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 When your day is night alone + nirisak

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MessageSujet: When your day is night alone + nirisak   Lun 10 Sep - 19:38


When your day is night alone
Ce n’est pas qu’il ne voudrait pas s’améliorer. C’est que les choses ne semblent pas s’améliorer d’elles même et Isak ne peut continuer de donner de sa personne lorsque les bruits de couloir ne cessent de lui arracher une nouvelle partie. Encore et encore et encore. Peut-être qu’il ne fait pas assez d’effort. C’est certainement ça. Du moins il faut bien qu’il se mente, qu’il se pousse à avancer, si ce n’est pour lui, ne serait-ce pour les autres qui sont là et qui ont besoin de lui. Tout n’est pas si sombre. Tout ne mérite pas un soupir, une tristesse. Parce que le psychiatre n’est même pas triste, ou du moins les périodes de tristesse sont vite remplacées pas des périodes de colère. Cette colère il ne peut pas toujours la contrôler. Il faut passer à autre chose. Isak il faut passer à autre chose. Il passe à autre chose. Ou du moins il essaie. Les efforts ne paient pas à chaque fois mais aujourd’hui les choses semblent se faire sans problème. Peut-on arrêter les moments où Isak commence à déprimer et à perdre tout son intêret en l’espèce humaine et peut-être que l’on peut se concentrer sur la journée qu’il a lamentablement tenter de passer dans un des plus grand calme.

Juste pour prévenir, ça n’a pas bien fonctionner.

L’homme y croyait réellement en cette matinée. Le ciel avait beau être sombre, ça ne le dérangeait pas plus que cela, au contraire, il était déterminé dans son emploi du temps, qu’il avait tenu jusqu’à un bon moment de la journée. Puis blocage. Le brun venait de quitter Scarlett, à chaque fois qu’il quittait une de leurs séances, sa tête tournait presque. Cette enfant a bien trop de problèmes pour une môme de son âge. Isak n’est pas réellement fan des gamins qui ont des problèmes, lui rappelle trop la sienne, qui doit d’ailleurs se tenir au détour d’un mur.

Il secoue la tête, se masse les tempes, tente simplement de faire partir le sentiment de sa tête les dernières images que la jeune rousse a pu y mettre. Sa vie n’a été qu’un tissu d’atrocité jusqu’à son arrivée ici. Peut-être qu’il se sent trop concerné aujourd’hui, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs. Ça ira mieux demain, un nouveau jour pour une nouvelle histoire. Enfin bref, l’homme fait un autre pas dans le couloir. Pas d’échappatoire, les murs sont froids tandis que se yeux sont baissés vers le sol, peut-être dans l’espoir d’y trouver une pierre plus intéressante que sa vie actuellement.

La voix résonne entre les murs froids et sa tête se redresse d’une manière brutale. Oh non. Non pas cette voix, cette voix qu’il lui arrive d’entendre en rêve, qui peut aussi bien lui amener le plus doux des rêves comme le plus atroce des cauchemars, de ceux où il lui arrive de se réveiller en sanglotant. Personne n’est dans le lit, capable de se rendre compte que ses joues sont mouillées par l’absence de la femme qu’il a eu une fois l’erreur d’aimer. C’est peut-être ça qui le met dans un tel état. Elle.

Et c’est sa voix. Pas d’échappatoire possible entre les murs, il ne peut pas fuir ou se cacher.

Alors Gallagher se cale contre le mur, croise les bras sur sa poitrine, adopte une position désabusée, comme si rien ne l’atteignait, jamais. Cette belle carapace il la porte tous les jours qui passent. Pourquoi Vespucci est-elle en train de parler seule dans le couloir? Est-ce qu’elle est réellement seule? Peut-être accompagnée de son nouvel amant? L’idée poignarde le coeur, le laisserait presque chancelant, heureusement le mur le retient. Prépare toi mentalement Gallagher.
Les cheveux tournent au coin du mur, dieu, il les reconnait, baisse la tête, détourne le regard, fait comme si rien n’était.
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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Lun 15 Oct - 18:44



