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D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
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 Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]

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MessageSujet: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Jeu 26 Juil - 20:45



Trust me, you won't regret it

Nathaniel ft. Pimprenelle


Premier jour de travail. Voilà ce qui attendait le jeune blondinet après ce petit-déjeuner qui lui avait fait du bien. La veille, le jeune homme avait rencontré la personne qui l'aiderait dans cette nouvelle aventure : Niamh. Toute la journée, il avait été en sa compagnie et elle lui avait tout expliqué.  Aujourd'hui le vrai travail commençait. Nathaniel avait repris des couleurs grâce à une nuit de sommeil dont il avait eu franchement besoin après avoir fait nuit blanche il y avait deux jours sur un océan trop tanguant à son goût. Il n’avait pas encore fini de ranger sa valise, préférant s’en occuper ce soir après tout ce qu’il avait à découvrir ici. La chambre numéro treize avait été silencieuse, mais ne l’avait pas empêché de faire des cauchemars. Il s’était réveillé, haletant, et avait saisi sa ventoline pour calmer ses poumons qui avaient commencé à se serrer. Il avait vu son frère sur une table d’examen entouré de vieux fous qui lui disaient qu’il allait mourir et qu’il ne reverrait plus personne. Il avait bien passé une vingtaine de minutes à laisser couler ses larmes brûlantes sur ses joues. Après la colère du jour, le chagrin nocturne avait pointé le bout de son nez. Épuisé, il avait fini par se rendormir, sa couverture serrée contre son corps, comme si le grand morceau de tissu était l’unique protection qu’il possédait avec le monde qui l’entourait.

Au petit matin, il avait ouvert les yeux à huit heures trente tapantes lui laissant trente minutes pour se préparer. D’ordinaire, il aurait pris le soin de mettre son réveil à huit heures, mais son corps en avait demandé bien plus. Il avait encore tellement d’heures de sommeil à rattraper. Le petit Anglais avait saisi une chemise ainsi qu’un pantalon tout neuf qu’il avait emporté dans sa valise avant de filer à la salle de bain que possédait sa chambre. Tout le décor entier le changeait relativement de sa petite vie de riche. En effet, ses parents, qui étaient tous les deux avocats, possédaient une grande maison dont personne n’avait à se plaindre. Combien de temps son frère était-il resté sur cette île sombre ? Pas très longtemps en tous les cas et il se demandait bien s’il avait même passé une nuit ici où si ces monstres s’étaient occupés de lui directement.. Pourtant, le mystère continuait de planer dans la tête du blond. Il n’avait eu aucune preuve. Il se regarda longuement dans le miroir à la sortie de la douche qui lui avait fait du bien et soupira.

- Tu peux le faire Nath ‘. Tu as déjà travaillé dans un hôpital. Un petit peu certes, mais un petit peu.


Il était principalement resté dans ce grand cabinet londonien avec plusieurs médecins qui avaient commencé à lui faire découvrir leurs spécialités telles que la neurologie, l'odontologie, la chirurgie, la cardiologie ou encore la médecine générale. Il avait tout de même eu l’occasion de se rendre au Royal London Hospital avec ses formateurs pour quelques interventions. Serait-il ici à la hauteur ? Après tout, il était encore jeune et il manquait d’expérience.

- Tu t’en es toujours très bien sorti. Même eux le disaient toujours, se répéta-t-il en pensant aux différents médecins avec qui il avait sympathisé et qui lui manquaient déjà.

Maintenant, il était là, dans une île où personne ne pouvait le trouver. Viendrait-on le chercher ? N’aurait-il pas du faire autrement pour aller récupérer son frère ? Il avait l’impression d’être tombé bien bas en apprenant qu’il n’avait plus personne à retrouver. Cependant, une petite voix lui disait qu’il fallait qu’il continue ce que son ainé avait commencé, qu’il ne soit pas mort pour rien. Le jeune homme, fin prêt se rassit sur son lit quelques instants et se frotta les yeux. Son cœur battait trop rapidement dans sa poitrine. Sa main toucha la poche de son pantalon qui contenait sa ventoline. Il ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de relâcher tout l’air. Il était hors de question de laisser le stress l’envahir comme cela et puis il avait toujours eu un don naturel avec les patients. Il devait ranger sa peine et son chagrin le temps de la journée. Après tout, il était celui qui était doux, à l’écoute et rassurant. Cela faisait toujours sourire les médecins avec qui il travaillait. Il savait aussi qu’il avait des difficultés à lâcher prise après le travail et laissait son esprit penser aux différentes personnes qu’il avait vu. « C’est le début, on a presque tous été comme ça, mais tu trouveras ta balance. Au fur et à mesure, tu comprendras que tu ne dois pas laisser ton travail engloutir ta vie personnelle. » Combien de jeunes médecins avaient fait une dépression en découvrant qu’il y avait des cas où le « mieux » n’était qu’une petite solution et pas assez pour atteindre la perfection ? Beaucoup très probablement. Ne pas laisser les sentiments personnels trop jouer sur le moral. Personne n’était dieu et tous faisait de son mieux pour aider les gens, mais il fallait aussi penser à soi après les consultations. Ressasser sans cesse tout les problèmes du monde était loin d’être la meilleure solution..

