AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
THE VICIOUS ONE
PILULES AVALÉES : 117
MIROIR : Adam Driver
IDENTITÉ : sarada
A DÉBARQUÉ LE : 22/08/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Jeu 23 Aoû - 21:47

L'alcool délie les languesAnastasia & Aris ( Halestorm → Mz Hyde )Les longs couloirs de l’hôpital défilent sous ses yeux, tandis que les portes se succèdent. Le pas rapide, l’esprit concentré, Aris appuie sur la plaie, le plus fort possible. Mais le sang continue de couler, inéluctablement. Et la douleur pulse sous sa peau meurtrie. Les images lui reviennent en mémoire alors qu’il s’insulte intérieurement. Comment a-t-il pu faire une erreur aussi basique ? Comment a-t-il pu se laisser surprendre de la sorte ? Il n’est plus un débutant pourtant.

-
Le regard furieux de la jeune femme qui le fixe, les cris que poussent celle qui est à terre. Il s’approche pour les séparer. Il tend la main pour inviter la brune à se calmer. « Jenkins… C’est bon, tu l’as eue. Tu lui as péter le nez c’est déjà pas mal pour aujourd’hui… » Elle n’est pas d’accord évidemment, elle a l’air de vraiment vouloir lui faire la peau. Il connait assez ce sentiment. Il la comprend. Terminer le travail. Toujours. Mais là, tout de même, il ne peut pas laisser une patiente le faire sous ses yeux. Alors il s’approche un peu plus et son collègue, qui surgit brusquement, lui attrape les bras. Comme une furie, elle hurle, insulte tout ceux qui sont présents, et s’en prend à ce qui est le plus à portée. Elle mord. Elle s’accroche. Fermement. C’est la main du garde qui prend. La douleur est vive, lancinante. Surtout quand, enfin, elle lâche prise. L’hémoglobine qui coule en abondance forme une petite flaque sur le sol, alors qu’il fixe la plaie. On voit la marque des dents sur la chair à vif. Il regarde la patiente, emmenée par ses collègues. Toujours aussi furieuse. Aussi sauvage. Jenkins. Ha ça, il n’est pas prêt d’oublier ce nom.
-

Depuis l’arrivée de Lexie à Ostrov, on lui a dit de se méfier d’elle. Il n’a jamais trop écouté. Aucun patient ne lui a jamais vraiment posé de soucis, alors pourquoi serait-ce le cas maintenant ? Mais aujourd’hui a été assez exceptionnel pour que ce soit son sang à lui qui coule. Et en même temps, elle a de la chance que ce ne soit pas lui qui se charge de la punir. Si sa main n’avait pas été dans cet état, il s’en serait donné à coeur joie. Elle, elle aurait surement moins apprécié…

Il serre les dents, cherchant des yeux la porte de l’infirmerie. Ceux qu’il croise s’écartent spontanément, lui laissant le champ libre. Les patients savent qu’il vaut mieux ne pas être sur son passage. Les autres membres du personnel préfèrent, pour la plupart, ne pas avoir affaire à lui. Et Aris, ça l’arrange bien.

Enfin, il arrive devant la dite porte. Heureusement, elle est ouverte. Le sang goute toujours sur le sol alors qu’il pénètre dans la pièce, créant une sorte de piste pour le suivre à la trace. Il n’y a personne, en apparence du moins. L’homme ne prend pas la peine de demander si quelqu’un est là. Peu importe de toute façon, il peut très bien se débrouiller. Du pied, il ouvre un placard pour y trouver des compresses ou du désinfectant. Peu importe par quoi il commence.

Alors qu’il fait tomber des boites de cachets, des pas résonnent derrière lui. Tournant la tête, il découvre l’une des infirmières, qui le dévisage, incrédule. Miss Volkova. Elle ne comprend probablement pas ce qu’il fait là, fouillant dans les armoires. Alors, il fait un signe de ses doigts libres. La grimace de douleur qui l’accompagne est immédiate. Il ne lui adresse d’abord pas un mot, décidé à finir ça rapidement. Mais il s’interrompt soudainement. Miss Volkova. Quel hasard… C’est elle. C’est celle qu’il a entendu, quelques jours plus tôt, en passant dans le couloir réservé au personnel. Que disait-elle déjà ? Quelque chose au sujet d’une patiente mais laquelle… Ha oui. Jenkins. Justement. Le hasard fait parfois terriblement bien les choses… Elle se plaignait, visiblement ivre, à en jugé par le son de sa voix. L’alcool délie les langues comme on dit… Et ce jour-là, ce que la jeune femme avait dit l’intéressait particulièrement… Savoir qui couche avec qui dans l’hôpital ne lui fait ni chaud ni froid. Mais apprendre, par hasard qui plus est, qu’une infirmière s’est fait une patiente, ça, ça peut s’avérer utile…