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☾ ☾ ☾ Elle vagabonde l’erratique désespérée, ses pas fantomatiques effleurent le sol sans y laisser une trace de son passage. C’est une âme errante, invisible du monde, personne ne la voit, seule sa présence est remarquée par les ombres glissant sur les murs. Sa silhouette laisse des traînées de fumées sombres et délétères. Ses rétines accrochent des bribes de visages, visions éphémères qui meurent aussitôt qu’elles sont apparues. Un tsunami se fraye un chemin dans son ventre, lui arrache des rictus de douleurs, des pointes de flèches se logent dans sa cage thoracique pour l’empêcher de respirer. Nirina se sent au bord du précipice, prête à plonger. Elle n’arrive plus à faire face, à repousser l’implacable vérité qu’aujourd’hui, Nirina est une épave abandonnée, voguant sur un océan qui l'engloutit peu à peu, la repoussant chaque jour un plus vers les confins du monde, prête à sombrer dans l’univers vorace qui attend de la dévorer. Elle tourne au coin d’un couloir et se retrouve seule, alors elle se colle aux côtés du mur qui longe le chemin, parce que le vide au centre du couloir résonne comme un écho au vide qui lui creuse la carcasse. Elle a besoin de soutien , si les êtres humains qu’elle connaît lui refusent cet appui, alors les façades de briques le lui apporteront à la place. Main levée et qui tâte le papier peint des murs, frissons agréables au contact des aspérités qui accrochent sa peau. “ Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux.” Sa voix s’envole comme une mélopée déchirante, un appel au secours, une mélancolie insatiable. Cette phrase constitue l’un des derniers héritages que lui a laissé sa grand-mère paternelle. Formule magique à prononcer en inspirant le plus fort possible, pour chasser les démons qui menacent de nous faire éclater en mille fragments. Mais la douleur continue à inonder la blonde, à lacérer son esprit qui flanche en cadence au rythme de ses pas. Elle se sent flouée par la vie, trahie, abandonnée. Condamnée. “ Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux.”  répète-t-elle désespérément alors qu’elle se tambourine le torse du poing de la main, geste continus, censé l’aider à passer le cap, à rassurer son esprit qui s’affole alors qu’il n’en est rien. La panique culbute l’affliction et ce tohu-bohu dévastateur lui fait valser la tête, le ventre, son coeur. Mais ça reste sans effet et déjà des perles salines viennent naître au creux de ses longs cils et drapent ses iris d’un voile humide. “ Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux. Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux. Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux. Dans ma paume j’ai sept coquelicots, rouge et bordeaux.”  La voix porte beaucoup plus fort, scande la phrase pour obliger son esprit à y croire mais ses cordes vocales se brisent lorsque les pleurs obstruent sa mâchoire. L’égarée a accumulé trop de souffrance, de colère, de chagrin sans possibilité de pouvoir les évacuer. Aujourd’hui le sas est débordé et implose sous sa propre pression. Nirina craque. Les sanglots la secouent comme une poupée de chiffon, se déversent sur ses joues, elle hoquète de douleur pour ne pas laisser s’échapper les cris de lamentation qui lui déchire la gorge. Elle voudrait mourir pour tout le mal qu’elle a pu infliger et assassiner ceux qui lui en ont fait. Mais voilà que le couloir bifurque et parce que la blonde en constitue son prolongement, elle oblique elle aussi. Et soudain c’est un typhon apocalyptique qui se charge d’achever la pauvre psychologue. L’espace d’un instant, elle croit que son esprit a définitivement sombré et lui renvoi les images de fantômes du passé pour pouvoir la tourmenter et la mener à l’aliénation. Les traits qui marquent ce visage qu’elle aimerait oublier sont creusés par la fatigue et elle voudrait se crever les yeux lorsqu’elle se rend compte qu’elle les connait encore pas coeur. L’image d’Isak se fixe dans le creux de ses rétines et sème le chaos dans ses entrailles. Ça se tord, ça se distord, ça se retourne et lui refile la nausée en guise de châtiment pour avoir été la cause de l’état actuel du psychiatre. Quelque chose lui naît dans la poitrine, ça lui brûle les poumons et lui glace les côtes en même temps. L’envie d’étreindre une passion éteinte se cogne à ses vices obscures et venimeux. Elle n’arrive plus à bouger, son corps est figé, c’est une statue d’albâtre. Là voilà passée de Victoire de Samothrace à Défaite d’Ostrov Island. Elle a perdu sa tête et on lui a arraché ses belles plumes ivoirées. Elle continue de fixer ce regard qui se soustrait au sien, incapable de faire autre chose. Nirina c’est une Vénus échouée au royaume des mourants. Sa beauté et sa cruauté ne la protègent pas des émotions qui flagellent les mortels. Mais y a une phrase qui lui revient en tête, vilaine parole à l’origine prononcée alors que la haine lui gangrénait le coeur lorsque le psychiatre était arrivé saoul dans son bureau. “ Attention tu risques de prendre racine.” C’est une voix douce et cordiale qui s’échappe de ses lèvres, mais ses yeux encore embués trahissent l’état d’alerte qui l’anime. Sur le qui-vive, elle attend la réaction de l’autre parti pour ajuster ou non ses armes. “ Je… Je suis tellement désolée pour tout ça Isak.” Poupée de cire qui fond sous le soleil froid et accusateur qui lui fait fasse, elle voudrait balayer le passé et l’incendier pour laisser un nouveau présent fertile refaire surface.

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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Mar 16 Oct - 22:52


When your day is night alone
Et comment garder une posture désabusée lorsque la seule chose que l’homme veut faire c’est la prendre dans ses bras. Serrer un petit corps fragile qui semble avoir récemment été secoué en profondeur. Serrer ce petit corps fragile qui l’a rendu si heureux pendant un temps, un court temps où le soleil semblait plus coloré, les sourires plus vrais et la situation plus facile. Mais la situation plus facile n’a durée qu’un temps et les sourires sont redevenus aussi faux qu’un regard amoureux dans les yeux de cette femme. Ce regard amoureux il aurait pu se battre pour lui. Il serait aller le chercher tel Orphée était allé chercher Eurydice... Mais peut-être que son Eurydice à lui avait tourné les yeux volontairement, se condamnant elle-même à passer les années de sa vie, de sa mort, dans un enfer constant. Ne l’avait-il pas aimé assez? Il n’avait pas eu le temps de lui montrer... Il aurait pu faire mieux. Isak aurait pu faire bien mieux. L’homme se serait jeté dans une bataille continue pour lui montrer qu’elle était la meilleure des femmes dans ce monde. N’était-ce pas encore le cas? Qu’est-ce qu’il en savait maintenant? Personne n’avait fait raté à son cœur des battements de la façon dont elle l’avait fait. Mais de battements maintenant il n’y a plus que les communs et encore, il retrouve le froid qui a toujours entouré l’organe. Retour au temps d’avant, les murs de pierre, le coeur similaire.

