AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Mer 13 Juin - 22:30




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Acte premier

Scène 1

Sur un vaisseau en mer. Une tempête mêlée de tonnerre et d’éclairs. Entrent le maitre et le bosseman.

Le maitre : Bosseman ?

Le Bosseman : Me voici, maître. Où en sommes-nous ?

Le maitre : Bon, parlez aux matelots. - Manoeuvrez rondement, ou nous courons à terre, de l’entrain! De l’entrain !

Camaël en aurait bien eu besoin, d’un peu d’entrain, pour ce lever ce matin là. Il était sur cette île depuis une semaine à présent, et tout ce qu’il voyait jour après jour ne lui donnait aucune envie d’y passer plus de temps. Bien sûr, tout cela ne dépendait pas de lui. Il le savait bien. Il avait rencontré quelques personnes, des patients comme des membres du personnel, et aucun ne justifiait de vouloir rester dans cet endroit. Certes, tous ne s’étaient pas montré désagréables. Mais actuellement, rien ne compensait son ancienne vie. A un détail près. Les lumières s’étaient moins manifestées depuis qu’il était là. Peut être trouvaient-elles, elles aussi, que ce lieu n’avait rien d’attrayant ? Peut être que toute la folie et la noirceur de ces salles les repoussaient ? Non. Ce devait être autre chose. Il en avait aperçu quelques unes au détour d’un couloir une ou deux fois. Elles étaient donc présentes, mais moins nombreuses. Et peut être moins puissantes après tout.

L’islandais balaya ces pensées en se frottant énergiquement le visage. Il ne fallait pas qu’il se concentre là-dessus. Il avait réussit à ne pas se faire trop remarquer depuis son arrivée, et c’était très bien. Moins il ferait de vagues, plus il aurait de chance de sortir un jour. Peut être. Fixant ses yeux bleus sur la page de son livre, Cam essaya de se concentrer davantage sur sa lecture. Ne sachant que faire ce jour-là, il était aller jeter un oeil dans la maigre collection d’ouvrages littéraires que possédait l’asile. Avant, il adorait lire. Avec un métier éprouvant comme le sien, il valait mieux avoir une échappatoire. Ho, il n’avait jamais rien lu de très philosophique, mais il possédait beaucoup de romans. Son épouse… Ex-épouse… ne partageaient pas cet intérêt alors… Il avait progressivement arrêté. Et puis, les lumières avaient fait leur apparition et il n’avait plus vraiment eu le coeur à visiter un monde fictif. Il avait du choisir. Consacrer du temps à lire des choses « fantasques et inutiles »… Ou s’occuper de fonder une famille et comprendre le mystère de ce qu’il voyait. Tout ne pouvait aller ensemble. Mais après tout, maintenant, il n’avait plus grand chose de mieux à faire.

Il était resté un petit moment à observer l’étagère la plus remplie qu’il avait pu trouver dans la bibliothèque. Bien sûr, la majorité des livres présents étaient spécialisés dans le domaine médical ou psychiatrique. Il y avait quelques livres pour enfants, curieusement. Des bandes dessinées. Et quelques romans. Mais rien qui ne suffit à retenir l’attention de l’ancien policier. Alors qu’il commençait à se décourager, il avait aperçu la tranche d’un ouvrage. Epaisse, reliée en cuir, le titre et le nom de l’auteur gravés en lettre dorées. Les mots étaient usées et presque illisibles, et la couverture du livre était passablement abimée. Mais c’était le plus intéressant de toute la collection. « La tempête » de William Shakespeare pouvait-il lire. C’était parfait. Il n’avait jamais eu l’occasion de se pencher sur la littérature classique anglaise. Sauf une fois peut être au lycée. On leur avait donné un roman de Jane Austen à lire. Et ça ne lui avait pas laissé un souvenir impérissable.

Voilà comment il s’était retrouvé, assis dans la bibliothèque, seul à une table, un vieux livre aux pages cornées posé devant lui. Il n’y avait pas grand monde ce jour-là dans la pièce. Comme souvent en fait. Il faisait beau et les patients avaient probablement préféré sortir. D’ailleurs, les fenêtres étaient ouvertes et laissaient passer des courants d’air frais. L’odeur de la mer lui parvenait. Le paysage était même agréable. Mais les barreaux qui se trouvaient derrière les vitres empêchaient de profiter pleinement de la vue sur les falaises. En même temps, ils n’avaient probablement pas été conçus pour ça au départ. Après un soupir pour chasser de son esprit tout ce que pouvaient évoquer ses barres métalliques, le grand brun se focalisa sur son livre. Il n’avait même pas terminé la première scène. Il était incapable de se concentrer.

Le Bosseman : Allons, mes enfants ! Courage, courage, mes enfants ! Vivement, vivement, vivement ! Ferlez le hunier. Attention au sifflet du maître. - Souffle, tempête, jusqu’à en crever si tu peux.


Les vagues claquaient sur les rochers dehors. L’hôpital n’était pas juste au bord des falaises, mais se trouvait suffisamment prêt pour que l’on entende le bruit des remous et de l’eau qui venait se jeter sur la pierre. Une tempête. Elles devaient être terribles sur cette île isolée, perdue au milieu de l’eau. Il avait la chance d’avoir eu un ciel clément depuis son arrivée, mais combien de temps cela allait-il durer ? Poussant délicatement l’ouvrage sur le côté, Camaël posa son coude sur la table. Il fixait l’horizon. Rien en vu. Pour l’instant. C’était un peu comme si la météo reflétait l’état de sa tête. Ou de son coeur. Il semblait calme. Pour l’instant. Quelques jours plus tôt, il était furieux, capable de tout retourner. Là, tout était paisible. En apparence du moins. Sa jambe tremblait. Dès qu’il était assis, dès qu’il n’était pas fixé sur quelque chose de précis, elle tremblait. Depuis 8 ans. Reportant son attention sur la page ouverte, il essaya encore de déchiffrer les mots sur le papier jauni. Pourquoi n’arrivait-il pas à se concentrer ?

Un bruit dans le couloir le fit lever les yeux. C’était une voix. La voix d’un patient. Mais impossible de dire s’il était mécontent, ou juste totalement taré. Il criait. Poussant à nouveau un soupir sonore, l’ancien policier sentait quelque chose monter en lui. D’un geste nerveux, il se frotta encore le visage. Le patient ne se taisait pas. Il se rapprochait. Mais que foutait le gardien ? Il en avait vu un passer en arrivant et où était-il parti ? D’ailleurs, quel était leur but à ceux-là ? Protéger les patients ? Les médecins ? Frapper sur quelques uns ? Ou les rendre encore plus dingues ? En fait, c’était probablement le véritable rôle de cet endroit. Rendre des gens sains d’esprit totalement malades.