N’affichant aucune émotion particulière, mais amusé intérieurement, Aris se retourne à nouveau vers l’infirmière. Elle n’a pas encore eu le temps de dire ou faire quoique ce soit, alors il prend les devants. Montrant sa main, il entame enfin la conversation, d’une voix totalement neutre.

« Bonjour. Hum… Est-ce que vous pouvez faire quelque chose ? S’il-vous-plait ? »
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 816
MIROIR : katie mcgrath
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/jeune padawan signature/exordium
A DÉBARQUÉ LE : 12/12/2016

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans, je suis née le 16 décembre 1988 en URSS
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Lun 10 Sep - 22:00

L'alcool délire les langues
aris & anastasia

I'm just a little bit caught in the middle I try to keep going but it's not that simple I think I'm a little bit caught in the middle Gotta keep going or they'll call me a quitter Yeah I'm caught in the middle
J’avais à peine mis un pied à l’infirmerie que le téléphone sonnait déjà. Cela venait du bureau du directeur, ou du moins de sa secrétaire. Elle disait que je devais venir sur le champ, que des nouveaux patients étaient arrivés à l’hôpital et que je devais récupérer leurs dossiers. Avant de décrocher, je lui précisais que j’arrivais le plus vite possible, en espérant que ce fichu ascenseur ne se bloque pas en plein milieu de sa course. Je fis demi-tour aussi vite que j’étais arrivée et surtout, j’arrivais plus rapidement que je ne l’avais imaginé au bureau du directeur. Une pile de dossier m’attendait, certains plus épais, signe d’un nouveau patient plus agité qu’un autre. Je saluais la secrétaire et échangeais quelques mots de politesse avec elle. Elle me rappela les ordres, ceux de lire les dossiers le plus rapidement possible, plus sur un ton de plaisanterie que le ton d’un véritable ordre. C’était toujours la même chose, récupérer les dossiers, en prendre connaissance, les laisser à disposition des gardes pour qu’ils en prennent connaissance à leur tour et enfin, les ranger dans un endroit sûr mais accessible en cas de besoin. Je hochais la tête, souriante, et la salua avant de redescendre. Dans l’ascenseur j’ouvrais le premier dossier par curiosité et survolais les quelques mots que je voyais, avant de m’attarder sur la photo. Elle n’avait pas l’air bien méchante. Elle avait même l’air plutôt normale. Mais je savais maintenant que je devais me méfier des apparences. Je ne devais plus trop me lier aux patients, quels qu’ils soient. Je devais garder mes distances.

J’arrivais de nouveau à l’infirmerie, les dossiers en main, quand je remarquais des gouttes de sang sur le sol. Je haussais un sourcil, personne ne m’avait appelé et aucune autre infirmière à l’horizon. Je soupirais. Parfois j’avais l’impression d’être la seule présente ici, d’être la seule à travailler. J’espérais juste que ce ne soit pas un patient en train de se vider de son sang. J’entrais dans la pièce et tombais presque nez à nez avec un garde. Grand, imposant même. Sa main semblait être mal en point et il fouillant dans les placards. Je le connaissais, mais je ne lui avais jamais vraiment parlé. Il n’avait pas l’air très bavard de toute façon, mais il avait l’air assez flippant aussi. Alors je préférais me méfier. Me méfier de lui comme je devais me méfier des patients. Je ne savais pas pourquoi sa main s’était retrouvée dans cet état mais il avait l’air de se débrouiller, alors je le laissais faire. Je posais les dossiers, pas du tout prête pour une journée lecture. J’allais avoir besoin d’un café ou de quelque chose de bien plus fort. Mais avant mon regard se posa à nouveau sur le garde, prête à lui proposer mon aide finalement mais il parla le premier. « Bonjour… » , répondais-je un sourire timide se dessinant sur mes lèvres. « Bien sûr, asseyez-vous. » Je me lavais les mains, avant de prendre tout ce dont j’avais besoin pour le soigner. Prenant doucement sa main dans la mienne, je commençais à désinfecter la plaie. « Je peux savoir ce qu’il s’est passé ? Si ce n’est pas indiscret… »
(c) DΛNDELION

