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 tango des démons | nixie

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PILULES AVALÉES : 1913
MIROIR : carey gorgeous mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : Verendrye (avatar ; icons) | Astra (signature)
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016

SITUATION : Coeur de charbon, calciné et lacéré par des crocs de passion. Électron libre qui désintègre ceux qui s'approchent trop de sa masse.
EST ÂGÉ DE : 33 ans qui lui collent à sa peau desséchée. C'est une oeuvre d'art qui a passé son temps et qu'on préfère entreposer aux archives.
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MessageSujet: tango des démons | nixie   Sam 7 Juil - 22:41



tango des démons.
what makes you so special,
to think i would ever settle
for that devious dance between you and me devil, devil

 
lexie ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ y a la transpiration qui lui colle les habits à la peau, la lumière se réflète dessus et fait légèrement luire son corps. à l’extérieur, le soleil cogne fort et elle sent ses coups brûlants sur sa nuque. ça la chauffe comme une langue de feu qui lui lècherait la peau. sa chair couleur zinc, elle va virer cramoisie si elle ne bouge pas. mais nirina elle s’en fiche de se faire dévorer par le soleil, c’est qu’une lune creuse et éteinte. uddi et lexie se sont enfuis avec la lumière et elle n’a plus personne pour qui briller. assise sur le siège des patients, elle scrute son fauteuil de l’autre côté du bureau. elle imagine une personne assise dessus qui lui parlerait. elle voit une femme à la peau lactescente, sur ses cheveux il y a des vipères lunaires qui lui tombent sur les épaules et s’enroulent autour de son cou. elles sifflent et l’observent de leurs yeux émeraudes. ça lui percute le cerveau quand elle comprend qu’elle observe son reflet, c’est pas son double maléfique mais elle-même. nirina c’est un maléfice ambulant qui aime jeter des sorts aux patients. tout ça c’est de la faute de cette fucking jenkins qui lui a balancé sa malédiction. nirina n’est plus une humaine ou une sélénite, désormais c’est une gorgone qui pétrifie ses victimes avec sa voix minérale et empoisonnée. sa main s’approche du reflet pour tenter de toucher cette peau où les particules de poussière passent au travers, mais elle se referme sur du vide. et y a le reflet qui disparaît. quand elle se relève, y a la peau des bras qui s’arrachent du cuir du fauteuil, comme si son enveloppe corporelle tombait en loque. au fond, nirina elle se dit qu’elle n’est qu’un amas de peaux qu’elle porte au grès des rôles qu’elle endosse suivant son humeur. un jour elle est psychologue philanthrope, le lendemain elle est une succube tentatrice qui veut faire tomber le clergé. nirina elle est tellement de choses qu’aujourd’hui elle ne sait plus qui elle est, c’est une carcasse qui se camoufle derrière des costumes pour cacher son intérieur creux, faible et facilement terrassable. la porte toque et s’ouvre sans attendre d’ordre, avec un garde qui entre dans le bureau. “ votre prochain rendez-vous arrive avec de l’avance.” qu’il répond de sa voix de chien de garde obéissant, avant de repartir prestement. nirina elle cligne ses pupilles à moitié pétée, elle comprend pas. elle regarde dans son emploi du temps fourni par les secrétaires charognardes mais elles ont oublié de mettre le nom du patient. elle n’a pas envie de parler, de poser des questions, elle veut rester seule et dépoussiérer ses statuettes. quand la porte s’ouvre de nouveau et que son rendez-vous se poste au milieu de la pièce, nirina elle a la nausée. ses les jambes deviennent gelée et manquent de se dérober sous elle. la psychologue croit qu’elle devient folle et qu’on va lui passer la camisole parce qu’elle voit des fantômes désormais. ses poumons arrivent plus à fonctionner alors elle manque d’air et suffoque. les fantômes ils reviennent toujours à la vie pour hanter les vivants. “ Qu’est-ce que tu fous là Lexie ? T’étais pas censée être morte ?” elle entend encore la voix de son acolyte gardien lui dire que Lexie n’avait pas survécu aux falaises et qu’il fallait passer à autre chose, alors nirina comprend pas pourquoi Lexie a l’air vivante et pas cadavérique avec des blessures qui lui poissent la figure comme dans les films d’horreur.



Dernière édition par Nirina Vespucci le Mer 18 Juil - 4:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Dim 8 Juil - 18:23



tango des démons
Don’t want to let you down, But I am hell bound, Though this is all for you, Don’t want to hide the truth

 
nirina  ϟ  lexie .

