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 Tout droit en enfer ft mon père Théo

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MessageSujet: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Mar 26 Juin - 21:47

Errer. Voilà ce que je faisais depuis quelques jours.Depuis les deux semaines de vacances où j'ai été de retour chez papa maman, les choses avaient empirés. J'ai du passé chez le psy, ok, je vous l'avoue mais rien ne change, malgré cela .Toujours une tonne de médicaments à prendre, toujours une tonne que je ne prendrais pas. Et surtout, le même speech depuis des années.

Mais tout s'aggravait et je ne savais pas pourquoi. La solitude, c'était peut être ça le pire. Personne, personne pour me tenir compagnie rien que des fantômes du passé. Personne ne voulait donc de moi ?

Les piles de dossiers attendaient toujours sur le bureau, la journée n'avait pas été fructueuse, les patients se figent toujours. J'essaye, j'essaye de ne pas perdre patiente mais très vite ça fait boumbadaboum dans ma tête. Cette espèce de monstre en moi , se permet tout.

Ce soir j'ai la soirée relativement libre. Pas de devoirs à faire. Juste le temps de me boire une bouteille de Rhum. Je commence à manquer de stock d'ailleurs. Mais pas le temps d'aller au supermarché. Une cigarette d'allumée. Un bon porno et j'étais au paradis. Fallait se faire du bien de temps en temps après une journée de travail.


Puis tout a commencé à devenir flou. Le petit monde de Roméo s'est dévoilé. Et j'avais besoin d'air.
L'alcool rendait violent et en manque de tout.

Je suis donc sorti comme si de rien n'était, enfilant juste ma blouse par dessus mon caleçon.
Je me suis alors dirigé vers la chapelle, je n'y avais d'ailleurs jamais mis les pieds.

Dans mon élan de folie, je ne savais absolument pas si quelqu'un passait sa vie la dedans. Mais j'ai pris les bibles posées sur le dernier banc et j'ai donné un coup dedans en gueulant un bon coup.

-AAAAAAAAAHHHHH, laisse moi ! J'ai finis par crier avant de m'écrouler


Je voulais juste redevenir moi même, je ne voulais pas que ce monstre à l'intérieur de moi revienne.
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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Jeu 28 Juin - 0:29



Tout droit en enfer


« Dieu tout-puissant, que ta grâce nous aide afin que, ayant reçu le ministère sacerdotal, nous puissions Te servir dignement et fidèlement, en toute pureté et bonne conscience. Et si nous n’arrivons pas à vivre dans une telle innocence, concède-nous cependant de pleurer dignement le mal que nous avons fait, et de Te servir en tout avec ferveur, humilité et bonne volonté. Par le Christ notre Seigneur. Amen. »

Le père Théo décroisa les mains et se releva. Comme chaque soir, en fin de journée, il récitait la prière destinée à demander au Seigneur de l’aider à devenir un meilleur prêtre. Restant assis sur le banc du troisième rang, il médita un moment. La journée avait été belle, le temps était clément, aucun incident particulier n’avait été déclaré aujourd’hui à l’hôpital. C’était une chose suffisamment rare pour être signalée se dit-il. Pour autant, ce jour n’avait pas été très productif de son côté. Une personne était venue prier le matin même, et une autre avait voulu se confesser. Certes, dans cet endroit, ce n’était pas si mal. Mais depuis son arrivée sur l’île un an plus tôt, le prêtre n’avait pas l’impression que grand chose ait changé. C’est pourquoi il se souciait particulièrement de faire cette prière, inlassablement, chaque jour. Avoir l’impression d’être inutile ne lui convenait pas du tout. Théodore n’avait aucune prétention à faire de grandes choses, mais il espérait au moins être capable d’amener une personne ou deux de plus, de temps en temps, dans la maison du Seigneur.

Il soupira. Il fallait bien accepter l’idée que les choses prennent du temps. Et puis, il n’avait pas l’intention de renoncer. Chassant ces pensées de son esprit, le grand brun se leva. Dehors, le ciel commençait à s’assombrir. La lumière déclinait déjà, tandis que les nuages à l’horizon prenaient une couleur pourpre. Il n’était pas tard pourtant. Mais Théo n’avait pas vu l’heure passer. Doucement, il commençait à remettre en place certaines choses. Quelques petites bougies avaient fini de brûler, il allait falloir les regrouper pour les jeter. Deux ou trois continuaient à se consumer, leur flamme vacillant lentement. Il les éteignit d’un souffle, mais ne les déplaça pas. Il les rallumerait le lendemain. Même si la chapelle était en pierre, il était trop dangereux de les laisser allumées la nuit.