Il se leva enfin pour se rendre à l’endroit qui servait le petit-déjeuner de telle heure à telle heure chaque matin pour les employés. Son passage fut assez rapide entre un thé et des toasts afin de se remplir l’estomac. Maintenant qu’il avait de nouveau l’estomac plein, il savait ce qui l’attendait : première rencontre avec une patiente. La personne en question était une jeune femme âgée de vingt-trois ans atteinte du trouble de la personalité boderline, d'hypersexualité et d'hystérie : Mademoiselle Cruz. Il s’était empressé de se réciter son cours afin de revenir mentalement sur ces parties là assez complexes. En gros sa patiente était assez compliquée vu qu'elle pouvait lui piquer une crise de folie et pour un premier pas à Ostrov Island, il n’était franchement pas.. gâté.

Nathaniel avait d’ores et déjà le dossier en main et sa mission du jour était de faire un point général afin de se présenter et de la connaître avant de passer à un examen médical, case par laquelle les patients devaient passer régulièrement. Il espérait que la jeune femme ne lui donne pas trop de fils à retordre.

Il sentait aussi souvent la peur de ses patients, et il pouvait comprendre lia nervosité de certains. Après tout, lui n’aimait pas du tout être du côté du patient, il était toujours en train de flipper, mais être de l’autre côté du navire était différent, rassurant même. Il avait enfilé sa blouse blanche et avait accroché le badge qu’on lui avait donné. « Nathaniel Williams, externe ».

- Поехали! *, murmura t-il pour se donner du courage.

Après une expiration, il entra alors dans l’infirmerie d’Ostrov Island pas après pas. Cette dernière était grande, mais toujours plus sombre que ce qu’il avait connu, pourtant, cet endroit paraissait faire partie des pièces les moins obscures qu’il avait été donné de voir, sans doute pour mettre en confiance les patients. Arrivé dans une petite pièce à part à l’intérieur de cette infirmerie, il posa son dossier et regarda autour de lui. Un bureau, une table d’examen et tout le matériel. Il allait pouvoir aller chercher sa fameuse patiente du nom de Pimprenelle Cruz, prénom très original et joli. D’un pas mesuré, il se rendit dans une petite salle qui servait de salle d’attente et fit parcourir son regard avant de poser ses yeux gris clair sur la jeune femme qu'il n’avait sans aucun mal reconnue. C’était bel et bien Mademoiselle Cruz et le cœur du blondinet battait à cent à l’heure. Se détendre était la clé et en un sourire, Nathaniel avait repris en mains son rôle.

- Mademoiselle Cruz, annonça t-il alors.

Être familier ? Ne pas l’être ? Sa « mentor » lui avait dit de faire au feeling, mais que le tutoiement était mieux ici, chose dont le blond n’avait pas spécialement l’habitude. La jeune femme face à lui était assez fine et ses longs cheveux bruns mettaient en valeur son visage. Nathaniel tendit alors le bras pour lui montrer le chemin vers l’endroit qu’elle devait mieux connaître que lui. Ce chemin-là, chaque patient devait sans doute le connaître comme le fond de leur poche. Il continua de marcher jusqu’à la salle, et la laissa entrer avant de refermer la porte derrière lui. À partir de ce moment-là, ils étaient rien que tout les deux.

- Je t’en prie, prends place sur le siège en face de moi, commença le jeune homme qui s’installa à sa place en posant son dossier à côté de lui.

Parler avant de passer aux parties plus pratiques était mieux pour apprendre à connaitre la personne. La grande pendule qu’il pouvait voir juste en avant les yeux était elle aussi très vieille et le tic tac qu’elle ne cessait de produire lui faisait prendre conscience que le temps ne s’était pas arrêté ici, même s’il en avait l’impression. La vie continuait et c’était même sa nouvelle vie qui allait pouvoir débuter.

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Ven 27 Juil - 12:09

r e n d e z - v o u s
aujourd’hui à
l’ i n f i r m e r i e.


Joie qui ne se lit guère dans son regard ; désespéré par ce rendez-vous. Elle veut quitter Ostrov Island. Seulement à cause de ce passage à l’infirmerie. Elle ne connaît plus la raison pour laquelle elle devait s’y rendre aujourd’hui. Alors elle reste dans sa chambre – chambre qui ressemble à une cellule de prison – silencieusement. Recroquevillée sur le sol, elle réfléchit intensément. Elle a toujours détesté l’infirmerie, même à l’école. C’était à la fois gênant et traumatisant. Comment pourrait-elle esquiver ce rendez-vous alors ?


finalement
elle ne trouva
aucune solution
à son
p r o b l è m e.


Elle avait pris son petit-déjeuner, s’était préparé convenablement. Désormais, elle attendait patiemment à l’intérieur de la salle commune. Salle commune. Le dire lui rappelait la saga Harry Potter. Elle aimerait que ce soit la salle commune de Serpentard. Ce sont les mecs les plus amusants des livres (et des films) d’après elle.


souffle provenant
d’ e l l e
lorsqu’elle voit
un garde se
ramener vers
e l l e.


