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 Comme un oiseau en cage (ft. Delen)

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PILULES AVALÉES : 19
MIROIR : Louna Espinosa
IDENTITÉ : Lilith
A DÉBARQUÉ LE : 09/08/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 18 ans
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MessageSujet: Comme un oiseau en cage (ft. Delen)   Dim 9 Sep - 14:09

Dites au vent que j’ai sommeil et qu’un oiseau m’a apporté dans une cafetière de nuage vert des pleurs d’étoiles tristes, trop tristes pour nous regarder.
René Philoctète

Comme un oiseau en cage



Je me sentais si perdue.
Les heures passaient bien trop lentement dans cet endroit aux murs malsains. Le temps semblait s’être englué dans la brume ambiante, étouffé dans les oreillers ou noyé dans les benzodiazépines, comme certains patients au regard éteint que je ne pouvais observer sans sentir un frisson d’effroi le long de ma colonne vertébrale.
Ce matin-là, je déambulais sans but dans un couloir anonyme lorsqu’un petit bruit du côté de la fenêtre attira mon attention.
Un oiseau minuscule gisait, étourdi, derrière les barreaux et la vitre. Il avait les plumes toutes ébouriffées et les yeux fermés. Je retins ma respiration, comme pour lui offrir mon souffle, jusqu’à remarquer le mouvement presque imperceptible qui soulevait son petit corps à intervalles réguliers.
Juste assommé.
J’avais envie d’ouvrir la fenêtre, de recueillir le petit animal au creux de mes mains, de le réchauffer, de m’assurer que ses ailes n’avaient pas souffert du choc. Ou même simplement de lui déposer une assiette avec un peu d’eau, pour qu’il reprenne des forces avant de repartir.
Mais j’étais coincée. La fenêtre ne s’ouvrirai pas.
J’étais e nfermée.
À cette pensée, une larme coula silencieusement sur ma joue. Je collai mon front aux barreaux froids. Que n’aurais-je pas donné pour me retrouver de l’autre côté ? À la place de ce minuscule volatile, pour pouvoir m’envoler loin de cet endroit.
Mais il ne bougeait toujours pas. Et cet hôpital avait beau renfermer quelques mystères, je doutais sérieusement qu’on y transforma les patients en animaux. Je me résolu donc à lui murmurer des encouragements silencieux.
Vas-t-en de cet enfer ! Retrouve la côte, envole-toi vers un bel arbre. Allez, relève-toi !
Mais il ne bougeait toujours pas plus que tout à l’heure. Soudain, sans que je n’ai senti de présence s’approcher, une main se ressera autour de mon bras gauche et me retourna brutalement. Ma tête heurta les barreaux derrière moi, et une vive douleur m’envahit alors que la voix du propriétaire de la main grognait :
- Alors, on cherche un plan d’évasion ? On traine pas dans les couloirs, t’as rien à fiche ici ! C’est quoi ton nom, je vais te reporter ! T’as sûrement un autre endroit où trainer ta sale tronche !
L’œil dur, une haleine de fauve à dix centimètres de mon visage, la barbe drue et mal entretenue. C’était un garde. Je ne le reconnaissais pas, mais je n’avais jamais prêté beaucoup d’attention à leurs visages. Il continuait à me réprimander, un sourire torve clamant sa satisfaction d’avoir trouvé une petite patiente à embêter.
Mon cœur battait à m’en arracher les côtes, la douleur qui émanait de l’arrière de ma tête m’obscurcissait la vue, et sa poigne de fer n’avait toujours pas lâché mon bras. Et je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. J’avais baissé ma garde. Il ne s’en serait probablement pas pris à moi si je m’étais cantonnée dans ma démarche rapide, et si mon regard n’avait pas quitté le bout de mes baskets.
Comment allais-je me sortir de là ?


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PILULES AVALÉES : 111
MIROIR : Eleanor Tomlinson
IDENTITÉ : Sarada
A DÉBARQUÉ LE : 21/07/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 24 ans
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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage (ft. Delen)   Dim 16 Sep - 2:19

❝ Comme un oiseau en cage ❞Lilith & Delen
Les longs couloirs s’enchainent, interminablement… Tout comme les jours. Toujours les mêmes. Tout se ressemble. Même après quelques jours de présence dans ces lieux sinistres, Delen a déjà l’impression d’être entrée dans une routine. Une routine qu’elle ne quittera probablement pas, pour maintenant… Du moins l’espère-t-elle… Elle préfère ne pas penser à un changement possible, ni aux conséquences que cela pourrait avoir. Non, il est plus facile de se concentrer sur ce qui est à faire maintenant. A savoir : aller rouvrir la bibliothèque.