Si ses yeux crient aux larmes, Isak sait très bien joué la carte du déni, il baisse les yeux avant d’être obliger de prendre en compte ces sentiments qu’il a sur le coeur. Enfin, c’est ridicule, tout le monde le sait. Parce qu’un simple regard vers les cheveux blonds, un simple murmure de sa voix et le voilà qui repart de nouveau dans des règlements de comptes intérieurs... Peut-être simplement qu’Isak ne veut pas lire la douleur dans le regard de l’autre parce qu’il pense, parce qu’il sait, que quelque part, cette douleur il en est responsable. C’est de sa faute si elle en est là. Où du moins il a aidé à la rendre folle... A son image, à l’image du vide qui remplit son esprit, du vide qui remplit son coeur ou son esprit. Il l’a perverti lorsqu’au début elle semblait si parfaite, si sûre d’elle. La jeune italienne était là pour redorer son blason et elle comptait le faire très bien. Mais Isak Gallagher était arrivé, fidèle à lui-même il avait détruit les rêves et les espoirs d’une personne avec un sourire et une présence agréable. Le regret teinte tous ses gestes aujourd’hui. Il s’y fait apparemment...

Pendant un instant il vient poser la main sur ses oreilles, peut-être dans l’idée d’étouffer la voix qu’il entend, plus pour ne pas entendre ses cris, se dédouaner, espérer, faire croire qu’il n’est pas coupable dans cette histoire. Le psychiatre ressemble à un enfant, ça lui rappelle parfois le chez soi... Lorsqu’il criait contre Sybil et que Peyton était dans un coin de l’oeil, qu’elle se tenait les mains sur les oreilles, demande que papa et maman arrêtent de crier. C’est lui l’enfant ici, c’est lui qui se cache qui refuse d’écouter, mais tandis qu’elle apparaît il se voit lâcher ses mains, redevenir aussi désabusé qu’il a toujours voulu être. Pas de fin sourire sur le visage, pas de joie dans les yeux, un intérêt, un feu, qu’il cache autant qu’il peut. Elle aurait pu passer son chemin, faciliter la situation pour les deux. Mais sa Eurydice n’est pas du genre à passer son chemin, c’est ce qui fait toute sa force.


“ Attention tu risques de prendre racine.”


Elle tente de l’achever. De toutes les manières possibles elle tente de lui briser le coeur. Encore et encore. Un frisson le parcourt, imperceptible mais il remonte le long de son dos, s’inscrit dans ses rides, ses cicatrices.

«C’est trop tard.» Sa voix n’est qu’un murmure. «Trop tard pour prendre racine. T’as déjà fait ton nid.» Isak n’est même pas sûr qu’elle ai pu entendre ce qu’il a dit, sa voix n’est qu’un murmure. Ses yeux ne se sont même pas relevés, comme s’il fuyait la situation, la réalité qui est trop dure à assumer. Le sol possède d’un coup bien plus d’intérêt que tout ce qu’il a pu voir, la froideur de la pierre colle particulièrement avec son état d’esprit. Vide. A l’image de son coeur. Vide parce que trop tourmenté. Vide pour avoir trop pleuré.


Elle ose s’excuser.
Elle demande à être pardonner.
Désolé pour tout ça.
Désolé pour quoi?




Si tu n’avais pas jeté un regard en arrière Eurydice, si tu avais fais confiance en ton partenaire, si tu avais fais confiance en ton partenaire alors peut-être tu aurais pu avoir une destinée moins tragique que la tienne. Mais tu n’as pas fais confiance. Tu as préféré vérifier par toi-même ayant peur que quelque chose de mal puisse t’arriver. T’aurais du faire confiance, au lieu d’essayer de briser tes racines. Tu es peut-être désolé maintenant, mais c’est trop tard pour l’un comme pour l’autre. Au lieu de libérer une âme tu en as brisé deux. Et tu es la seule responsable.

«Si tu n’as rien d’intéressant à dire, passes ton chemin s’il te plaît.» Il est calme, si calme, ça ne lui ressemble pas. Son corps ne tremble pas mais dans son esprit une tempête s’est déclarée. Il tente de tenir la barre mais elle vibre trop entre ses doigts. «Je...» La barre chauffe, devient de plus en plus dure à tenir. «J’ai...» Elle glisse maintenant, après une bataille perdue, cette dernière s’échappe, le bateau part à la dérive. «J’ai pas envie d’écouter ce que tu as à dire.» Il n’ose toujours pas relever les yeux. «Pas besoin que tu me craches ton venin à la face.» Elle n’est peut-être pas Eurydice finalement, elle est plus comme Méduse, ne pas croiser le regard, ne pas faire face aux serpents.


Ou plus simplement elle fut sa perte. Nirina Vespucci.

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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Ven 26 Oct - 22:24



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☾ ☾ ☾ Les souvenirs consumés reviennent à la surface de son esprit, cendres étouffées devenues des braises soufflées, ranimées par des flots d'émotions contradictoires qui viennent se fracasser contre le récif d’un esprit malmené par ces flots affectifs. Luttes intestines dans une carcasse trop creuse pour supporter une telle bataille. La passion et les sentiments éprouvés autrefois pour le psychiatre émergent pianissimo, proies chétives, elles tentent de reprendre leur place, mais elles se font aussitôt déchiqueter à coups de crocs de colère, lacérés par des griffes sépulcrales régnant en maître dans le coeur de la toscane, farouches prédateurs refusant de céder leur place. Nirina ne peut que contempler la dépouille d’un amour décharné, résidu qu’elle rejette autant qu’elle regrette. La contradiction et le chaos s’emballent dans le creux de son ventre, elle voudrait s’ouvrir le ventre avec ses dents de velours, ils la poussent à des lubies insensées.  me désespérée qui voudrait se jeter dans les bras de l’homme qui lui fait face et y épancher ses pleurs tout en rêvant de lui arracher des lambeaux de visage.

