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 I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.

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MessageSujet: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Mer 1 Aoû - 19:01

I'VE TOLD A MILLION LIES BUT NOW I TELL A SINGLE TRUTH
o c t a v i a n





Couchée sur son lit, elle fixait le plafond la tête dans les nuages. Cette endroit est glauque et terrifiant. Que fiche-t-elle ici ? Son but n'était pas juste d'aider les gens en aidant les gens comparé à ce que peuvent sortir des milliers d’infirmiers. Elle se sent coupable, terriblement coupable. S’occuper des problèmes des autres aide à oublier, seulement pendant quelques heures certes mais elle oublie. Au moins ici elle a toujours quelque chose, parfois elle travaille pendant la nuit.

Oksana déteste la nuit. C'est sombre, silencieux et on s'y sent seule. Lorsqu'elle est seule elle se remémore de toutes les infimes mauvaises choses qu’elle a faites. Voilà pourquoi elle est ici, pour ne pas être seule.

Well I'm just a slave unto the night.

Il y a quelques temps, elle a dû soigner un jeune homme nommé Octavian à cause de ses mutilations. En voyant les dégâts, elle n’avait pas pu s'empêcher de faire une moue triste. Elle ne comprend pas pourquoi les personnes qui se mutilent se raccrochent à cette douleur. Puis elle l’avait soigné, sans dire un mot en faisant tout son possible pour ne pas lui faire mal. De toute façon que pouvait-elle dire ?

Don't tell me that I'm wrong I've walked that road before.

Au fond elle voulait l'aider, comme pour toutes les personnes enfermées ici, mais elle n'allait certainement pas le pousser à la confidence alors qu'ils ne se connaissaient ni d’Adam ni d’Eve.

Elle le croisait souvent dans les couloirs et à chaque fois elle le saluait avec un mince sourire. Un jour, il l’a invité à prier avec lui et elle a accepté même si elle n’avait jamais prier de sa vie. Son père a toujours eu une grande foi en Dieu, en revanche sa mère était musulmane. Oksana croit en Dieu mais n’a jamais choisi à être chrétienne ou musulmane. Elle n’a jamais été religieuse, mais croire en un être puissant l'aide en quelque sorte à garder espoir.

Aujourd'hui allait donc être sa première prière et peut-être apprendra-t-elle à en savoir plus sur Octavian. Elle aime beaucoup ce prénom, Octavian. Il ressemble plus au moins au sien et elle n’a jamais entendu un prénom pareil. Certainement parce qu'elle n'est pas très sociable.

Elle s'est levée avec difficulté. Oksana a toujours eu quelques difficultés à tenir debout et à marcher. Elle n’a pas vraiment de force et reste souvent allongée. Ses jambes tremblotes parfois et elle s’essouffle rapidement.

La brune pousse la porte de sa chambre et s’en va en direction de la chapelle. Elle n’y est jamais allée d'ailleurs, elle observe donc les lieux avec attention. Elle s’assoit quelque part afin d'attendre le jeune religieux. Oksana tire les manches de son pull pâle pour jouer avec afin de passer le temps.

Comme à son habitude, son esprit ne reste pas longtemps connecté à la réalité. Que devient sa famille ? Est-ce qu'ils sont fiers d’elle ? Elle n'en sait trop rien. Elle ne leur donne pas trop de nouvelles, et elle n'aime pas en donner. Les voir en vrai est franchement mieux que de simples lettres.

Un bruit la ramène à la réalité.

So why, I bet my life, I bet my life for you.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Mer 1 Aoû - 22:42

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Assis. Sur mon lit. Beaucoup trop de pensées. Ma tête qui explose. Mes yeux qui peinent à se fermer. Je m’ennuyais. Non, je me lassais de cet endroit où la peinture ne m’était guère accessible ; j’avais l’irrésistible envie de peindre, quitte à utiliser mon sang, quitte à me tuer ; et me tuer était certainement une sorte de libération pour le monde, moi qui n’avait jamais péché, mais qui pourtant était un péché. Mon existence l’était. Que Dieu me pardonne, que Dieu me bénisse. Je pensais pourtant qu’il m’avait béni, on me le disait souvent, cela. Mais personne ne m’avait jamais béni. Personne, pas même Lui. Lui, le Seigneur si tout-puissant que cela lui donnait le droit de nous torturer, nous pauvres âmes égarées que nous étions. Je lâchais un soupir ; je ne quémandais qu’un peu de peinture, un peu de couleur afin d’obtenir toujours plus de choses davantage moches que belles. Pourquoi certains priaient Satan ? Pourquoi certains se détournaient de Dieu de la sorte ? Je commençais à me douter de cette raison-là. Du pourquoi, vous savez. Un autre soupir franchit mes lèvres. Je me levais calmement de mon lit, et réfléchissais avec tranquillité. Ne pas se brusquer. Rester en harmonie avec ses pensées, les trier et les ranger proprement, afin d’éviter un nouveau massacre.

Il y avait cette psychologue. Irène Vasilis. Pour nos « séances médicales », elle me ramenait des feuilles blanches. Plus blanches que mes toiles, plus vides que mon âme. Mon âme errante et désespérante, remplie d’une certaine animosité envers cet enfer dans lequel, maintenant, je vivais depuis quelques temps. Je ne supportais plus autant de fautes de la part de mes « confrères ». Ils méritaient la pire de toutes les sanctions. Irène, pas vraiment, non. Elle essayait de me comprendre, à sa façon, et avait même accepté de dessiner pour éviter que les feuilles ne dévoilent ses plus grandes fautes ; celles qu’elle avait du commettre à de nombreuses reprises, je supposais. Et il y avait cette apprentie que j’avais pris sous mon aile. Pimprenelle. Elle était sympathique, et surtout elle ne se mettait pas en colère ; elle avait ces airs innocents que seuls les plus grands farceurs possédaient. Je la savais autant pécheresse qu’une autre en Enfer, mais elle me démontrait une forme d’amabilité que je ne connaissais pas. Elle était fortement intéressée par toutes ces petites choses moches que je faisais, et cela me fit un grand plaisir. Il y avait également cet étrange jeune homme. Le colérique, Mason. Bien que pécheur, j’en étais certain, il n’en demeurait pas moins un artiste, et j’appréciais ce qu’il faisait. Tout était dans la laideur, lui aussi.

Et maintenant, depuis peu, il y avait cette infirmière. Oksana. Dans le plus grand des silences, elle avait pansé de son mieux mes plaies ouvertes. Celles-la même qui m’avaient été utiles pour peindre sur les murs de ma chambre aux tons fades et fautifs. Je ne voulais pas rester dans cette ambiance des plus vierge ; il me fallait provoquer le destin, il me fallait une fois de plus pécher afin de soulager ma conscience. Alors je m’étais mis en tête de me tailler quelque peu les veines, d’en extraire le liquide vermeil, et d’enfin offrir aux murs blancs une laideur rougeâtre. Cela avait eu l’effet escompté puisque j’avais réussi à dessiner le visage de Pimprenelle. Celui d’Irène également, et j’avais maintenant Mason à mes côtés. Je devais retenter l’expérience, au moins pour la faire. Oksana. Nous nous étions recroisés dans les couloirs, de temps en temps, et elle m’offrait un mince sourire, qui ne signifiait que peu de choses, je supposais. Pourtant, elle était fascinante. Elle avait été silencieuse, ne m’avait pas demandé les raisons de mes agissements, et avait été des plus professionnelles, surtout. Je l’avais bien observé, sa timidité et elle. Et cette aura si doucereuse qui émanait de tout son être me fascinait, m’obsédait. Je lui avais ainsi proposé de prier à mes côtés. Et aujourd’hui était le bon jour. Nous allions prier.