Le type qui criait finit par entrer dans la pièce. C’était un blond, plutôt pâle, cerné, l’air un peu maladif. Il avançait, de façon nonchalante, se pavanant presque. Et il continuait de crier. Il s’ennuyait. Ho le pauvre lapin… Sauf qu’il était aussi en train d’agacer prodigieusement l’ancien policier. Celui-ci était pourtant très patient. Mais le stress permanent dans lequel il vivait diminuait considérablement le seuil de sa tolérance. Essayant de se concentrer à nouveau sur son livre, il baissa la tête.

Alonzo : Cher bosseman, je vous en prie, ne …



Un rire sonore retentit. Camaël redressa la tête, les sens en alerte. L’autre énergumène venait de faire tomber le verre d’eau de la bibliothécaire. Elle le regardait avec des yeux écarquillés, ne sachant pas comment réagir. Et l’autre riait. Il se moquait d’elle. Que foutait le gardien ? Les deux autres patients qui se trouvaient là fixaient également la scène. Ils semblaient presque apeurés. Médusés. Personne ne réagissait.

C’en était trop. L’islandais referma son livre, le pris et se leva. D’un même geste, il passa la main dans ses cheveux pour les ramener en arrière et fit craquer son épaule gauche. Puis la droite. Il était resté assis à rêvasser trop longtemps, ses bras étaient presque engourdis. Finissant de réveiller ses membres en un dernier craquement d’articulation, il se planta, du haut de ses 1m80, les pieds fermement ancrés au sol, à côté du blond. Il ne s’était pas mit trop prês, n’ayant pas pour but de provoquer un esclandre, mais pas trop loin non plus, pour clairement montrer son mécontentement.

« Tu t’amuses bien ? T’as rien de mieux à faire gamin ? Tu nous casses les oreilles, va jouer dehors. » Lâcha-t-il enfin, espérant que cela suffirait à calmer l’autre. Vu le regard que lui lancèrent alors les yeux bleus-verts du gamin, il se dit que ce n’était pas gagné.

BY .SOULMATES

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Jeu 14 Juin - 0:27



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


De l’ennui. Encore de l’ennui et toujours de l’ennui. Roman était dans un de ses jours où il n’avait clairement pas envie de rester misérablement dans son lit à déprimer. Non, se balader dans tout l’asile, aller à la rencontre d’aventures lui disait bien. Le danois était plutôt enthousiaste, voir même surexcité à l’idée d’aller potentiellement déranger les lieux bien trop calmes à son goût. Pourquoi les gens mériteraient de profiter du silence reposant alors que la nuit dernière, il avait été embêté durant de longues heures avec les cris de certains. Insupportable ! Il allait bien leur faire payer. Un grand sourire aux lèvres, le grand blond s’était levé de son fauteuil où il avait pris l’habitude de s’installer. C’était le plus beau et le plus haut, alors il se sentait mis en valeur, tel un prince. Il ne lui manquait plus que sa couronne était le tour était joué. Les formalités habituelles du début de matinée étaient passées et il avait donc maintenant le loisir de bouger comme il le désirait. D’une démarche royale, le jeune homme s’était levé de son trône avec grâce pour se rendre dans les couloirs et les traverser, la tête haute. Tous les mouvements de son corps, accompagné au rythme de sa marche le rendaient gracieux et lui donnait ce charme que l'on pouvait envier.

Où allait-il aller en premier ? Le réfectoire ? Non. Il en venait car il avait mangé. L’infirmerie ? Non, pas question, il en venait aussi. La salle commune était pour lui trop calme alors les couloirs lui avaient paru un bon compromis et il partait du principe que le destin le guiderait là où il le souhaiterait. Un livre à la main, Roman l’ouvrit pour se plonger dans ses passages favoris qu’il se mit progressivement à lire à haute voix. Qu’est-ce qu’il aimait cette acoustique ! Sa voix traînante y résonnait et la beauté des mots pouvait purifier cet endroit qu’il trouvait bien trop malsain. C’était son petit rituel et ce n’était certainement pas la première, ni la dernière fois d’ailleurs qu’il le faisait. S’entendre parler le rassurait, lui faisait du bien et le vidait de toute son énergie qu’il avait du mal à contrôler. Il pouvait vider les batteries tout en ne replongeant pas dans un état où il ne possédait aucune force et aucune envie de faire quoi que ce soit..

- Oh ! Twilight hour !, s’exclama t-il. Twilight hour ! Oh twilight hour ! , répéta t-il en prenant le soin de faire de plus grands pas à chaque fois que sa voix portait les mots.

Il adorait y aller de manière crescendo. Le murmurer, le parler puis le crier et ça, toujours de plus en plus fort. Sentir cette intensité dans son corps le faisait frissonner. Cette énergie dans ses veines avait même tendance à l’exciter.

- Indian blue, water of glass, trees glistening and liquescent, continua Roman en ne faisant pas attention aux autres patients qui traversaient le couloir en même temps que lui.

Des regards et encore des regards. De la peur pour les nouveaux. De l’amusement pour les plus débiles. De l’exaspération pour ceux qui le connaissaient bien trop. Roman en était tout honoré. Au moins, on le regardait faire. Ses pas le guidaient vers un autre couloir et il fit le choix de tourner à droite puis encore à gauche. Il monta un escalier, puis le redescendit à reculons toujours en lisant les passages de son livre. Le rythme de sa voix changeait en même temps que ses pas accéléraient ou ralentissaient. Le jeune homme était doué pour se coordonner, tel un musicien qui pouvait laisser valser son corps en même temps qu’il jouait une mélodie. Il ne faisait pas que lire, mais il ressentait la littérature, il la vivait !

Parfois, Roman fermait les yeux et s’amusait à tout mémoriser. Fermer son livre, crier la chose toujours et encore plus fort avant de rouvrir l’ouvrage, mémoriser autre chose et reproduire le même petit trick. Encore et encore des pas, il ne s’épuisait jamais, visitait pour la énième fois les lieux jusqu’à ce qu’il atterrisse dans son endroit à lui. La bibliothèque. Il en était forcément le roi, cet endroit lui appartenait vu qu’il passait beaucoup de temps à venir chercher et rapporter des livres, ces précieux petits trésors.. Alors au final.. le destin l’avait ramené ici. Il disait fuck à son père qui n’avait jamais aimé qu’il finisse les yeux dans ce genre de « balivernes de bouquins à la noix » comme le monstre aimait s’y bien le dire !