Ses pieds la portent, lentement, vers une évidence qu’elle a longtemps repoussée. Au rythme des bruits de pas, des clefs qui se balancent sur la ceinture du garde. Les mains agrippées l’une à l’autre. Ongles enfoncés entre les doigts. Regard vide. Elle tente de ralentir la cadence, malgré la main ferme qui entoure son épaule pour l’emmener là où elle ne souhaitait pas se rendre. « Tu as rendez-vous avec ta psychologue, Jenkins. Pas d'excuse aujourd'hui. » Des jours entiers à repousser l’échéance. Des jours entiers à préférer se rendre à l’infirmerie plutôt que de l’affronter.
Il la pousse une énième fois dans le couloir. La patience n’est pas son fort. Il se sent puissant, le salaud. Une paire de menottes et ça se sent pousser des couilles de taureau. Lexie serre les dents, silencieuse. Ses ongles s’apprêtent à transpercer sa peau lorsqu’ils arrivent enfin devant la porte. Ça lui fait quelque chose, de se retrouver là. Ça lui hérisse les poils. Un sentiment d’on ne sait quoi qui lui met les tripes en l’air, alors que le garde lui ouvre la porte en lui laissant les menottes. Elle n’a pas envie d’être ici. Elle n’a pas envie d’entrer, mais elle n’a plus le choix maintenant. La main la pousse à l’intérieur de la pièce. Alors elle s’avance, le regard rivé sur la jeune femme debout derrière le bureau. Inspiration longue et bruyante, comme pour retenir une nausée qui vient agresser sa gorge. Lexie se masse les poignets, ne laissant transparaître que son habituel regard sombre, aucune expression sur le visage. Plus froide que jamais. Une partie de son âme a dû rester au bord de la falaise, l’autre doit certainement moisir au fond de la cellule, collée à cette mare de sang qu’elle a laissé derrière elle. Elle est là, sans être là. « Qu’est-ce que tu fous là Lexie ? T’étais pas censée être morte ? » Rictus nerveux, regard fuyant, elle soupire encore une fois en s’avançant sans conviction vers sa chaise. Ses yeux visitent le bureau. Ce bureau qui avait accueilli il y a des mois trois fous et une psy. On dirait le début d’une mauvaise blague… Et la chute ? Aujourd’hui elles ne sont plus que deux. Il aurait pu n’en rester qu’une, si l’autre n’avait pas passé une heure à cogiter sur le sens de la vie et de la mort, à trouver un meilleur moyen de mettre un terme à tout ça, les pieds pendus à soixante mètres au-dessus de la mer. Finalement elle est là, revenue au point de départ. Chienne de vie. Qu’est-ce qu’elle fout là ? Si seulement elle le savait ! Sagement plantée derrière son siège, le regard accroché au visage de Nirina qu’elle ne quitte plus. Elle n'a pas le souvenir d’être entrée dans ce bureau, dans l’intention de passer une séance normale, dans des conditions normales. Non, c’est pas son but, d’être normale. C’est pas dans ses cordes. « T’aurais préféré que je saute ? » elle se décide enfin à parler, la folle. « T’as pas l’air enchantée de me voir… pourtant la dernière fois qu’on s’est parlé, j’ai presque cru que t’allais me déclarer ta flamme. » Sarcasme habituel. En temps normal, elle aurait sourit. Mais pas cette fois. Cette fois, elle est sérieuse. Pas un rictus. Elle en redemande. Nirina l’avait laissé là, penchée au-dessus du vide comme une conne, avec des aveux qu’elle a bien du mal à croire encore aujourd'hui. Elle a besoin d'explications, ou d'autre chose, elle ne sait plus très bien.


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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Mer 18 Juil - 4:33



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lexie ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ Elle sent sa tête qui menace d’éclater, avec le sang qui tempête à chaud bouillon, les os qui vibrent comme du verre, compactes et féroces, prêts à exploser. Nirina n’est qu’une machine qui déraille face au bug visuel qui s’imprime dans le creux de ses rétines. Son esprit se disloque, crache des souvenirs comme pour expulser un poison, les ravale pour les recomposer. Elle ne sent plus l’odeur boisé de ses meubles, mais c’est l’iode frais qui remplit ses poumons, avec l’embrun cristallin qui se dépose sur ses joues comme des perles de glace. Elle n’est plus dans son bureau mais au bord d’une falaise, elle entend les eaux tourbillonner sous ses petits souliers de cuir. Ses yeux détaillent, scannent, analysent la silhouette décharnée qui lui fait face. Elle affronte du regard le molosse enchaîné, avec ses dents rutilantes et son regard sauvage et elle voit que Lexie n’a pas changé. Ses cheveux terre de Sienne qui lui accrochent son visage douceâtre, les iris de furie et l’allure ombrageuse. Recluse derrière sa forteresse camouflée sous la forme de son bureau, la psychologue est incapable de bouger, c’est devenue une statue d’albâtre aux pieds fichés dans le sol. Elle refuse d’affronter la réalité qui s’affiche sous ses yeux, elle nie la présence de la brune, elle crache mentalement sur le reflet de la vérité. Lexie est morte et celle qui se trouve devant elle n’est qu’une pâle usurpation. Des bribes de conversations se lient à son esprit, des mots échangés, des secrets inavoués étalés sur une table préalablement regorgantes de mensonges. Nirina suffoque devant une mémoire qui déploient ses tiges meurtrières pour étrangler son esprit. Les paroles qu’elle a prononcées devant Lexie se déversent en elle avec la violence d’un ouragan, lui frappe les flancs, lui cogne les tempes. Elle tente d’étouffer cette étincelle qui lui naît dans le ventre, qui croît devant la vision d’une Lexie vivante. Vulgaire braise qui a éclos dans l’obscurité de sa solitude. La psychologue a l’impression que sa carcasse creuse se remplit à nouveau, que son voile de désespoir glisse le long de sa peau satinée. Nirina avait fait naufrage, emportée dans un maelström d’abandon, de rage et de désolation et voilà qu’elle aperçoit les lueurs lointaines d’un phare salutaire. Un sémaphore qui signe la fin de son errance et probablement une nouvelle phase destructive. Mais Nirina s’en moque, elle préfère ressentir les affres d’une emprise démoniaque plutôt que de rester la coquille vide qu’elle eût été lors de la mort de Lexie. Les paroles de cette dernière coulent dans les tympans de Nirina comme du nectar coulerait dans le gosier des dieux célestes. Voix endiablée et fielleuse. Langue abrasive et incendiaire. “ T’as peut-être ressuscité, mais t’as pas changé pour autant.” La langue de Nirina claque le palais avec un plaisir à peine dissimulée, ses dents de velours se découvrent sans pudeur sur un sourire. Ses yeux dardent un regard acéré de vipère sur le garde pour lui faire comprendre qu’il est de trop. Toussotements gênés, oeillades appuyées en direction des menottes qui retiennent toujours le fauve captif. “ Donnez-moi la clé, si elle se montre vilaine je l’enchaine à nouveau.” qu’elle ordonne à la sentinelle qui lui glisse l’objet métallique dans la main avant de quitter le bureau. Mais au lieu de détacher la patiente, Nirina continue à serrer la clé dans sa paume. “ Je te détache mais uniquement à condition que tu ne fasses plus allusions à ce qu’il s’est passé sur la falaise.” La blonde n’assume pas d’avoir exposé ses peurs et ses faiblesses, en face du démon ses mécanismes de défenses reviennent et l’obligent à se refermer. “ Je suis contente que tu sois toujours en vie Lexie, mais ça s’arrête là. N’y voit là aucune sorte d’attachement. Je veux juste que tu m’expliques ce qu’il s’est passé après mon départ des falaises et où tu te cachais pendant tout ce temps.” Nirina se contient, c’est une grenade dégoupillée qui menace d’exploser et de souffler la brune dans une déflagration de colère. Elle s’en veut de s’être ouverte à Lexie, elle lui en veut de lui avoir infligée pareille souffrance, en refusant de venir la voir après ce que la blonde lui eut avouée, alors qu’elle la croyait morte.