Merde. Fichu garde. Il l’attrape, ce mec est aussi doux qu’un ours dévorant sa proie. Il l’emmena jusqu’à l’infirmerie et la lâcha finalement dans la salle d’attente. Certainement pour la surveiller, il resta près d’elle. Ce qui agaça grandement la jeune femme, ne voulant pas être considérée comme une tarée perdue à Ostrov Island. Elle se sentait bien, elle n’avait ni besoin d’un psychologue, ni d’un rendez-vous à l’infirmerie. Bien que son psychologue soit d’une grande gentillesse. Finalement, c’est l’infirmerie qu’elle ne veut pas. Les aiguilles, le prélèvement de sang, elle ne savait pas ce qu’il se passait là-bas.


la porte
s’ouvrit enfin
sur un
jeune homme
blond
qui prononça
– uniquement –
deux mots
m a d e m o i s e l l e
c r u z.


Maria Pimprenelle Cruz. Bienvenue en Enfer. La patiente ne fit guère plus attention à l’infirmier que ça. Elle fila à toute allure à l’intérieur de la pièce pour faire passer ce moment douloureux. Il l’invita à s’asseoir sur le siège en face de lui, elle s’assit sans attendre. Avec étonnement. Il ne voulait donc pas lui faire une prise de sang ou autre ? Elle ne comprenait pas vraiment le but de la faire s’asseoir. Autant se hâter et se débarrasser de l’un et de l’autre.


« On est certainement dans la même tranche d’âge ; alors je me permets de te tutoyer. »


phrase prononcée
m o q u e u s e m e n t
son sourire
apparaissant par la
même occasion.


« J’ai pas mes règles, si tu te posais la question. »


Elle se dit qu’ils contrôlent certainement davantage les femmes de l’asile ; ne sait-on jamais, une relation sexuelle non-protégée causerait la grossesse d’une patiente, ou d’un membre du personnel, qui sait. Droite sur son siège, ses jambes croisées ; sa main jouant avec une mèche de ses cheveux. Elle le regarde avec amusement. Il paraît jeune. Trop jeune pour s’être coincé ici. Et il n’est pas mal dans son genre.


« Laisse-moi deviner. Tu n’as pas de petite copine ? Alors tu t’es dit : “oh Pimp n’est pas mal dans son genre, et si je la rencontrais ?” pas vrai ? Tu vas nier, c’est ça ? »


amusée
par la situation
elle conserve
son calme
tout en jouant
avec ses
cheveux.

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Ven 27 Juil - 21:54



Trust me, you won't regret it

Nathaniel ft. Pimprenelle


Des petits pas bien rapides et une mine pas très heureuse. Sa première patiente faisait presque la même tête que lui lorsqu’il était à sa place, chose assez amusante et déstabilisante à la fois. Elle aussi ne devait pas aimer ce genre de visites où on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Alors qu’il venait de la nommer « Mademoiselle » en tout bon londonien issu d’une famille riche, la jeune femme le rectifia en lui faisant remarquer qu’ils étaient dans la même tranche d’âge. Cela le fit sourire, car en plus d’être dans la même tranche, elle était plus vieille que lui, mais ça, il s’y était déjà presque habitué. Il serait de toute évidence TOUJOURS plus jeune que ses patients pour le moment, peut-être à quelques exceptions près. Si elle se sentait plus à l’aise en le tutoyant, il n’allait pas en faire des manies. Le but était qu’ils se sentent à l’aise, alors il hocha la tête.

- Aucun soucis. Mister Williams, enchanté.

Mais ce qui suivit fut totalement inattendu si bien que la phrase le fit littéralement écarquiller les yeux avant de sortir un petit rire amusé. Quoi ? Alors ça, c’était tout à faire original comme introduction et personne ne l’avait préparé à ça. S’il avait eu une gorgée de thé dans la bouche, il se serait sans doute étranglé avec ! Il n’avait pas encore beaucoup d’expérience, en tous les cas bien moins que ses collègues ici dont il était loin d’avoir rencontré la totalité.

- Euh d’accord, très bien, ne trouva t-il simplement  qu’à sortir.

Ne pas rosir, ne pas rosir, ne pas rosir, se répéta t-il en sentant ses joues se réchauffer un chouilla vu que son teint pâle était toujours parfait pour faire ressortir ça. Super comme répartie Williams, mais il fallait dire qu’on ne lui avait encore jamais faite celle-là et il cherchait pourquoi elle lui donnait cette information, avant de jeter de nouveau un coup d’oeil sur son dossier : bilan général, ce qui signifiait tout de la tête aux pieds, ce qui comprenait aussi l’aspect gynécologique.  Il hocha de nouveau la tête, comprenant mieux et lui adressa ce petit sourire qui se voulait rassurant.

Cette jeune femme sortait de l’ordinaire, c’était sûr, mais son trouble de la personnalité borderline ressortait terriblement à la réplique suivante. La rencontrer, elle et rien qu’elle. Oui. Evidemment. S’il y avait bien une chose qu’on lui avait apprise dès le début, c’était de ne jamais rentrer dans le jeu d’un patient, sinon on pouvait être certain que c’était fi-chu. Il rit intérieurement car la demoiselle n’avait pas tort sur la première chose : il n’avait pas de petite amie non. Ses petits mouvements avec ses cheveux étaient lents et accompagnaient le son de sa voix douce.