- I wake from a deep slumber to look at her. A pale light is trickling in. I look at her beautiful wild hair, cria Roman en claquant majestueusement la porte de la bibliothèque.

Boum. Il venait de faire son entrée. Oh qu’il adorait ça ! Voir tous ces gens le dévisager comme s’il était devenu taré. Il ne faisait que visiter ! Quelles idées avaient-ils tous ?! N’était-il pas chez lui ici ? Les gens passaient leur temps à lui répéter, comme si le retour à la vie normale ne lui serait jamais possible, alors il prenait ses aises, et même bien trop pour leur montrer à quel point il pouvait être trop entreprenant, trop.. envahissant si bien qu’ils décideraient un jour ou l’autre de se débarrasser de lui en le renvoyant en liberté !

- Oooooooh ! Tania ! I feel something crawling down my neck. I look at her again, closely. Her hair is alive. Yes! ALIVE! ALIVE! ALIVE!, hurla alors le grand blond dans cet espace où les livres lui souriaient.

Il avait levé les bras vers le ciel, fermant les yeux face à toutes les étagères de livres et cette odeur de vieux papier jauni qui l’aimait tant ! Cela lui aurait presque donné un orgasme. Passant devant le bureau de la bibliothécaire, Roman tendit le bras et il ne lui fallut qu’un seul geste pour renverser avec brio le verre d’eau mis trop près du bord de la table.

- I pull back the sheet, more of them. They are swarming over the pillow. Oh Tania !

Il avait fermé son livre à présent et se mettait à citer des passages au hasard, provenant de n’importe quel chapitre, mis dans n’importe quel ordre. Il laissait parler son envie.

- It is not Paris ! It is not Coney Island. It is a crepuscular melange of all the cities of Europe and Central America. Oh yes this is not Paris ! Oh Tania your hair is alive !

Un gros boum se fit entendre dans la salle. Le bruit d’un livre qui se refermait qui n’avait pas perturbé le jeune Danois, au contraire, il avait souri. Personne ne faisait quoi que ce soit, le sable s'était stoppé au beau milieu du sablier. Il était tous en train de les rendre bouche bée rien que par sa présence charismatique. Il se mit alors à rire afin de pouvoir se libérer encore plus. Cela lui faisait tellement un bien fou et savoir que tout le monde était trop faible ou apeuré pour ne pas le corriger lui donnait encore plus cette impression de contrôler l’espace entier. Enfin, c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce qu’un grand brun ne se lève. Plus âgé que lui. L’air froid, autoritaire et surtout.. embêté de son petit show.

Les yeux bleus-verts de Roman se mirent à fixer sans aucune crainte ceux de son interlocuteur. Il lui lançait son plus beau regard noir. Ce dernier s’était avancé vers lui et il sut que l’homme était nouveau. Il ne l'avait jamais vu, son visage ne lui disait rien du tout.. Quelqu’un de plus difficile à impressionner. Oh qu’est ce qu’il aimait les défis ! L’homme était maintenant près de lui, il avait osé se poster face à lui d’une distance bien réfléchie. Ni trop près…ni trop loin.. la distance parfaite quoi.. sans doute pensait-il même qu’il était parfait et cela l’écoeurait.

Les premières paroles résonnèrent alors. S’amusait-il bien ? N’avait-il rien de mieux à faire ? Mais le mot qui lui déplut le plus fut celui qui commençait par un « g » et qui s’achevait par un « n ». Pour qui se prenait-il lui ?! Pourquoi osait-il se mettre en travers de son chemin de la sorte ?! Que faire ? Roman fit un pas vers l’avant pour retirer de la distance entre eux. Faire un pas, montrer son pouvoir. Il le regardait de haut, avec son air arrogeant, bien qu’il soit plus petit de seulement quelques centimètres, deux-trois, pas plus. Laisser le silence planer avant de répondre était son arme favorite avant de pouvoir reprendre en toute finesse. Son bras fit alors un geste très rapide vers l’avant pour lui arracher le livre des mains. Il l’ouvrit et se dirigea tel un petit voleur vers une des tables pour sauter sur une chaise avant de grimper sur la table principale. Il ouvrit le livre du grand brun et commença à s’exclamer à haute voix, en criant de nouveau. Provocation. Oh oui. Il avait envie de jouer, de tester ce petit nouveau qui pensait qu’il allait pouvoir avoir la paix en se réfugiant ici. Qu’est-ce qu’il avait tout faux.. ! Il allait vite s’en rendre compte !

- Allons, mes enfants ! Courage, courage, mes enfants ! Vivement, vivement, vivement ! Ferlez le hunier !

Il était en train de marcher sur la table et s'amusait même à aller sur les autres. Entre chaque phrase hurlée, il prenait le soin de regarder bien droit dans les yeux ce nouveau en n’oubliant pas le petit détail obligatoire : son grand sourire qui allait donner à l’autre l’envie de lui sauter dessus.

- Attention au sifflet du maître. Souffle, tempête, jusqu’à en crever si tu peux ! Souffle, tempête, jusqu’à en crever si tu peux !, se mit-il alors à répéter une dizaine de fois d’une manière creshendo avant de s’asseoir sur la table et se laisser tomber en arrière afin d’atterrir sur le dos.

Son corps couché sur le bois, les bras levés vers le ciel afin de pouvoir maintenir un contact visuel avec l’ouvrage, le jeune homme répétait encore et encore la même chose sauf qu’il n’hésitait pas à y mêler dedans une espèce d’envie comme s’il aurait crié ce genre de paroles pendant qu’il était en train de passer à l’acte.

- Oh oui ! Manœuvrez rondement, ou nous courons à terre, de l’entrain ! De l’entrain ! Oui ! De l’entrain !
, continuait-il d'une voix de plus en plus rauque.

