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 la curiosité est un vilain défaut (wolfgang)

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MessageSujet: la curiosité est un vilain défaut (wolfgang)   Lun 24 Sep - 20:37

La curiosité est un vilain défaut
Nola & Wolfgang

L'ennui. Dieu sait que j'ai bien des ennemis dans cet endroit depuis toutes ces longues années, mais le plus coriace, c'est bien l'ennui. Les journées peuvent être horriblement longues à Ostrov, lorsqu'il n'y a pas de petite rébellion pour se changer les idées ou de charmants individus disponibles pour une petite partie de jambes en l'air. Pour mon plus grand plaisir, ce dernier événement est plutôt rare, heureusement. Malgré cet élément souvent plein de surprises - que serait-ce cette fois ? quelle position ? jouirais-je ? nous ferions-nous surprendre ? - le reste de mes journées à Ostrov est plutôt routinier. Et cette journée commence de la même manière que toutes les autres. Réveil groupé dès les première lumières du jour suivi par un petit déjeuner que je trouvais infâme neuf ans plus tôt mais que j'ai appris à apprécier au fil des années. D'infâme, il est passé à passable, ce qui n'est franchement pas mal comparé à certains autres repas qu'ils nous servent parfois. Même moi, je suis incapable d'avaler cette immondice qu'ils osent appeler de la ratatouille. Enfin, le raffinement de mon palais n'est pas la question. Pas de rendez-vous avec Isak ce matin, mon psychiatre, si l'on peut appeler nos séances des consultations. Toujours est-il que j'en suis bien contente, car même si j'adore l'emmerder et même parfois l'inclure dans mes activités sexuelles favorites, je ne me plains jamais de ne pas devoir subir ces foutues consultations. Et comme ça, je pourrais passer plus de temps à la plage.

La baignade est normalement formellement interdite, mais ma persévérance - et un peu de soudoiement, je dois bien l'avouer - a vite fait comprendre aux gardes qu'il était inutile d'essayer de m'en dissuader. Depuis neuf ans et tous les matins sans exception (sauf en cas d'isolement), je viens donc nager dans les eaux sombres et noires de la mer d'Irlande. Je ne vous cache pas que les première fois, surtout en hiver, ont été très difficiles. Mais après tout, je suis habituée à l'eau glacée... Et puis il n'y a rien de mieux pour oublier où l'on se trouve que la sensation que votre cœur pendant un millième de seconde lorsque le tourbillon glacial vous submerge. Les maillots de bain n'étant naturellement pas compris dans le prix du séjour à Ostrov, je retire tout près du rivage les trois différentes couches qui composent ma tenue de survie dans ce pays à la météo de merde pour ne me retrouver plus qu'en sous-vêtements. Ceux-ci sont anaphrodisiaques au possible bien sûr, puisque fourni par l'hôpital, mais heureusement, mes attributs physiques et mon charme ravageur font que je suis toujours extrêmement attirante même dans ces horreurs.

Le choc de l'immersion me coupe le souffle, sensation si familière. Le comble est que, bien bien traumatisée lorsque ma mère me faisait subir son châtiment, je ne ressens qu'un sentiment de liberté pendant mes baignades. Je savoure cette illusion autant que mon corps me le permet, avant de me résigner face aux frissons qui secouent mon corps entier. Nageant en sens inverse pour regagner la plage, je remarque une silhouette s'approcher du rivage. S'il s'agit d'un abruti qui veut s'amuser à me voler mes fringues, il va vite le regretter. J'ai toujours été une très bonne nageuse, et malgré le froid qui me paralyse bientôt, j'atteins le niveau où j'ai à nouveau pied en seulement quelques brasses, bien avant que le nouvel arrivant n'ai pu s'approcher de mes vêtements. Je suis assez près maintenant pour distinguer ses traits mais ne reconnais pas l'homme qui se tient là. Cela ne m'empêche pas de le trouver immédiatement très sexy et je marche pour sortir de l'eau en ondulant des hanches, façon Halle Berry dans James Bond. Avec des lèvres beaucoup plus bleues, j'imagine. Mais aussi canon.

Une fois à son niveau, je lui offre mon plus beau sourire en coin. "Tiens, tiens, tiens... Une nouvelle tête." Je penche la tête et ne me cache pas de le mater de haut en bas en lui tournant autour, une main effleurant son épaule droite, son dos, puis son épaule gauche. Satisfaite par ce que je vois, j'adopte une petite moue aguicheuse en terminant mon tour et me plaçant face à lui. "T'as pas l'air assez taré pour être un patient, pas assez puant pour être un psy et pas assez con pour être un garde... T'as réussi à attiser ma curiosité." Je hausse les sourcils et sans lui laisser de temps de me répondre ou de réagir, retire mon soutien-gorge puis ma culotte, le regard planté dans le sien, mon sourire toujours flanqué au coin de ma bouche.