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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Jeu 19 Juil - 11:00



tango des démons
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nirina  ϟ  lexie .

La présence de la blonde lui a rapidement fait oublier celle du nuisible, resté planté près de la porte, s’attendant à un éventuel dérapage. Lorsque Nirina lui demande les clefs de ses menottes, l’invitant par la même occasion à quitter le bureau, un sourire narquois se dessine sur les lèvres de la patiente à l’intention du garde, qui ne manque pas de lui répondre par un regard assassin avant de quitter la pièce. S’attendant enfin à sa libération, Lexie tend ses poignets, sourire en coin. Mais les mots de la blonde brisent ses espoirs. Son sourire se crispe et ses mains reviennent lentement le long de son corps. Elle n’est pas surprise, non. Elle commence à la connaître, Nirina. Elle et sa foutue fierté. “Ahh, je vois…” elle voit parfaitement bien. Des regrets, des mots prononcés sans réfléchir aux conséquences. Des aveux qui n’auraient jamais dû être avoués. Lexie, elle, est à la fois amusée et frustrée par la situation. Elle n’a pas l’intention de mentir, puisqu’il faut croire que leur relation a dépassé ce stade, pour la patiente du moins. La psychologue, quant à elle, cherche visiblement à garder son rôle au sérieux, comme un besoin de remettre des barrières utiles à un lien purement professionnel. Comme un besoin de faire quelques pas en arrière pour rattraper ses erreurs. Mais Lexie n’est pas cupide, elle a cessé de croire depuis longtemps que les deux jeunes femmes seraient capables d’avoir une relation basée sur une confiance et un échange mutuel, hormis pour cracher leur venin et s’entre-tuer dans une danse mêlant sexe et violence. La brune inspire longuement à la question de Nirina. Elle entend enfin le son de la cloche, celui qui annonce le début du match. “Je suis rentrée, Nirina, tout simplement. Ils m’ont vu revenir pieds nus, ils m’ont demandé où j’étais passé... Je leur ai dit que j’étais partie faire un tour sur la falaise, seule. Après ça ils m’ont foutu en isolement. À ce moment-là je me suis demandé pourquoi je l’ai pas fait. Pourquoi j’ai pas fait le grand saut ? Qu’est-ce qui m’en empêchait après tout ? Absolument rien... Je sais pas pourquoi j’ai fais demi-tour. Pourquoi c’est ta foutue voix que j’entendais sans arrêt dans ma tête, qui me disait que j’étais ton pilier, que j’étais la seule qui te restais..." Lexie secoue faiblement la tête, affichant un sourire nerveux. Prononcer ces mots à voix haute n’a pas le même effet que les entendre en boucle dans sa tête. “Tu te rends compte que j’ai hésité à cause de toi? Pendant quelques heures, j’ai hésité à partir… et quand j’ai enfin réalisé que c’était totalement stupide, j’ai ri, et je me suis ouvert les veines dans ma cellule, en espérant qu’on me laisse crever en paix… Ils m’ont vu avant qu’il soit trop tard et j’ai passé le reste du temps à l’infirmerie, sous surveillance.” Elle ne peut pas croire qu’après tout ce qu’elles aient vécu, Nirina finisse par se dire que son bourreau était son pilier. Comme un moyen pour elle ne pas flancher, alors qu’il est évident qu’elle fait partie, aujourd’hui encore, des causes de sa décadence flagrante. La Nirina d’autrefois n’est plus, et ce depuis bien longtemps maintenant.  Elle ne peut pas non plus croire que cette blonde, qu’elle voyait comme une ennemie, comme un simple jouet, soit devenue son seul repère dans cet endroit. Elle n’est pas capable de l’admettre, et pourtant c’est une évidence aussi. Son corps, lui, ne ment pas. Il frissonne. Il se contracte dès que leur regard se croise. Il réagit au son de sa voix. C’est comme un manque, les mêmes symptômes qu’un sevrage à la drogue. Elle avait passé des semaines entières allongée dans son lit à l’infirmerie, à penser à tout ça, à attendre ce jour où elle lui ferait face, pour comprendre. Mais elle ne s’est jamais senti prête à l’affronter. Aujourd’hui elle n’a plus le choix, et toutes ses questions qu’elle se pose sans arrêt depuis son isolement, commencent à lui retourner le cerveau. Elle a besoin de savoir la vérité. Peu importe si elle passe la séance entière avec ces foutues menottes. Tout ce qu’elle souhaite, c’est des explications. Et si Nirina refuse de parler, elle la forcera. Alors elle s’approche de la jeune femme, en contournant le bureau. “Tu crois vraiment que j’allais pas revenir sur ce sujet ? Que j’allais arriver comme une fleur dans ton bureau et faire comme si tu m’avais rien dis ? Comme si on s’était jamais tutoyé alors qu’on le fait maintenant ? Quelque part, c’est ta faute si je suis encore là... Alors joues pas à ce petit jeu avec moi.” elle continue d’avancer, rythme lent et regard fixé sur le visage de la psychologue. “Tu peux pas balancer ces mots comme ça et t’enfuir en me laissant perchée au-dessus du vide.” elle arrive quasiment à sa hauteur. Sa voix se fait plus grave, mais elle reste calme. “Si c’est pas de l’attachement, alors c’est quoi ?” elle ne lui laisse même pas le temps de répondre, s’approche de quelques pas encore. Une dizaine de centimètres séparent désormais leur visage. Elle n’a pas l’intention de lui faire quoi que soit, elle veut simplement qu’elle crache le morceau. “Dis-moi que t’en pensais pas un mot. Dis-moi que c’était purement par intérêt, parce que t’aurais été incapable d’expliquer pourquoi t’as regardé une patiente sauter de la falaise sans agir.” Si elle ment, la brune le verrait. D’ici, elle voit le moindre détails sur son visage, la moindre lueur dans ses yeux. Pupilles dilatées ou légère grimace, rien ne lui échappe. “T'es incapable de mentir.” elle insiste, l’empêche de réfléchir pour trouver un mensonge, une excuse. Et pendant ce silence, elle se demande encore pourquoi. Pourquoi elle a vraiment besoin de savoir et d'entendre ces mots auxquels elle ne croit plus depuis longtemps...