Il avait fermé les yeux et laissait ce plaisir bouillonnant envahir son corps. Il revivait. La liberté était là.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Ven 15 Juin - 1:27




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Toujours planté au même endroit, Camaël attendait une réponse, ou au moins un signe indiquant que le gamin l’avait comprit. Il espérait que cet avertissement verbal suffirait à le faire déguerpir. Mais il se doutait bien que ne serait pas assez. Il avait raison. L’autre le fixa pendant quelques instants, de son regard énigmatique, sans prononcer un mot. Etait-il sourd ? Son cerveau était-il réduit en miettes par la captivité ? Non. Une lueur d’intelligence perçait au fond de ses yeux. Et même si son sourire quasi-dément ne s’effaçait pas de son visage, il n’avait pas l’air réellement fou. L’islandais avait croisé un paquet de types dans son genre lorsqu’il était policier. Bien souvent, il s’agissait de mecs soûls ou en réel manque d’attention. Ici, l’état d’ébriété était assez peu probable. Le second cas en revanche… Souvent, ceux-là étaient les plus facile à gérer. Mais là… Comment prévoir la réaction de quelqu’un enfermé ici. Et depuis combien de temps…

L’échange de regards sembla durer une éternité, durant laquelle personne autour n’osait bouger. La tension était palpable et le grand brun attendait patiemment la réaction de l’autre. Celle-ci ne tarda plus et fut assez… inattendue. Au lieu de bien vouloir gentiment s’en aller, ou s’excuser, ou même lui dire d’aller se faire foutre, le blond ne répondit pas. Pas par des mots en tout cas. Non. Il fit un pas en avant, d’un air de défi. Il réduisait la distance, montrant ainsi qu’il n’avait pas peur. Et surtout qu’il se sentait puissant. Intouchable. Puis, d’un simple mouvement, très rapide certes, il s’empara du livre que l’ancien agent tenait fermement serré dans la main. Sans laisser à Cam le temps de réagir, l’énergumène se précipita vers la table la plus proche, monta dessus et ouvrit le livre. Visiblement, les cris dans le couloir et ses vociférations n’était qu’un échauffement. Là, il avait une scène. Un public. Un rôle. Il se mit soudainement à déclamer les vers qu’il lisait, tout en se promenant sur la table, surplombant le reste de l’assemblée. Enfin, assemblée… Ils n’étaient que 4 dans la pièce, sans compter l’acteur, mais cela semblait lui suffire.

L’islandais croisa les bras sur son torse, fixant le blond d’un air passablement agacé. Il savait bien que cela ne servirait à rien. Ce n’était pas un de ces mômes que l’on impressionne d’un regard. Il ne fallait pas longtemps pour s’en rendre compte. De plus, il ne servait à rien de lui montrer son énervement… Au contraire, cela semblait le stimuler. Lui donner de l’énergie. Mais ce n’était pas non plus une raison suffisante pour perdre patience. Et puis, un vigile allait bien finir par arriver non ? Ce n’était pas son rôle de s’en occuper. Ça ne l’était plus. La mâchoire de Cam se crispa un peu plus à cette pensée. Ce qui bouillonnait en lui menaçait de plus en plus d’exploser. Le stress. La peur. La rage.

En temps normal, il aurait sourit en observant la scène, applaudissant sans se priver de rire. Mais là, tout était différent. L’endroit, la situation, le type de personne… Tout. Comme si les évènements récents l’avaient privé de son sens de l’humour habituel. Comme s’il n’était plus le même. Il n’était plus le même. Pas ce jour-là.

Enfin, l’orateur s’allongea sur la table, continuant à répéter inlassablement les mêmes tirades. Son corps semblait légèrement se cambrer au contact du bois froid et sa voix prenait des intonations de plus en plus évocatrices. Il jouait la scène de façon totalement déconnectée. Il était dans la provocation jusqu’au bout. Son attitude en était presque indécente. Jetant un coup d’oeil aux autres spectateurs, Camaël vit que la bibliothécaire s’était éclipsée. Soit elle était trop choquée d’assister à une pareille scène, soit elle était partie chercher de l’aide. En tout logique du moins. Les deux autres patients étaient toujours là, et il l’un semblait prendre beaucoup de plaisir à observer le mariole faire son show, l’autre avait plutôt l’air effrayé. Lui, était juste à bout de nerfs.

Quand enfin la voix de plus en plus rauque et sonore se tut, l’ancien agent laissa un léger silence s’installer. Plus il observait le type et plus il le trouvait pathétique. Quel était l’intérêt de se donner ainsi en spectacle ? Que pouvait-il bien en retirer ? L’expression de son visage s’était encore durcie. Ses muscles étaient encore plus contractés. Tout son corps semblait n’attendre qu’une chose.

Alors, sans même réfléchir un instant de plus, il fit deux grandes enjambées pour arriver à portée de l’autre. Rapidement, sans lui laisser le temps de se ressaisir, il se pencha sur lui et l’attrapa par le col. Tirant rapidement sur le tissu pour faire monter le gamin à sa hauteur, il lui donna un coup dans le bras. Le livre qu’il tenait tomba et vint s’écraser sur le sol. Dommage. C’était un beau livre. Mais Camaël ne prit pas le temps d’espérer qu’il ne fut pas davantage abimer. Ce n’était pas le moment. Il n’en avait même pas envie. Il n’avait envie que d’une seule chose. Son esprit ne voulait pas l’admettre, mais toutes les tensions qu’il ressentait le poussait à y songer. Se battre. Envoyer son poing dans la mâchoire de ce petit arrogant provocateur. Il ne lui était jamais arrivé de vouloir être violent, même après 10 années de service dans la police. Pourtant, plus rien ne réprimait cette envie en cet instant. Son esprit lui permit de se contrôler encore un peu et il se contenta de le fixer droit dans les yeux en lui disant simplement : « Maintenant que tu as finis de nous emmerder, tu vas gentiment foutre le camp. » Leurs visages n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et ils pouvaient sentir la tension presque électrique qui régnait entre eux.

Sans attendre, sans lui laisser le temps de répondre ou de se dégager de la prise de sa main, Cam le souleva. Il le fit descendre rapidement de la table et le traina sans ménagement, sous les yeux écarquillés des deux patients. Ceux-ci n’avaient toujours pas bougés d’un pouce, et l’un fut obligé de se pousser pour les laisser passer. Il l’amena à la porte par laquelle le blondinet était rentré quelques minutes auparavant, et le lâcha. Il l’avait presque jeté, se retenant d’être plus violent. Ce n’était pas dans sa nature. Il essayait de se contrôler, mais ça ne durerait pas.

L’islandais se planta fermement dans l’encadrement de la porte, attendant que le gamin se ressaisisse. Quelle réaction allait-il avoir ? C’était impossible à prévoir. Autant se tenir prêt. Allait-il lui donner ce qu’il attendait tant ? Sans oser se l’avouer, il l’espérait.