Elle cherche le regard d’Isak, elle cherche un pilier tangible, une chose à laquelle se raccrocher, elle a besoin de ce contact, de cette volonté d’être vue et considérée. Qu’importe si elle y lira de la haine, du rejet ou du dégoût. Nirina veut rencontrer à nouveau les iris hazel, celles dans lesquelles elle aimait s’immerger, bain de minuit avide durant les nuits chimériques. Elle se déteste de lui infliger pareille souffrance, elle le hait pour tout ce qu’il fait naître en elle, chagrin, courroux, regret. Voilà que par sa seule présence, le psychiatre remplit d’émotion et de ressenti sa vieille carcasse vide, pour Nirina c’est un trop plein qui menace de la faire s’effondrer. Tant d’évènements dramatiques sont survenus entre-temps, aujourd’hui, elle se sait incapable de redevenir celle qu’il avait aimé autrefois, elle comprend qu’il lui est désormais impossible de faire revenir l’ancienne Nirina. Il ne reste qu’une couleuvre aux yeux d’airains, sinueuse psychologue sans but, n’attendant plus rien du monde, cherchant juste à faire passer le temps. Chuchotis de velour qui s’échappe du titan qui lui fait face, la frustration de ne pouvoir entendre les paroles d’Isak lui serre l’estomac. Elle comprend que sa vie passée aux côtés du psychiatre, comme celle qu’elle était avant, ses ambitions, ses envies, tout cela a été relégué dans un gouffre inexorable, ultimes vestiges d’un passé qui ne pourra plus jamais rejaillir. La voix d’Isak résonne comme un doux orage, c’est un chant rocailleux qui s’immisce en elle. Elle se rend compte qu’il lui est presque insupportable de l’entendre lui parler à nouveau. Naïve enfant qui comprend qu’elle aurait mieux fait de continuer son chemin, elle n’est tout simplement pas de taille pour cette confrontation. Paroles abrasives qui lui brûle l’échine par leur rage, les mots d’Isak sont comme une coulée de lave emportant tout sur leur passage, réduisant l’estime de Nirina à un tas calciné. “Mon venin ? C’est comme ça que tu me vois Isak ? Comme une simple garce tout juste bonne à médire sur les autres ?" L’espoir s’est envolé pour se faire dévorer par un soleil destructeur, les sentiments se sont laissés briser les os par la rage férine qui aiguise ses envies oppressives. “Me dis pas que t’es trop lâche pour oser vider ton sac, t’as pas envie de me demander des comptes ? De me demander pourquoi…” langue acérée qui lui fend le palais, elle se blesse avec son arme trop bien aiguisée et une blessure sanguinolente s’épanche dans la gueule de la vipère, “pourquoi je t’ai quitté ?” Chasseuse vengeresse, elle s’acharne, frustrée de ce regard qu’il lui soustrait, enragée de cette confrontation qu’il lui refuse. Elle voudrait se plonger dans ses yeux, savourer leur intensité, une dernière fois, une seule et unique fois. Mais il lui refuse ce qu’elle perçoit comme un dû, alors l’aspic dévoile ses crochets venimeux. “Ou t’as trop peur de connaître la vérité ? T’es pas sûr d’être assez solide pour l’encaisser ? C’est ça en faite hein ? Tu veux pas me montrer que t’es plus fragile que ce que tu en as l'air ? T’es même pas capable de me regarder dans le blanc des yeux.” Sa langue est un arc ombrageux, il bande des questions comme des flèches qui se délient dans sa bouche, et Nirina les décoche sans pitié en direction de sa cible. Ombrageuse Artémis, l’enfant sélénite s’est trouvé un nouveau terrain de chasse avec un gibier à débusquer. “C’est quoi ton problème Gallagher ?”

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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Dim 4 Nov - 0:10


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Serpent qu’il a aimé. Serpent qu’il aurait continué d’aimer si elle n’avait pas mis fin à cette relation. Il lui avait promis un amour infini. Cet amour intemporel qui continu de brûler au fond de son coeur, de ses veines; l’amour existe toujours. Mais aujourd’hui il est aveuglé par trop de sentiments à la fois. L’amour d’antan est remplacé par une colère des plus rouge, de cette haine qu’il ressent au fond de lui comme s’il ne voulait faire qu’une chose, écrasé son poing dans le visage si doux de cette horreur. La honte cache son amour. La honte qui est presque plus forte que la haine, qui le regarde du coin de la pièce en permanence, un sourire sur le visage. ‘je te l’avais dis’ Il fuit le regard. Tellement que ça en devient pathétique. Isak Gallagher, celui au sarcasme continu, réduit à cet être pathétique par une peine d’amour. Un amour, son premier, qu’il a connu qu’à un âge avancé. Personne n’aurait prédit une belle fin. Et pourtant le coeur rempli de rêve, saigné d’amour pour l’être, il avait gardé tout cet espoir. Mais dans cette histoire il avait croqué dans le fruit pourri, celui qui est beau en extérieur mais lui laisse le goût amer sur la bouche et les regrets d’y avoir croquer sur les lèvres.