Ces petites flammes, destinées à ne brûler qu’un jour ou deux l’avaient toujours fasciné. Elles représentaient les prières, les espoirs et les craintes des fidèles. Tout cela s’envolait avec la fumée. Quand il était petit, ses parents l’avaient emmené dans une église à Lourdes, un soir de veillée. Toutes les bougies, toutes ces lumières, si petites et pourtant si présentes, l’avaient envouté. Il lui arrivait parfois, encore aujourd’hui, de regarder les étincelles danser, la cire fondre, accompagnées par les volutes de fumée, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un petit morceau de fil calciné.

Un bruit de pas le tira de ses pensées. Quelqu’un venait d’entrer dans la battisse, et l’homme se retourna, un peu surprit. Il arrivait rarement que des patients ou même des membres du personnel ne s’aventurent jusque là à cette heure. Néanmoins, il était enthousiaste à l’idée que quelqu’un s’intéresse à la prière. Il pouvait bien laisser l’endroit ouvert quelques minutes de plus. Se trouvant encore un peu dans l’obscurité, il s’avança, un sourire accueillant sur les lèvres. Mais rapidement, il constata que l’individu n’avait pas l’intention de prier. Il venait d’attraper les Bibles posées sur le banc le plus proche pour les faire voler. Théodore sentait de la colère. Il n’osa rien dire les premiers instants, préférant savoir à qui il avait affaire en premier lieu. Une blouse blanche. C’était un médecin ou un infirmier. Les cheveux bruns, ni vraiment courts ni vraiment longs, une barbe mal rasée et un visage plutôt doux. C’était un psychiatre que le prêtre avait déjà croisé à la cantine. Ils ne s’étaient jamais parlé, et à vrai dire ne se croisaient que très peu. Mais Théo aimait connaitre, même de loin, toutes les personnes avec lesquelles il était susceptible de travailler.

L’homme d’église ouvrit la bouche, s’apprêtant à questionner Roméo Johnson, lorsque celui-ci le coupa dans son élan. Il poussa un cri enragé, s’adressa à quelqu’un d’invisible et finit en s’écroulant au sol. Quelques peu désappointé, le Père Théo resta immobile quelques secondes, fixant l’individu. Quelle réaction avoir ? Etait-il seul ? Quelqu’un d’autre allait-il arriver ? Risquait-il de s’énerver davantage ?

Fronçant les sourcils, le grand brun se précipita finalement vers lui. Peu importait les questions qu’il se posait. Roméo avait besoin d’aide. C’était tout ce qui comptait. S’agenouillant à ses côtés, il esquissa un léger mouvement de recul en sentant une forte odeur d’alcool émaner de lui. C’était davantage par surprise que par dégout, il n’imaginait pas que le jeune homme puisse être aussi aviné à cette heure-ci. Etait-ce l’alcool qui le mettait dans cet état ? Une déception ? Quelqu’un d’autre ? Dans tous les cas, ce comportement trahissait un réel problème. Quelque chose n’allait pas, c’était évident. Il ne fallait pas être inspecteur pour s’en rendre compte. Un homme alcoolisé débarque dans une chapelle, s’énerve sur les pauvres livres saints posés là, s’écroule au sol, vêtu simplement d’une blouse et d’un caleçon.

« Mister Johnson… Mister Johnson, que vous arrive-t-il ? Dîtes-moi ce qui ne va pas… » La voix du père Théo était douce, pour ne pas se transformer en agression aux oreilles du psychiatre. Délicatement, il posa sa main dans le creux de la gorge du petit brun, afin de vérifier la vitesse de son pouls. Tout semblait normal, pour quelqu’un qui venait de s’énerver. Il n’aurait pas fallu qu’il fasse un malaise grave ou pire… De tout l’hôpital, il avait choisi l’endroit le moins approprié pour s’effondrer. Les yeux bleus du prêtre se posèrent dans ceux, à demi clos mais tremblant du pauvre Roméo. « Mister Johnson… » ajouta-t-il une dernière fois, dans un souffle.