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
THE VICIOUS ONE
PILULES AVALÉES : 117
MIROIR : Adam Driver
IDENTITÉ : sarada
A DÉBARQUÉ LE : 22/08/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Dim 16 Sep - 17:24

L'alcool délie les languesAnastasia & Aris ( Halestorm → Mz Hyde )
A peine s’était-il retourné vers Miss Volkova, qu’elle le regardait déjà. Comme si elle se doutait qu’il avait tout de même besoin d’un peu d’aide. Ou qu’il en voulait, pour être plus exact. Peut-être s’ennuyait-elle ? Sa demande ne sembla pas l’étonner. Après tout, elle devait avoir l’habitude maintenant. C’était son travail. Avec un sourire, elle lui répondit par l’affirmative. Son ton et son expression montraient qu’elle était pleine de bonne volonté. Prête à aider. Probablement pas à entendre ce qu’il avait à lui dire. En fait, il n’avait pas encore vraiment réfléchi à ce qu’il pourrait obtenir grâce à ce qu’il savait d’elle, mais il était sûr qu’il finirait par trouver… Il n’avait jamais manqué d’imagination pour ces choses-là.

N’ajoutant pas un mot, il va s’asseoir puis observe l’infirmière se laver les mains et réunir son matériel. Le sang goutte toujours au sol, mais à intervalles plus espacés. Si le flot de sang avait été étonnamment fort au début, il diminue maintenant. La douleur, en revanche, est toujours aussi vive. Lorsque la jeune femme prend sa main dans la sienne, le contact de ses doigts sur sa chair à vif lui arrache un grognement. Ah, s’il a l’occasion d’attraper Jenkins pour lui faire payer ça, il ne se gênera pas. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, le désinfectant picote la main d’Aris. Celui-ci prend son mal en patience, cherchant comment aborder le sujet qui l’intéresse. Et en même temps, contrarier une infirmière en train de vous soigner n’est pas la meilleure des idées. Alors le silence qui s’installe l’arrange bien. Il prend son temps. Cela lui laisse le loisir de l’observer, d’étudier son comportement naturel pour y chercher une faille. C’est également l’occasion de chercher quelque chose susceptible de l’intéresser. Grace à son statut, il a ses entrées dans toutes les pièces de l’hôpital, à de rares exceptions près. Mais il n’a pas accès aux armoires, souvent fermées à clef. Aux médicaments. Aux produits potentiellement dangereux… Une pile de dossiers se trouve là, probablement amenée par Anastasia. Lui-même y a accès à loisir alors cela ne l’intéresse pas. Un instant, il se demande si parmi les nouveaux se trouve quelqu’un d’aussi agressif que Lexie…

La brune finit par rompre le silence. Et sa question arrange bien le garde. Sans le vouloir, pleine de bonnes intentions à son égard, elle rentre dans son jeu. C’en est presque trop facile. A l’ordinaire, il n’aime pas que l’on se mêle de ses affaires. Il se serait contenté de répondre « Non » d’une voix ferme et glaciale. Mais là, il n’aurait pu espérer meilleure introduction du sujet. Reportant toute son attention sur elle, il se tient bien droit, cherchant à capter son regard. Il observe chacun de ses gestes, les mouvements de ses mains occupées à soigner la sienne, les allés et venues de ses yeux, les contractions de son sourire timide.