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MessageSujet: Re: la curiosité est un vilain défaut (wolfgang)   Mar 25 Sep - 0:08


La curiosité est un vilain défaut.
Ft. Nola F. Zigante


Il n’aime pas la mer. Il ne l’a jamais aimé. Peu étonnant lorsque l’on apprend que ce dernier a vécu l’intégralité de son enfance en pleine campagne au sein d’une bourgade exilé de l’urbanité mondaine. C’est décidé, Friedmann ne serait jamais marin. D’humeur matinale, il s’est pourtant levé pour prendre un bon bol d’air frais. Mais se lassant de la terre morne et sèche aux alentours de la sinistre chapelle, le journaliste s’est finalement rendu sur la plage. Et pourtant, il peut rédiger une liste entière des choses qu’il ne supporte pas sur les plages. Le sable. Vipère qui se glisse dans les pores des chaussures pour venir ensuite s’infiltrer dans les trous des chaussettes dans le seul but d’écorcher la peau pour la rendre rouge et rugueuse, sale et croûtée. L’eau. Celle qui mouille les pieds pour les rendre plus fripés qu’une peau de bébé avant de faire apparaître de belles cloques blanches sur ces derniers. Le monde. Celui qui pullule comme du bétail en collant son corps transpirant contre les serviettes froissées et huileuses de crème. Mais à l’encontre des idéologies du journaliste, ce n’est guère un tumulte provocant qui gueule sur la mer irlandaise en ce matin-ci. C’est une créature bien provocante certes, mais si à part du monde en lui-même qu’il en devient difficile de lui attribuer une case classée dans les normes. L’homme nomme ainsi donc la femme. Celle qui tourne les têtes et qui réalise l’exploit de déplacer le cerveau de son congénère masculin dans ses parties génitales.

Elle est si peu couverte qu’elle semble dévêtue. Cela ne déplaît pas à Friedmann qui apprécie comme tout être la présence d’une compagnie féminine pour charmer leurs beaux yeux. Le journaliste regarde. Il n’a pas spécialement d’arrière pensée. Il ne fait qu’observer d’un œil attentif. On pourrait méprendre cette observation méticuleuse à du voyeurisme, cependant il n’en est rien. A vrai dire, l’on pourrait de nouveau sortir l’excuse prévisible de la curiosité avide du guide du parfait petit journaliste pour expliquer ses faits qualifiables de primaires, néanmoins, l’allemand n’a qu’une chose en tête à l’exception des formes généreuses de la jeune fille qui se pavane hors de l’eau : qui est assez fou pour aller dans une eau aussi froide que celle-ci ? Et il ne peut que confirmer la température de la mer irlandaise pour raison qu’à son arrivé le journaliste a plongé malencontreusement la tête la première dedans.

D’un œil interrogateur, il dévisage la belle inconnue tandis qu’il déloge un amas de sable s’étant installé sur le bout de ses chaussures. D’un geste particulièrement machinal, Friedmann plonge sa main dans la poche de sa veste de golfeur avant d’en sortir un paquet de cigarettes. L’un de ces derniers pour sûr. Guère étonnant étant donné la rapidité à laquelle il s’exerce à les fumer un à un dans la journée. Mais la cause est simple. Il ne cesse de remémorer inlassablement l’état pathétique de sa misérable situation. Sans compter tous les problèmes qu’il s’est attiré au sein même de l’hôpital, sa vie extérieur ne semble guère s’améliorer pour le moment. Et la femme en elle-même est l’une des causes principales de sa pénurie de clopes. Et pourtant, l’allemand respecte la femme. Enfin, quand il en a l’occasion, à bon entendeur. C’est donc sans surprise que la truite remonte le ruisseau pas à pas pour venir dénicher l’homme. Le fumeur se trouve non loin de l’eau, il est sain d’esprit. L’eau est froide, il est frileux. Il porte d’ailleurs deux pulls sur lui. "Qu'est-ce que c'est qu'ce pays ? C'est pas possible... Il fait au moins - 8000" se dit-il pour lui-même par la même occasion.

