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 The crow and the saint † ft. Théodore A. Duclos

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MessageSujet: The crow and the saint † ft. Théodore A. Duclos   Mar 4 Sep - 21:46




God.
ft. Théodore A. Duclos


Friedmann s’est levé tôt ce matin-ci. Depuis quelques jours durants, il est vrai que l’homme dort bien peu, veillant tard jusqu’au petit jour. Cependant il n’éprouve guère la fatigue car son papier lui prend tout son temps. Lui qui pensait finir ce dernier en seulement quelques heures. Malmené par des suppositions qui le tourmente de plus en plus, le brun s’est dit qu’une balade aux aurores dans cet endroit glauque lui ferait le plus grand bien. Le journaliste arrête son pas devant ce petit bâtiment semblable à l’hôpital. Sa fidèle cigarette en main, il se poste devant la chapelle, les yeux plissés pour mieux se concentrer sur la bâtisse. Après une bien courte réflexion, le brun conclut que pour la maison du Seigneur, celle-ci ne paye pas de mine. Portant sa clope aux lèvres pour en tirer ses biens, Friedmann reste longuement sur le parvis de la chapelle. Pourtant, le jeune allemand n’est guère pratiquant. Du moins, il n’a jamais été élevé dans l’optique d’une famille réellement croyante. A vrai dire, sa mère n’a jamais cru à ces contes de bonne femme et a légué ses convictions à son fils. Cependant, les événements qui sont survenus le laisse franchement perplexe. Son entrevue avec quelques patients n’ont clairement rien donné et le journaliste commence sérieusement à douter de ses capacités à dénicher un quelconque indice sur la situation peu gracieuse. Friedmann n’a jamais porté dans son coeur la foi du Seigneur, ni l’amour de Dieu ou quoi que ça. Et c’est pourtant en ce jour-ci qu’il a besoin de l’aide d’un de ses représentants.

Le journaliste termine sa cigarette avant de l’écraser à terre. Avant de rentrer dans ce soi-disant havre de paix qui jure sur cette île de malheur. Le brun entrouvre la porte pour jeter un coup d’oeil et finit par rentrer dans la chapelle. Il claque ses chaussures entre elles pour retirer la terre amoncelées sur ces dernières pour ne pas salir l’intérieur et s’avance dans la petite allée, mains dans les poches.

- “Seigneur.” qu’il clame.

Friedmann s’arrête dans l’allée entre les bancs et les bibles déposées sur. Un léger souffle s’infiltre dans les fissures de la paroisse. Il lui semble qu’il n’y est personne en ces lieux à par lui. C’est ainsi que le journaliste s’empare du petit livre noir. Inscrit en lettres dorées on peut y lire “Sainte Bible”. Il s’assit sur un banc, l’oeil vide, constatant avec dépit que la reliure même semble s'effriter. Friedmann reste assis là. C’est qu’il attend peut-être une illumination soudaine, l’accord de son Dieu pour que sa chronique passe dans une feuille hebdomadaire. Il fixe le vague en s’attardant sur l’autel. On dirait un de ces buffets dans lequel il se serait servi un scotch tempéré avec du citron. C’est alors que le journaliste entend quelques bruits de pas sonner derrière l’oreille. Il ne communique pas ses impressions et reste stoïque. Cependant, le brun élève la voix tout en sortant une cigarette de sa poche.

- “Y a un tabac dans le coin mon père ? C’est pas qu’on commence à manquer dans ce bled paumé, m’enfin… ”

Il va pour allumer mais se rend compte de sa tentative de blasphème.

- “Je suppose qu’il fume pas le Seigneur...”

Le brun reluque l’intérieur de la chapelle. Modeste, quelques cierges dans le coin mais rien qui laisse penser à un tabac quelconque.

- “Ca promet.” remarque succinctement Friedmann d'une voix paisible.

Une ombre se dessine à ses pieds qu’il reconnaît aussitôt. C’est bien le père que le journaliste avait aperçu lors de son arrivé sur l’île. S’en convenant aux formalités, il se tourne vers le monseigneur et le salut.

- “Friedmann, journaliste.”

Et il n’est pas là par bonté d’âme, il en va de soi. Néanmoins, il aimerait comprendre comment un homme aussi respectable qu’un porte parole de Dieu viendrait se terrer dans ce trou perdu au milieu de gardes infâmes près à larder la chair du derche à qui cherche les noises.

- “Dîtes-moi mon père, croyez-vous au mal ?”

Il marque une pause.

- “Moi oui. Et s’il porte un nom c’est encore mieux.”

Le journaliste offre un sourire léger. S’il y a bien eu des pertes, c’est avant tout dans une église qu’il faut chercher. Et Friedmann compte bien en discuter avec le père.