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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Jeu 23 Aoû - 4:25



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☾ ☾ ☾ Ses doigts glissent le long du collier de perles qui caresse son cou. Elle tente de se concentrer sur la sensation satiné et lisse qu’offre les sphères nacrées sur la pulpe de ses doigts. Elle les presse dans le creux de sa main, leur faible tintement se mêle à l’abrupte voix de Lexie. Elle serre ses perles comme pour se rattacher à une chose tangible, pour ne pas flancher sous les paroles énoncées par la brune. Sa respiration se fait par à coup, presque haletante. Elle ne sait plus si la moiteur de sa peau luisante est dû à la chaleur suffocante du bureau ou si c’est la vision d’une Lexie en proie au doute, renonçant à sauter pour elle, qui en est la cause. Ses dernières paroles ne parviennent même pas à l’inquiéter, qu’importe qu’elle ait recommencé ses sordides jeux léthaux puisqu’aujourd’hui elle se tient toujours debout, devant elle. “ Ouais, c’est tout simple comme explication.” Sa réponse est aussi concise qu’implacable, elle mesure chaque mots qui traversent la barrière de ses dents, comme un musicien soucieux des sons qui s’échapperaient de son instrument de musique. Nirina ne veut laisser filtrer aucune émotion, aucun indice qui permettrait de deviner ce qu’elle pense vraiment. En revanche, son regard ne quitte pas le visage de Lexie, à  l’affût du moindre plis de ses lèvres, des ridules de ses yeux, tout ce qui pourrait l’aider à décrypter les pensées intérieures de la patiente. “ Pourquoi tu m’annonces ça comme si tu me le reprochais ? Je ne t’ai obligé à rien Lexie. Je t’ai juste dis que t’étais la seule personne à qui je pouvais encore me raccrocher. Tu peux m’en vouloir pour beaucoup de choses, mais ne me mets pas sur le dos ta tentative avortée de suicide.” lui explique-t-elle sur un ton calme, presque doux. L’instinct de férocité qui se déclenchait automatiquement à la vue de la brune cesse peu à peu. “ Et je vois pas en quoi ça te gêne, ça devait pas être aussi important que ça si t’as fini par t’ouvrir les veines.” marmonne-t-elle alors que son regard se perd dans le vide, soudain fasciné par les poussières qui flottent en suspens dans l’air. Un poid semble lui transpercer la poitrine, elle sent une pression invisible qui lui compacte les côtes, broie ses poumons. C’est le doute qui l'envahit, qui l’écrase silencieusement de toute sa masse. L’ensemble des frontières semblent avoir volé en éclat, les limites de leur statuts respectifs, de leur relation, aujourd’hui Nirina se sait incapable de mettre un mot sur ce qui leur arrive. Elle voudrait remettre la cassette en arrière, revenir à cet instant sur la falaise, détourner son regard des dames de fer dominants l’écume du rivage et continuer son chemin. Rester à une relation destructrice mais où chacune connaît sa place.