« Ce n’est pas indiscret. » Commence-t-il en se délectant du suspens qu’il instaure. Cela n’a probablement aucun effet sur elle, puisqu’elle ne se sent pas concernée par la situation. Mais il savoure les fractions de secondes qui s’écoulent entre chaque mot, prêt à lâcher une bombe. « Je crois que Miss Jenkins n’a pas apprécié que j’intervienne dans ses affaires personnelles. » Il ajoute cette phrase d’un ton détaché, comme s’il parlait de n’importe quelle patiente. Peut-être est-ce le cas. Peut-être Miss Volkova se fiche-t-elle bien d’entendre parler de cette femme. Peut-être a-t-il fait erreur en l’entendant, quelques jours plus tôt. Alors il guette sa réaction avant d’en dire davantage. Il se contente d’ajouter une simple question. « Je suppose que vous la connaissez ? »
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 816
MIROIR : katie mcgrath
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/jeune padawan signature/exordium
A DÉBARQUÉ LE : 12/12/2016

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans, je suis née le 16 décembre 1988 en URSS
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Mar 18 Sep - 0:12

L'alcool délire les langues
aris & anastasia

I'm just a little bit caught in the middle I try to keep going but it's not that simple I think I'm a little bit caught in the middle Gotta keep going or they'll call me a quitter Yeah I'm caught in the middle
Prête à proposer mon aider au garde, il parlait avant moi. Naturellement, j’acceptais de l’aider et le laissais s’asseoir alors que je me lavais les mains. Je prenais tout ce dont j’avais besoin pour le soigner, pas grand-chose à vrai dire, et posais le tout à proximité alors que je me positionnais de façon à pouvoir le soigner correctement. Je prenais sa main dans la mienne pour regarder de plus près, tout en faisant attention mais ce dernier lâcha tout de même un grognement. Si le sang semblait moins couler qu’avant, la douleur elle était toujours présente. On dirait qu’on l’avait mordu. Et si, en temps normal ou même seulement dans un autre lieu, j’aurais pu (et j’aurais dû) être étonnée de voir ça, à Ostrov je ne l’étais pas. Je n’étais plus étonnée par rien entre ces murs. Que ce soit des patients ou même des membres du personnel. Mais je me taisais, je faisais mon boulot sans rien dire. Et par la même occasion, j’essayais de survivre. Sans un mot, je commençais à désinfecter sa main. J’étais tout de même assez curieuse de savoir qui lui avait fait ça. La liste des suspects pouvait s’avérer très longue, et j’en aurais pour un moment à me passer tous les noms dans ma tête. Alors je demandais, tout simplement. Espérant tout de même qu’il me réponde. Même si finalement je finirais bien par entendre que untel à mordu le grand garde au visage fermé.

Il marque une pause après m’avoir assuré que ce n’était pas indiscret. Pendant ce cours instant de silence, j’arrêtais de désinfecter sa main. Ça n’avait pas l’air trop grave, mais pour le reste de la journée il valait certainement mieux poser un pansement. Je posais alors le coton que je venais d’utiliser et le garde reprit la parole. « Je crois que Miss Jenkins n’a pas apprécié que j’intervienne dans ses affaires personnelles. » Mon visage se ferma à l’entente de ce nom. Lexie évidement. Elle était en tête de liste de ma liste de suspect. Au début je pensais la connaître et finalement je m’étais rendue compte que… Non. Ce n’était que maintenant que je la connaissais réellement. Et comme s’il avait pu lire dans mes pensées, le garde me posa la question.

Rapidement ma dernière rencontre avec Lexie me revint en mémoire. Je la revoyais. J’avais beau avoir bu, je me souvenais des moindres détails. Lexie. Le parc. Cette emprise de laquelle je n’arrivais pas à me libérer. Je marquais une pause, dans mes gestes, dans nos paroles. Pause certainement trop longue pour paraître normale. Mais je n’arrivais pas à me retirer ce mauvais souvenir du crâne. Même l’alcool n’y aidait pas.