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Dernière édition par Théodore A Duclos le Lun 23 Juil - 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Mar 10 Juil - 22:52



Tout droit en enfer
L'enfant Roméo et son papa Théo






Parfois, il y avait ces jours où ça n'allait pas mais genre vraiment pas. Bienvenue dans la petite vie tranquille de Roméo. Ici, on fait pousser des patates et des fleurs bleues. On mange des gâteaux avec une tonne de chantilly et on chante et on rit et ça fait rire les oiseaux. Non, là, on s'éloigne.Les bisounours c'est pas à Ostrov que vous allez les trouver.  Today is not my day. Je ne sais pas trop ce que je fais exactement. Mais me voilà dans une église à moitié à poil entrain de faire le zouzou. Je cherche quoi en fait ? Je me le demande bien, demandez à lui sinon.
Je suis une espèce de tornade en ce moment. Tel un hand spinner qui tourne, je ne peux m'arrêter. Je me sens comme ça. Possédé par un hand spinner alors ? C'est ça mon problème ? Ou pas en fait.
Je ne tourne pas exactement sur moi-même, correction,  j'emporte tout sur mon passage. Alors, je sais ! Je suis un tsunami, de rage et de colère oui ! RIP les bibles au passage, au passage, elles ont toutes dégringolées.
Je les ramasserai plus tard en tant que bon gentlemen. Car même dans les pires situations on n'oublie pas ses origines.
Ce que je n'avais peut-être pas remarqué ce qu'il y avait quelqu'un dans cette petite chapelle.
La vague que j'étais allait  t-elle l'emporter avec ? J’espérai pour lui que non. La métamorphose allait se faire petit à petit et l'alcool n'aidait pas. Il allait me prendre. Il allait me manipuler. Le petit brun à lunette qui connaît toute ses tables de multiplications allait disparaître prochainement.

Le mec portait une tenue bizarre, c'est ce qui m'interpella tout de suite quand je l'aperçus après qu'il ait prononcer mon nom. D'ailleurs il me connaissait d'où celui-là ? Il sort d'où ? On a une secte à Ostrov ou quoi ? Il est travesti et veut porter des robes ?
C'est un patient déguisé ou quoi ?
Je me pose la question très sérieusement car je n'avais pas eu conscience qu'il y avait un prêtre à Ostrov. Quand j'avais été interné ici, il y en avait bien un mais il avait été viré pour avoir été accusé de pédophilie. Vous voyez ici, les choses ne tournent pas rond. La petite fille qui occupait la chambre voisine de la mienne, Marissa Adams, elle me racontait des trucs pas clair sur lui. Celle-ci venait d'une famille pas très chrétienne et souffrait de bipolarité, ses parents l'avaient envoyé là, comme elle était ingérable. Elle avait 13 ans et ceux-ci ne lui rendaient jamais visite mais lui avaient laisser l'obligation d'aller prier le plus souvent possible et de se rendre aux offices religieux.en échange, ils prieraient aussi pour elle.  C'est donc  qu'elle avait fait en tant que bonne chrétienne. Et résultat, ce vieux pervers à voulu voir ce qu'il y avait au dessous de sa jupe m'avait t-elle dit ( en tout cas moi aussi j'aurais bien voulu voir). C'était la plus belle fille d'Ostrov. Elle m'avait raconté cela peu avant sa sortie et ce vieux schnock en question avait été viré. Oui, à l'époque « on sortait d'Ostrov » aujourd’hui , non.
J'étais aller voir le gars en question aussi ayant moi aussi été élevé auprès du Seigneur, je priai pour que Léo ferme sa gueule et que les chats noirs disparaissent. Et résultat, le mec m'a demandé la taille de mon engin. N'ayant que 12 ans et n'étais au courant de rien. Il m'a demandé de lui montrer me disant que je devais obéir pour le Seigneur, c'est ce que j'ai fais et pour aggraver mon cas , il a posé sa main sur moi. Il voulait qu'elle grossisse mais ça ne marchait pas. Il a continué son cirque cinq  minutes, en me montrant la sienne, toute poilues et dégueu,  avant que Léo le frappe de toute ces forces.Je suis parti en courant et Léo a encaissé l'affaire, moi pas trop. Traumatisant. Horrible. On n'oublie pas ça. Pas facilement.