- Et bien si je me trouve face à toi aujourd’hui c’est pour faire ta connaissance. Dis moi, est ce que pour commencer tu dors bien ? Je vois qu’on a changé ton traitement il n’y a pas longtemps, peux-tu me dire s’il y a des choses qui ne vont pas trop, comme de la fatigue, des maux de tête ou encore des petits tournis ou autre d’inhabituel ou de désagréable ?

La questionner sur son actuel traitement afin de faire un point pour ses collègues qui la suivait - les psychologues - semblait bien approprié. Combien de fois les patients se plaignaient d’effets secondaires à cause de leur traitement mal adapté ? Beaucoup. Nathaniel préférait toujours un peu parler afin de pouvoir cerner la personne et la mettre en confiance. Il avait comme l’impression qu’elle allait encore lui sortir quelque chose qui n’allait pas spécialement matcher, alors cette fois-ci il s’y préparait mentalement. La première réplique sur ses périodes restait encore dans sa tête, et il sentait qu’il allait pouvoir très vite remplir son petit carnet d’anecdotes drôles ou gênantes en tout genre ici. Etait-ce une bonne chose ?

- Bien évidemment, aucune remarque n’est stupide et à sa signification
, rajouta t-il pour l’encourager.

Il parlait d’une voix posée et lente l’invitant à réfléchir tranquillement.

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Sam 28 Juil - 22:56

“ m i s t e r
w i l l i a m s ,
e n c h a n t é ”
enchantée
également,
n’est-ce pas, Pimprenelle ?


La mention de sa menstruation ne semble guère laisser indifférent le jeune infirmier. Au vu de son teint rosé, il paraît ne pas avoir l’habitude d’entendre cette remarque – remarque dont Pimprenelle est plus ou moins fière, même si cette phrase l’oblige à parler de son corps à un inconnu – provenant de ses patientes. Pimp, toujours prête à user de la taquinerie, le regarde avec amusement lorsqu’elle regarde légèrement ses joues rosies.


« Ce petit teint rosâtre vous sied à merveille, Mister Williams. »


ce n’est qu’ensuite
qu’elle entendit à nouveau
le son de la voix
de monsieur williams;
il lui parlait de son
t r a i t e m e n t
fraîchement modifié.


Il lui avoue être avec elle pour faire sa connaissance, elle hausse les sourcils, ne comprenant visiblement pas pourquoi il souhaitait faire sa connaissance. À quoi cela pouvait-il bien servir ? Il essaie de faire baisser la méfiance de la jeune femme à son égard pour qu’elle puisse se confier librement ? Pimprenelle n’était pas d’accord avec cela, mais n’hésita pas à prêter toute son attention aux paroles de l’infirmier. Il aimerait savoir si elle dort bien ; si son nouveau traitement lui cause quelques soucis, notamment des maux de tête, de la fatigue, et cetera.


haussement
d’épaules.


Elle l’entend lui signifier qu’aucune remarque n’est stupide ; il pourrait être professeur à l’école. Les enfants hésitent constamment à lever la main pour poser une question, parce qu’ils pensent que ce sera stupide et que tout le monde se moquera d’eux. Alors que non. Sauf qu'aujourd'hui, Pimprenelle était seule avec monsieur Williams et qu’elle ne comptait pas poser des questions stupides.


q u o i q u e.
une idée germa
au sein de son
esprit.
son s o u r i r e
à nouveau
s’affichant sur ses
lèvres lorsqu’elle le
r e g a r d e.


« Monsieur Williams… vous n’avez pas répondu à ma question. Alors j’en conclus que vous êtes un électron libre, totalement libre, et qu’en plus de cela… vous avez envie de monopoliser toute mon attention. Sinon pourquoi s’intéresser à ma santé ? »


jouant toujours
avec ses
cheveux;
elle n’abandonne
pas son sourire,
qui devient petit-à-petit
c h a r m e u r


Prenant une voix plus sensuelle, elle lui révèle un secret concernant son traitement ;


« Senhor Williams, je suis victime d’hallucinations depuis la prise de mon nouveau traitement ; en face de moi se trouve un très bel homme, très, très, sexy. »


elle enroule
sa mèche de cheveux
autour de son doigt,
laissant son regard
se fixé dans celui
de cet infirmier
à la chevelure blonde.



hrp:
 
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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Dim 29 Juil - 16:56



Trust me, you won't regret it

Nathaniel ft. Pimprenelle



Le rose. Ses joues. Et merde. La jeune femme avait remarqué et elle ne faisait pas semblant de ne rien avoir vu, car voyez-vous sinon, cela ne serait pas drôle ! Maintenant, elle le draguait avec ce genre de remarque. Aurait-elle le même genre de réflexion quand il l’examinerait pour confirmer que ses cycles et tout le tralala étaient en ordre ? Franchement, si c’était déjà assez délicat, ça allait en plus devenir bien gênant ouais. Il évitait alors de penser à des scénarios. Il faisait son travail, c’était tout. Il ne fallait pas se laisser déstabiliser par les patients, surtout pas dès le premier jour.