BY .SOULMATES

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Ven 15 Juin - 3:51



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


La liberté. Oui ! Il était en train de la faire venir en lui ! Il pouvait la sentir ! Presque la toucher même ! Tout ce sang qui filait de plus en plus rapidement dans ses veines, le stimulait encore et encore ! Allongé sur cette table, Roman avait presque un comportement indécent aux yeux de n’importe quelle personne extérieure, mais lui n’en avait pas la même notion. Il s’en fichait à vrai dire, il n’avait pas de limite, et c’était ça qui lui donnait la liberté qu’il n’avait pas quand les limites lui étaient imposées. Briser ce mur ! Tout casser pour justement filer sur une grande route sans aucun obstacle. Courir. Prendre les jambes à son cou et se tirer de là ! Il se mit à hurler de joie, toujours avec le livre dans ses mains, proclamant sa liberté aux yeux de tous. Il n’avait pas peur. Les gardes, ils les connaissaient tous et heureusement vu qu’il était coincé ici depuis sept longues années. Il rêvait aussi à ce moment précis de se toucher, de laisser exploser ce désir intense qui venait de naître !

Il avait tant savouré ce silence et les moments de doute de son audience le faisait tout simplement frémir d’avantage. C’était une bande d’idiots. Lui ne l’était pas. Il savait pertinemment qu’il allait y avoir un moment où les choses se compliqueraient, un moment où on allait le tirer de cette frénésie, de son rêve et de la réalité que lui voulait se construire, mais qui n’existait pas. Ce moment arriva malheureusement bien trop vite et le coupable allait payer. Il ne s’en sortirait pas comme ça et comme par hasard, la personne qui avait agit dans cette salle n’était autre que le grand brun au bouquin. Très rapidement, il avait senti une force inconnue s’emparer du col de sa chemise. Il l’avait saisi avec une bonne poigne, sans hésiter, sans reculer. Il était obligé de le regarder, maintenant redressé de force si bien que le précieux livre qu’il tenait tomba au sol sous la rapidité de cette prise d'otage. La chose qui suivit n’était pas attendue par Roman. Un boum dans le bras. Il pouvait gérer ça. Il avait eu pire. Par pur réflexe, il envoya alors son coude dans le torse de l'attaquant. Leurs visages étaient maintenant si près et s'il n’avait encore pas fait grand chose pour se débattre à part son petit cou, c’était justement parce qu’il attendait avec impatience les paroles de l’autre qui arrivèrent presque aussitôt. Ces dernières étaient à mourir de rire et Roman ne se priva pas bien au contraire. Il envoyait valser la tension d'un coup de baguette magique. Le jeune homme avait sentit cette rage, qui n’était pas vraiment de la haine contre lui à proprement parler, mais de la colère contre le monde entier. Un nouveau. De l’incompréhension. Il savait ce que c’était et pourtant, il n’allait pas l’aider.

Il n’eut pas le temps de faire autre chose car il fut soulevé. Il devait reconnaître que l’homme avait de la force. Ils faisaient la même taille après tout, mais Roman était assez fin. Il le traînait, sans ménagement et il n’avait qu’une seule hâte : avoir de nouveau les deux pieds au sol afin de pouvoir lui faire payer. Boum. Impact. Il fut lâché, atterri contre le mur de la porte et se redressa presque aussitôt, ses yeux bleus ravageurs promettant déjà de terribles choses. Comment avait-il osé ?! Pensait-il être le roi ici ? Maintenant, le brun l’avait mis en colère parce qu’il ne s’était pas abstenu de lui faire du mal. Ce genre de gestes faisait toujours ressortir en lui le pire des souvenirs marqués à jamais aussi bien dans son corps que dans sa tête.

Alors sans prévenir, Roman se mit à hurler à pleins poumons, telle une furie. Il avait conscience qu’il allait attirer les gardes encore plus aisément, mais ce choix-là lui laissait le temps de prendre son adversaire par surprise. Sans hésiter, le jeune homme entoura de ses deux mains le cou de son adversaire afin de pouvoir lui couper le souffle. Ses prunelles se plantèrent dans les siennes et il leva la jambe droite très rapidement afin d’aller faire cogner son genou dans les parties sensibles de l’autre. Oui. Un coup de faible, mais Roman s’en fichait totalement. Le résultat y était. N’importe quel homme ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un mal de chien à cet endroit-là.

- Tu as interrompu ma pièce ! Tu as osé interrompre ma pièce, cracha alors Roman très distinctement d’une voix remplie de dédain, de glaceur et de venin.

Il ne l’avait pas nécessairement crié, au contraire, il avait sorti ces mots de manière à ce que seul le brun qu’il était en train d’étrangler ne l’entende. Mais chose que le danois ne devait pas négliger était qu’il n’avait pas encore plaqué son adversaire contre un mur. C’était lui, et cette position-là était un gros désavantage pour son équilibre. Il n’était pas en position de force même si pour le moment son coup de pied allait faire son effet. Mais pour combien de temps au juste ?

Sa rage bouillonnait en lui. Le Roman colérique venait d’apparaître, celui qu’il ne parvenait pas à contrôler et à raisonner. Il n’y avait plus aucun retour en arrière à ce moment-là et il prit son courage à deux mains pour faire quelque chose : lui donner un coup de tête. Il avait serré les dents en lui donnant le coup - aussi douloureux pour lui- , mais il avait l’avantage de l’effet de surprise. Il détestait qu’on lui dise ce qu’il doive faire et l’autre l’avait interrompu.

- TU AS GACHE MA PIÈCE!!! CONNARD!!!, cria t-il avant de pousser un autre cri comme s’il avait devant lui un monstre.

Un monstre qu’il avait trop connu.. Des larmes de colère perlaient au coin de ses yeux tandis qu’il hurlait et qu’il avait l’impression d’avoir fait un bond de sept ans dans le passé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 638
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : HOODWINK
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : éternel célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Ven 15 Juin - 23:32

Agir dans la colère,
c'est s'embarquer dans la tempête
Camaël, Roman & Callahan

La jeune femme restait immobile, le regard perdu dans le néant.
Callahan sentit son coeur se tordre. Il ne voyait plus rien, dans ses yeux. Ils étaient vides. Morts. L’éclat de vie qui y vacillait la semaine dernière encore semblait s’être éteint, ne laissant derrière lui qu’un cœur battant vainement dans un corps désormais inhabité.
Les patients étaient censés être là pour être soignés ; mais plus le temps passait, plus il pouvait constater à quel point Ostrov ne faisait que les briser. Et Cal’, ça le rendait doucement malade. Après tout, il y contribuait - il en était l’un des pions. Il en avait même toujours été un, dans son métier. Où qu’il soit déployé. Il était censé protéger sa patrie, les civils, leur liberté. C’était pour ça, qu’il avait choisi cette voie. Pour ça, et pour remonter dans l’estime de son père. Et pourtant, ça lui laissait toujours ce goût dégueulasse au fond de la gorge : celui de faire plus de mal que de bien.