Son autre main continue à serrer la clé au creux de sa paume et alors que Nirina s’apprête à libérer Lexie de ses entraves, elle voit une ombre fondre sur elle. Elle ne recule pas, ne cille pas, elle se contente juste de dévisager les iris terreuses qui la fixe ardemment. Elle a envie de se cogner le ventre et la tête pour faire taire cette envie de voir la patiente s’approcher encore plus près d’elle. Nirina pourrait presque ressentir ses iris se dilater de contemplation devant le visage de Lexie quasiment collé au sien. Son coeur danse une valse enragée, son corps se crispe d’une telle façon que sa peau menace de se déchirer sous la pression. La proximité du corps de Lexie contre le sien semble l’appeler, il l’exhorte à répondre à un chaos de violence et de stupre. “ J’en sais rien Lexie, je peux pas expliquer… Je… Je suis terrorisée à l’idée d’être seule, de me voir décrépir dans ma solitude parce que je n’ai plus personne. Je sais que je ne peux pas vraiment compter sur toi mais... C’est juste que parce que je te connais et que je sais comment tu fonctionnes, ça me rassure. Et c’est tout ce dont j’ai besoin. Un visage familier dans cette marée d’inconnu.” Son regard enjambe l’épaule de la brune pour accrocher la statuette de la louve capitoline postée sur l’étagère derrière la patiente. Elle la dévisage de son regard de bronze, ses canines d’airain dévoilées au monde en un rictus complice, se délectant de la vision de son alter-ego, prédatrice vengeresse qui fond sur sa proie. Nirina a envie d’hurler son incompréhension, de se taillader à coup de crocs et d’arracher des lambeaux de peau pour laisser s’écouler ce flot purulent de confusion et de questions qui lui corrompent l’esprit. Nirina se sent acculée et perçoit toutes les questions que lui pose Lexie comme des agressions, alors elle réplique à son tour. “ Tu fais chier Jenkins, tu veux que je te dise quoi d’autre ? Que je me suis attachée à toi et que j’ai besoin de toi plus que je ne veux me l’avouer ? C’est ça que tu veux entendre ?” Elle a l’impression que l’acier de la clé lui brûle la main, c’est à peine si elle peut en supporter la douleur. “ Tu sais ce qui me déçoit le plus ? C’est que tu n’aies même pas été foutu de venir me voir au moins une fois pour me dire que t’étais toujours là ! Ça t’as jamais frôlé ton crâne d’égoïste que j’étais probablement dévastée par ta disparition ? Oh et puis merde, qu’est-ce que ça peut te foutre ce que je ressens pour toi, si ça t’étais vraiment égal, tu aurais pas tenté de t'envoyer six pieds sous terre, et tu m’aurais pas laissé poireauter avec ma fucking solitude. Alors tes airs de petite victime perdue, t’es gentille, tu te les gardes hein.” lui crache-t-elle au visage alors qu’elle s’empresse de lui libérer les mains de ses menottes. Des mèches de cheveux se collent à ses lèvres humectées de rage, ses doigts s’empêtrent et enchaînent les tentatives pour faire coulisser la clé dans la fente des menottes. Et lorsque Nirina entend enfin le déclic, elle arrache les entraves sans s’inquiéter de la douleur qu’elle pourrait occasionner à la patiente, avant de les jeter sur son bureau. “ Parce qu’au final c’est quoi entre nous deux ? On est quoi pour l’une de l’autre, tu peux me le dire ? C’est de l’amitié ? De la haine ? ” Qu’elle lui demande en croisant les bras contre elle. “ De l’amour ? ” qu’elle lui jette à la face d’un air goguenard. Pleutre vipère qui se camoufle derrière son rire moqueur et désintéressé pour cacher son besoin de vérité. Le sarcasme et la mesquinerie, c’est là son seule masque qui puisse camoufler ses appels à l’aide désespérés.

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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Ven 24 Aoû - 11:51



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nirina  ϟ  lexie .