Ne reprenant qu’à moitié mes esprits, juste assez pour faire mon travail correctement, je préparais à pansement dit humide pour la plaie du garde. « Bien sûr. Comment ne pas la connaître… Je suppose que vous avez lu son dossier… » Je commençais à lui mettre le pansement, un triste sourire dessiné sur mes lèvres. « C’est un peu notre célébrité, ici. »

(c) DΛNDELION

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
THE VICIOUS ONE
PILULES AVALÉES : 117
MIROIR : Adam Driver
IDENTITÉ : sarada
A DÉBARQUÉ LE : 22/08/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Dim 23 Sep - 0:08

L'alcool délie les languesAnastasia & Aris ( Halestorm → Mz Hyde )
Son expression change. Elle qui semblait joyeuse et souriante quelques instants plus tôt, se ferme immédiatement. Les traits de son visage n’affichent pas de surprise, comme si elle s’attendait un peu à cette réponse. A vrai dire, ce n’est pas si étonnant. L’infirmière connait bien cette patiente, probablement mieux que lui. Alors elle sait de quoi la jeune femme peut être capable. Mais en l’observant, Aris constate qu’elle est ailleurs. Elle ne semble plus très concentrée sur ce qu’elle fait, réfléchissant à autre chose. Alors il lui demande, enfin, rentrant dans le vif du sujet qu’il souhaite aborder, si elle la connait. La question, même si elle peut sembler anodine, pour faire la conversation, n’a rien d’innocent bien entendu. Le garde ne s’embarrasse jamais de paroles inutiles s’il ne peut pas en tirer quelque chose. Faire la conversation n’est pas son genre.

Presque immédiatement, Miss Volkova s’arrête. Elle ne répond pas, ne bouge plus. Dans le mile. La réaction de la jeune femme est assez proche de ce à quoi il s’attendait. L’irlandais n’a jamais comprit cette façon d’agir d’ailleurs. Si avoir des relations sexuelles ne l’a jamais attiré, il en va de même avec les relations tout court. Il ne saisit pas ce lien qui peut les unir. Est-ce uniquement du sexe ? De l’affection ? De l’amitié ? De l’amour ? La nuance est trop maigre pour qu’il la comprenne. Dans tous les cas, l’arrêt de l’infirmière, son « blocage » à l’entente de ces mots montre qu’il ne s’est pas trompé. Après un moment sans rien ajouter, elle reprend enfin ses esprits, du moins en apparence. Ses doigts reprennent leur activité, s’occupant du pansement. Mais son air est lointain. Lorsqu’enfin sa voix s’élève, elle semble presque hésitante. Le sourire que la jeune femme arbore n’a rien d’un vrai sourire, chaleureux et enthousiaste. Comme celui avec lequel elle l’accueillait. Même Graham y sent une certaine tristesse. Ces sentiments lui sont, majoritairement, étrangers, mais il capte un changement dans son attitude.

En finissant par un « C’est un peu notre célébrité, ici. », elle applique le pansement sur sa main. Le contact avec le produit pique encore un peu, mais rien d’insupportable. En revanche, le ton est équivoque. C’est elle, que cela pique. Elle tait ce qu’elle voudrait dire, ce qu’elle pense. Elle y met un filtre pour en faire une généralité.

Néanmoins, il y a surement autre chose. Autre chose que ce qu’il a entendu ou que ce qu’il pense voir. Mais il est incapable de mettre le doigt dessus. Les plaintes qu’il avait surprit l’autre jour, à travers la porte de sa chambre n’étaient pas tristes. Agacées, énervée, rancunières… Mais il avait du se passer autre chose que le ton de la jeune femme change si soudainement. Cela ne lui fait pas grand chose. Aris ne ressent aucune pitié, aucune compassion, peu importe ce qu’il a pu se produire. Mais il veut savoir ce que c’est. Il veut cerner la totalité du problème. Comprendre les enjeux. Ainsi, il sera plus à même de savoir quelle attitude adopter. Et surtout quoi en tirer.

Depuis qu’il a posé la question, l’irlandais observe l’infirmière. Il la dévisage, sans gêne. Ce n’est pas comme si cela pouvait changer grand chose de toute façon. Il doute qu’elle ose lui faire la remarque. Il laisse un instant passer, pour que la jeune femme termine son travail avant d’avoir autre chose sur quoi se concentrer. Pendant ce temps, il réfléchit à la formulation de sa question. Il n’est pas du genre à tourner autour du pot bien longtemps. Il sait, maintenant, qu’il ne s’est pas trompé. Qu’il a bien entendu ce qu’il lui semblait. Alors autant aborder le sujet tout de suite.