Dernière édition par Wolfgang G. Friedmann le Ven 14 Sep - 20:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The crow and the saint † ft. Théodore A. Duclos   Jeu 13 Sep - 20:14



The crow and the saint


Te met-il pour une fois à l’épreuve, tu fléchis !
Mais qui peut contraindre ses paroles ?
Tu t’es fais l’éducateur des foules,
tu savais rendre vigueur aux mains lasses.
Tes paroles redressaient ceux qui perdent pieds,
tu affermissais les genoux qui ploient.
Que maintenant cela t’arrive, c’est toi qui fléchis.
Te voici atteint, c’est l’affolement.
Ta piété ne tenait-elle qu’à ton bien-être,
tes espérances fondaient-elles seules ta bonne conduite ?

Une brise fit tourner la page, tirant le père Théo de ses pensées. Cela fait un moment maintenant qu’il se tient là, assis sur un banc, au milieu du parc, sa Bible ouverte sur un psaume qui lui parle particulièrement en ces jours de doute. L’air est frais et le soleil commence à peine à poindre à l’horizon. En réalité, il ne dort que très peu ces dernières nuits. Il pense, il rumine, ne sait plus où il en est. Sa mission a-t-elle toujours un sens ? Ou peut-être l’a-t-il simplement inventée ? Imaginée… Ce n’est pas le Seigneur qu’il remet en cause, mais lui-même. Sa naïveté. Parce que depuis son arrivée ici, rien n’a changé. Bien sûr il apprécie de voir les quelques couleurs qui ont été ajoutées aux murs de la triste chapelle. Mais ce n’est que du décorum. De la poudre aux yeux. Le but de ce projet était d’aider, d’apporter une alternative à des patients qui semblent ne plus en trouver entre les murs ternes et froids de l’hôpital… Mais à qui cela a-t-il réellement profité ? La réalité, ce qu’il faut prendre en compte, c’est qu’un des patients qui venait régulièrement ne donne plus aucun signe de vie. Que certains reviennent après des jours, transformés. Et que, le dimanche, s’il y voit régulièrement de nouvelles têtes, il sait qu’elles remplacent ceux qui ne viendront plus. Mais quoiqu’il fasse, peut importe à qui il pose des questions, aucun moyen d’obtenir des réponses. Il n’est pas médecin ou scientifique alors la direction ne tient jamais compte de lui et comme il n’est pas des leurs, ces médecins ne lui font pas confiance. D’une certaine façon, cette solitude dans laquelle il se trouve enfermé l’encourage à tout remettre en question.

Aussi, lorsqu’il voit cet homme, cigarette à la main, s’approcher de l’endroit dans lequel il passe la majeure partie de son temps, il n’a aucune envie de réagir. Autant rester planté là, à le laisser vaquer à ses occupations. S’il veut aller prier, grand bien lui fasse. Peut être un jour faudra-t-il qu’il cesse d’aller importuner le tout-venant, en quête d’une nouvelle âme à aider. Il n’est pas un sauveur. Il ne s’est jamais menti et cette réalité lui est toujours apparue comme évidente. Mais s’en souvenir par moments rappelle quelles priorités avoir.

Toutefois, le vent frais du parc le rappelle à l’intérieur. Inutile de vouloir se donner des airs, il ne sait pas jouer la comédie de toute façon. Alors il ferme sa Bible et se lève. Il profite un instant encore de l’air des derniers jours de l’été. Les odeurs de mer et d’herbe coupée lui parviennent, ravivant des souvenirs. Sans plus attendre, le prêtre se dirige vers le petit bâtiment dont les portes sont restées ouvertes. L’homme à la cigarette est là, assis sur un banc non loin de l’entrée. Rapidement, celui-ci rompt le silence, s’adressant très probablement à Théodore. Son ton est légèrement ironique et ses manières sont, à première vue, déplacées pour le lieu dans lequel il se trouve. Le brun ne fait aucune remarque, mais s’engouffre dans la triste bâtisse. Du regard, il parcourt le travail accomplit par les quelques patients volontaires quelques semaines plus tôt. Si le coup de peinture n’a pas été de trop, il n’en demeure pas moins superficiel. Ce constat lui semble moins désagréable à faire que de répondre à une question aussi absurde que celle posée par le nouvel arrivant. Non pas que Théo n’ait pas l’habitude d’en entendre, des questions futiles ou illogiques. Mais ce jour-là, l’idée d’un tabac qui se trouverait à proximité lui semble totalement ridicule. En fait, pour la première fois depuis longtemps, il a envie de l’envoyer balader. De lui dire de ficher le camp. Depuis son arrivée sur l’île, c’est la première fois que de l’agacement réel monte en lui. Mais les paroles de l’inconnu le touchent plus qu’il ne le voudrait. Alors il garde le silence. Il se souvient de la dernière fois où il a laissé ses émotions le submerger. Et il s’est promit que cela ne se reproduirait pas.