- Merci, répondit-il simplement d’un ton détaché.

Il lui avait ensuite demandé pour son traitement et tout ce qu’elle lui disait, ou plutôt exprimait fut un haussement d’épaules. D’accord. L’incertitude, chose que détestait tous les médecins vu qu’ils ne pouvaient avancer.. à rien. Il fallait dire aussi qu’elle n’avait pas vraiment l’air de réfléchir des masses. Cependant, quelques instants après, un sourire malicieux apparu sur son visage et cette fois-ci, Nathaniel était prêt. Il savait très bien qu’un mauvais symptôme n’allait certainement pas la faire sourire. Elle allait lui sortir un truc bien sale dans .. trois.. deux.. un.. Boum. Loupé. Simple remarque sur le fait qu’il avait esquivé et qu’il était célibataire.

- Je ne pense pas que je suis ici le sujet, mais c’est bien et bien vous, fit-il alors.

Tiens. Le vouvoiement qui repointait le bout de son nez, qu’il était beau ! Il remettait un des seuls outils de distance qu’il possédait.

Mais la demoiselle n’avait pas fini. La chose sale à laquelle il s’était préparé se transformait en quelque chose de : gênant. Oh oui, elle le draguait, et il n’en avait pas l’habitude. Que ressentait-il à ce moment-là ? De la fierté ? De la gêne ? De l’agacement ? De l’angoisse ? Un peu de tout ça ouais et il ne savait pas vraiment s’il aimait ça.. la drague. Il était franchement bizarre avec ça tiens, se fit-il une énième fois la remarque. Trop perdu sur ce sujet. Trop d’incompréhension et de pensées qui n’avaient ni queue-ni-tête pour un être humain normalement constitué de sentiments et de désir. Alors le « très très sexy » en le mentionnant était fort. Il venait aussi de comprendre que prolonger la première phase de « se poser pour parler avec le patient » avant de commencer l’examination allait être écourté.

- Et bien nous allons voir si tout est en ordre avec vous et peut-être trouver la vraie réponse, mhm ?
, fit-il.

Le blondinet referma lentement le dossier et se leva après lui avoir demandé de le suivre.

- Assis toi sur cette table tranquillement, demanda Nathaniel qui n’avait été guère impressionné par la tentative de sensualité avec le fameux enroulement de cheveux, geste purement féminin.

Il regardait de nouveau ce qu’on attendait de lui et à côté de « bilan général » - chose sincèrement gentille pour lui faire démarrer sa première consultation - était écrit d’autres choses qu’on avait rayé. Des parties du bilan allait donc sauter vu qu’elles comportaient une signature à côté et une date qui datait d’il y avait à peine d’une semaine.

- Bon et bien je vais commencer par tester tes réflexes.

Premièrement, ce serait l’examen de la vue qui aurait du arriver après mais qui allait sauter. Apparemment, tout était en ordre avec.

- Allonge-toi et détends toi. Le stress est mauvais et fausse les résultats
, expliqua le jeune homme qui avait toujours prit cette habitude-là que peu de médecins faisait.

Peut-être qu’il changerait avec l’âge et l’expérience, mais pour le moment, le faire était tout simplement.. dans sa nature d’altruiste et de personne bienveillante. Plusieurs marteaux se présentaient face à lui et il fut surpris de trouver ceux de Trömner et de Buck aux dimensions bien différentes vu qu’ils étaient adaptés.. pour des enfants. De dos, il fronça les sourcils, n’aimant pas particulièrement l’idée qu’il y en ai ici, alors que c’était déjà difficile de penser que des adultes pouvaient être ici.. Il s’empara alors rapidement du marteau de Babinski qui avait un contact beaucoup plus familier.. et légèrement plus rassurant pour ce lieu.

Le blond le tenait alors soigneusement par l’extrémité du manche comme il le fallait avant d’exercer un mouvement calculé en arc-de-cercle afin de percuter le tendon. Quantifier la force de la percussion était toujours assez différente à chaque fois, ce qui était normal. Le tout était de bien le placer perpendiculairement au tendon afin de le laisser passiblement basculer avec l’aide de la gravité. Il avait donc commencé par les deux genoux en hochant la tête.

- C’est bien, fit-il remarquer. Les coudes pour finir.

Bien évidemment, il savait que la jeune femme serait capable de lui sortir plein d’autres réflexions. Le dossier l’indiquait clairement, mais les premières minutes de leur rencontre encore plus. Il se rapprocha un peu près d’elle pour reproduire les mouvements avec ses coudes.

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Dim 29 Juil - 23:46

“ m e r c i ”
qu’elle retient
d’un large
sourire.


La suite se fait vite ; il lui dit ne pas être le sujet de la conversation, révélant qu’elle était le centre d’attention aujourd’hui. Mais Pimprenelle, elle n’en avait pas envie, elle voulait s’amuser, se moquer un peu du jeune homme, le bousculer dans ses réponses et voir ses réactions. Soudainement – après sa réponse concernant son traitement – l’apprenti la vouvoie. Elle fronce les sourcils face à cela. Pourquoi un vouvoiement maintenant ? Cela ne servait à rien.


sur sa faim;
elle l’écoute,
le suit,
et s’assoit gentiment
sur une table.