Je sortais ainsi de ma chambre, elle qui possédait maintenant trois portraits rouges, et dont le quatrième allait bientôt apparaître, et je me mis à marcher, doucement, puis à une allure pressée. Je ne voulais certainement pas ce moment de prière à ses côtés. Et surtout, je ne voulais pas que le sujet de mon nouvel intérêt ne s’échappe trop rapidement. Alors, lorsque j’atteins la chapelle et entrais à l’intérieur, je du vous admettre être soulagé. Soulagé de la voir assise à m’attendre. Je m’avançais vers elle rapidement, et, sur mon passage, fis un bruit qui sembla la reconnecter à la réalité. Je lui offris un léger sourire en guise de salut, et m’installais. Pourquoi serais-je fidèle à Dieu si elle n’était pas une pécheresse ? Il me demandait pourtant de poursuivre mon devoir ; elle n’était qu’une parmi tant d’autres. Et sans doute avait-Il raison. Dieu avait toujours raison. Aujourd’hui, néanmoins, je décidais de faire abstraction du Seigneur, quelques instants dans ma vie ; j’étais en Enfer, où irais-je après tout ?

« Vous pensez qu’Il nous écoute, ou qu’Il n’a de cesse de se pavaner dans son palais céleste, à nous observer dans les profondeurs infernales qu’Il avait créé dans le but de faire de nous ses prisonniers ? »

Je plissais légèrement des yeux et l’observais calmement.

« Avez-vous déjà douté du Seigneur ? »

En ce qui me concernait, je devais bien avouer avoir déjà douté de ses intentions ; le Seigneur était-il un être aussi bienveillant et bon que le décrivait ce prêtre que j’avais tué, lui qui avait si souvent péché en lavant les crimes de ces femmes, dont ma mère faisait notamment parti ? Ce même homme qui avait fait de mon existence un péché en permettant ma création dans des conditions plus effroyables les unes des autres ? Je ne supportais pas les pécheurs. Je ne les supportais pas, et ne les supporterais jamais. Mais peut-être Dieu les tolérait, alors je les tolérerais. Je le jurais devant le Seigneur et sa toute-puissance incontestable.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Jeu 2 Aoû - 1:23

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I Love You All The Time - Imagine Dragons.

I’m fueled up and high

Une ambiance assez spéciale régnait ici, différente de celle dans l’asile. C'est une remarque plutôt positive. Oksana se sentira bien dans chaque lieu qui n'aura rien avoir avec cet asile de malheur. Heureusement qu'il y avait des espaces différents. Cela fait de peu de temps qu'elle est là et pourtant elle a l'impression que toutes les personnes autour d'elle lui pompent son moral et sa positivité. Les patients ont chacun une aura différente, la plupart lui font froid dans le dos. Elle se répète pourtant de ne pas juger un livre à sa couverture.

Pour l'instant, elle ne connaît personne mis à part Octavian. Celui-ci a d’ailleurs été son premier patient. Si elle reste seule dans la bâtisse elle ne le supportera pas. Oksana a toujours été dépendante des autres, elle a besoin d’amis et d’affection. En parlant d’Octavian, elle ne peut s'empêcher de repenser à l'image de sa peau rougeâtre dû à ses coupures. Au fond, elle espérait ne pas le revoir à cause de ses mutilations. Ce genre de chose peut rendre addict, et elle ne le souhaite à personne.

I can tell by that look in your eye you're looking and all you see is another guy. I can tell you're gonna take your love away.

De retour parmi le monde des vivants, elle relève la tête vers la provenance du bruit et découvre justement celui qu’elle attendait se dirigeant vers elle. Il lui offre un léger sourire auquel elle ne put s’empêcher de lui rendre un sourire bien plus grand que ceux qu’elle lui avait offerts. Les yeux de la brune suivent les moindres faits et gestes d’Octavian. Elle ne le connaît pas et ne sait pas comment agir en sa présence. Oksana a toujours joué un rôle face aux inconnus pour donner bonne impression, calquant simplement son caractère à ceux d’autrui.

A smile on my face, no reason to cry.

Une question s’échappa d’entre ses lèvres pour lui demander son avis sur le Seigneur. Enfin, il ne lui a pas demandé directement, mais elle l’a pris ainsi. Qu’est-elle censée dire ? Elle pince ses lèvres rosées réfléchissant à toute allure. Doit-elle douter du Seigneur ? Répondre simplement à question ou bien dire quelque chose complètement à côté de la plaque ? La brunette n’osait jamais donner son avis et s'exprimer par peur d'être stupide. Étrangement, elle se sentait plutôt à l’aise en présence du brun. Il ne possède pas vraiment une aura terrifiante comme les autres, il possède une aura intrigante.

I can tell by that look in your eye. You're looking and all you see is another guy. I would beg you if I thought it would make you stay.

Elle décide de se lancer et réfléchit rapidement à une phrase pas idiote.

《 Hum … Je pense plutôt qu’il a créé cet endroit hostile pour punir et donner une chance de ressentir la culpabilité. Culpabiliser c’est être humain et non un monstre. répond Oksana d’une voix hésitante et n’osant pas le regarder dans les yeux. Puis, elle poursuit. J’ai déjà douté du Seigneur, je me suis souvent demandée pourquoi un être aussi parfait pouvait laisser des horreurs à des personnes innocentes ? Tout simplement parce que Dieu doit être la seule perfection. Il doit éliminer ses concurrents, leur donner une faiblesse ou bien les faire sombrer. 》

Au final, Oksana s’est plus exprimée que prévu. Ses pupilles bleuâtres presque verdâtres se dépose sur le sol afin d'éviter au maximum tout contact visuel. Comme on dit, les yeux sont les portes de l’âme. Si sa vision de Dieu est stupide, elle n’a pas envie de lire la moquerie dans ses yeux.

《 Et vous ? 》

Assez parler d’elle ! Elle n'aime pas parler beaucoup et préfère bien mieux écouter. La brunette relève la tête en se mordillant les lèvres. Tant pis pour les fenêtres de l'âme, elle plonge son regard dans le sien attendant sa réponse.

If I call you up, you're never at home.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Jeu 2 Aoû - 15:15

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Ce bruit accidentel que je venais de faire avait permis à l’infirmière de se reconnecter à la réalité. Où s’était-elle perdue ? me demandais-je en fronçant légèrement les sourcils. Je me détendais à l’instant où je lui offris un léger sourire ; elle m’en rendit un beaucoup plus grand que tous ceux qu’elle avait pu me montrer alors que nous nous croisions dans les couloirs, de temps à autre. Après qu’elle ait pansé mes blessures, mes plaies sanglantes, elle m’avait recroisé, et nous nous saluions convenablement. Je ne pouvais pas la tutoyer, là où certaines personnes avaient davantage de facilités. Il m’en fallait l’autorisation. Pensez donc que les vampires, ces créatures hideuses et qui allaient à l’encontre des valeurs de la religion, étaient quelque peu mes semblables, là où j’attendais l’autorisation du tutoiement, et là où ceux-ci attendaient l’autorisation de l’entrée dans une demeure. Toutefois, je n’étais pas un nuisible comme eux, et je n’allais pas non plus à l’encontre de ma religion. De celle de Dieu. Je m’installais donc à ses côtés et commençais à lui parler calmement, tout en lui posant de façon indirecte une question.

Je la vis se pincer les lèvres, tout en réfléchissant, supposais-je, tandis qu’elle devait se poser mille et unes questions à propos de la façon dont elle allait pouvoir me répondre. Je ne voulais pas qu’elle soit forcément de mon avis, mais je voulais le sien. C’était sans doute pour cela que je l’avais questionné, elle, et non pas moi. Ni même le Seigneur. Finalement, elle sembla s’être mise en accord avec ses pensées, et se lança à la conquête de la réponse. Elle m’avouait donc qu’elle pensait qu’il avait créé cet endroit hostile pour punir et donner à la fois une chance de ressentir la culpabilité. La culpabilité, je la ressentais chaque fois. Je culpabilisais, et je m’accusais des pires fautes qui puissent exister -je ne m’accusais pas souvent d’être victime de la Colère puisque je n’avais rien de bien colérique. Elle me disait donc que culpabiliser, c’était être humain et non pas un monstre. Je n’étais pas un monstre, c’était un bon point pour mon soulagement personnel. Elle enchaînait ainsi sur ma question ; doutait-elle du Seigneur ?