Droit comme un i, il observait le reste de la salle commune. Tout était calme, les patients vacant à leurs occupations dans un silence épais - c'était comme s'ils étaient invisibles les uns pour les autres - jusqu’à ce que quelqu’un pousse les portes. « S’il vous plaît... » Le militaire tourna la tête, reconnaissant la bibliothécaire. « S’il vous plaît ! » Poussant un soupir, il s’approcha d’elle. C’était toujours la même chose, avec cette femme. Elle lançait aux gardes ces regards dédaigneux, comme si elle voulait leur reprocher silencieusement d’utiliser plus souvent leurs muscles que leur cerveaux - mais quand elle avait un problème, elle était la première à venir courir dans leurs jupons.
Elle lui expliqua la situation en quelques mots, et Callahan la suivit aussitôt, au pas de course. Sans ralentir, il décrocha sa radio et la porta à ses lèvres. « Central ici Delta 1, on me dit qu’il y a un problème à la bibliothèque ? » L’appareil resta silencieux un instant, avant que son grésillement familier ne reprenne. « Euh… Oui. Une bagarre. » Rhodes serra les dents. Putain. Connard. Garder les yeux sur un écran pour prévenir à temps, c’est pourtant pas le bout du monde.

A mesure qu’il approchait, il les entendait. Les cris.

Il avait maintenant distancé la bibliothécaire d’une quinzaine de mètres. Il poussa la porte, juste à temps pour voir un blond donner un coup de boule à un homme brun. Il reconnut aussitôt Roman. Il le connaissait bien - ou du moins, il le voyait depuis qu’il avait été muté ici. Le jeune homme était coincé là depuis si longtemps qu’il semblait presque faire partie des meubles - mais en bien moins tranquille que ceux-ci.
Le visage de l’autre homme mit un peu plus longtemps à lui revenir - la douleur déformant ses traits ne facilitait pas vraiment les choses. Mais enfin, cela lui revenait ; il n’avait donc pas passé ses soirées à éplucher les dossiers de tous les patients pour rien. Celui-ci l’avait d’ailleurs particulièrement intrigué : Ellison, un ancien policier.

Callahan attrapa Roman par derrière, lui enserrant la gorge d’une main, attrapant son bras gauche de l’autre. « On se calme, Shakespeare, on se calme. » Sa voix n’était devenue, dans l’effort, qu’un grognement. Le jeune blond n'était peut-être pas épais, mais il avait de la force.
Rhodes tourna les yeux vers la bibliothécaire qui venait d’arriver à sa suite. Il eut l’espoir, juste un instant, qu’elle se porte au secours de Camaël. Mais elle n’en fit rien, allant lâchement se réfugier derrière son bureau. Connasse.

Essayant toujours de maîtriser Hansen, Callahan dirigea son regard vers le policier, inquiet. Inquiet qu’il soit blessé - mais aussi inquiet qu’il vienne chercher à se venger. Tant qu’il n’avait pas neutralisé le premier homme, il ne pouvait rien faire pour le deuxième ; pas tout seul.

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Dim 17 Juin - 23:39




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Fixant le blondinet, Cam se demandait quelle allait être sa réaction. Selon toute vraisemblance, il risquait de frapper. Ou de se remettre à jouer. Peut être même les deux en même temps en fait. Mais finalement, il inspira rapidement, comme s’il allait l’insulter. Et puis non. Au début, il se contenta de hurler. Comme un dément. Ses yeux bleus-verts le fixait alors qu’il s’égosillait. L’islandais le fixait, stupéfait. Voir quelqu’un se mettre dans cet état n’était pas si étonnant dans un tel endroit. Mais c’est l’expression qu’il voyait qui le choquait. Qui l’inquiétait. Défiguré par son cri, le comédien semblait être quelqu’un d’autre. Un visage s’imposa à l’esprit de l’ancien policier. Ce n’était pas n’importe quel visage. C’est lui. C’était elles. Au fond des yeux presque exorbités du gamin, il ne voyait plus seulement une lueur d’intelligence. Il voyait une lumière. LES lumières. L’espace d’un instant, juste avant qu’il ne se taise, il eut même l’impression qu’elles l’entouraient. Le brun savait bien qu’il en trouverait ici. Il allait falloir réfléchir à comment le gérer. Il devait obtenir des réponses. Et pour ça, le tuer n’était peut être pas la bonne solution. Pas tout de suite en tout cas.

Mais qu'il ait le temps d'approfondir ces pensées, le gringalet l'avait prit en traitre. Il se jeta sur lui, les mains en avant pour lui enserrer la gorge. Par réflexe, l’ancien agent de police fit un mouvement pour s’avancer et placer ses bras à l’intérieur de ceux de son agresseur. Il plaça ses mains de façon à bloquer ses épaules. Certes, ça ne le fit pas lâcher prise, mais au moins il ne pouvait pas serrer assez fort pour l’étrangler réellement. L’espace d’un instant, leurs regards se croisèrent, et l’islandais vit énormément de colère dans ses pupilles dilatées. De la rage. Quoi de plus normal ? Et puis, avant de pouvoir réagir, l’autre avait frappé.

Une intense douleur se fit sentir au niveau de son entre-jambe. L’enflure. Cam le lâcha, sous l’effet de la douleur, le souffle coupé. Vu le numéro, il ne s’attendait certainement pas à un coup aussi lâche. Ses pensées se mélangèrent, il n’arrivait plus à se concentrer sur autre chose que ce qu’il ressentait physiquement. Il essayait pourtant. Il avait eu des cours et des formations pour gérer diverses situations, réagir à certains coups… Mais rien ne lui venait. Ce n’était pourtant pas là première fois qu’il recevait un coup de ce genre. Mais là, la colère, la rage se mêlaient à la peine physique. Son esprit se troublait. Il voyait flou et n’entendait que des bruits étouffés. Il reconnaissait la voix de l’autre énergumène qui continuait à vociférer des paroles alors inaudibles aux oreilles sifflantes du patient. La douleur se fit moins intense que sur l’instant, mais se répandit. Ce n’était pas un coup très puissant, heureusement pour ses parties, mais suffisamment pour le maintenir immobile un moment. Il fallait réagir très vite. Ou il allait vraiment prendre cher. Mais ça faisait tellement mal.