« Miss Volkova. Quelles sont vos relations avec Miss Jenkins ? » Commence-t-il enfin, après un coup d’oeil à son pansement. Toujours assis en face d’elle, il continue, d’une voix toujours indifférente. Comme si la question n’avait pas d’importance. Elle ne le touche pas, alors, à quoi bon y mettre du sentiment ? « Je suis déjà au courant de certaines choses qui se sont produites entre vous… Mais j’aimerais vous l’entendre dire… sobre. » Il reporte son attention complète sur elle. Il repense à sa voix plaintive alors qu’elle avait trop bu. Alors, comme une précision importante, il ajoute : « Visiblement vous avez besoin d’en parler… Et votre secret est bien gardé avec moi. »

©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 816
MIROIR : katie mcgrath
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/jeune padawan signature/exordium
A DÉBARQUÉ LE : 12/12/2016

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans, je suis née le 16 décembre 1988 en URSS
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Sam 10 Nov - 11:39

L'alcool délire les langues
aris & anastasia

I'm just a little bit caught in the middle I try to keep going but it's not that simple I think I'm a little bit caught in the middle Gotta keep going or they'll call me a quitter Yeah I'm caught in the middle
Les souvenirs de ma dernière rencontre avec Lexie étaient encore parfaitement ancrés dans ma mémoire. Impossible d’oublier. Impossible de ne pas repenser à ses gestes brusques, mauvais. A ses mains sur mon corps. Mes pleurs, mes supplices pour qu’elle arrête. Tout était gravé au fer rouge dans mon esprit. Même l’alcool que j’avalais ne m’aidait pas à oublier. Mais je ne disais rien. Ne rien montrer était plus difficile tellement j’avais mal. Je n’arrivais pas à m’empêcher de changer d’attitude. Cela c’était fait tout naturellement. J’essaye de parler de Lexie de manière objective, en espérant qu’il arrête de parler d’elle. Elle l’avait mordue, soit. Il était en train d’être soigné, pas besoin d’en faire tout un plat. Elle serait punie pour ça. Pas pour ce qu’elle m’avait fait. Mais pour cette morsure elle le serait. Mais je ne disais rien. Silencieuse, je terminais de poser le pansement sur sa main, sentant le regard du garde posé sur moi. C’était fini, j’espérais qu’il comprenait qu’il pouvait partir. Je n’avais même pas besoin de remerciement, pour les politesses on repassera, je ne voulais juste plus entendre parler de Lexie Jenkins.

Et j’avais réellement besoin d’un verre.

Je commençais à rassembler dans mes mains ce que j’avais utiliser pour le soigner, prête à lui permettre officiellement de s’en aller mais l’irlandais ne semblait pas être du même avis.

Mes relations avec Miss Jenkins ? Compliquées. Très compliquées. C’était même pire que ça, en fait. Malsaines, sûrement. Dangereuses. Destructrices. Mais encore une fois je me taisais, j’allais nier parce qu’on ne devait pas savoir. De plus je le connaissais à peine. Alors je ne savais pas si je pouvais, ou même devais, le faire confiance.

« Je suis déjà au courant de certaines choses qui se sont produites entre vous… Mais j’aimerais vous l’entendre dire… sobre. »
шлюха*, il savait. Je ne savais pas comment, mais il savait. Ça se voyait sur son visage qu’il ne mentait pas, ça se sentait. Ou alors il était vraiment très, très doué. « Comment vous… Comment vous savez ? » J’aurais pu nier, mais j’avais la sensation que ce n’était pas la peine. Nier quand on savait était encore pire que nier quand on ne savait pas. Et la dernière fois que je n’avais rien avoué, ma mère avait été tué. « C’est terminé. Il n’y a plus rien entre nous et il n’y a… Jamais rien eu. Je ne veux plus en entendre parler. » Plus jamais.

Laissez-moi oublier Lexie Jenkins, дерьмо*.

Spoiler:
 

(c) DΛNDELION

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
THE VICIOUS ONE
PILULES AVALÉES : 117
MIROIR : Adam Driver
IDENTITÉ : sarada
A DÉBARQUÉ LE : 22/08/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Mar 13 Nov - 0:44

L'alcool délie les languesAnastasia & Aris ( Halestorm → Mz Hyde ) En silence, l’infirmière termine son travail. Elle pose le pansement, doucement. Fini. Plus qu’à attendre que cela ne cicatrise. Et que Jenkins paye pour ça. Volkova se lève, récupérant les compresses et morceaux de pansement pour les jeter.