Voyez-vous, je ne savais pas réellement s’il lui était arrivé de douter du Seigneur, et je ne savais même pas si elle y croyait autant que moi ou qu’un autre religieux, mais je lui avais tout de même posé la question et attendais sa réponse. Elle me confessait qu’en effet, elle avait déjà douté de Lui, se demandant souvent pourquoi un être aussi parfait pouvait laisser des horreurs à des personnes aussi innocentes. Je me le demandais moi-même, mais ces personnes innocentes, n’étaient-elles pas des pécheresses, quand bien même elles furent trompeuses d’apparence ? Ce qu’elle me dit par la suite me fit penser à ce que j’avais pu dire à Irène. Selon elle, Dieu devait être la seule perfection, et éliminait ainsi ses concurrents, ne leur donnant que faiblesses, et les faisant sombrer. Je lui souris légèrement, tandis que je la vis se montrer très attentive au sol de la chapelle. Elle me retourna la question, et, tout en regardant devant moi, je décidais de lui répondre en toute honnêteté.

Toutefois, avant que je ne lui réponde, je la vois relever la tête ; je l’observe donc, et la vois mordiller ses lèvres. Elle plonge son regard d’un ton bleuté et vert à la fois, dans le mien, si moche en comparaison de son regard si beau, si splendide, si... fascinant. De nouveau, je lui offre un sourire, et, au lieu de lui répondre en regardant en face de moi comme j’en avais eu l’envie, je la regarde dans les yeux.

« Dieu est un lâche. Il nous enferme ici pour se débarrasser de nous, pour éliminer les pécheurs, pécheresses et péchés dont il ne peut nettoyer la cause. Dieu est laid. Il abandonne ses enfants, ses propres enfants, et fait passer ses intérêts avant ceux des personnes qui se battent quotidiennement pour Lui. Il pense être au-dessus de tout le monde, et Il a sans aucun doute raison ; Dieu est au-dessus, Dieu est divin et possède une puissance divine incontestable. Je doute constamment du Seigneur, maintenant qu’il m’a envoyé en Enfer, alors que je lui étais un fidèle serviteur. »

Ironie du sort, n’est-ce pas ? Je lâchais un soupir, et regardais face à moi. La vie avait beau être injuste selon certains, elle n’en demeurait pas moins une conséquence de nos actes, de nos destins qui se croisaient et se séparaient ; nous étions prisonniers des filets de Dieu, et Il nous le faisait bien savoir en nous apportant un lot de malheurs plus terrible l’un que l’autre. Là où je devrais le haïr, je ne le pouvais. Vous savez pourquoi ? Parce que Dieu était un bon moyen pour se rattacher à quelque chose de divin, à quelque chose qui méritait un tant soi peu d’attention. Et je ne supportais pas de ne pas croire en quelque chose d’incontrôlable, d’inaccessible.

« Je peux vous tutoyer ? »

Lui demandais-je donc. Je lui souris de nouveau, en la regardant, et lui dis :

« Vous avez sans doute raison. Peut-être qu’au fond, Il veut nous faire culpabiliser pour nous rendre davantage humains que monstres. Mais, comme vous venez de le dire, Dieu doit être l’unique perfection de ce monde, et ceux qui oseront tenter de le détrôner en subiront des conséquences drastiques. »


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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Jeu 2 Aoû - 20:02

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Under the water - The Pretty Reckless

Après s'être installé il lui avait demandé son avis sur un sujet qu’elle ne pensait jamais devoir aborder. Jamais personne ne lui avait demandé ce qu’elle pensait du Seigneur, son existence n’étant portée sur les miracles et les punitions qu’il a commis. Elle lui avait répondu franchement et avec beaucoup de légèreté. Si Dieu provoque les injustices alors est-il aussi parfait que l’on ne dit ? Aussi surprenant que cela puisse être, certains vivent très bien le fait que la vie soit horrible. Elle aurait aimé être comme eux, ne plus être surprise lorsqu’une horreur se produit. La vie est une démonstration de ce peut être une psychose.

Lay my head, under the sea.

Sa grand-mère. Cette femme qui ne cessait de croire qu’elle était morte. Cette femme qui ne parvenait pas à s’apercevoir dans le miroir. Elle pensait être défunte, qu’elle ne pourrait plus jamais reparler à ses proches, qu’on ne la voyait pas. Parfois elle se laissait dépérir. Couchée sur le parquet du salon, elle ne mangeait plus, ne buvait plus, ne bougeait plus. Elle avait simplement les yeux ouverts, sur un point fixe. Son coeur battait mais il n’y avait plus rien à l'intérieur. Son frère avait couru vers elle, il l’avait secouée, il avait hurlé, pleuré, perdu espoir. Oksana n’a jamais supporté les cris, l’agitation. Cela ne faisait que la stresser. Imaginez donc toute sa famille autour du corps inerte mais vivant de leur grand-mère. Seule Oksana restait à distance et ne voulait pas les regarder, la regarder.

There's not a time, for being younger.

Après lui avoir retourné la question, il lui répondit que pour lui Dieu était un lâche en la regardant dans les yeux. Ses yeux sont plutôt beau, d’un noisette profond où se reflétait parfaitement la lumière lui donnant un regard brillant. Elle fut assez surprise, pensant plutôt qu’il allait la contredire. Elle ne pouvait que le comprendre, avoir été fidèle à lui et être désormais enfermé. Peut-être était-il trop parfait justement. Ou peut-être a-t-il péché. Oksana ne sait pas pourquoi il est enfermé ici, quel crime a-t-il commis pour être enfermé dans ce lieu sinistre. Aux premiers abords il paraissait normal. Ne jamais se fier aux apparences. Après tout, il doit avoir fait des choses moches pour être prisonnier à Ostrov.

Broken lines, across my mirror.

Elle possédait son dossier médical mais elle ne l’a pas lu, mis à part pour connaître son nom, ses allergies et autres babioles dans le genre. L’infirmière s'est toujours sentie gênée d’avoir le dossier d’autrui, toutes ces informations sur eux. Rentrer dans la vie privée des autres n'est pas une chose qu’elle affectionne même si elle est curieuse sur les bords. Lui demander pourquoi s’était-il mutilé lui brûlait la langue. Elle mord celle-ci jusqu’à sentir un chaud liquide métallique afin de s'empêcher de dire quoique ce soit. C’est dans ce genre de moment où sa curiosité lui fait défaut.

Show my face, all red and bruised.

Ses yeux ont quitté les siens en soupirant. Oksana se contentait de l’observer silencieusement comme elle avait maintenant l’habitude de le faire. Elle se demandait à quoi il pensait, il paraissait bien et triste à la fois. Est-ce réellement de la tristesse ou confond-elle avec autre chose ? Il semble si rattaché à Dieu, comme dépendant de lui. Il regardait désormais face à lui, un silence prenait place jusqu'à qu’il ne brise celui-ci en lui quémandant s’il pouvait la tutoyer. Prise au dépourvu, elle balbutia quelques mots incompréhensibles avant de répondre par une phrase correcte :

《 Oui, bien sûr. Je … peux faire de même ? 》 questionne-t-elle à son tour avant de s’enfoncer dans son siège pour se faire toute petite.

And though I screamed and I screamed, well no one came running.

Son regard se repose une nouvelle fois sur elle et elle accroche directement à ses yeux. Il lui souriait mais elle se contentait de le fixer même si ses lèvres se sont légèrement soulevées vers le haut. Il lui affirme qu’elle avait sans doute raison, que Dieu doit être la seule perfection et que ceux qui oseront le concurrencer en subiront de fortes conséquences. A-t-il essayé de le concurrencer ? Elle ne sait pas vraiment si pour lui, justement, il en a subi les “conséquences drastiques”. Oksana n’a jamais eu le ressenti que la vie était injuste envers elle, elle la trouvait souvent injuste envers les autres. Sa mère avait toujours cette phrase fétiche qu’elle ne cessait de répéter : 《 Ça aurait pu être pire. 》. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle avait raison. Mais malgré tout elle se disait que si aujourd'hui elle se disait être bien dans sa vie, cela pourrait rapidement changer comme pour sa grand-mère qui a connu une fin tragique.

Aloud I pray, for calamities.

《 Vous … Tu … considères avoir subi ses conséquences ? 》 demande-t-elle afin d’assouvir sa curiosité.