“J’en sais rien Lexie, je peux pas expliquer… Je… Je suis terrorisée à l’idée d’être seule, de me voir décrépir dans ma solitude parce que je n’ai plus personne. Je sais que je ne peux pas vraiment compter sur toi mais... C’est juste que parce que je te connais et que je sais comment tu fonctionnes, ça me rassure. Et c’est tout ce dont j’ai besoin. Un visage familier dans cette marée d’inconnu.” “Ça te rassure… ma présence te rassure… ?” Lexie tente de se souvenir, mais à aucun moment elle n’aurait pu s’imaginer que Nirina se sentait rassurée en sa compagnie. C’est sans aucun doute la première fois de sa vie qu'elle entend ces mots à son attention. Et ça dépasse de loin l’entendement. Côtoyer et donc connaître une psychopathe est… rassurant? Quelque chose lui échappe, dans ces paroles. La brune affiche alors un rictus mesquin. “Tu réalises que t’es en train de me dire que tu préfères être mal accompagnée que seule ? Je crois que t’as pas compris le sens de ce proverbe…” Cela dit, et bien que Lexie ne l’avouera jamais, la blonde vient de résumer en quelques phrases les sentiments de la patiente. Une réponse aux questions qu’elle-même se posait à propos de leur relation. Nirina est la seule qui lui reste. Un visage familier, une voix non pas forcément rassurante mais reconnaissable parmi tous ces cris d’animaux à l’agonie, errants dans cet hôpital. Au fond, elle comprend très bien ce que veut dire la jeune femme. Ce côté rassurant et pourtant inexplicable qu’elle ressent, lorsqu’elle la voit. “Tu fais chier Jenkins, tu veux que je te dise quoi d’autre ? Que je me suis attachée à toi et que j’ai besoin de toi plus que je ne veux me l’avouer ? C’est ça que tu veux entendre ?” La patiente arque un sourcil et tente de garder son sourire en coin. En vérité, c'est plutôt une grimace. “Parce que c’est le cas ?” Ce qu’elle veut entendre, finalement, elle-même n’en a pas la moindre idée. Elle souhaite juste comprendre pourquoi… Elle cherche à savoir quel évènement aurait pu chambouler leur relation à ce point pour qu'elles en arrive là. “ Tu sais ce qui me déçoit le plus ? C’est que tu n’aies même pas été foutu de venir me voir au moins une fois pour me dire que t’étais toujours là ! Ça t’as jamais frôlé ton crâne d’égoïste que j’étais probablement dévastée par ta disparition ? Oh et puis merde, qu’est-ce que ça peut te foutre ce que je ressens pour toi, si ça t’étais vraiment égal, tu aurais pas tenté de t'envoyer six pieds sous terre, et tu m’aurais pas laissé poireauter avec ma fucking solitude. Alors tes airs de petite victime perdue, t’es gentille, tu te les gardes hein.” Lexie lâche cette fois un rire nerveux, irrité. Ça l’agace, ça la titille. Est-ce la gêne qui commence à lui hérisser le poil ? Quelque chose qui ne passe pas, qu’elle ne digère pas ? Est-ce la sincérité de Nirina qu’elle vient de sentir lui brûler l’estomac ? La patiente voit peu à peu son assurance foutre le camp. Elle ne s’attendait pas devoir encaisser ces mots. Nirina est-elle réellement en train de lui faire une scène, parce qu'elle l'avait... laissé? “Alors c’est nouveau ça ! Qu'est-ce que ça pouvait te foutre à toi de savoir que j'étais encore en vie ? Depuis quand tu t'inquiètes pour moi ?” Et pendant qu’elle répond, Nirina trifouille les menottes à ses poignets. Mais Lexie ne s’en préoccupe pas, elle a presque oublié qu’elle était encore attachée. Machinalement, elle lève ses mains pour l’aider, tout en continuant de fixer la jeune femme de son air plus frustré que mauvais. “Comment je pouvais savoir que ma pseudo mort allait t’atteindre à ce point alors que c’est ce que tu souhaitais depuis le début ? Me voir crev… Aïe !” Lâche-t-elle lorsque la psychologue arrive enfin à lui retirer les menottes, sans aucune douceur. Elle claque sa langue sur son palet, encore agacée, regarde et frotte sa peau endolorie. Elle se moque de voir qu’elle est de nouveau libre. Habituellement, elle en aurait profité… Mais là n’est pas son intérêt. Elle a d'autres problèmes à régler. “Parce qu’au final c’est quoi entre nous deux ? On est quoi pour l’une de l’autre, tu peux me le dire ? C’est de l’amitié ? De la haine ? De l’amour ? ” Lexie relève brusquement la tête et dévisage la blonde. Longuement. Au fond, c’est la tempête. Au fond d’elle, son cerveau bouillonne, cherche à déchiffrer le rictus de la blonde, à comprendre le sens de sa question. À la surface, elle n’affiche aucune expression sur le visage, reprend son air sérieux, froid, impassible. Cette conversation est en train de lui échapper, ça ne lui plaît pas. Parler de sentiments ? Plus jamais. Elle a déjà donné. Sa mâchoire se serre, imperceptible. Les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches l’une de l’autre, mais elle ne bouge pas pour autant. Elle finit par répondre, enfin, d'une voix étrangement calme, mais glaciale. “T'as vraiment envie de le savoir, Nirina… ?” Regard méfiant et défiant. À cet instant, elle hait celle qui lui fait face. Mais ce sont ses ongles qui, plantés comme des serres dans sa propre peau, viennent calmer son envie de cracher sa haine au visage de la vipère. Pourquoi cette obsession de vouloir à tout prix connaître la vérité ? Pourquoi ce sentiment de vouloir se sentir rassurée… Sa curiosité vient définitivement de la perdre. Elle a engagé la mauvaise discussion, tout compte fait. Elle s'en veut. Face à ses propres doutes, elle se sent vulnérable. Son masque de démon intouchable se fissure, aveuglée par le regard brun de la jeune femme. Elle sait. Elle sent que quelque chose ne va plus, dans cette relation. Où est parti sa colère ? Où sont les coups, les insultes, ses envies de meurtre ? Ses poings se serrent, mais elle manque de force. Elle manque de conviction. “Si c’était de l'amour, qu'est ce qu'on ferait? ... Qu'est-ce que tu ferais?” Retourner la situation, répondre à une question par une autre question. Un moyen comme un autre de garder le contrôle… Lexie cache à son tour un besoin de savoir. Derrière son regard sombre, c'est le vide total. C'est la chute libre. Elle sent comme un tiraillement dans la gorge, presque une nausée. C'est la peur. La peur d'entendre ce qu'elle n'est pas prête à entendre. Pourtant elle n’abandonne pas. Parce qu’elle a toujours besoin de pousser le vice. Parce qu’elle a surtout besoin de se prouver qu’elle ne se trompe pas. Amour ? Impossible. Elle s'approche encore, jusqu'à sentir le souffle chaud de Nirina sur son visage. Elle dépasse à nouveau la barrière. Combien de fois ses lèvres avaient goûté aux siennes ? Combien de fois leurs entrevues avaient dérapé, ne laissant s'exprimer que leur haine mutuelle, un désir malsain et leur envie d'en finir l'une comme l'autre. Venin acide et meurtrier, craché directement dans le coeur. Crocs aiguisés, logés dans la chair. Mains assassines et tentatrices, avides de caresses et de douleur. “Si je t'embrasse, tu m'arracherai encore la lèvre ?” qu’elle lui murmure, pour étouffer la perte d’assurance qui se fait doucement ressentir. L'envie d'aller plus loin est attrayante, mais elle résiste, elle se fige. C’est seulement de la provocation. C’est la voix rauque et l’air menaçant qui la sauvent de son état qui se dégrade, à l’intérieur. Parce qu’au fond, elle s’accroche, la brune. Elle aimerait juste fuir. Elle aimerait juste emmerder le monde et retourner sur cette falaise. Mais elle veut continuer à provoquer. Elle voudrait simplement lui montrer que rien a changé. Même si elle-même en doute. Et c'est sa main qui vient lentement effleurer la hanche et jusque dans le dos de la psychologue. Douce et délicate. “Si je glisse ma main, là, tu vas encore me gifler ?” Elle attend, espère peut-être un peu. Pendant quelques secondes seulement, elle se perd, oublie presque ce qu’elle cherchait à faire. Puis enfin, Lexie se recule jusqu'à retrouver une certaine distance de sécurité avec la blonde, au cas où cette dernière aurait effectivement décidé de lui retourner une claque. “Tu as ta réponse, maintenant ? C'est pourtant évident. Tu sais très bien ce qu'on est l'une pour l’autre…” Alors pourquoi dans sa tête, tout paraît encore plus flou? Pourquoi ses mains tremblent-elle? Pourquoi elle n'arrive plus à être aussi sûre d'elle?