« Merci. » Le mot résonne, sincère. Elle a fait ça de façon bien plus rapide et plus propre qu’il ne l’aurait fait. Surtout avec une main en moins. Certes, c’est son métier. Mais elle aurait aussi bien pu lui dire d’aller se faire voir. Ça n’aurait pas été la première fois. Ni la dernière. Ce n’est pas comme si les autres préféraient trouver des excuses pour filer à l’anglaise plutôt que se retrouver seuls avec lui. Même si l’attention ne le touche pas, il apprécie le service. L’irlandais plie la main, doucement, comme pour évaluer la gêne occasionnée par le pansement et la plaie. Ce n’est pas agréable, bien évidemment, mais c’est moins douloureux qu’il ne le pensait.

Mais le remerciement ne dure qu’un temps. Comme tout ce qui touche de près ou de loin à une quelconque émotion. Ses phrases s’échappent finalement de ses lèvres, provoquant une réaction presque immédiate. Touché. Elle ne nie pas. Ou pas tout à fait… Il n’y a jamais rien eu hein ? Alors les plaintes étaient dues à trois fois rien sans doute… Il n’y connait absolument rien en matière de sexe, et encore moins en histoires d’amour. Mais il se doute bien qu’il y a autre chose. La formule n’est pas choisie au hasard. Et puis… il a provoqué trop de souffrance pour ne pas la reconnaitre quand il la voit passer sur un visage. La question, maintenant, est de savoir à quel point il a pu passer à côté de choses qui auraient eu lieu ces derniers jours. Depuis qu’il l’a entendue.

Aris se recule, se laissant retomber contre le dossier de son siège. Il laisse ses doigts croisés, les mains posées sur ses cuisses. Ce n’est pas un interrogatoire. Croiser les bras n’est pas nécessaire, le but n’est pas d’avoir l’air fermé. Mais d’un autre côté, il ne sait pas jouer la comédie. Il ne sait pas prendre un air compatissant, ni rassurant. Alors, le visage toujours neutre et presque froid, il continue de l’observer.

« Disons simplement que les chambres ne sont pas très bien insonorisées… » Commence-t-il pour la mettre en garde contre les plaintes bruyantes en état d’ébriété. Rapidement, il se reprend pour ne pas laisser de doute sur ce qu’il a entendu. « Alors si vous voulez vous plaindre d’un patient, faite le à voix basse. Enfin, si vous voulez en parler, je doute qu’il y ait beaucoup d’oreilles attentives ici. » Il ne prétend pas l’être, ne se servant de ce qu’on lui confie que comme d’une monnaie d’échange pour obtenir autre chose. Mais à défaut, il ne fait pas partie de ceux qui colportent des rumeurs. Qui voudrait les entendre, de toute façon ? Qui voudrait écouter le pariat, l’oiseau de malheur de l’hôpital ? Alors il garde, il retient tout ce qu’il entend. « Néanmoins, je pense qu’elle n’a pas encore été punie pour ça » ajoute-t-il en levant la main qu’Anastasia vient de soigner. Le collègue qui l’a débarrassé d’elle ne doit pas avoir eu le temps de l’emmener en salle de punition, de la calmer et de la punir. Surtout Lexie. « S’il faut lui toucher deux mots de votre part… Même sans évoquer l’ombre de votre nom, mais lui faire comprendre qu’elle a fait quelque chose de mal… » Il baisse la main, ainsi que les yeux. Il cesse de l’observer un instant, ne se voulant pas encore trop insistant. Si elle ne lui dit pas ce qu’il veut entendre, il sera plus clair.