No, I've never been, I've never been free.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Sam 4 Aoû - 14:40

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Le tutoiement m’était ainsi autorisé par Oksana, et cette dernière ne perdit pas de temps pour me demander si elle pouvait en faire de même. Je la vis s’enfoncer davantage dans son siège, et bien que je m’interrogeais sur le pourquoi elle faisait cela, je finis par ne pas en prendre compte -sans doute était-ce de la timidité ? ainsi donc, l’Humain était capable de ne pas pécher au quotidien ? Cela m’étonnait, mais agréablement, je devais admettre. Je lui offrais à mon tour mon autorisation, et lui souris.

Nous abordions un sujet parfois fâcheux, parfois tabou. Dieu était-il un pécheur ? Dieu était-il un être qui se voulait parfait, et éliminer ses concurrents comme le pensait Oksana ? Dieu était-il aussi lâche que je le pensais, là où il abandonnait ses plus fidèles serviteurs ? Je lâchais un autre soupir. L’injustice était une chose bien courante dans nos vies, et je me savais victime de cette injustice que je trouvais pathétique et pitoyable. Comment Diable avait-Il pu me faire une pareille offense ? Je n’étais pas une entité divine, loin de là, mais j’avais fait de mon mieux pour le servir, Lui et ses idéologies dévastatrices pour tout type de pécheurs : allant du péché le moins important au péché le plus grave, enfreignant au passage les sept péchés capitaux.

C’est alors qu’Oksana m’adressa de nouveau la parole, elle se mis à me questionner en m’interrogeant sur le fait que je pouvais ou non considérer avoir subi ses conséquences. Oh, elle devait parler des conséquences drastiques dont j’avais mentionné l’existence précédemment. En effet, je venais alors de lui dire, en admettant que son idée de Dieu était juste et qu’au fond, Il n’avait pour but que le désir ardent de nous conserver en tant qu’humains, en nous faisant ressentir de la culpabilité. En ressentions-nous tous, ici, en ces lieux infernaux ? J’en doutais, Ô mon Seigneur, ce que je pouvais douter d’une pareille chose. Qui doutait, aujourd’hui ? Je me savais coupable de beaucoup de choses, mais pas de celui d’avoir péché, et d’avoir été à l’encontre des valeurs religieuses que m’avait enseigné ma chère mère.

Toutes ces personnes qui tentaient de surpasser Dieu se voyaient subir des conséquences plus que effroyables. Ce fut de ces conséquences-là dont je parlais, et que je qualifierais de “drastiques” pour être honnête. Vous me demandez en quoi je peux justifier mes pensées ? Je vais vous offrir un argument digne de ce nom, et croyez-y si vous le souhaitez. La Tour de Babel. Les habitants de la Terre entière parlaient la même langue, ce qui leur facilitait la construction de cette immense tour qui devait arriver dans les cieux, afin d’atteindre Dieu et sa toute-puissance. Pris de colère que ses créations osent le défier de la sorte, il abattit sa colère sur ceux-ci ; dès lors, plus personne ne parla la même langue. Ils cessèrent la construction de la tour, et petit à petit, ils prirent des chemins différents pour vivre leur vie correctement. Je vous résume brièvement l’événement, bien entendu. Il y a tant de choses à dire sur la Tour de Babel, et sur toutes ces petites choses importantes qui ont pour sujet principal Dieu et le péché de la Colère. Dieu est un pécheur.

Perdu dans mes pensées, je me rendis compte que je ne répondais pas encore à sa question. Je me tournais vers elle, et l’observais quelques instants. Je pouvais vous affirmer que je n’avais jamais vu d’yeux pareils. Ils étaient d’une beauté étincelante et surprenante ; était-elle bénite au point de recevoir un cadeau des Anges ? Elle me fascinait. Son comportement qui tendait vers cette quasi-absence de fautes, et son doux regard. Elle était obsédante, intéressante, et curieusement sage. Angélique. Etait-elle un Ange ? Si tel était le cas, que faisait-elle donc en Enfer ? Ce n’était pas en me posant diverses questions de la sorte que je répondrais à la sienne. J’avais tout le temps pour lui parler, et cette chapelle était un lieu où la parole était bien plus facile d’accès.

« Je l’ai servi depuis que je suis né. Ma famille le sert depuis des générations ; Il est notre unique but dans la vie. Et Il m’a enfermé ici après m’avoir utilisé pour accomplir des choses qu’Il ne pouvait faire. Le Seigneur n’aime pas se salir les mains, Il a des esclaves pour cela. Et j’en faisais parti, je n’étais rien d’autre que son larbin. »

Ruminais-je alors que, d’ordinaire, je tenterais de ne pas faire une pareille chose. Je baissais la tête, et contemplais calmement le sol. Ne pas céder à la tentation de la colère. Jamais. Mes sourcils froncés, je me demandais bien quel Ange j’avais pu blesser pour atterrir en ces lieux immondes et corrompus jusqu’aux racines. Diable, pourquoi ? Je n’étais pas un sataniste, bon sang ! Je n’étais qu’un simple religieux qui accomplissait les devoirs que Dieu lui demandait !

« Tout ce que j’ai fait, c’était pour Lui. Et Il m’a remercié ainsi, Il m’a lâchement abandonné et m’a accusé des pires horreurs, alors qu’Il me l’a demandé. Dieu est un pécheur. Dieu est le Diable lui-même, et peut-être même que le Diable est moins cruel que le Seigneur, en fin de compte… »

Maintenant, j’étais un monstre. On me voyait comme tel, on faisait en sorte de me faire passer pour tel, et on me demandait de me voir comme tel. Je finissais par penser que je l’étais vraiment, alors que tout était faux. Je nageais en plein délire, je n’étais rien d’autre qu’une victime de la lâcheté de Dieu, une victime de son envie d’être l’unique perfection de ce monde. Un monde sans pécheurs et pécheresses serait bien trop parfait, et ce ne pouvait pas exister avec une entité divine qui vouait la perfection à n’être qu’à Lui.

« Pourquoi est-ce que tu es en Enfer ? Qu’as-tu fait de mal ? »

Finis-je par la questionner.


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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Mer 8 Aoû - 12:21

I'VE TOLD A MILLION LIES BUT NOW I TELL A SINGLE TRUTH
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Do I Wanna Know ? - Arctic Monkeys

Have you got colour in your cheeks ?

Ses yeux ne se détachait pas d’Octavian, jusqu'à le fixer sans réellement le voir, perdue dans les nuages. Elle-même ne savait pas trop à quoi elle pensait ou ce qu’elle ressentait. Des mots ne pouvaient décrire la compassion qu’elle avait pour lui. S’il était là c’est uniquement parce qu’il a sûrement commis des crimes affreux. Elle ne vit pas dans un monde rose et dénuée de délit. Mais elle n’arrivait pas à croire que cet homme avait probablement fait quelque chose d’abominable. Sur ce sujet-là elle n’est pourtant pas naïve, voire paranoïaque. Pourtant par rapport à Octavian elle était si naïve.

Do you ever get the fear that you can't shift the tide ?

Parfois elle n’aimait pas croire en Dieu. Comme dit, elle n’a jamais été religieuse. Penser à dieu l'angoisse dans le sens où elle n’a jamais été parfaite et que même si c'était impossible de l'être un rien peut coûter gros. La roue tourne comme on dit. Elle avait peur que les choses changent justement. Le changement. Elle déteste ce mot, être bloquée dans une routine ne la stresse pas au moins. Elle espérait justement pouvoir instaurer son quotidien ici.

I've dreamt about you nearly every night this week.

Est-ce que le fait de ne pas être religieuse est un mauvais point aux yeux d’Octavian ? Elle n’en savait rien. En fait, elle n’a pas envie de lui faire mauvaise impression. Elle peut se sentir rapidement stupide pour un rien. Surtout sur ce genre de sujet où elle n’y connait rien, elle peut être facilement influençable. Malgré tout, elle espérait aborder d'autres sujets à part la foi dans les jours à venir s’il souhaite la revoir.

How many secrets can you keep ?

Même s’il ne veut pas la revoir, elle trouvera un moyen pour prendre de ses nouvelles. À chaque fois qu’elle sympathisait avec un inconnu, elle avait mal au coeur lors des moments de séparation. Espérons que notre destin croisera le sien une autre fois, se disait-elle. C’est exactement ce à quoi pensait Oksana envers le brun. Elle espérait qu’ils pouvaient devenir amis, qui sait ?

Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow.

Suite à sa question, il relève la tête vers elle et ils s’observent silencieusement. Elle ne savait pas trop quoi penser de lui. Pour l'instant il lui paraît des plus aimables mais un changement de comportement peut à tout moment arriver. Cet endroit est-il réconfortant pour lui ? Elle ne sait pas s’il idolâtre Dieu ou s’il est en colère contre lui. Ce qui l’étonne surtout c'est qu’il n’a pas fait tant de compliments que cela sur cet être divin. Elle en a rencontré des religieux, aux yeux d’Oksana ils se ressemblent tous. Sauf Octavian, on lui a tenu toujours les mêmes discours sur Dieu mais le brun en tient des différents.

And I play it on repeat.

En acceptant sa proposition pour prier, elle voyait là une occasion pour se rapprocher de lui mais elle avait peur qu’il soit extrémiste, vraiment extrémiste. Qu’il allait lui rabâcher les valeurs de Dieu, ou encore tout ce qu’il aurait accompli pour nous. Elle a eu tort sur toute la ligne. Aucun de ces faits n’est survenu au grand contentement d’Oksana. À la place, ils discutent sur les défauts de Dieu. Qui l’aurait cru venant d’un religieux. Cette conversation lui plaît et l’intéresse. Ils n’échangent pas que des banalités sur la religion.

Until I fall asleep.

Il lui conte que sa famille sert Dieu depuis bien longtemps déjà. Comme toutes “traditions” ses parents ont dû dès sa naissance l’initier à la prière. Il lui dit que le Seigneur l’a utilisé pour accomplir des choses qu’il ne pouvait pas faire. C’est donc lui qui s’est “sali les mains “. Qu’as-tu accompli pour Dieu, Octavian ? Oksana se penche légèrement vers lui en fronçant légèrement les sourcils. A-t-il commis des crimes pour Dieu ? Elle garde ses questions dans un coin de sa tête, n’osant pas non plus les lui poser.

Do I wanna know ?
If this feeling flows both ways.


Il baisse la tête après s’être en quelque sorte confié. Elle ne put s’empêcher de penser à comment serait-il aujourd'hui si sa famille n'était pas religieuse. Serait-il tout de même enfermé ici ? Elle ne dit rien, une fois de plus, préférant le laisser parler. Il contemplait silencieusement le sol, peut-être voulait-il mettre de l'ordre dans sa tête. Elle avait envie de sonder son esprit, savoir le pourquoi du comment.

Sad to see you go.
I sorta hoped that you’d stay.


Il poursuit en disant que Dieu l’a abandonné dans ce lieu morbide. Qu’il est cruel, voire plus que le Diable lui-même. Elle sentit ses épaules s’affaisser, elle ne pourra jamais comprendre son sentiment. Il a toujours servi Dieu aveuglement pour au final qu’il l’abandonne. Dans un geste censé être réconfortant, elle colle doucement son épaule au sien. Cela ne servait à rien, pour elle, d’essayer de réconforter quelqu'un dont elle ne peut comprendre le sentiment. Elle espère que dans ce geste il soit moins penaud. Par ailleurs, elle ne sait même pas s'il est vraiment triste.

Baby, we both know
That the nights were mainly made for saying things that you can’t say tomorrow day.


Pour finir, il lui demande pourquoi est-elle ici. Il est vrai qu’elle n’est pas censée être là. À la base elle est censée travailler comme toutes les jeunes infirmières de son âge dans un hôpital en ville. À la place, elle a décidé de venir ici. La brune ne peut encore déterminer si cela est une bonne ou une mauvaise idée mais ça ne saurait tarder.

Crawling back to you
Ever thought of calling when you've had a few ?


Il s’est ouvert facilement à elle alors elle pense qu’il est légitime de faire de même. Pourtant quelque chose la bloque dans sa démarche. Elle a peur qu’en rentrant dans sa chambre elle regrette d’avoir parlé à coeur ouvert. Elle se pince un instant les lèvres avant de se lancer :

Cause I always do
Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new.


《 Je suis ici avant tout pour moi, cela peut paraître égoïste, je sais. J’essaye de me laver d’une certaine culpabilité. Disons que je n’ai jamais été une bonne amie. Une des personnes qui a été le plus présente pour moi je l’ai abandonné. Elle se faisait battre, mais je faisais comme si j’avais les yeux fermés, que je ne savais rien. Je ne savais pas quoi faire, j’arrêtais pas de me dire que ses problèmes s’arrangeront naturellement, qu’elle n’aurait pas besoin de mon aide. Mais en réalité j’avais peur d’agir, que tout retombe sur moi. Je m’en suis rendue compte que trop tard. 》 dit-elle en déglutissant.

It's just I'm constantly on the cusp
Of trying to kiss you.


Les souvenirs se rambobinaient dans sa tête. Tout ce qu’elle essayait d'éviter. Avant de venir à Ostrov elle vivait seule dans un petit appartement d’étudiant. Tous les soirs d’hiver, elle rentrait de l’université sous le clair de lune étincelant. On lui faisait souvent la remarque qu’elle était dans les nuages. Oh, ils pensaient qu’elle rêvait de beaux rêves, et probablement d'un prince charmant. En vérité, elle se déconnectait de la réalité pour s’installer sur un des sièges rouges du cinéma de son esprit. Le cinéma était toujours vide, et elle était toujours installée au centre. Le film commençait, toutes les scènes de sa vie qu’elle regrettait désormais jouaient. C’était toujours le même film au cinéma.

I don't know if you feel the same as I do.

《 Quand je suis seule, je n’arrête pas d’y penser. Tout le temps. Si je suis ici, c’est pour éviter de rentrer tous les soirs à la fin de mes services d’infirmière dans un appartement vide et de déprimer seule. 》 ajoute-t-elle tristement.

We could be together if you wanted to.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Jeu 30 Aoû - 14:39

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Les serviteurs de Dieu, ceux qui nous surveillaient constamment et s’assuraient que nous ne commettions pas plus d’erreurs que nous n’en avions fait jusqu’à présent, n’avaient pas à recevoir notre confiance, notre bénédiction de leur offrir notre parole, et notre coeur. Pour autant, j’avais cette sensation que celle-ci était bien différente de tous les autres gardes, de toutes ces autres foutues personnes qui ne servaient à pas grand-chose, si ce n’était nous emmerder dans notre solitude. Là encore, Irène était différente, quoique j’en pense, quoique j’en dise. Elle avait ce petit “quelque chose” qui la rendait souvent unique ; elle était toutefois bien agaçante, devais-je vous admettre, à vouloir que je parle. Enfin, elle le fut jusqu’à ce qu’elle ne comprenne une chose : elle se devait de dessiner pour qu’aucun de ces espions ne parlent. Et elle s’était mise à dessiner, alors, dès lors, elle était en droit de me comprendre, même si elle dessinait… pas vraiment bien. Pas dans le sens où ce qu’elle faisait était “moche”, comme je le voulais pour tout ce que je faisais, mais dans le sens où elle n’avait aucun talent artistique. Seules ses pensées scientifiques, et altruistes avaient ce “quelque chose”. Pour une fois, j’acceptais la Science, et je l’écoutais, pour mieux apprendre.

Je contais à Oksana que cela faisait bien longtemps que ma famille servait Dieu et ses caprices, et hochait la tête au moindre de ses petites crises d’enfant gâté ; qu’Il aille en Enfer, à son tour, ce sacré Seigneur, avant que l’un de nous ne se rebelle contre Sa Grandeur. Ce que je pouvais le détester, ce que j’avais envie de le tuer, parfois, et ensuite je me résignais à le faire, parce que, qui étais-je sans Dieu à mes côtés ? Qui étions-nous sans un être divin, pour lequel nous pourrions tout faire, et à la fois ne rien faire ? Nous n’étions rien, nous n’avions rien. Et le Seigneur acceptait, parfois, que l’on soit quelqu’un, que l’on ait quelque chose. Nous lui devions beaucoup trop pour l’anéantir. Je continuais de lui parler de choses et d’autres, en rapport avec la colère de Dieu, et sa cruauté qui n’était évidemment plus à prouver. Finalement, je sens un contact entre elle et moi ; comme si elle m’encourageait, me soutenait, elle colle son épaule à la mienne. Je sais que je ne peux pas forcément lui faire confiance ; et qui vous a dit que je lui faisais réellement confiance ? Mais je peux lui parler, et ça, c’est une chose qu’elle vient de me démontrer par ce simple geste. Parce qu’elle est là.