Le poisson frétillant se rapproche alors de lui en une parade destinée à le séduire. Friedmann n’est pas une voyante dans une quelconque foire mais il peut pourtant prédire les intentions de la demoiselle provocante à des kilomètres de cela. Elle vient proche de lui. Tout proche. La femme est trempée, si bien que quelque goutte d’eau tombe aux pieds de Friedmann. Le journaliste allume alors lentement sa cigarette, se demandant alors l’état de la jeune brune. Mais par son choix quelque peu étrange sur la question de nager par un temps pareil, il en conclut que la demoiselle doit sûrement être une patiente. Elle parle. La demoiselle est intriguée. Il rejette sa fumée sans se soucier si cette dernière gène l’inconnue. Elle se déshabille. Il n’avait pas encore vu de nymphomane sur l’île ce qui le réjouit d’une seule chose : la femme est pareille aux autres. Elle est objet de désir.

-”C’est vrai, les gardes sont franchement cons.”

Il fume.

-”Patiente, je suppose ?”

©️ FRIMELDA



Dernière édition par Wolfgang G. Friedmann le Lun 5 Nov - 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la curiosité est un vilain défaut (wolfgang)   Mar 9 Oct - 18:38

La curiosité est un vilain défaut
Nola & Wolfgang

Profitant des quelques dizaines de mètres qui séparent l’eau de laquelle je m’extrais à l’endroit où se trouve la silhouette, j’analyse rapidement cette dernière. Taille moyenne mais corps manifestement robuste malgré l’écran que forment ses vêtements, je me dis qu’il pourrait être mon genre. Une pensée qui ne fait que se confirmer alors que je me rapproche et distingue de plus en plus les traits de son visage. Oui, tout à fait mon genre. Il ne m’en faut pas beaucoup, vous direz ; mais quand même, j’ai tout de même certains critères physiques impératifs, le principal étant le fait de ne pas être moche. Ce qui élimine déjà pas mal de gardes sur cette foutue île. Merci mon Dieu, je ne suis que nymphomane et je peux encore contrôler le choix des personnes avec qui je couche.

Le mystérieux brun, à peine plus âgé que moi – ne vous inquiétez pas, cela ne m’a jamais arrêtée – est impassible, autant sur son visage que dans ses yeux. Difficile donc d’en tirer quoi que ce soit, mais le choix est vite fait lorsqu’il est question de déterminer s’il fait partie des patients, des gardes ou des psys : aucun des trois. Je sais, je sais, chaque personne est différente, bla, bla, bla… Il n’empêche qu’après neuf ans dans ce trou, neuf ans à voir défiler des nouvelles têtes chaque semaine, on se rend vite compte de qui appartient à quelle catégorie. Sauf dans ce cas. Je souris lorsqu’il se range à mon opinion sur la connerie des gardes. Il n’y a qu’eux pour se croire intelligents et utiles, alors qu’on sait tous qu’à part quelques exceptions, ils sont payés à rien foutre et les patients font ce qu’ils veulent. La plupart de mes camarades d’asile n’ont même pas à échanger leur corps contre quelques petites faveurs. Mais pourquoi se priver de ce semblant de liberté et d’une partie de jambes en l’air ?

Je plisse les yeux lorsqu’il réplique en me demandant si je suis bien une patiente. Malgré sa taille plutôt moyenne pour un homme, il est tout de même un peu plus grand que moi et je dois me hisser sur la pointe des pieds pour lui susurrer à l’oreille "Bingo !", la main sur son torse et mon bas-ventre collé au sein. "C’est si évident que ça ?" dis-je en me reculant, sourire en coin. J’imagine que dans sa tête, aucune personne saine d’esprit ne se baignerait dans une eau aussi froide en plein automne. Eh, c’est bien la seule pathologie que j’accepterai d’avoir, plutôt que toutes les conneries écrites dans mon dossier. Satisfaite de mon petit manège, j’interromps le contact visuel mais ne quitte pas mon sourire en coin. Même si mon interlocuteur n’a pas exprimé plus d’expression que ça, je sais pertinemment que ça ne l’a pas laissé indifférent. Après tout, c’est un homme. Je m’écarte pour récupérer mes vêtements, les secoue pour enlever le peu de sable qui s’y est accumulé et les renfile. Mes cheveux mouillés exposés à l’air frais ne me donnent pas froid, j’ai bien trop l’habitude maintenant. Je les essore tout en revenant me placer face à l’inconnu à l’accent étranger bien différent du mien, mais similaire à certains que j’entendais souvent en Suisse. J’en déduis rapidement qu’il est Allemand, mais ne comprends toujours pas qui il est ; même si ma question n’en était pas vraiment une, il n’a pas indiqué sa position au sein de cet asile de fous. Les effluves de la cigarette qu’il fume parviennent jusqu’à mes narines et je n’hésite pas à plonger la main dans la poche qui abrite le paquet, sans le quitter des yeux. J’attrape une cigarette du bout des lèvres et répète l’opération pour remettre le paquet à sa place. Je hausse un sourcil, attendant qu’il m’offre son briquet, et plus largement qu’il décline son identité. "Il n’y a pas grand-chose d’autre que du personnel et des patients ici. Alors… qu’est-ce que tu fous ici ?" Il n’a pas le look du médecin ni le regard dément du scientifique non plus, ce qui ne fait qu’attiser ma curiosité. La direction d’Ostrov a-t-elle décidé de nous divertir en faisant venir des personnes extérieures ? Intéressant…