Devoir aller déposer des documents administratifs à l’autre bout de l’hôpital n’enchantait pas vraiment la jeune femme, mais elle y était contrainte. Mettre tout le monde dehors pour pouvoir s’absenter ne l’avait pas franchement arrangée, mais elle se voyait mal confier ça à quelqu’un d’autre. En même temps, à qui aurait-elle pu demander ? A un patient susceptible de tout jeter à la mer ? Ou même de se servir des feuilles pour aller un feu de joie ? A un des gardes qu’elle évite comme la peste ? A part Rhodes, et encore, non, elle ne se voyait vraiment pas demander à quelqu’un de lui rendre un service… au moins, c’est fait. Tout ce que la rousse espère maintenant, c'est que le tordu de l’autre soir n’en ait pas profité pour crocheter la serrure et venir piquer des livres… Chaque chose en son temps. Retourner dans la bibliothèque sans faire de rencontre désagréable est le premier objectif.

Dans le couloir, une jeune fille regarde par la fenêtre. Un de ces gardes mal léché marche dans le sens inverse. Elle espère de tout son coeur qu’il continuera sans l’interpeller. Moins elle les voit, mieux elle se porte. Et c’est probablement le cas de tous les autres ici à vrai dire… Si on a affaire à eux, c’est que l’on est dans de beaux draps…

Et puis, à sa grande surprise, l’homme s’arrête derrière la petite brune, au milieu du couloir. Sans aucune délicatesse, il lui attrape le poignet et commence à lui aboyer dessus. Quelle brute. Quel lâche. Et en même temps… tant mieux. Ce n’est pas à elle qu’il s’en prend. Ce n’est pas elle qui aura des ennuis. Il n’y a pas de raison pour que ce soit le cas de toute façon. Plus maintenant. Mais la peur et l’appréhension sont toujours présents. Peut-être le seront-ils toujours. Toute sa vie. Mais dans le cas présent, elle est tranquille. Alors, tranquillement, sans jeter un regard aux deux individus, elle continue sa route.

Lâche. C’est le mot qui convient au garde. A cet homme costaud et puissant qui s’en prend à une jeune fille. Elle a simplement eu le malheur de regarder par une fenêtre. D’observer quelque chose. De lointain. D’inaccessible. D’espérer. Et la voilà prête à se faire punir.

Lâche. C’est aussi le mot qui lui correspond. Que sont devenus ses principes ? Ses idéaux de justice et de solidarité ? Probablement sont-ils enterrés depuis longtemps, avec les fragments restant de la personne qu’elle était. Bien avant. Athos est bien loin maintenant.

Son coeur bat la chamade. Le sang lui monte aux joues. Ses jambes semblent s’enfoncer dans du coton. Certains appellent cela l’adrénaline. D’autres, l’appréhension. C’est un mélange des deux. Les deux pas qui la séparent de cette brute épaisse semblent mesurer deux kilomètres. Deux kilomètres qui lui font revivre exactement la même chose que cette petite, quelques mois ou semaines auparavant. Elle se souvient des nombreuses fois ou des gardes s’en sont prit à elle, pour le simple prétexte qu’elle ne se pliait pas à leur volonté. Comment avoir du respect pour ces gens-là ? Eux qui ne considèrent, pour la plupart, même pas les patients comme des humains… Comment les qualifier, eux-mêmes, d’Hommes ?

« Cette jeune fille ne traine pas dans les couloirs. » Le son qui sort de sa gorge la surprend. Le fait même qu'elle parle, qu'elle intervienne dans quelque chose qui ne la regarde pas, l'étonne. Sa voix est étonnamment sûre d’elle. Ferme même. Elle n’a aucune idée de l’excuse qu’elle va inventer pour faire déguerpir cet individu désagréable, mais les mots semblent trouver leur chemin naturellement. Maintenant qu'elle a commencé, autant aller jusqu'au bout. Elle le toise, à une trentaine de centimètres de lui. Les mains sur les hanches, les pieds ancrés au sol. « Je lui ai demandé de m’attendre près de la bibliothèque pour m’aider à… » elle s’arrête un instant, pas très sûre de ce qu’elle va inventer. « Ranger les livres dans un nouvel ordre. Cela vous pose un problème ? Le jour où il vous prendra l'envie inexplicable de vous instruire… vous pourrez remercier cette personne. En attendant, merci de la lâcher et de trouver quelqu’un d’autre à importuner, je n’ai pas toute la journée. » Elle ne cille pas en disant ces mots, le regard plongé dans celui du garde pour montrer sa détermination. Maintenant qu’elle est là, qu’elle s’est mise dans la merde comme une grande, elle ne partira que quand il l’aura laissée en paix.  

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