« Il n’y a pas grand chose qui me fasse vraiment horreur. Mais ÇA… » Finit-il en insistant sur le dernier mot. Il ne connait rien aux relations amoureuses. Ni même aux relations humaines à vrai dire. Mais la lâcheté et le manque d’honnêteté le débectent. Les relations malsaines qu’il entretient avec certains, il ne les fait pas passer pour autre chose.  
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 816
MIROIR : katie mcgrath
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/jeune padawan signature/exordium
A DÉBARQUÉ LE : 12/12/2016

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans, je suis née le 16 décembre 1988 en URSS
avatar

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   Mer 14 Nov - 17:37

L'alcool délire les langues
aris & anastasia

I'm just a little bit caught in the middle I try to keep going but it's not that simple I think I'm a little bit caught in the middle Gotta keep going or they'll call me a quitter Yeah I'm caught in the middle
Dos au garde, je commençais à ranger ce dont je n’avais plus besoin. J’avais terminé de le soigner, mais j’avais bien compris qu’il ne partirait pas tout de suite. Il me parlait de Lexie, mais plus pour sa morsure. Non. Il me parlait de Lexie et moi. Je n’étais absolument pas concentrée, écoutant presque malgré moi les paroles de l’Irlandais. J’abandonne rapidement l’idée de ranger, je le ferais plus tard. Je pouvais aussi partir, le laisser planter pour qu’il comprenne que je n’avais pas envie de parler de Lexie Jenkins. Pas maintenant. Pas plus tard. Jamais. Mais si je partais maintenant, il y avait des chances qu’il revienne à la charge un peu plus tard. Il n’avait pas l’air d’être le genre de personne à lâcher le morceau aussi facilement. Je regarde sa main, que je venais de soigner. Lexie allait être punie pour ça, et c’était normal. C’était les règles ici. Un patient dépassait les bornes, il était puni. Qu’il ait fait du mal à un autre patient ou… à un membre du personnel. Elle n’était pas encore punie pour la main de Graham ni pour… ça. Et elle ne le serait certainement pas, vu que je n’avais rien dit. Il propose d’en toucher deux mots à la patiente, et je ne comprends pas. Je ne comprenais pas de quoi il parlait. Qu’est-ce qu’il savait exactement ? De quoi était-il au courant ? A quel point connaissait-il l’histoire entre Lexie et moi ? « Je… » Je ne savais pas quoi lui dire. Au fond je voulais voir Lexie être punie pour ce qu’elle avait fait. Même si ce n’était pas de ça dont il parlait, je pourrais lui dire que oui. Il devait lui toucher deux mots. A sa façon, très certainement.

« Il n’y a pas grand chose qui me fasse vraiment horreur. Mais ÇA… » Je le regardais. Il savait vraiment tout. Je ne savais pas comment, mais il savait. Le garde était au courant. Je n’avais rien dit à personne pourtant. Mais il savait. D’un seul coup, je me demandais. Qu’est-ce que j’avais fait en revenant du parc cette nuit-là ? J’avais tellement bu que je n’étais plus certaine de m’en souvenir. Je m’étais réveillée dans ma chambre le lendemain mais est-ce que j’avais fait quelque chose d’autre ? Est-ce que j’avais parlé dans ma chambre, encore ? Est-ce que j’étais allé voir quelqu’un pour lui dire ce qu’il venait de se passer, et est-ce que Aris avait tout entendu, d’où sa remarque sur l’insonorisation des chambres ?

Quelqu’un était au courant, je ne savais pas comment il l’avait su, mais peut-être que cette personne serait prête à me croire. Visiblement, il ne connaissait pas mes antécédents et ça n’était pas plus mal. Mon cœur se serrait, les larmes me montaient aux yeux et certaines s’en échappèrent rapidement, roulant sur mes joues. « Je… » Ma voix se brisait déjà et rapidement j’essuyais les larmes présentent sur mes joues. « Je ne voulais pas… Je l’ai supplié d’arrêter mais… » Elle n’avait pas arrêté. Je tremblais en repensant à cette nuit-là. En ressentant les mains de Lexie sur mon corps, ma bouche. Ses doigts en moi. « Je ne voulais pas ça… »

(c) DΛNDELION

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]   

Revenir en haut Aller en bas
 

L'alcool délie les langues [Anastasia & Aris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» L'alcool réchauffe les coeurs et délie les langues~ [18+]
» Tu noies tes chagrins dans l'alcool ? Méfie-toi, ils savent nager. [PV Jennyfer Shepard]
» Bonjour dans toutes les langues
» SUJET TERMINE - L'alcool, les bêtises, toi et moi. [Allie]
» F.A.Q. langues elfiques

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House :: The infirmary-