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MessageSujet: Re: la curiosité est un vilain défaut (wolfgang)   Mer 14 Nov - 10:45


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Il ne peut dire qu’il n’aime plus la femme. Friedmann l’apprécie encore. Car l’homme est désireux des atouts du corps, et cette inconnue n’est guère dépourvue de ces attraits. Pourtant, il la contemple chastement. De façon méticuleuse certes, mais à l’identique que l’objet d’une thèse. La demoiselle glisse autour de lui en mouvant son bassin qu’elle colle contre le journaliste, provocante. Joueuse, cette dernière lui souffle un “Bingo” malicieux pour confirmer l’hypothèse du fumeur sur le fait de sa place au sein de l’asile. Guère ardu à deviner pour tout dire. Evident ? Friedmann hausse les épaules tout en tirant de nouveau sur le bout de sa cigarette.

- “Il faut être fou pour se baigner par ce temps.” affirme-t-il.

Sans pour autant juger son physique, ce que voit Friedmann ne le déplait point. La poitrine en avant, des courbes affirmées sans pour autant être généreuses et le corps qui ondule lentement dans une danse presque hypnotisante. L’inconnue quitte un instant les yeux du journaliste pour retourner se vêtir. L’allemand profite de cet instant et, en un oeil certes coupable mais légitime, jette un ultime regard sur la peau de la patiente. Sa pupille glisse sur ses épaules et suit sa colonne vertébrale avant de s’arrêter sur sa courbe si féminine. Le trentenaire reste impassible. Il n’est plus un jeunot à bander à la moindre apparition de genou. Il se contente de regarder d’un oeil qui retient. L’image de la jeune femme ancrée dans sa mémoire, Friedmann la laisse se rhabiller. C’est ainsi qu’il fume toujours tandis que la brune couvre son buste et ses seins qui disparaissent sous le tissus. Spectacle bien intriguant loin d’être terminé, la séductrice s’empresse de rejoindre le journaliste aux aguets. Celle-ci est couverte de grains de sable qui seraient bien désagréable au confort du journaliste. Vive, elle revient à la charge aux effluves de nicotine qui s’élèvent dans l’air sec du matin. Un sale goût salé accompagne l’allemand sur ses lèvres tandis que les vagues cognent contre le rivage avec de plus en plus de puissance. L’air marin se fait pesant tant à l’odeur de sel cassant et la poiscaille qui frétille au bord de l’eau. Le sable et froid, l’eau également.

Elle fait apparition dans le champs de vision du journaliste tandis que celui-ci se préoccupe du temps ambiant. Profitant de cet instant d'inattention de sa part, l’inconnue lui emprunte à long terme une cigarette de son paquet qu’elle réussit à subtiliser de sa propre poche. Friedmann pince les lèvres. Ce n’est guère le bon jour pour obtenir quoi que ce soit de lui, cependant il ne fait geste lorsque la patiente coince sa clope entre ses lèvres. Le journaliste marque une légère pause avant de laisser couler son geste audacieux. En des gestes lents, il sort de sa poche de pantalon un briquet recouvert d’une fine couche de peinture qui commence à s’écailler avec le temps. L’allemand se rapproche alors de la patiente, si proche qu’il se touche à présent, s'effleurent avec le tissus de leur vêtements en tant de pudeur que cela en devient presque impudent. Il place une de ses mains comme coupe vent devant la cigarette et enclenche le briquet de l’autre. Une flamme légère fait son apparition et allume lentement l’embout bien que celle-ci semble faible, torturée par le vent aux alentours. La grande question qui semble tourmenter la populace d’Ostrov à l’heure même tombe alors sur le journaliste. Il ne répond pas directement pour ainsi dire. C’est toujours la même chanson. Le seul point positif d’avant l’asile est que pratiquement tout le monde le connaissait. Du moins le journaliste n’a guère encore déterminé si cette information auprès des autres semblaient être une bonne. Peut-être que se faire oublier était finalement la meilleure des options ?

-”Je suis de passage.”

L’allemand porte une dernière fois sa cigarette à ses lèvres, arrivant presque au filtre de cette dernière.

-”Je suis journaliste Miss.”

Sourire en coin. Un jeu commence.

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