Haussement d’un sourcil, amusement exprimé par son regard.


« Mister Williams, est-ce que je suis bien assise ? »


p r o v o c a t i o n
pour le faire craquer
cet homme
qui résiste
a u t a n t.


Et elle le hait de résister autant, d’être si professionnel envers elle. Ne peut-il pas succomber, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie ? Elle conservera leur secret – l’utilisera, le manipulera sans problème. Fichu garçon qui tient à se faire une place au sein du monde des adultes. Il faut savoir être entreprenant dans la vie. Il ne l’est pas. Pas suffisamment. Peut-être qu’il est intimidé ? Ou qu’il est tout simplement un b o n médecin contrairement à d’autres.


il lui dit
qu’il testerait
ses
r é f l e x e s
pour
– certainement –
vérifier que tout
f o n c t i o n n e.


Il lui demande de s’allonger, de ne pas stresser, car cela fausse les résultats. Ok, très bien. Pimprenelle écoute sagement et s’allonge tranquillement sur cette table peu confortable à son goût. S’ensuit ainsi un truc bizarre qu’il lui fait. Elle ne comprend pas l’intérêt de tout ce schmilblick, mais elle se laisse faire. Avec un peu de chance, il décidera de céder et paf, elle pourra attaquer. Pas le frapper, cela va de soi.


“ l e s
c o u d e s
p o u r
f i n i r ”
lui dit-il,
enfin.


S’approchant d’elle, elle le regarda avec amusement.



« Tu es puceau, pas vrai ? »


Murmure t’elle, s’empêchant de rire, mais souriant moqueusement tout de même. Elle s’appuie sur ses avants-bras, sur la table, se redressant légèrement près de Nathaniel.


« Tu sais… ce n’est pas une honte, tu peux tout me dire, monsieur Williams. elle lui dit sur un ton de confidence. Et si tu n’as jamais embrassé une femme ; je suis entièrement à ta disposition. »


elle esquisse
un sourire
a m u s é
pendant qu’elle
le regarde fixement,
droit dans les yeux,
un regard
exprimant aussi
l ’ a m u s e m e n t.



hrp:
 
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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Mar 31 Juil - 22:22



Trust me, you won't regret it

Nathaniel ft. Pimprenelle


À la mention de son remerciement, la jeune demoiselle avait esquissé un de ses sourires que n’importe qui aurait trouvé charmant. Elle l’était, certes, mais c’était une patiente et lui était le médecin. Elle semblait aussi troublée par le nouveau vouvoiement et au final elle s’installa sur la table, avant de lui demander telle une femme coquine dans un film si elle était bien assise. Ouais, franchement, ça ressemblait clairement à une des séries stupides et américaines qui passaient à la télévision. La minute d’après, le médecin en question finissait par baiser la femme - sans même la connaitre ! - après avoir fermé le bureau à clé. Sans doute, s’attendait-elle à ce genre de choses d’ailleurs. De plus, la demoiselle était atteinte d’hypersexualité et lui qui avait du mal à se situer, était le pur inverse de cette personne face à lui. Comment le vivait-elle au quotidien ?

- Oui
, avait-il simplement répondu.

D’ordinaire, le jeune homme parlait beaucoup plus que ça, mais encore une fois, il devait s’adapter à chaque patient et cette femme en particulier avait besoin d’un peu plus de distance, tout en restant raisonnable, pensa t-il. Il s’était alors mis à vérifier rapidement et efficacement les réflexes et elle l’avait tout simplement bien écouté. Mais cela durerait-il longtemps ? Non, car dès qu’il s’était s’approché d’elle pour faire le deuxième coude, elle lui sortait une tout autre question, portée bien sur le sexe. Évidemment. Il redoutait de plus en plus la suite de l’examen.. Cela serait la cerise sur le gâteau tiens. Cependant, il pouvait s’estimer heureux, il n’était pas tombé sur une personne folle à lier qui aurait voulu l’égorger dès les premières secondes. Il se souvenait de ce que Monsieur Rhodes lui avait dit sur les cravates et tout le tralala. À éviter. Alors franchement que répondre à cette question ? Bien sûr qu’il était vierge, mais hors de question de lui dire. De un, il avait déjà vingt-deux ans, de deux elle était plus vieille que lui et n'était certainement plus vierge depuis bien longtemps, et de trois, ce n’était pas ses affaires. Il leva alors un sourcil en la regardant, tentant de ne pas rosir.

- Encore une fois, c’est vous notre sujet aujourd’hui, fit-il avec son accent russe qui ressortait légèrement d’avantage sans doute à cause de sa nervosité interne.

Il voyait bien qu’elle était à deux doigts de pouffer de rire. Il gardait à l’esprit qu’elle était malade et que c’était une patiente. Ce n’était pas de sa faute. Le jeune homme avait cette forte qualité d’être patient. Celle-ci enchaîna alors en lui disant qu’il ne fallait pas avoir honte et qu’elle était à sa disposition.