“Mon venin ? C’est comme ça que tu me vois Isak ? Comme une simple garce tout juste bonne à médire sur les autres ?"
Le psychiatre renifle, un bout de sarcasme qui menace de s’échapper. Est-ce que ce n’est pas ce que tout le monde pense. Pourtant il ne relève pas la tête, ne prend même pas la peine de la regarder dans les yeux, encore une fois. Son regard devra se contenter d’un visage dont les yeux ne croiseront plus les siens. De quoi peut-îl sincèrement avoir peur? De retomber sous son charme? Est-ce que ça pourrait arriver une nouvelle fois? Tout est possible avec le serpent. Le médecin hoche doucement la tête. «Est-ce que ce n’est pas tout ce que tout le monde pense?» Les bruits courent nus pieds dans ces couloirs, battent la cadence, résonnent dans les esprits, s’échappent des lèvres sans que l’on ai le temps pour l’arrêter. Isak veut bien croire que les choses peuvent s’améliorer mais pas maintenant. Pas ici. Pas entre le serpent et une Eve en perdition. La voix fait saigner ses oreilles, peut-être saigner autre part, la douleur qui tape dans ses oreilles, qui a remonté tout son corps en commençant par le coeur, l’organe devenu presque inutile. Peut-être que s’il s’arrêtait maintenant la faute serait rejetée sur l’autre protagoniste de cette scène, peut-être qu’elle se verrait inquiéter?
“Me dis pas que t’es trop lâche pour oser vider ton sac, t’as pas envie de me demander des comptes ? De me demander pourquoi je t’ai quitté ?”
Pendant un simple moment il arrête de respirer. Elle ose. Encore. Continue de l’enfoncer comme s’il était une simple rainure dans son beau paysage.

Elle ouvre sa bouche, encore, encore, ne semble pas capable de la fermer. Pas capable de fermer sa gueule lorsque c’est nécessaire. Sa main commence à trembler, il la sent déjà, qui a juste envie d’aller taquiner le visage de la jolie blonde en face de lui. Tandis qu’elle l’harcele, particulièrement encore et encore, il encaisse. C’est ce qu’il a toujours fait avec elle. Encaisser jusqu’à ce qu’il explose. Autrefois verbalement. Mais le temps a passé, on n’en est plus à l’époque où les situations étaient simples et les remarques étaient prises avec facilité. Et elle n’utilise même plus son prénom c’est ce qui le perturbe le plus. Bientôt il n’y tient plus. Nirina se retrouve plaquée contre le mur, la main du psychiatre enserre sa gorge sans l’empêcher de respirer mais simplement en l’empêchant de dire un autre putain de mot. «Mon problème c’est эта чертова змея (cette putain de vipère) Sa respiration est particulièrement forte, peut-être bien trop. Le coeur s’emballe? Il va peut-être lâcher avec un peu de chance. «Mon problème c’est toi tout entier Vespucci. Toi et le putain de venin qui s’échappe de ta bouche à chaque fois que tu l’ouvres.» Oh, ça y est. Les regards sont plantés l’un dans l’autre. Il savait. Gallagher savait que c’était une mauvaise chose de planter son regard dans celui de la femme qu’il avait autrefois aimé éperdument. «Mon problème c’est d’avoir été assez con pour t’avoir écouté.» La main enserre la gorge. Peut-être que si c’est elle qui meurt ce sera lui qui sera inquiété, peut-être que ça lui plait bien comme idée.

«Mon problème c’est de t’avoir laisser entrer dans ma vie...» Sa main frappe le mur derrière elle. Il n’y a presque plus rien à vaincre, est-ce qu’elle est réellement à sa merci? Le serpent se glisse de toutes les situations non? «Et le pire... Le pire c’est que je suis encore obligé de croiser ton regard dans les couloirs.» Isak la lâche, recule de deux pas. Oh dans si peu de temps il va tellement se détester comme un geste comme celui-ci... Son poing vient frapper le mur, la douleur est presque plus agréable pour lui qu’autre chose. Au moins il n’a pas frappé le visage de la femme

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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Mer 14 Nov - 23:33



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isak ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ Pensées délétères enfermées dans une carcasse mortifère. La toscane est un réceptacle de néant, toutes les émotions l’habitent de leur place vide. Un vide rempli. Une fertile tête aride. Si Isak est l’oxymore qui crache sa lave de glace, Nirina est l’antonymie aliénante, une folie douée de raison. C’est une reine d’albâtre, la déchue d’un royaume antique, entité paganiste brûlée et sacrifiée sur l’autel. Cruelle mousmée au voile d’amour haineux qu’elle laisse se déverser sur l’archiatre qui lui fait face. Titan contemporain aux traits empiriques, lui qui attrapait les regards alanguis, il a suffit d’un regard de Gorgone venimeuse et des paroles de divines sirènes pour qu’il s’effondre, colosse rompu, les cicatrices parcourent son marbre, il n’est désormais plus qu’un amas de fissures. Il a laissé les eaux langoureuses le submerger, incapable de prévenir le torrent traître, un amour d’érosion qui lui a rongé les os pour le laisser dépouillé. “ J’m’en fiche de ce que tout le monde pense.” L’important c’est ce que toi tu penses voudrait-elle rajouter, mais la fierté toscane l’oblige à serrer ses crocs et ravaler ses aveux, reflets de la faiblesse qui l’emporte devant son besoin latent de connaître l’image qu’il se dresse de la psychologue. Les racontars insidieux ne parviennent qu’à effleurer son plumage d’acier, on l’a flanquée de son manteau tissés de mensonges et d’usurpation et Nirina a appri à le porter avec panache. Elle endosse avec fierté le rôle que le qu’en-dira-t-on lui prête, psychologue errante, animée d’une farouche volonté de déshonorer sa profession.