Mais lorsque l’homme reprend la parole, ce qu’il dit interpelle le prêtre. Le calme presque. Journaliste, vraiment ? Intéressant… Haussant un sourcil, le père Théo l’observe avec un regard nouveau. Oh, il n’a jamais beaucoup apprécié ceux qui fouillent dans la vie des autres, qui l’étalent au grand jour… mais la présence de l’un d’eux dans cet hôpital le surprend… C’est plus qu’inattendu. Et la question qui suit l’interpelle. Pourquoi la presse s’intéresse-t-elle à l’île ? Pourquoi les laisse-t-on entrer ? Sait-il qu’il ne sortira surement jamais ? Vu les questions que certains employés se posent ici, il y a fort à parier que la direction n’appréciera pas que l’on mette de le nez dans des affaires… aussi sombres que sordides. Sauf que justement. C’est exactement ce dont le français a besoin s’il espère, un jour, comprendre ce qu’il se passe ici. Alors il s’assoit, sur le banc en face du journaliste, et le gratifie d’un demi-sourire.

« -Père Théo. Enchanté Mister Friedmann. » Il marque une pause. « Je crains que vous ne revoyez aucun tabac avant un long moment… à moins de vous arranger avec les bateliers qui font la traversée, je crois qu’il faudra vous passer de cigarettes… » Sans attendre sa réaction, il enchaine. « Et bien entendu, je crois au Mal. L’inverse serait étonnant. Que cherchez-vous Mister Friedmann ? » La question est sincère. Que veut-il ? Pourquoi est-il ici ? Et surtout, en quoi un prêtre isolé pourrait-il bien l’aider ?


codage par Laxy Dunbar.
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MessageSujet: Re: The crow and the saint † ft. Théodore A. Duclos   Mar 18 Sep - 0:19




God.
ft. Théodore A. Duclos



Le journaliste daigne enfin lever le chef pour examiner le monseigneur des lieux. C’est ainsi qu’il croise le regard du représentant de Dieu. Il lui semble quelque peu confus et cela ne réjouit que davantage Friedmann qui voit dans ces yeux une source d’informations prête à être exploitée. Le père possède une certaine présence, si bien que Friedmann se demande que faisait le bougre avant de se donner corps et âme à sa religion. Le silence dure. Certains le qualifierai d’insoutenable. Pas pour le jeune allemand. Il dépose ainsi la bible à côté de lui. Plus honnêtement, le journaliste se penche légèrement en avant, mains croisées sur ses genoux. Franchement, il s’exprime :


- “Permettez-moi de vous parler de façon franche, mon père. Pour tout vous dire, je ne suis pas réellement ici par bonté d’âme. Si je viens vous imposer ma présence c’est bien parce que je ne peux me tourner que vers vous à présent.”


L’on aurait cru regarder une pièce comique. L’allemand si peu croyant venant clamer l’aide l’église. Lui qui n’a jamais cru et qui ne croit jamais, seulement aux foutaises que l’on peut lire dans les journaux. Bien sûr, le jeune homme est conscient qu’il pourrait, lui aussi, pondre de pareils ignominies. Cependant, en une lueur de bonté sûrement bien trop optimiste, Friedmann veut que la vérité éclate sur ces lieux. Pour se venger de son ingrat de patron assurément et de sa bonne femme de merde qui sans sa tune, n’est absolument rien. Alors que son papier soit une censure ambulante ou un navet pathétique, le journaliste mise sur l'indécence.


- “Comme je vous le disais, le mal est ici. Et c’est quelque chose dont je suis on ne peut plus sûr. Et le diable a un nom, il ne me reste qu’à le trouver. ”

Friedmann marque une longue pause tout en regardant derrière lui, comme suivi. C’est l’hôpital qui le rend ainsi. Toute cette ambiance sordide, ces cris dans les couloirs. Cette folie qui hante l’île et qui pend au nez du journaliste. Il connaît la chanson. Le brun n’est pas journaliste pour rien. C’est qu’il en a connu des énergumènes dans son métier, ce n’est pas un asile qui va l’effrayer. L’intriguer plutôt, provoquer en lui cette curiosité insatiable. Et pourtant malgré ce courage qu’il s’attribue ainsi, ses nerfs sont sous tension constante. Entre les chuchotements indiscrets derrière son dos et les messes basses entre scientifiques plus étranges les uns que les autres, Friedmann craint pour sa vie, et sa santé mentale.


- “Ma présence n’est pas la bienvenue ici. Je n’ai d’affinité avec personne et donc personne qui peut m’aider pour mon article ou plutôt, pour découvrir la vérité. Et je sais que je ne resterais pas bien longtemps ici si j’arrive à trouver ne serait-ce qu’un semblant de piste sur ses … disparitions.” continu-t-il en appuyant son ton sur le dernier mot.

Silence. Friedmann laisse échapper un léger rire.

- “Vous allez me trouver étrange, je ne crois pourtant pas en Dieu et je confie mes craintes à vous, homme d’église. Ecoutez, vous n’êtes peut-être pas la personne la mieux placée pour vous dire ce que j’ai sur le coeur, mais je ne pense guère que vous êtes le genre d’homme à m’entraver le chemin pour découvrir qui se cache derrière ce mal qui hante les lieux. Je pense même réellement que vous êtes le seul en qui je peux accorder un semblant de confiance. Du moins je n’ai pas trouvé mieux que la maison du Seigneur pour venir déposer mon papier.”

Si prier rendait les choses plus aisées.





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