Je finis alors par lui demander la raison de sa présence. Je me demande bien ce qu’elle a pu faire de mal pour se retrouver en Enfer, qu’elle fasse partie des serviteurs du Seigneur, ou qu’elle n’en soit pas une, il doit bien y avoir une raison pour laquelle elle est descendue aussi bas, sous terre, n’est-ce pas ? Je la vois se pincer les lèvres ; elle semble hésitante à me parler. En fin de compte, elle se lance, et m’avoue qu’avant toute autre chose, elle est venue ici pour elle-même ; elle admet que cela peut paraître égoïste, et je confirme d’un hochement de tête. Mais l’Humain est égoïste. Elle poursuit en me révélant qu’elle essaie de se “laver” d’une certaine culpabilité -un fragment de seconde, je pense au Père-, car elle fut une mauvaise amie pour une certaine personne, se convainquant sans cesse que les problèmes de cette dite amie se règleraient naturellement, alors qu’ils ne faisaient que s’amplifier, que continuer ; elle regrettait maintenant, et elle se rendit compte que trop tard qu’elle avait simplement peur. Je ne comprenais pas le sentiment de “peur” qu’elle avait pu ressentir -je n’avais jamais eu peur, pour être honnête.

Elle semblait perdue dans ses pensées, après ces aveux. Toutefois, elle parut se reconnecter à la réalité, et m’admit tristement que, quand elle était seule, elle n’arrêtait pas de repenser à cela, tout le temps, à longueur de journées, me dévoilant la raison de sa présence en Enfer. Elle était ici pour éviter de rentrer tous les soirs, à la fin de ses services d’infirmière, dans un appartement vide et de s’abandonner à la dépression, seule.

« Tu reconnais tes torts. »

Lui dis-je d’un seul coup, la regardant.

« Cela fait de toi une bonne amie. Cette personne peut te haïr, mais Dieu ne le peut pas ; tu as reconnu tes erreurs, et Il a réussi à faire de ta vie un Enfer, en t’emprisonnant dans son propre cercle vicieux, dans celui de la malédiction la plus atroce qui soit. Ne ressasse pas tous ces événements ; n’aies pas honte de ce que tu as fait ou pas fait. On ne peut rien changer, au passé, au présent, à l’avenir. Et Dieu continuera de te marteler de coups, plus durs les uns des autres ; tu sombreras rapidement, ici, en Enfer. Mais, c’est à toi de trouver le moyen de rester debout, et de te battre, car Dieu a beau nous faire croire qu’Il est invincible, Il ne l’est pas. Immortel ? Oui. Invincible ? Non, l’invincibilité n’est que la volonté d’avancer. Et Dieu est impitoyable, sa volonté est plus dure que n’importe laquelle. S’Il veut quelque chose, Il l’aura. »


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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Sam 1 Sep - 19:10

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The beach - The Neighbourhood

If I told you that I hated you
Would you go away ?

Cette conversation tournait assez bizarrement pour elle. Elle a l’impression de se confesser de façon à attendre le jugement de quelqu’un. Doit-elle se sentir à l’aise ou au contraire ? La religion, Oksana ne parlait de cela que très rarement voire rarement. La religion se porte sur des croyances, et voilà le problème. Elle n’aime pas donner tout son amour et son attention sur ce chose. Pour tout dire, elle ne veut pas s’épuiser pour ensuite être déçue même si elle sait que certaines personnes ne vivent que par cela, elle ne pourra jamais être comme eux. C’est drôle, comme situation, elle n’aime pas en parler pourtant elle fait exactement le contraire en parlant de cela à Octavian. Disons qu’elle voyait ici une occasion de ne pas se retrouver complètement seule alors elle a fait des efforts en essayant de répondre à ses questions et d’alimenter le débat sans paraître ridicule. Ridicule. Enfin … elle ne l’a pas été, si ? Oh mon dieu, elle ne maîtrise absolument pas le sujet et celui-ci a l’air de lui tenir à coeur. Elle espère sincèrement ne pas l’avoir offensé en disant des choses stupides.

I'm sick and I'm tired too

Oksana peut sembler parfois avoir les pieds bien ancrés sur Terre mais elle en réalité totalement perdue. Que ce soit sa personnalité ou sa vie en générale. Elle ne sait même pas si le métier d’infirmière lui plaît vraiment. Pour son grand malheur, elle est infirmière parce que sa tendre grand-mère, Svetlana, l’était aussi. Lorsqu’elle a annoncé à sa mère l’orientation qu’elle a choisie, Soledad avait les yeux qui brillaient. Elle n’avait pas raté ce détail, non, étant très attentive au comportement des autres. Sa mère l’influençait de manière subtile à être infirmière, enfin subtil, pas assez pour qu’Oksana ne le remarque pas. Svetlana n’est pas la mère de Soledad, pourtant, elle est très attachée à la mère de son père. Soledad lui a souvent raconté que c’était elle qui l’avait recueillie lorsqu’elle était enceinte de Gabba, l’aînée. Oh, c’est très gentil de sa part bien sûr, mais doit-elle honorer une femme qui l’a plus traumatisée qu’autre chose ? Oui, elle a des souvenirs d’elle avant qu’elle ne sombre dans la folie mais ils sont vagues et pas nombreux.

I hope I don't murder me

Sa deuxième grande soeur, Prim, l’avait prévenue qu’elle regretterait amèrement son choix. Et c’est peut-être aujourd’hui qu’elle s’en rend enfin compte même si elle n’était absolument pas passionnée par ses cours de médecine. Elle, elle aimait la psychologie. L’esprit, le conscient, tout cela. Pas comment arrêter des hémorragies ou autre même si c’est très utile. Elle n’aime pas la science exact, la science prouvée. Elle aime cette autre forme de science incertaine et mystérieuse. Cette science qui nous pousse à observer et faire attention. Pas seulement pour les autres, pour soi aussi. La tristesse l’affligeait, elle avait l’impression d’avoir en quelque sorte gâché sa vie. Que peut-elle être dramatique ! Mais elle le ressentait ainsi, elle aurait pu être heureuse dans un métier qu’elle adore. Il a fallu qu’elle choisisse une toute autre voie juste pour faire plaisir à sa mère et rendre hommage à cette femme auquelle elle ne peut s’empêcher d’haïr.

Swim with me,
I think I could see the beach


Elle aurait aimé être comme Prim, elle aussi en avait pâti avec sa grand-mère mais pourtant elle semblait avoir fait la paix avec elle. Pourquoi n’arrive-t-elle pas à faire de même ? Est-elle si rancunière ? Une facette de sa personnalité qu’elle ne connaissait pas. Elle avait comme l’impression que c’est Svetlana la fautive de tout. La fautive du comportement d’Oksana aujourd’hui. De sa façon d’être si coincée. Avoir peur des gens signifie être coincée ? Tous les jours, toutes les nuits elle s’implantait des idées noires, des phrases mesquines dans la tête. Juste pour se rabaisser. Elle ressentait un certain complexe d’infériorité. Surtout envers ses amis. Après tout, ils sont si géniaux et talentueux. Ils sont si uniques. Comment devenir comme eux ? Elle a essayé bien des moyens : les imiter, les observer, avoir des goûts que nul autre n’a. Mais rien, rien n’a marché.

I think I could see the beach
Just don't look underneath us


Oui, elle a lamentablement échoué et aujourd’hui elle n’assume pas du tout le fait qu’elle ne sait pas qui elle ni le fait qu’elle a essayé d’imiter les autres. Elle a honte. Affreusement honte. Elle était juste … désespérée. Aujourd’hui encore, elle n’arrive pas à se comprendre, à comprendre certaines de ses réactions qui sont si exagérées par rapport aux autres. Elle avait le sentiment de ne pas ressentir les choses et de ne pas les voir comme les autres. Pourquoi ? Elle n’aime pas cela, c’est mauvais. Elle veut être comme les autres mais à contrario être inoubliable. Elle est si contradictoire avec elle-même. A force de réfléchir, elle s’épuisait soi-même. Vraiment pathétique.