Parce qu’il ne lui reste plus que ça, elle attaque, harasse le psychiatre de questions, tente de le faire ployer sous l’écrasant poids des doutes qui se logent dans l’esprit comme des épines, des interrogations sans réponses. Elle sait que rien de tout cela ne peut aboutir sur une bonne fin, gamine effrontée qui s’emploie à tirer sur la corde, jubilant et craignant de la voir craquer. Sybille couleuvre avide de chaos et de destruction, elle le cherche et s’y complaît. Elle éreinte Isak pour le voir craquer, le voir accomplir l’incapable, graver dans ses prunelles une image qu’elle n’aurait jamais voulu voir. Elle le pousse au bord du précipice, le force à la contrer, parce qu’elle sait qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un animal blessé et acculé, laissant son instinct de survie faire vibrer son squelette et faire pulser les veines pour survivre et terrasser le danger. Mais le voilà qui découvre ses crocs, loup féroce prêt à étrangler sa proie, il n’est que tempête de colère et d’animosité. Au contact de la main qui enserre sa gorge, un instinct oublié se réveille et voilà que la rage férine qui lui creuse les flancs se mêle à une ivresse qui lui bat les reins. Des mots septentrionaux lui parviennent dans le creux de l’oreille et accentue cette douce folie qui lui réchauffe le ventre. Et lorsqu’enfin il lui offre son dû et accroche son regard, un rire victorieux se coince dans sa gorge, l’abrupte contacte velouté contre sa peau se mêle aux prunelles qui viennent se fondrent dans les siennes. Tango endiablé entre deux bêtes qui se déchirent. Sa langue de glace se fige, incapable de répliquer, elle ne peut qu’écouter les douces paroles abrasives du psychiatre. Le coup qui part dans le mur semble la réveiller d’un rêve cauchemardesque et elle reprend pied avec la réalité, tous les sens en alerte, elle se rend compte de sa position, de sa soumission. Alors une cascade de désillusions ravage tout sur son passage lorsqu’elle voit qu’il a osé s’en prendre à elle. Nirina le croit perdu à jamais, sinon comment expliquer qu’il s’en prenne à elle de cette façon ? Il la lâche enfin et soudainement la psychologue troque sa mue jubilante contre une colère sournoise. Le voilà qui lui a ravi sa fierté, chimères pensées qui la faisaient croire qu’elle était inattaquable, reine renversée par un monarque envers qui elle avait toujours placé sa confiance. Elle se sent trahie et dépossédée, elle qui pensait que son ancien amour n’oserait jamais la traiter ainsi, elle réclame vengeance et ne sera satisfaite qu’en le voyant détruit une bonne fois pour toute. “ Ça t’embête de devoir croiser mon regard ? Tu crois que je me sens mieux de devoir côtoyer le même endroit qu’un psychiatre incapable de déceler une victime autre que chez ses patients ?” Poupée perdue, souvenirs âcre qui lui brûle l’esprit, elles balaient tout sur leurs passages, laissent une trainée acide, cendre des canons, ils tirent leurs boulets vengeurs. “ Tu te sens con de m’avoir écouté ? Alors met-toi à ma place et vois si tu sentirais pas tout aussi idiot d’avoir pensé naïvement que la personne que tu aimais pourrait t’aider à surmonter un viol ?” Bombe larguée, secret enfoui revenu à la surface. Nirina a fait sauter toutes les limites qu’elle s’était fixée, jamais le cas Jenkins ne devait sortir de sa bouche, ni celle de Lexie, encore moins du garde qui les avait découvertes. Mais pour la jeune femme, rien de tout cela ne comptait, tout ce qu’elle voulait, c’était le voir souffrir.“ Moi je ne suis que psychologue, tout juste bonne à entendre les jérémiades des patients, c’est toi le psychiatre, toi le médecin censé voir quand une personne ne va pas bien. T’as jamais compris pourquoi je plongeais de cette façon hein ? Ça te fait quoi de savoir que tu t’es tapée Lexie qui juste avant, était tout sourire quand je lui suppliais d’arrêter et de retirer ses sales doigts hors de moi ?” Le poing incendiaire se mêle à la langue vengeresse, la perfide vipère enroulent ses écailles rubiconds pour mieux attaquer sa proie, elle crache son poison, vise avec ses crocs de velours pour ne laisser aucune chance au psychiatre d’en réchapper. “T’as même pas été foutu de voir que je t’aimais tellement que je voulais pas te faire plonger avec moi, j’étais prête à tout sacrifier y compris notre relation juste pour t’épargner, parce que j’aurais jamais pu vivre en sachant que je prenais le risque que tu deviennes ce que j’étais.” C’est un torrent de haine qui se déverse dans ses veines, un nil en cru, couleur sang, un volcan bouillonnant qui lui ravage l’estomac, lui insuffle sa rage destructrice. La déesse mortelle n’est qu’un cataclysme ayant qu’un seul dessein : l’annihilitation du pauvre quidam aux os craqués. Et elle sait qu’elle est loin d’en avoir fini, une autre idée germe dans sa tête, encore plus cruelle et terrible que les autres. “ C’est toi qui m’a poussée dans les bras du patient Uddi Møller, c’est ta faute si je me sentais mieux avec lui, ta faute si je me disais qu’un monstre comme moi serait mieux avec un autre monstre. ” Elle ne peut plus rien garder pour elle, confessions retenues trop longtemps, elle les a enfouies en elle mais chaque jours ils la rongeaient pour lui faire perdre pieds. Personne n’était au courant de sa liaison avec Uddi, personne n’avait su qu’elle l’avait aidée à s’échapper, Nirina fournissait elle-même toutes les armes pour être à son tour terrassée, mais si elle tombait, Isak tomberait avec elle. Milles pensées lui cognent l’esprit, l’envie de le voir succomber à ses attaques, qu’il la plaque à nouveau au mur mais pour lui retirer ses vêtements, la volonté de l’entendre supplier grâce.  