- Je vous remercie mademoiselle, mais je ne suis pas là pour ça. En revanche.. ce serait mieux que tu te rallonges maintenant. Tout est OK avec tes réflexes.

Il cocha alors ce qu’il fallait dans le dossier dans la bonne case et jeta un coup d’œil à la ligne d’en dessous qui était rayé comme il l’avait vu.

- Tu as apparemment une très bonne vision, et cela a été vérifié très récemment, donc pas besoin. On va passer aux dents et puis à la respiration.


Il imaginait déjà qu'elle lui sorte un "Je respire trop vite parce que vous m'excitez". Nathaniel gardait son sérieux et sa concentration, ne se laissant pas perturber par la brunette. Il ne fallait pas. Il baissa un peu la table de manière à ce qu’elle soit bien plus basse et attrapa ses gants.

- Si des mauvais symptômes pour ton nouveau traitement te reviennent, commença le blond en enfilant ses gants, n’hésites pas à me le dire d’accord ?

Le prendrait-elle à un moment donné au sérieux ou continuerait-elle d’esquiver les questions pourtant si.. importantes ? Même si elle prenait un malin plaisir à le mettre mal à l’aise, le blondinet se rendait compte qu’il était content de retrouver son univers et les patients. Apprendre à les connaître, passer un moment avec chacun d’entre eux lui faisait presque oublier son grand frère.

- Maintenant tu peux ouvrir grand la bouche et te détendre, fit-il avec un petit sourire rassurant sans aucune mauvaise connotation.

Il repensait à ce qu’elle avait dit. Non, il n’avait jamais embrassé de femme, jamais embrasser personne tout court. Quelque chose clochait-il avec lui ? N’était-il pas aux goûts des gens ? Qu’est-ce qui était différent chez lui alors ?

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Ven 31 Aoû - 21:42

Notre sujet, c’est toi. Sujet agaçante, sujet embêtante. Terme employé pour désigner les nobles au service du bon Roi. Cela t’arrache un sourire, sourire amusé, sourire moqueur, sourire déformé par la folie. Alors tu l’écoutes. Patiemment. Attentive à ses paroles, préférant désormais te taire. Attentive à son comportement, préférant ton propre silence au bruit du tic-tac de l’horloge des films d’horreurs. Et pourtant, et pourtant tu ne peux t’en empêcher. Douces, obscures, pensées qui surviennent. Douces, obscures, paroles qui s’échappent. Douces, obscures, actions qui s’enchaînent. À ton âme, tout est lié. À ta folie, santé.


s a n t é
à ta folie,
pardonnée.

s a n t é
à ton âme,
pardonnée.



Le regard rieur, le regard moqueur. Tu acquiesces, tu absorbes la nouvelle information. Bonne vision. Excellente vision. Contrôle fait récemment ; bonne nouvelle, mauvaise nouvelle, bonne et mauvaise. Mauvaise et bonne. Tu es là, tu hoches la tête, sagement, te rendant muette ; muette, muette, totalement muette. Et l’envie de l’ouvrir, ta bouche, est si présente, si présente qu’elle t’arrache encore un sourire. Alors… Santé. Santé à ton mutisme temporaire, obscur mutisme. Santé à toi, toi si muette, pourtant bavarde à l’origine. Et c’est ainsi que l’on murmure en chœur…


s a n t é
à ta folie,
pardonnée.

s a n t é
à ton âme,
pardonnée.



Symptômes de ton traitement, symptômes du nouveau, de l’ancien, de tout. Comment t’expliquer à quel point tu te moques, à quel point tu te moques éperdument des symptômes. Symptômes de ta folie, symptômes du nouveau, de l’ancien, de tout. Il te faut, il le faut, expliquer de quelle manière tu fais taire ton envie irrésistible de lui dire le fond de ta pensée, concernant ces fichus symptômes qu’il persiste à te demander. Et cette pensée, que tu conserves secrète, t’arrache un sourire, un énième sourire. C’est pour cela que tu te dis… Santé, santé à ton secret, si hypocrite secret, si malveillant secret. Et, à nouveau, tous ensemble, nous entamons le refrain…


s a n t é
à ta folie,
pardonnée.

s a n t é
à ton âme,
pardonnée.



Tu entends, inlassablement, le bruit de ses gants claquer contre sa peau, ses doigts bouger délicatement. Sa phrase, te demandant une nouvelle faveur. Ouvrir ta bouche, te détendre. Ouvrir ta bouche, tu le veux, tu le désires ; plus qu’un peu, moins que beaucoup, mais désir si violent qui t’arrache un sourire. Un sourire moqueur, un sourire sincère. Alors le refrain s’enclenche, tout le monde s’exclamant enfin…


s a n t é
à ta folie,
pardonnée.

s a n t é
à ton âme,
pardonnée.



Et ta bouche qui s’ouvre toute seule, à sa demande, mais guère pour te laisser faire. Tes dents, personne n’y touchera, personne mis à part une langue. Innocemment, faussement, tu enclenches le bouton. Le bouton de la parole qui s’active si vite, si vite. Et pour une énième fois, nous disons tous en chœur… Santé à toi.