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SITUATION : Coeur de charbon, calciné et lacéré par des crocs de passion. Électron libre qui désintègre ceux qui s'approchent trop de sa masse.
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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Ven 14 Sep - 7:11



tango des démons.
What makes you so special,
To think I would ever settle
For that devious dance between you and me Devil, Devil

 
lexie ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ Nirina voudrait forcer Lexie à se taire, à l’empêcher de répliquer à chacune de ses tentatives d'explications. Toutes les questions de la brune l’obligent à faire un effort d’occultation pour ne pas y réfléchir et prendre le risque de découvrir une réponse qui lui ferait plus de mal qu’autre chose. Plus elle tente de se justifier plus Lexie en profite pour se glisser dans les moindres failles et en révéler leurs incohérences. Jenkins la vilaine bête pernicieuse, la vermine dont Nirina n’arrive pas à se débarrasser parce que son coeur perverti et calciné s’est mêlé à celui frelaté et putréfié du démon d’Ostrov. Elle s’est attachée à Lexie, refuse d’imaginer la voir quitter l’île, d’émettre l’hypothèse qu’elle pourrait être séparée d’elle un jour ou l’autre. Ça l’agace, ça lui gratte sous la peau comme une démangeaison qu’aucun grattement n’apaiserait, même si elle devait le faire jusqu’à s’arracher la peau et s’en racler les os. Elle voudrait se défaire de Lexie, la sortir de sa tête, arrêter de dépendre d’elle de cette façon qu’elle juge si pathétique à ses yeux. Et voilà que la patiente remue le couteau dans la plaie en lui demandant depuis quand elle s’inquiète pour elle. “Redescend Lexie, la seule qui pose les questions c’est la psychologue, et la psy ici c’est moi.” s’insurge-t-elle alors qu’elle essaie d’esquiver les assauts de la patiente qui tente toujours de la harponner. Mais Nirina est une anguille qui se distord le corps pour ne pas laisser sa peau écaillée se faire érafler par les questions rocailleuses de Lexie.

Les bras toujours croisés contre elle, Nirina attend une réponse face à la grenade qu’elle lui a jetée au moyen de sa langue reptilienne. Elle ne perd rien du spectacle, se régale du festin que lui offre Lexie en train de réfléchir, admire ses traits lactescents changer, voir la chaleur quitter ses joues et laisser le marbre gangréner la tendre peau de parchemin. Nirina n’est pas à l’intérieur du corps de Lexie, et pourtant elle arrive à entendre la symphonie de chaos et de fureur qui lui détruit le corps et l’esprit. Nirina est un destroyer qui vient de lacérer le flanc ennemi et le regarde couler lentement dans les abîmes. Elle ne le montre pas, mais ses iris parlent pour elle et s’agitent d’étonnement devant la question de Lexie. “Répondre à une question par une autre question… voilà bien l'apanage des lâches.” marmonne-t-elle, frustrée de voir que la brune évite soigneusement le sujet. Mais la question ne lui échappe pas pour autant. Si l’amour avait vraiment sa place entre Lexie et elle, alors pourquoi leur relation engendrait autant de sentiments enragés dans leur sillage ? Nirina a suffisamment connu l’amour pour savoir que ce qu’il se passe entre elles dépasse ce stade, qu’il s’agit là d’un lien bien plus complexe et qui ne saurait être réduit à une chose aussi simpliste qu’est l’amour. Trop d’émotions, trop de ressentis, Nirina et Lexie expérimentent une relation qui n’a probablement jamais existé jusqu’ici et la psychologue se sent presque fière d’être la pionnière de cette nouvelle forme de liaison. Une union où la violence cherche à dévorer l’affection, ou l’attachement donne des coups de reins passionnés à la haine. Voilà ce qui se passe entre le Démon et la Vipère.