Le comédien le maintenait toujours, ses doigts fins cramponnés à sa gorge, plus fermement, à cause de sa position. Mais Camaël était plié de douleur et il baissa la tête, la secouant pour reprendre ses esprits. C’est à cet instant que l’autre frappa à nouveau. Un coup de boule. En fait ce type se battait comme une femme. Pas avec les poings, mais donnant de grands coups là où ça faisait mal. Il fallait réagir en fonction. Heureusement, le coup de boule n’avait pas été frontal pour le grand brun. L’acteur avait du bien plus le sentir passer puisqu’il s’était prit le front et le crâne de sa « victime ». Dommage pour lui. Néanmoins, il ne put s’empêcher de pousser un grognement de douleur. Celui-ci fut accompagné d’une grimace. Il fallait se servir de ses mains pour le neutraliser. Le coup l’avait rapproché, il pouvait facilement l’atteindre.

Mais encore une fois, il n’eut pas le temps de faire le moindre mouvement, l’emprise des griffes céda. Les yeux toujours rivés vers le sol, il aperçu le mouvement des pieds se reculant. Il lui préparait encore un coup tordu ? Quel enfoiré. Totalement lâche. Il ne perdait rien pour attendre. Lui et ce qui l’habitait. Et une autre voix que celle du blond lui parvint. Surprit, le policier leva les yeux, grimaçant toujours. Le choc qu’il avait reçu à la tête tapait quand même. Il avait le crâne dur, mais pas étanche aux coups. Ouvrant l’oeil droit, il aperçut un grand brun qui maintenait le fou furieux. Grand, assez musclé, et surtout : armé. Ce n’était pas un patient. Ce foutu gardien était enfin là. Cam grogna à nouveau. La colère se mêlait à la douleur. C’était un mélange d’émotions assez confus. Et en même temps, il n’avait pas ressenti de choses pareil depuis longtemps. Une fois, on lui avait tiré dessus. Rien de bien grave, la balle s’était logée dans le tibia. Mais la douleur avait été tellement intense qu’il n’avait pas dormi pendant 3 jours. Sur le coup, il avait cru être capable de n’importe quoi. La douleur, aussi forte fut-elle, le rendait vivant. Lui faisait sentir la vie qui coulait dans ses veines. A cet instant, il ressentait quelque chose d’assez similaire.

Inspirant profondément pour calmer son entre-jambe, l’ancien agent essaya de se redresser. Le mélange du mal de crâne et des parties endolories ne rendait pas la chose facile. Mais il voulait réagir vite. Avant qu’un autre garde n’arrive. Celui qui était présent maintenait le blondinet à bonne distance. Il craignait probablement que l’altercation ne fasse que commencer. Après tout, maintenant qu’il le tenait fermement, rien ne l’empêchait de se venger. Sauf que, ce n’était pas son genre. Pas du tout. Un de ses principes de base : la loyauté. Les combats inégaux ne l’intéressaient pas. Son regard plongea dans celui du grand brun d’en face. Une autre forme de tension que celle d’avant venait de s’installer. Le doute. Allait-il frapper ? Attendre ?

Le regard de l’islandais glissa vers son agresseur. Il avait commencé par lui casser les oreilles, puis les couilles, au sens propre comme au figuré. Et en plus, il n’était pas normal. Pas juste fou. Juste pas comme lui et les autres patients. En le fixant un instant, il vit ce même halo autour de lui. Le même. Comme ce soir-là. Cette putain de lumière. Il revit les coups de feu. La chute. Une grimace de colère naquit sur son visage encore marqué par la douleur. Les pensées se bousculaient dans son esprit encore un peu confus. Il était là à cause de tout ça. On le prenait pour un fou. Plus personne n’en avait rien à foutre des beaux principes. Il n’était même plus flic. A quoi bon se prendre la tête ? De toute façon, tant qu’il n’admettrait pas être malade, on ne le laisserait jamais sortir. Autant ne pas se laisser faire.

Il avança le pied droit. Puis le gauche. Tout doucement. Un demi-sourire naquit sur ses lèvres. Il fixait toujours le gringalet. Il ne pouvait pas le tuer pour se débarrasser de lui. Pas tout de suite. D’ailleurs, son comportement confirmait son idée première : ils étaient dangereux. Mais il avait bien trop de questions. Il voulait des réponses. Il en aurait. Et surtout, il voulait se « venger ». Pour ça, plus de règles.

Le garde le tenait toujours fermement, mais pour combien de temps ? Un autre allait-il arriver ? Peu importait. Arrivé à hauteur des deux autres types, il s’arrêta. Il n’avait pas franchement envie de mêler le brun à cette histoire. Ça ne le concernait pas. Et il devait en voir assez comme ça. Mais même s’il le lui demandait gentiment, il ne le lâcherait surement pas. Ou peut-être que si ? C’était tout de même peu probable. Tant pis. Rien à foutre. Plus maintenant. Autant avoir l’air d’un vrai fou.

Le sourire de Camaël s’élargit un peu et ses yeux se plantèrent dans le regard furieux du blond.
« Tu m’amuses. Tu m’intrigues. Je ne te tuerai peut-être pas tout de suite. » Laissant un court silence après sa déclaration, il observa successivement la réaction des deux hommes. Avant d’ajouter, redevenant sérieux : « Par contre, celle-là tu l’aura pas volé. Enfoiré. » Faisant un pas en avant, il mit toute sa force dans son poing, visant le sternum et lui envoya un coup féroce dans le ventre.

Il aurait préféré le faire à la loyale, mais pour une fois, frapper lui fit du bien. Pour retrouver son équilibre, il fit un pas en arrière. Il fixait maintenant le garde. Quelle serait sa réaction. Lui qui aurait voulu avoir un bon contact avec eux, c’était surement cuit maintenant. A la guerre comme à la guerre.

BY .SOULMATES



Dernière édition par Camaël Ellison le Lun 18 Juin - 21:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Lun 18 Juin - 20:58



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


Boum. En plein dans le mile ! Le coup eut le mérite de faire son petit effet, car immédiatement, Roman fut relâché des griffes du grand brun qui l’avait bien trop tenu et emprisonné. Il avait réussi à couper le souffle de son adversaire, visiblement choqué et ne s’attendant pas à ça. Roman sourit malicieusement en le voyant se tordre de douleur à cause de son coup de pied bien placé. Il n’y avait pas que lui qui devait payer dans cette vie de misérable, mais tout le monde ! Pas d’exception ! Il ne voyait pas pourquoi il serait sympathique avec lui vu que jamais personne ne l’avait été avec lui. On l’avait toujours vu comme un prince au lycée, mais aucun de ses « sujets » n'accordaient de l’importance au vrai Roman, celui qui aurait voulu se confier. Non, on s’en fichait totalement de ce Roman-là déchu et triste dans sa vie ! Il était trop abîmé pour être réparé sans doute, telle une vieille tasse de thé que l’on aurait recollée à plusieurs reprises.. Maintenant, il était trop tard. Trop tard pour tout. Les gens auraient dû se réveiller avant pour l’aider à l’extérieur. Il était coincé ici et il était certain qu’il ne manquait à personne. Roman l’oublié. Roman le misérable.