I can admit, I am not fireproof

“Tu reconnais tes torts.”, à ces mots, elle se mit à l’observer silencieusement. Oksana paraissait nerveuse, nerveuse de s’être ouverte. Elle n’aurait pas dû. Elle commence à regretter lentement. Elle n’aime pas parler mais en même temps oui, car par la suite elle sent un poids en moins se retirer de ses épaules même si ce n’est que temporaire. Elle n’aurait pas dû pour la simple et bonne raison qu’elle ne veut pas être pathétique et ridicule comme à son habitude. Elle ne sait pas trop s’il existe sur cette planète des personnes comme elle, et elle prit pour que oui, pour être comprise. Reste à rencontrer ces personnes. Elle espère sincèrement qu’il comprendra, qu’il ne se demandera sur quel genre de personne est-il tombé. Oksana ne sait pas trop quel genre de personne est-elle justement. Même si elle n’aime pas les étiquettes, les gens en posent souvent. Peut-être est-elle justement ce genre de personnes coincées, ou encore des “vierges effarouchées”. Vierge effarouchée, si on lui balançait un jour cela, elle le prendrait comme une insulte voire une humiliation. Non, non, et non ! Elle ne veut pas jouer les inaccessibles pour se faire désirer ou bien les “cul-culs la praline”.

I feel it burning you

Ce qui la dérangeait, c’est qu’elle n’arrivait pas trop à cerner Octavian. Ses réponses, elle ne s’y attend jamais. Il semble assez imprévisible sur certains points, ou bien c’est juste elle qui ne sait pas analyser les gens. Et ces foutus cours de psychologie à la fac lui aurait probablement été d’une grande aide ! De toute façon, niveau livre de psychologie elle les dévore un par un, essayant aussi d’appliquer ce qu’y est dit. A son discours, elle ne dit rien, méditant sur ses paroles. Il a raison. Sur tous les points. Elle ne doit pas ressasser les choses, surtout que souvent elle cherche parmi ces choses des raisons pour la descendre encore plus. Elle ressentait comme le besoin constant de se prouver qu’elle est inférieure, médiocre, stupide. Elle essaye tous les jours, d’arrêter, de penser à autre chose. Tout ! Elle a tout essayé mais son cerveau continue à la torturer. Tout est dans la tête mais elle n’arrive pas à changer. C’est elle. Dans un sens, il l’avait rassurée en lui disant qu’elle était une bonne amie. Mais voilà le problème, cette personne peut la haïr. Le regard des autres l’affecte tellement, l’idée que quelqu’un la haïsse … Elle ne peut se l’imaginer ! Elle ne peut supporter que quelqu’un la haïsse car cela lui prouverait qu’elle a fait des erreurs, et elle ne peut pas en faire, elle ne doit pas. Dieu ne peut pas certes, mais est-ce censé la rassurer ? C’est un être divin après tout, il s’en fiche de sa petite personne. Dieu sait que j’ai reconnu mes erreurs mais elle le sait-elle ? Peu lui importe le jugement de Dieu, c’est le jugement de son anciennement amie qui la hante. Mais elle n’est plus là, elle n’est plus là pour lui apporter une réponse claire ! C’est uniquement elle qui pourra la faire arrêter de se torturer l’esprit. Elle est morte pourtant, ce qui signifie qu’elle est condamnée à y repenser, encore et encore.

《 Oui, j’essaierai. 》 Faux, sa voix puait le mensonge, de toute façon elle n’a jamais été douée à cela. Elle n’essaiera pas, à quoi bon ? Elle sait qu’elle n’y arrivera pas. Mais elle ne veut pas non plus s’attarder sur un sujet qui ne lui apportera rien mise à part toujours plus de regrets. Elle n’arrivait pas à renchérir sur Dieu, les mots bloquaient au milieu de sa gorge.

I hope I don't burden you

Sa poitrine la compressait énormément, elle n’aurait pas dû parler. Afin de changer de sujet, Oksana décide de revenir sur le principal intéressé. Il lui a expliqué que brièvement le pourquoi est-il emprisonné en “Enfer”. Elle ne préfère pas lui demander mais se donne le courage de lui poser une question qui lui trotte depuis leur rencontre dans la tête :

《 Arrête moi si je suis trop indiscrète et je m’en excuse d’avance si je le suis ou que ce sujet est sensible mais pourquoi t’étais-tu mutilé ? Veux-tu te donner la mort ? 》

If I do, if I do

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Sam 1 Sep - 23:23

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Son regard en disait long sur sa pensée, elle n’essaierait pas de cesser de ressasser tous ces événements, et je ne pouvais pas réellement lui venir en aide ; je n’avais aucun moyen pour ce faire. Peut-être avait-elle envie de graver la mémoire de cette prétendument amie, à qui elle avait fait, semble t’il, beaucoup de mal ? Ainsi, elle la graverait sur la toile, la tuerait, et tous ses secrets disparaîtraient en même temps. Pour cela, je pouvais bien lui venir en aide et lui apprendre à tuer ses propres péchés, à s’en débarrasser pour l’éternité, afin que le Seigneur les lui pardonne, et que plus jamais, Ô grand jamais, Il ne lui rabâche tout ce qu’elle avait pu commettre dans sa triste vie. Oui, je pouvais faire cela.

Néanmoins, je ne me le permettrais pas. Premièrement, parce qu’elle commençait sa phrase par “arrête moi si je suis trop indiscrète”, et qu’elle poursuivait avec un “je m’en excuse d’avance si je le suis ou que ce sujet est sensible”. Je l’écoutais attentivement ; qu’avait-elle donc autant envie de me demander pour changer si brusquement de sujet de conversation ? C’est alors que la question tomba. Je conservais ce même visage passif, calme, attentif. Elle me questionnait sur la raison de ma mutilation, ajoutant si je souhaitais me donner la mort. Un sourire ne pu s’empêcher de naître sur mes lèvres. La mort ? J’étais en Enfer, et il n’y avait pas plus meurtrier que l’Enfer lui-même que Dieu avait concocté pour tous les pécheurs que nous étions. Sans doute cette jeune femme était-elle une pécheresse pour se retrouver ici ? Je préférais donc lui répondre, avant d’aborder de nouveau ce sujet fâcheux, en toute subtilité.

« Tu n’es pas indiscrète, et ça ne me dérange pas que tu me poses cette question. Que Dieu nous écoute ou non, je te répondrai en toute franchise. »

Et c’est ce que je comptais bel et bien faire. Je pris, dans un premier temps, une inspiration, et, de nouveau le visage serein, j’observais l’horizon de la chapelle dans laquelle nous nous trouvions. J’avais tant l’habitude de prier dans une église, et non pas dans une chapelle, mais que voulez-vous ? L’Enfer ne pouvait nous offrir ce que nous souhaitions tant. C’est-à-dire la rédemption et le pardon sincères.

« La mutilation fait couler le sang, et… en faisant couler mon sang, je me vide de mes crimes. Je lave mes péchés, en quelque sorte. C’est l’unique moyen que j’ai trouvé afin qu’Il me pardonne. Enfin, il y a également la prière du pardon. Tu veux que je te l’apprenne… pour ton amie ? Elle t’entendra peut-être d’ici, c’est même certain. Ils entendent tout. »

Finis-je par lui demander. Elle n’aurait qu’à prier dès qu’elle en ressentait le besoin, et se verrait ainsi pardonnée de ses péchés par Jésus. Du moins, si elle souhaitait connaître la prière, et je ne la forcerai en aucun cas. Mais elle semblait en réclamait l’utilité, alors je lui proposais une solution à son malheur.