Voilà, la grande parenthèse de mon passé. Après ça , je n'ai plus vu la religion pareille et de toute façon, Léo la reniait. Alors vous voyez le smoothie que ça fait. J'ai oublié l'église pendant un temps. Même si Jésus n'y était pour rien dans cette histoire.

J'étais tombé par terre à présent. Le gars essayait de me réanimer. Moi, j'étais tout de suite sur le qui vive.

-holà du bateau ! Vous êtes qui d'abord ? Je pense pas que les déguisements sont autorisés pour les patients. On est pas une secte ici.


Je préférais être sur le ton de la rigolade avant de devenir agressif alors qu'il ne m'avait rien fait.

-Rien ne va dans ma vie M'sieur, j'ai finis par dire


Et là, je les ai vus, ces chats noirs aux yeux jaunes, partout dans la pièce.

-Oh putain..., j'ai rajouté en ayant le sang glacé.





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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Jeu 19 Juil - 14:59



Tout droit en enfer


De longues secondes s’écoulèrent au ralentit. Comme si, précisément à cet instant, le temps avait décidé de changer sa durée. Théodore commençait à sentir une boule de stress se loger dans le creux de son estomac. Roméo, lui, ne réagissait pas. Son coeur continuait à battre à un rythme relativement normal, mais il ne revenait pas à lui. Que fallait-il faire ? Un prêtre est un prêtre. Pas un médecin, ni un infirmier. Le brun connaissait les gestes de premier secours, mais rien de plus. Réfléchissant à toute allure, il hésita un instant à aller chercher de l’aide.

Mais comme si Mister Johnson avait entendu ses suppliques intérieures, il avait rouvert les yeux. Etait-ce le contact de sa peau froide sur sa gorge qui l’avait rappelé à lui ? Sa voix qui prononçait son nom ? Peut être un mélange des deux. Dans tous les cas, ça ne semblait pas plaire au psychiatre, qui sembla à la fois surprit et effrayé de trouver un homme inconnu penché sur lui. Les paroles qui franchirent alors ses lèvres, à la fois incohérentes et étranges, firent toutefois sourire le prêtre. La boule de stress disparu alors, laissant place à une forme de soulagement. Il avait gardé la tenue qu’il portait lors de l’office, exceptionnellement. Il avait tellement l’habitude de jongler entre son costume noir et l’aube de la messe, qu’il n’y avait pas prêté attention ce jour-là. Peut-être était-ce la chaleur qui l’avait invité discrètement à ne pas changer de tenue. Le noir de son costume devenait presque étouffant lors de ces jours d’été.

« Je sais que cela ressemble à un déguisement mais c’est plutôt… un uniforme de travail… » dit-il finalement avec un sourire qu’il voulait rassurant.

Revenant à la scène qu’il avait sous les yeux, Théodore effaça rapidement ce sourire en entendant les mots suivants. Bien sûr, il était rassuré que le médecin soit conscient, et surtout, capable de faire un peu d’humour. Il ne l’avait pas reconnu, et c’était bien normal. Théo avait l’habitude de passer assez inaperçu, de rester discret. Mais la phrase qu’il prononça ensuite n’avait plus rien de drôle. « Rien ne va dans ma vie M’sieur ». Il lui était apparu comme évident que quelque chose n’allait pas dans sa vie. Mais de là à dire que rien n’allait ? Etait-ce la vérité ? Etait-ce l’alcool qui lui rendait une image faussée de sa situation ? Le prêtre fronça les sourcils et garda ses yeux bleus plantés dans ceux du psychiatre. Il essayait de déchiffrer ce qu’il se passait derrière. Ne lui laissant pas le temps d’analyser les changements de lueur dans son regard, ses pupilles se dilatèrent et son visage prit une expression effarée. Effarée, et effrayée. Il jeta des regards dans toute la chapelle et se contenta de lâcher un « Oh putain ».

Théo ne s’offusqua pas de ce manque de politesse. Rapidement, il se retourna, pour voir ce qui glaçait ainsi le jeune homme. Rien. Rien ne semblait anormal dans la pièce. Tout était à sa place. Personne d’autre qu’eux n’était là. Suivant le regard médusé de l’autre, le grand brun posa les yeux successivement sur l’autel, les bancs, les murs, les bougeoirs… Rien. Tout semblait plus que normal. Et en même temps, cela voulait dire qu’il se passait quelque chose dans l’esprit de Roméo. Voyait-il quelque chose qui lui était inaccessible ? Il ne semblait aucunement touché par la lumière ou la grâce divine, et son expression trahissait son stress. Il n’avait probablement pas vu la Vierge dans ce cas. Mais alors quoi ?