« Je ne l’ouvre que pour t’adresser la parole, comme là. Je ne me détends qu’avec une petite récompense, que tu m’offriras gaiement. »


s a n t é
à ta folie,
pardonnée.

s a n t é
à ton âme,
pardonnée.

s a n t é
à tous,
pardonnés.



C’est dans un dernier refrain que, allongée, tu chantes dans tes pensées ce sévère châtiment qui te fut infligé. Celui d’être folle, celui d’être internée à Ostrov Island. Refrain que tu ne partageras, ô grand jamais, avec cet homme, trop peu détendu, peu ouvert à l’amusement. Alors nous chantons tous ensemble, une dernière fois, en son honneur…


s a n t é
au médecin,
pardonné.

s a n t é
à ce vierge,
dévoré.



« Offre moi ce qui te vient par la tête et j’obéirai. J’obéirai à tes demandes. »


Dernier challenge que tu lui offres, dernier challenge sur lequel tu mises toutes tes cartes. Mais ne soyons guère timbrés ; tu es Maria Pimprenelle Cruz, plus d’un tour dans ton sac, tu as et auras éternellement. Perdre une bataille ne te fait point peur, c’est la guerre perdue qui t’effraiera à jamais. Alors, une dernière fois, tu le répètes, lentement, répéter devenant presque ton verbe favoris à cet instant.


« J’obéirai à tes demandes, toutes. »


s a n t é
au médecin,
fou.

s a n t é
au médecin,
devenu si flou.

et c’est dans une dernière moquerie,
que ton visage esquisse ce
s o u r i r e.

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MessageSujet: Re: Trust me, you won't regret it. [Pimprenelle ft. Nathaniel]   Mer 5 Sep - 13:20



Trust me, you won't regret it

Nathaniel ft. Pimprenelle



Nathaniel revenait volontairement sur les inconvénients et les avantages que pouvaient procurer le traitement à sa patiente, mais cette dernière ne semblait pas réceptive à cela. Était-ce de l’indifférence ? Il avait vu son petit sourire se dessiner sur son visage quand il lui avait annoncé qu’elle possédait une excellente vision. Fierté. Il lui avait maintenant demandé d’ouvrir la bouche pour qu’il puisse continuer ses examens, mais il sentait toujours cette puissante indifférence opérer. À quoi pensait-elle au juste ? Il devait la distraire afin qu’elle obéisse à ses petites demandes, car sinon, il n’avait pas fini. Cependant, il était bien hors de question d’entrer dans du chantage. Tout devait venir de lui et non d’elle.

C’était simple. En tant que médecin, il ne pouvait tout simplement pas se permettre d’entrer dans le petit jeu d’un patient sous prétexte que ce serait plus aisé d’obtenir ce qu’il voulait. On lui avait toujours appris qu’il fallait procéder autrement s’il ne voulait pas se retrouver noyer dès les premiers instants. La jeune femme hochait la tête comme si elle approuvait ce qu’il disait. Elle semblait alors enfin ouvrir la bouche, sauf qu’elle ne le faisait pas assez pour qu’il puisse correctement y accéder. Elle le faisait languir, exprès pour se montrer bien moqueuse. Elle lui apprenait alors qu’elle ne l’utiliserait que pour lui parler et qu’il faudra qu’il la détende avec une récompense pour obtenir ce qu’il désirait. À cet instant-là, Nathaniel, bien pur et innocent d’esprit fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu’elle voulait exactement. Des vêtements supplémentaires ? De la nourriture ? Elle obéirait à ses demandes, mais il n’aimait guère tout ce chantage.

- Cela s’appelle du chantage et je ne pratique pas ce genre de chose demoiselle, fit alors Nathaniel.

Le « toutes » qu’elle avait rajouté sonnait un peu pervers et il s’empêcha de penser qu’elle pouvait elle réfléchir à des choses que son esprit n’imaginait pas.

- Et puis tu voudrais quoi exactement ? Si jamais tu as besoin de nourriture supplémentaire à la cantine, il suffit de bien savoir manier la conversation avec les cantinières, commença alors le blondinet à fond dans son petit délire de bouffe.

Il la regarda de ses yeux gris clair et lui sourit gentiment. Il était certain que la demoiselle pouvait bien persuader les femmes de la cantine de lui en filer plus que nécessaire.

- Et puis ici, c’est toi qui dois obéir à toutes mes demandes pour le bien des examens. Tu as peur ?, demanda t-il alors.

Chose qui était tout à fait légitime au final. Chacun avait ses propres difficultés et Nathaniel ne se laissait pas démonter par les patients aussi aisément qu’il en pouvait paraitre au premier abord. Il apprenait vite au final. Il fallait convaincre d’une manière ou d’une autre les gens de les laisser les examiner, mais ce qui différait de son ancien job, était qu’ici les gens ne le faisaient pas par angoisse, mais par amusement, comme la jolie Pimprenelle Cruz devant lui.

- Montre moi que tu n’es pas une petite trouillarde Pimprenelle, commença Nath en essayant une autre corde, celle qui allait déclencher sa « fierté » qu’il fallait qu’elle prouve.

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