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MessageSujet: Re: When your day is night alone + nirisak   Jeu 15 Nov - 1:52


When your day is night alone
Isak est en colère. Il est en colère contre le monde entier depuis qu’il a 8 ans. Sa colère passe sous toutes les formes, elle tape contre tout, tous. Il se bat. Verbalement, physiquement, les cicatrices qui parcourent sont corps, restes d’une vie de batailles, de bagarres, de petits combats inutiles qui n’ont menés à rien à part l’épuiser. Peut-être qu’il a atteint un point de non-retour. Le corps, l’esprit. Tout semble fatigué. Mais Isak veut encore se battre. Parfois il y croit, pas en la bagarre mais en la fin de sa colère, l’espoir perce les murs montés de briques dans son crâne. Parfois il espère. Et c’est le pire. Lorsque l’espoir vient effleurer les pensées, s’agrippe aux rêves. Lorsqu’il prend forme, se place dans les traits de quelqu’un de connu, quelqu’un qu’il aimerait voir en se réveillant, quelqu’un dont les traits sont marqués dans le coin d’un mur, dans le coin d’une pièce fermée, la clé oubliée, consciemment fondue quelque part. Mais cette pièce est trop pleine, pleine à craquer et le visage semble vouloir s’échapper, il trouve toujours un moyen simple de sortir, d’interférer avec les rêves, les espoirs, la réalité. Et sa réalité ici? Elle est où? Qu’est-ce qu’elle vaux? Isak Gallagher se sent comme l’enfant qu’on a laissé s’oublier dans les rêves et que l’on oblige à revenir, en tirant sur les nerfs, nerfs déjà usés. Les mains tirent encore, d’un poing perdu dans un mur plutôt dans la journée, qu’elles saignent ou pas, Isak n’en a plus conscience. Il a conscience des échecs, des erreurs, de la colère. Celle qui lui ronge la vie, lui fait voir rouge. Qui stationne dans son coeur et son esprit depuis plus de 40 ans. Son ennemi comme sa meilleure amie. Une place de choix dans l’existence.

«Bah faudrait peut-être faire plus attention.» Sa voix n’est plus qu’un murmure. Comme si toute sa colère n’était plus que dans son corps qui tremblait. Ce même corps qui n’avait pas hésité à saisir la gorge de la femme qu’il avait aimé, de la plaquée contre le mur et de l’avoir dévoré des yeux. Est-ce qu’il avait aimé ça? Grand dieu qu’il aimait se sentir supérieur aux autres et c’est ce qui lui faisait le plus mal. Il n’avait jamais voulu être supérieur à Nirina. Nirina cette femme, cet espoir, cet amour, brisé, meurtri, détruit, la seule et l’unique lueur positive. Lorsqu’il l’avait perdu, il avait aussi perdu la tête, l’esprit c’était échappé, prêt à faire un tour du côté des patients, de suivre la courbe d’un lit, d’une pilule, d’une place en cellule. Peut-être que c’est là qu’il finira, coincé entre deux fous, un esprit à l’envers, rempli de regrets et de brouillard. Le brouillard est déjà là. Les regrets aussi. Peut-être qu’après cette entrevue il ira signer le papier, quitte à laisser l’enfer s’ouvrir sous ses pieds, quitte à envoyer une lettre à la mère de son enfant, demander un renvoi, un endroit pour sa sûreté lorsque lui offrira son corps aux atrocités du lieu qui lui sont méritées.

A la seconde où les mains quitte le corps toujours animé de la jeune femme il se sent sale. Parce que toutes les fois où ses mains se sont portées sur les cous, les autres étaient forts, physiquement, mentalement. Mais qu’est-ce qui reste d’elle? de lui? mentalement? Deux erreurs qui se sont entrechoquées. En espérant que moins et moins fassent plus. Mais pas de maths entre eux, juste de l’attirance, de l’amour, de l’échec. C’est sa faute? C’est la sienne? La leur? Est-ce qu’il peut reporter la faute sur l’autre lorsque ses mains tremblent d’avoir blessé une des seules personnes qui compte à ses yeux? Ou de n’avoir pu finir ce qu’il avait commencé en serrant ses doigts dans la chair douce de l’autre. Son parfum lui avait agressé le nez grâce à leur proximité. Douce odeur d’un paradis perdu, qu’il n’aura pas, qu’il n’aura plus. Un paradis qui avait autrefois appelé ses lèvres, qui ne gagnait maintenant que les doigts acérés d’un rapace qui ne désire que de voir sa proie succomber. les yeux se perdent sur une paire de mains qui ne semblent plus suivre la raison, qui semblent simplement écoutées la colère sourde qui gronde. Il a honte. Honte mais pourtant la haine ne le quitte pas, elle persiste, même lorsque l’ange déchu rouvre ses douces lèvres pour parler.

Il se prend la tête dans les mains, évite encore le regard, évite parce que peut-être qu’au fond il sait. «Arrêtes, arrêtes un peu, qu’est-ce que tu racontes? Qu’est-ce que tu craches?» Qu’est-ce qu’elle dit Isak? Est-ce que tu sais? L’as déjà entendu pleurer dans son sommeil? Se retourner à n’en plus savoir quoi faire. Est-ce que tu as déjà vu les marques qui avait par une fois zébrées sont corps? Est-ce que tu sais Isak? A préférer croire que tu ne voyais des signes qui n’existait pas?
«Non...» Le visage se relève, les yeux se braquent, bloquent dans un regard, plus dur, assombri sans qu’Isak n’ai réellement cherché à savoir pourquoi, l’amour d’un autre disait-il, l’amour d’un autre pensait-il. C’était ça. Qui l’avait rendu âcre aux yeux de tous, à ses yeux à lui. C’était ça. Mais non. Ce n’était pas ça, ce ne le fut jamais. «Tu peux pas...» Sa voix se brise. «T’as pas le droit.» Il secoue la tête, comme si ça allait changer quelque chose. «T’as pas le droit de me dire ça comme ça.»
Tu savais? Ou tu ne savais pas? Alors Isak? Le temps s’est arrêté. Il n’y a pas de course, pas besoin, c’est trop tard. Il n’y a plus rien à rattraper. L’acte a déjà été fait. Tu ne peux plus la sauver maintenant. Elle a perdue, elle s’est perdue, tu l’as perdue. «Je... Je savais pas. Tu m’as...» Rien dit? Mais t’aurais du le voir. Elle a raison. C’est ton travail. Mais t’es mauvais à ça aussi.