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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Dim 2 Sep - 11:58

I'VE TOLD A MILLION LIES BUT NOW I TELL A SINGLE TRUTH
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Lights Out - Royal Blood

Lock the door
Pretty face

Pour son grand bonheur, il ne semblait pas être en colère par sa question. Elle se sentait assez gênée de lui avoir posé une question sur cela mais il fallait qu’elle détourne le sujet, même si elle l’a fait brusquement. La brune continue de l’observer silencieusement, elle ne sait pas trop quoi lui demander, quoi dire. Une chose est certaine elle ne voulait plus parler d’elle et de ses problèmes mineurs. Elle préfère nettement se torturer la conscience seule que d’en parler à voix haut avec disons-le un parfait inconnu. Octavian lui avait sur le coup rappeler son amie lors de leur première rencontre dans cette infirmerie. S’il continue il y a des risques qu’il ait des séquelles à vie - s’il ne les a pas déjà - ou de mettre sa vie en danger. Oksana ne lui souhaitait pas cela et elle comptait l’aider, même s’il n’y a certainement rien à faire. Même s’ils ne connaissent presque pas ou qu’ils ne sont pas proches, si un jour on lui apprend qu’il est décédé à cause de ses mutilations, elle risque de ne pas le supporter.

My eyes are still burning red

Elle a peur de ne pas pouvoir l’aider. L’échec, elle hait échouer. Comment est-elle censée s’y prendre ? Doit-elle être subtile ou directe ? Il lui avoue qu’il se lave de ses péchés grâce à cela. D’accord, cela risque d’être plus compliqué que prévu. Un mal à l’aise torturait son ventre, elle ne veut pas le laisser se recouvrir la peau de cicatrices mais en même temps elle se dit qu’elle ne pourra pas l’aider, ou peut-être que quelqu’un l’aide déjà ? Elle ne sait pas, pour l’instant elle préfère ne rien dire pour ne pas passer pour la cruche de service. Il lui propose pour finir de prier, prier pour qu’elle entende ses pardons. Oksana ne répond pas tout de suite, elle préfère réfléchir une seconde sur sa proposition. Prier ? Est-ce réellement la solution ? Si elle était croyante probablement, mais on ne peut pas dire qu’elle l’est vraiment. Surtout qu’elle a besoin d’une réponse claire, elle pourra prier et s’excuser autant de fois qu’elle le voudra cela ne la ramènera pas à la vie. C’est insupportable. La seule solution qui résoudra son problème est qu’elle revienne à la vie et qu’elle lui dise clairement qu’elle lui pardonne.

So turn the lights out

Elle devrait probablement se rendre à sa tombe. Mais elle déteste les cimetières, sa grand-mère est enterrée dans un cimetière, elle aussi et sa tombe est certainement fleurie par les lilas de sa mère. Oksana n’est pas allée dans l’enterrement d’aucunes des deux et elle sait que sa mère lui en veut. Parfois, Soledad lui répondait froidement ou par des réponses courtes. Pour espérer ne pas faire remarquer à sa fille sa rancoeur, elle renchérissait aussitôt par un sourire faux. Elle lui en veut et Oksana ne peut rien faire pour se faire pardonner. Sa mère la pousse à chaque fois à faire quelque chose en rapport à Svetlana pour qu’elle puisse l’aimer comme Prim. Mais ne comprend-elle pas qu’elle ne veut pas l’aimer mais l’oublier ? Pour en revenir à son amie, Oksana avait souvent pensé à aller voir ses parents et s’excuser ou bien encore d’écrire une lettre et la déposer devant sa tombe. Combien de fois a-t-elle fui une fois arriver devant le cimetière ?

You're not so hard to forget

Prier ne servirait à rien. Mise à part lui donner une fausse raison d’arrêter de culpabiliser parce qu’elle aura envoyé un message qui ne sera jamais compris par la défunte. Pourtant, elle ne se voyait pas refuser. Elle se sentait obligée en quelque sorte d’accepter. Pas qu’Octavian est rude ou la force mais comme toutes les propositions avec un choix par “oui” ou “non” elle acceptait toujours. Elle n’aimait pas dire non et passer pour une fille impolie ou autre. Il n’empêche qu’elle sera sans doute ridicule et qu’elle stressera lorsqu’il lui apprendra à prier. Elle se pince les lèvres ne sachant que faire. Elle ne voyait pas d’autres moyens que d’accepter à ses risques et périls. Oui, elle dramatise énormément mais que voulez-vous.

With all the lights out

Qui sait ? Peut-être se rapprocheront-ils et qu’elle aura enfin un ami dans cet établissement extrêmement glauque. Même son lieu de travail, l’infirmerie fout la frousse. Des armes à porter des patients, elle pourrait se retourner et ils pourraient prendre tout ce qu’ils voudraient en douce. Surtout que … comment a-t-il fait pour se mutiler ? Elle espère sincèrement qu’il n’ait pas une arme cachée dans sa chambre, déjà comment se fait-il qu’il pourrait cacher quelque chose dans cette chambre vierge. Honnêtement, elle ne préfèrerait pas savoir pour l’instant si tout cela s’avère être vrai.

You're a void, a crack in the mirror

《 Autant essayer même si … je ne pense pas que ça sera fructueux. 》 Il n’empêche que c’est très gentil de sa part de lui proposer cela.《  Sinon, merci c’est généreux de ta part. 》 poursuit-elle.

But you don't matter that much to me

Elle espère franchement ne pas faire ou dire quelque chose de travers. Elle ne sait pas trop quoi à s’attendre mais se sentait un peu mal car la religion est un sujet auquel elle n’est absolument pas à l’aise.

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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   Dim 2 Sep - 18:28

I've told a million lies but now I tell a single truth

Oksana M Carlson & Octavian H. King

Je devais admettre que les prières ne servaient pas à grand-chose ; elles n’avaient pas ce pouvoir si spécial d’entrer en contact avec les morts, avec l’au-delà, afin de communiquer quelques mille et uns messages importants, comme ces mots d’excuses que l’infirmière devait avoir envie de faire passer à son amie. Qu’étais-je en train de dire, au juste ? Que son amie était morte, qu’elle était passée de l’autre côté du monde des vivants ? Oui, j’en avais bel et bien l’impression, elle ne semblait pas être encore parmi nous, ou du moins, certainement n’était-elle pas encore dans le monde des esprits, mais à mi-chemin. Il y avait ce qu’on appelait le “coma”, où l’on pouvait y apercevoir quatre étapes de ce dernier ; un “coma vigil”, un “coma léger”, mais également les comas “carus” et “dépassé”. Cette dernière étape, qui consistait en le “coma dépassé” était aussi appelé “mort cérébrale”. En règle générale, le patient ne revenait plus jamais à lui, et se trouvait ainsi prisonnier du Purgatoire, où il attendra le Jugement.

Miss Carlson, ou de son prénom Oksana, me répondit qu’elle acceptait d’essayer, quand bien même elle ne pensait pas que cela porterait ses fruits -pourquoi cela ne serait donc pas fructueux ? Après tout, les prières lui permettraient de calmer ses pensées, de ne pas la retenir prisonnière dans ce cercle vicieux de l’acte impardonnable ; elle avait forcément dû pousser son amie au suicide, non ? Ou bien, comme elle le disait, elle l’avait “abandonné”, et cette dite amie ne s’en était pas sortie avec ses propres problèmes. Elle m’avouait toutefois que c’était généreux de ma part. Bien, si cela était généreux.

« Oksana. »

L’appelais-je calmement. Je lui souris légèrement ; il ne fallait pas forcer avec la religion, surtout si elle ne se sentait pas à l’aise avec ce sujet. Je sentais comme un malaise chez elle, et autant était-ce de ma faute. Je ne pouvais guère le savoir tant qu’elle ne s’exprimait pas.

« Je ne vais pas te mentir, mais… les prières n’ont aucun pouvoir magique, elles ne t’aideront absolument pas à te faire pardonner. Et tu sais pourquoi, tu sais pourquoi les prières ne servent à rien ?

Finis-je par lui demander, en la regardant dans les yeux. Elle ne me paraissait pas être croyante, alors je me permettais de lui dire de pareilles choses, parce que je savais qu’en tant que religieuse, elle n’aurait pas apprécié mes propos. Pour certains, prier avait un pouvoir immense, et nous offrait tant d’opportunités. Or, ce n’était pas ma vision de la chose.



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MessageSujet: Re: I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.   

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I've told a million lies but now I tell a single truth 》ft. OCTAVIAN.

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