir vérifié rapidement que personne n'était susceptible de les entendre, il répondit à voix basse.

S'il y en a eu, alors on ne les a jamais revu et... de toute façon aucune rumeur n'a circulé sur des fuites de patients. Tu comptes vraiment tenter de fuir ? Sans te faire soigner ? Si tu es ici c'est pour une bonne raison non ?

Ces trois questions étaient à doubles tranchants. Soit Ulrich les prenait plutôt bien et lui répondait en toute honnêteté, soit il lui sauterait dessus pour lui faire oublier cette conversation à coup de poings.
Mais ces questions Gabriel avait eu le besoin de les poser. Comme pour se rassurer.
Et si Ulrich arrivait à fuir ? Et si au contraire il n'y arrivait pas et Ulrich le balançait en disant que lui il était au courant ? Gabriel était un patient plutôt calme, si on ne le cherchait pas. Ce qui lui offrait des avantages. Alors cette information pourrait bien ruiner les prochaines années à venir, si la sortie n'est pas envisagée pour lui.


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MessageSujet: Re: "Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid   Dim 13 Jan - 23:07

Solitude

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Les sourcils froncés, Ulrich avait regardé son interlocuteur s’étouffer puis reprendre le contrôle de ses poumons après avoir avalé d’une traite deux grands verres d’eau.
Il avait eu un léger mouvement de recul face à la réaction violente du jeune homme suite à ses propos. S’était-il trompé en abordant le sujet ?
Alors qu’il n’attendait plus de réponse, Gabriel ayant détourné les yeux, ce dernier finit tout de même par lui adresser à nouveau la parole à voix basse.

S'il y en a eu, alors on ne les a jamais revu et... de toute façon aucune rumeur n'a circulé sur des fuites de patients. Tu comptes vraiment tenter de fuir ? Sans te faire soigner ? Si tu es ici c'est pour une bonne raison non ?

Un léger ricanement sortir de la gorge d’Ulrich sans qu’il ne puisse l’interrompre. Cela faisait beaucoup de questions indiscrètes en une fois.
Ils ne se parlaient que depuis quelques minutes et déjà l’homme en face de lui voulait connaître sa vie.
Il le jaugea un instant, un sourire ironique sur les lèvres et les yeux perçants plongés dans ceux du brun qui lui faisait face.

« Je te prêterai mon journal intime, ça ira plus vite que répondre à ton flot de questions. »

Son ton était piquant, il n’appréciait pas qu’on se montre trop curieux le concernant.
Il se ravisa cependant assez vite. Après tout, c’est lui qui avait abordé le sujet en premier. L’autre ne faisait que réagir en posant, il est vrai, un peu trop de questions.
Soupirant en secouant la tête, il reprit d’une voix plus posée et moins sur la défensive.

« Je ne suis pas sûr de tenter de fuir, je me renseigne. Je sais juste que je ne ferai pas long feu ici, être enfermé ne m’apportera rien de bon et les soins qu’on propose ne me sont pas adaptés. »


Il fit une pause, regardant autour de lui d’un air absent. Les gens qui vivaient en ces lieux étaient-ils donc tous à l’aise avec leur enfermement ? Était-il le seul à se penser ici par erreur ? Si c’était le cas, peut-être avait-il tort.
Il chassa ces pensées d’un mouvement de tête.

« Je suis ici pour une bonne raison dans le sens où j’ai effectivement commis un acte que l’on pourrait qualifier de fou. Mais ils ont été un peu vite en besogne en faisant de moi quelqu’un de dérangé. Cela dit ça m’arrangeait, je préfère tout de même être ici qu’en prison. »

Son sourire dévoilait à présent ses dents. Ses yeux se couvrirent d’un voile sombre alors que les souvenirs de ses quelques mois derrière les barreaux affluaient, incontrôlables. Il se laissa envahir un instant puis la clarté de ses prunelles revint et il pencha la tête, curieux.

« Et toi. Tu es ici pour une bonne raison ? »



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"Ne fais jamais confidence de tes défauts" - Gabriel Page - Ulrich E. Reid

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