Prenant le parti de le ramener vers l’hôpital, l’homme d’église se redressa. Son expression témoignait tant de son inquiétude que de son incertitude. Il lui tendit la main pour l’aider à se lever et s’efforça de sembler plus détendu qu’il ne l’était.

« -Venez, sortons d’ici. Il se fait tard, laissons les ombres du soir derrière nous. »

Il hésitait à questionner Mister Johnson sur ce qu’il voyait, mais si cela l’effrayait, il valait mieux le faire sortir d’abord. Quoi de mieux qu’une vieille chapelle sombre et triste pour donner des idées noires. Ne le quittant pas des yeux, il fit un pas en avant pour illustrer ses mots.




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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Sam 25 Aoû - 20:23




Le tsunami continue dans ma tête. C'est le big bang . Peut-être c'est l'alcool oui, ça n'aide pas, ok je l'avoue. Ou alors pas, ça fait juste un peu tourner la tête et les pieds sinon le reste, tout roule comme sur des roulettes. Mais justement, l'alcool surtout ça fait le mal de mer. Le temps passait toujours au ralenti. Comme arrêté , tout défilait autours de moi et ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait comme à mon habitude je balançais des conneries. Bah quoi ? Même dans les moments pas très drôles , il fallait essayer d'avoir un petit sens de l'humour.
Le sens de l'humour, je me l'attribuais, toujours, sauf que jamais personne ne me trouvait drôle. J'étais seul  au monde, en fait, c'est peut-être de là que vient le problème. Quand on est face à la solitude, tout tourne toujours à la catastrophe, c'est pour ça que Léo est venu, pour me sauver, enfin ça c'était au début, puis pour rendre ma vie un enfer.

L'espèce d'homme en noir, qui s'avérait être un prêtre, semblait garder son calme. Étrange, il ne perdait pas les pédales, lui. Toi si. Bah oui moi oui puisque t'es là toi à me parler. Sans te la fermer.

Ferme là ! J'ai finis par murmurer

Bien sur, je ne m'adressais pas au prêtre mais à Léo, qui bavardait trop. Sa voix était omniprésente dans ma tête. Chaque secondes, je l'entendais. C'était comme une musique en boucle qui revenait sans cesse. En fait, il était mon pire cauchemar mais il était moi. Sans le vouloir, je l'avais créer.
Et il partira le jour où je le détruirai.

-En quoi consiste votre travail ? Des comme vous j'en ai rencontrés ici et ils étaient encore moins nettes que moi.


L'image de l'éducation que l'on m'avait donné me revint en tête. Cette prestigieuse école catholique où on devait  lire la bible à haute voix, ces gosses de riches qui voulaient le monde, où les profs vous recaler aux moindres fois. Les longs discours de notre père fondateur de l'école où je m'endormais le plus souvent. Ces moments enfermés dans le confessionnal où le père Pierre m'obligeait à parler alors que je n'avais rien à dire. J'étais un enfant qui en parlait pas. Non, jamais, juste enfermé dans sa solitude.

Mais sa présence à lui avait semblé m'apaiser. J'étais prêt à lui raconter tout mes problèmes, il n'était pas comme eux. Il était charmant, séduisant et je commençais encore à tomber amoureux de tout le monde, le syndrome revenait, pour un homme d'église, franchement Roméo.
Mais les chats noirs étaient revenus et je reperdais les pédales.
Les tremblements devenaient de plus en plus forts , les battements de mon cœur aussi. BOUM BOUM  BADABOUM.


-Attention, aux chats noirs m'sieur, derrière vous ! Ils sont là.

Le type devait me prendre pour un attardé alors que j'avais une blouse de psychiatre sur moi. Pour qui je me prenais. Franchement.


-On va aller  où alors ? Dans un coin et faire des choses interdites ?


Le mec devait à présent me prendre pour un gros pervert.
Pourquoi il ne partait pas en courant. Pourquoi n'avait pas t-il peur ?