«Arrête. Arrête je t’en supplie. Stoppe.» Parce qu’il ne veut pas savoir. Parce que c’est lui le monstre, parce que toute cette haine qu’il déversait sur la jeune femme, toute cette haine à quoi sert-elle maintenant? La haine qui devrait depuis toujours être dirigée vers lui-même. Mais est-ce qu’il ne se hait déjà pas? «Je savais pas! J’en savais rien!» Mais pas d’excuses, elles sont nulles, elles ne valent rien. Personne ne veut les entendre. Et pourtant Isak ne peut s’en empêcher. Il veut s’excuser. Peut-être que ça réparera quelque chose. «Arrête.»
Est-ce qu’elle l’avait dit à Jenkins aussi? Est-ce qu’elle l’avait supplié? L’idée lui glace le sang. Il l’a revu depuis, passé du temps avec elle lorsqu’il aurait simplement dû lui écraser la gorge. Oh qu’il aimerait voir son sang couler sans que rien ne puisse l’arrêter, qu’il aimerait la voir supplier alors qu’il sait pertinemment qu’il ne se stopperait pas et...
“T’as même pas été foutu de voir que je t’aimais tellement que je voulais pas te faire plonger avec moi, j’étais prête à tout sacrifier y compris notre relation juste pour t’épargner, parce que j’aurais jamais pu vivre en sachant que je prenais le risque que tu deviennes ce que j’étais.” Mais c’est là qu’elle ne comprend pas, il ne peut la reprendre. Mais elle ne comprend pas, il la laisse parler. Les mots tapent tout son corps, font flancher ses articulations, lui brisent les derniers rêves, les derniers espoirs. Il était déjà comme lui bien avant. Mais ça elle l’avait quelque peu effleuré. Il était supposément comme elle, mais elle était tombée plus bas que lui, parce qu’elle était si haut dans le ciel avant leur rencontre...

Sa faute. Ta faute. La sienne. Pas la leur. Il n’y a plus d’eux. Plus de elle et de lui. Il n’y a plus que lui. Lui seul. Et il le sait. Il le savait dès ce jour où elle ne voulait plus le regarder. Mais ce jour là Isak avait eu l’habitue, énième idée d’être simplement le connard qu’il avait toujours été. De n’avoir rien à faire de tout, d’elle, de pouvoir oublier des sentiments qu’il avait un jour ressenti.
Son corps semble tomber à la renverse, tandis que vidé de colère il tape contre le mur en face. Ses lunettes glissent de son nez, il ne les remet pas, n’en a plus rien à faire. «C’est ma faute.» Une chose qu’il ne nie pas. «J’ai vu peut-être. Un peu.» Les phares n’ont plus de filtres, elles semblent échappées, comme s’il ne pouvait les retenir. «Mais je t’aimais, je t’aime. Je sais pas. On s’en fout. J’croyais stupidement que t’étais juste une pauvre conne... Une gamine amoureuse, lassée qui voulait passer à autre chose.» Un rire s’échappe, un rire sans joie, triste. «Merde.» Il relève les yeux, croise son regard. «C’est moi qui t’ai fais ça hein?» Reniflement. «C’est totalement ma faute?» Il rit une nouvelle fois. «Je t’ai pas violé. Je t’ai pas obligé à rien dire. J’ai pas cherché à te psychanalyser. Je t’ai pas poussé dans les bras de ce connard. Et je ne t’ai certainement jamais obligé à devenir la putain de vipère que tu es.» Reniflement. «Mais c’est tout comme. T’es là à cause de moi. A la minute où j’ai posé les yeux sur toi. A la minute où je suis tombé amoureux de toi t’étais foutu. Parce que t’étais trop pure pour un endroit pareil. T’aurais fini dans la salle de torture, t’aurais pu, t’aurais peut-être du y aller.» Nouveau rire. «Merde... T’es pourrie jusqu’à la moelle maintenant? T’as le goût de la haine coincé dans la gorge, là où mes doigts vont laissés des bleus. T’as la haine envers moi.» Il secoue doucement la tête. «Et moi pour toi j’ai tout. La colère de plus tôt n’existe plus. J’ai plus que des regrets et de l’amour. Parce que je t’aime. Et que tout ce que tu as subi à cause de moi n’y changera rien. Que tu vas me haïr jusqu’au dernier jour. Et que c’est okay. Parce que si tu me haïs, tu haïs les gens que j’apprécie, ceux qui peuvent te faire du mal.» Le sourire qu’il lui offre est triste mais les larmes si elles ne coulent pas, peuvent certainement se voir dans ses yeux. «Mais s’il t’arriverai encore quelque chose, je crois que je n’en survivrais pas.» Ses lunettes glissent, il les attrapent, les plient avant de vouloir les écraser. «Son sang ne sera pas sur tes mains mais sur les miennes...» sa voix s’échappe, s’envole presque, tape les murs, résonne, s’oublie.

Le regard tombe vers le sol, jamais plus il ne pourra la regarder dans les yeux.

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