Et voilà que ce dernier se rapproche dangereusement d’elle à nouveau, il la prend au dépourvu et Nirina ne peut décrocher son regard des deux lambeaux de chair roses qui tranchent le dur visage de la patiente. “Si je t'embrasse, tu m'arracherai encore la lèvre ?” C’est comme si elle réussissait à lire dans son esprit, Nirina refuse d’y voir là une invitation et pourtant elle pourrait presque sentir le bruit feutré de ses iris se dilater devant cet appel irrésistible. Elle en est réduite à se mordre la langue pour ne pas demander à Lexie de la plaquer contre le mur pour rejouer le tango sulfureux survenu entre les deux harpies en isolement. Lexie est un poison addictif auquel Nirina doit apprendre à se défaire. Elle est incapable d’ouvrir la bouche pour répondre à Lexie, de peur qu’une parole de trop ne lui échappe et les pousse à commettre l’irréparable une fois encore. Mais sa patience est mise à rude épreuve lorsqu’elle sent la chaleur d’une main étrangère suivant la courbe de ses hanches pour s’aventurer dans son dos. Pourtant la jeune femme est décidée à ne pas craquer et continue à défier l’ennemi de son regard impérial. Ses doigts fourmillent d’impatience à l’idée de rencontrer la main de la brune mais Nirina les accroche au plis de sa veste et se force à ne plus bouger. Enfin l’adversaire décide d’opérer un retrait du champ de bataille et elle retrouve son souffle, l’oxygène lui monte à la tête jusqu’à lui donner le tournis. L'enivrement de la victoire est de courte durée, Nirina reprend son étendard et repart au combat. “ Tu veux que je te dise Lexie, c'est pas de l'amour qu'il y a entre nous non. Si je t'aimais je ne prendrais aucun plaisir à te voir souffrir et là pourtant si je pouvais te cogner sans être sûre que tu répliques, je le ferais.” Le son de l’olifant guerrier accompagne ses paroles, Nirina s’avance à son tour dans la zone ennemie, approche son visage de la brune. “T’en veux la preuve ?” Sans laisser le temps à Lexie de répliquer, Nirina attrape cette dernière par les épaules avant de la plaquer sans ménagement contre l’étagère. Les statuettes et autres bibelots se renversent sous la force de l’impact, c’est un premier coup de canon qui entre en action et Nirina n’en a pas fini. Ses lèvres viennent se plaquer avec force contre celles de la brune et Nirina goûte pour la dernière fois espère-t-elle, la chaleur velouté de ces féroces lippes. Son corps vibre de pulsions et se colle instinctivement à celui qui lui fait face, c’est un bouillon volcanique qui lui ravage l’intérieur, la chaleur fait fondre os, muscles et graisse sans distinctions. Et brusquement Nirina met fin à l’enfiévrée étreinte, étouffe sa frustration de devoir se séparer de son addiction. “ T’as ressenti quelque chose qui te fait penser à de l’amour ? Des papillons dans le ventre ? L’envie de se marier et de faire un bébé ? Non, moi non plus. J’ai juste la libido qui a grimpé en flèche mais c’est pas de l’amour. ” l'informe-t-elle en prenant appui contre son bureau. Il lui faut un peu de temps pour se remettre de ses émotions, pour remettre en place son masque impavide et indifférent, faire comme si rien ne venait de se passer. Si elle ne peut nier ce qu’elle a ressenti au moment d'apposer ses lèvres contre celles de Lexie, elle peut enfin mettre une explication dessus. Nirina a eu le temps de réfléchir à la question posée par Lexie sur la nature de leur relation et finalement y trouver un sens. “Non… On sait ce que c'est que l'amour toutes les deux, tu as eu Edward - oh merda fait pas cette tête ça se voyait comme le nez au milieu de la figure durant la thérapie de groupe - j'ai connu Isak ainsi que…” sa langue ricoche dans le palais, et un groupe de papillons carnivores lui dévorent les entrailles en pensant à l’évadé “enfin bref, c'est pas de l'amour qui se passe entre nous. A mon sens c'est quelque chose de pire qui nous arrive. On est liées Lexie. Des doubles, des jumelles, des ébauches contre-nature d’âmes soeurs. Tu sais en quoi c'est pire que l'amour ? Quand bien même on voudra se détester, s’apprécier, vouloir la mort de l'autre, on ne pourra jamais s'en défaire. Quoique tu fasses, il y aura toujours une petite part de toi qui ne pourra s’empêcher de vouloir revenir vers moi. Et vice versa.” Son air se renfrogne devant ce constat qui ne l’enchante guère. Elle ne peut pas fuir l’impitoyable vérité qui lui fait face, maintenant qu’elle a mit les mots dessus, tout s’imbrique, tout devient logique à ses yeux. Enfin, elle comprend d’où lui vient ces envies contradictoires lorsqu’elle se trouve en présence de Lexie. “Et j'ai l'intime conviction que dès l'instant où j'aurais la chance de pouvoir partir d'ici où de trouver quelqu'un qui m'aide, tu seras là pour tout faire merder. Par ta seule présence.” Continue-t-elle en ne cachant rien de sa grimace d’agacement. Tant que Lexie restera dans les parages, Nirina ne sera jamais vraiment libre. Mais Nirina ne veut pas se séparer d’elle pour autant. "On est baisées.” se lamente-t-elle alors qu’elle s’affale dans son fauteuil, les bras dramatiquement et exagérément levés au ciel comme une orante en supplication.

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