- Mais j'vous suis
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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    Dim 2 Sep - 19:08



Tout droit en enfer

Les deux hommes continuaient de s’observer. L’un avec un air un peu effrayé, l’autre un peu perplexe. Théo essayait d’imaginer ce qu’il se produisait dans l’esprit de Mister Johnson, sans y parvenir. Lorsque ce dernier murmura un « Ferme-la ! », le prêtre fronça les sourcils. Ce n’était surement pas à lui que ces mots s’adressaient puisqu’ils étaient prononcés aussi bas. Mais le médecin avait l’air de vouloir parler à quelqu’un. Quelqu’un qui n’était pas dans cette pièce. Ou pas visible. Et vu le ton, ce n’était probablement pas le Seigneur…

Après un temps, l’homme en blouse s’adressa clairement au jeune homme. Le questionner sur son travail était bien trop direct pour qu’il y ait confusion. Il sourit d’ailleurs, à l’allusion faite aux membres « moins nets »… Lui aussi, il en avait rencontré des hommes d’église peut recommandables.

« Eh bien certains diraient qu’il consiste à guider les hommes dans le chemin de Dieu… » répondit-il néanmoins. « D’autres considèrent que ce n’est qu’un métier qui permet d’assouvir certaines… envies ». Continua-t-il d’une voix plus grave en fixant le sol, se remémorant quelques unes de ces mauvaises rencontres. « Mais je préfère penser que je suis là pour aider les autres, pour leur apporter du soutient avant tout. » termina-t-il en reportant son regard dans celui de Roméo. Un léger sourire se dessina à nouveau sur ses lèvres. Pour lui, ce métier avait toujours été lié à de l’aide. Peu lui importait qui il fallait aider, peu importait sa foi ou ses actions. Alors lui non plus, il ne comprenait pas que l’on puisse l’exercer pour des raisons plus égoïstes.

A peine eut-il finit sa phrase que l’autre reprit en le mettant en garde. Regardant autour de lui, Théodore constata qu’il n’y avait personne à part eux. Et pas l’ombre d’un chat. Comme si le psychiatre les imaginait. Comme s’il était le seul à pouvoir les voir. Etait-ce l’effet de l’alcool ? A la fac, celui qui allait bientôt exercer la fonction de prêtre en avait rencontré pas mal qui profitaient de la vie étudiante pour consommer un peu plus d’alcool que ce qu’ils auraient du. Il en avait vu plus d’un dans des états pitoyables. Mais il était rare qu’ils voient des choses invisibles aux yeux des autres. Quoiqu’il en soit, dire à Mister Johnson que les chats étaient dans sa tête ne l’aideraient peut être pas.

« J’ai toujours aimé les chats. D’ailleurs, on m’a souvent dit que les chats noirs portent malheur mais…. j’ai du mal à y croire. Et vous ? » répondit-il à cet avertissement, d'une voix qu'il espérait rassurante. Tout en prononçant ces mots, il se dirigea doucement vers la porte. Rien ne pressait et il ne voulait surtout pas brusquer le médecin. Mais si celui-ci commençait à voir des choses dans l’ombre, il valait mieux de pas rester enfermés là.

En même temps, le psychiatre rendait le prêtre assez curieux. Au-delà de son apparence un peu débraillée, de son odeur d’alcool et de ses visions apparemment sinistres, il se dégageait une sorte de naïveté de ses paroles. Le jeune homme, depuis le début de ce qu’on peut appeler une conversation, utilisait des expressions assez enfantines, assez… innocentes. Alors ça le touchait d’autant plus de le voir dans cet état. Tremblant, peu sûr de lui, inquiet…

Ouvrant la marche, Père Théodore passa la porte. La lumière déclinante donnait au parc une couleur jaunâtre, mais c’était toujours moins sinistre que l’intérieur de cette chapelle sombre. Voir le jeune homme le suivre rassura un peu le prêtre qui craignait de lui faire peur. Si l’expérience qu’il avait eu était celle d’hommes d’église aux méthodes… peu conventionnelles, il y avait fort à parier qu’il ne lui ferait pas confiance. Pourtant, tout ce qu’il voulait, c’était lui venir en aide. Car à cet instant précis, il en avait besoin.

« Non… je pensais simplement à aller nous asseoir dans le parc pour discuter… Si cela vous convient bien entendu. C'est un peu plus… chaleureux qu’ici ! » Reprit-il avec un sourire qu’il voulait encourageant.


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MessageSujet: Re: Tout droit en enfer ft mon père Théo    

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