Ses yeux fixaient toujours son adversaire, mais pendant quelques fractions de secondes, le jeune Danois avait regardé dans le vide. Ses pensées l’avaient de nouveau perdu, mais pendant tout ce temps sa main avait tenu à maintenir le col de son adversaire qui se tordait de douleur. Il avait ensuite frappé une deuxième fois, avec la tête, mais le blond s’était à moitié loupé dans son coup. Il avait mal au front, car il avait trop cogné et pas spécialement à l’endroit exact qu’il aurait voulu. Il n’utiliserait pas cette méthode la prochaine fois, car rien ne valait un bond coup de poing dans les endroits sensibles tels le nez ou encore la nuque. À la place, il avait opté pour deux putains de réflexe de fille en lui écrabouillant les parties avec son genou et en tentant de lui donner une méchante bosse sur la tête.

Il fallait qu’il profite de son état pour l’achever et Roman avait alors retiré une de ses mains de son adversaire afin de serrer le poing qu’il désirait lui envoyer dans la figure. Cependant, il n’en eut pas l’occasion, car ils furent interrompus par le claquement familier de la porte de la bibliothèque. Cette salope de bibliothécaire avait été courir pour aller pleurer dans les bras d’un des gardiens histoire d’en ramener un ici et leur gâcher la petite fête. Elle ne perdrait rien pour attendre ! Roman n’eut pas le temps d’esquiver ou de s’enfuir en courant, car il sentit une main le tirer par-derrière. Et merde ! Il eut le souffle coupé l’espace de quelques secondes car le garde venait de le serrer au niveau du cou en lui emprisonnant la main gauche. Il lui disait aussitôt de se calmer d’une manière qui était parfaitement appropriée pour lui. Shakespeare, le roi de la littérature anglaise, et même si Roman préférait les règles modernes d’écriture, il ne parvenait pas à avoir un avis sur ce célèbre auteur. L’admirait-il ou le détestait-il ? Personne ne parvenait à savoir et il n’était même pas certain de le savoir lui-même. Manque de bol, le garde dont il avait aussitôt reconnu la voix l’avait attrapé par le poignet gauche et non le poignet droit. Or, le danois était droitier, comme 80 % des gens sur cette planète alors il avait une grande occasion de se défaire le plus rapidement possible.

- Lâches moi putain !, s’exclama Roman en se tordant telle une anguille sous Rhodes avant de passer son bras droit vers l’arrière de manière à saisir comme il le pouvait le col du garde afin de lui couper le souffle le temps de quelques fractions de secondes pour se libérer par-dessous.

Sa petite tentative ne fut pas assez rapide, car il fut pris de court par l’autre, le connard de brun. Il venait tout juste de remarquer que ce dernier le fixait, mais depuis combien de secondes au juste avait-il ce sourire qui ne signifiait rien de bon ?! Il ne se laisserait pas faire ! Pas par lui, ni par Rhodes d’ailleurs ! Combien de fois avait-il essayé d’aller le draguer d’ailleurs ? Il ne comptait même plus. Son adversaire était tout près de lui, même trop, si bien qu’il se sentait vulnérable. Allaient-ils le massacrer à deux ?! Ce n’était pas juste ! Encore moins que son coup dans ses parties qu’il avait fait ! Mais non ! L’imbécile était là pour lui sortir qu’il « l’amusait et qu’il l’intriguait » ! Roman devint encore plus rouge de colère ! Non ! Non ! Non ! C’était lui qui prenait les gens pour des jouets, pas l’inverse ! C’était lui qui faisait des menaces, pas qui en recevait !

- C’est ça ouais. Va te faire, siffla Roman entre ses dents d’un ton haineux.

La suite ? Il la sentit venir bien trop rapidement lorsque le brun avait entamé sa seconde phrase. Il se mit à se débattre de l’emprise trop forte de Rhodes, mais trop tard. Le mot "enfoiré" venait de résonner en même temps que la douleur en train de se répandre dans ses parties masculines. Il laissa un gémissement de douleur - situé entre un cri et un grand grognement rauque - tandis que ses genoux le lâchèrent. Allait-il entraîner Rhodes dans sa chute ou ce dernier le forcerait-il à se relever ?!

- Skidt! *, gémit-il en se tenant le bas ventre avec sa main droite.

S’il était auparavant en colère, le brun avait tourné le bouton au maximum à ce moment-là.

- Du bastard du vil betale!!!**, hurla t-il comme un dément de nouveau en tentant de gérer la douleur tant bien que mal.

Ce qui se passait autour de lui, probablement entre le garde et l’autre abruti lui échappait totalement. Le son était devenu plus lointain, tel une espèce de brouhaha insupportable où il ne distinguait plus du tout les mots. La souffrance. Lorsqu’il ressentait la peine, il avait ce besoin vital de la faire sortir en criant et c’était ce qu’il se passait maintenant. Chaque fraction de seconde qui passait semblait lui coûter énormément, car la douleur le lançait et résonnait partout. Des larmes de colère avaient de nouveau perlé à ses yeux et il s’occupait de fusiller les deux du regard. Le blond se redressa et prit tout son courage avant d’aller courir chercher un gros dictionnaire dans l’armoire qui était la plus proche de la porte. La survie. Coûte que coûte. Cependant, plus il marchait et plus la douleur explosait, mais Roman avait l’habitude de la gérer, elle le stimulait et faisait monter sa colère qui elle prenait le dessus. Il se saisit du dictionnaire en grognant fortement et l’envoya à l’arrière de la tête de Rhodes avant de se précipiter vers Camaël. Cette fois-ci, ce fut son poing qui partit tout droit dans le nez de ce dernier.

- Tu l’as cherché celle-là pauvre con !!!, lui cria t-il d’une voix plus grave, déformée par sa souffrance du bas de son corps et du poing qu'il agitait machinalement. Røvhul***, cracha le blond, en se préparant à parer un potentiel coup en retour.

Quand il était en colère ou en panique, son accent quand il s'exprimait en anglais s’entendait légèrement à l’oreille pour quelqu’un d’attentif, mai se manifestait encore plus dans ce genre de moments de folies.

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 638
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : HOODWINK
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : éternel célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Mar 19 Juin - 23:09

Agir dans la colère,
c'est s'embarquer dans la tempête
Camaël, Roman & Callahan

Ellison s’était relevé. Écrasant de plus belle la gorge du blond, Callahan essayait désespérément de rapprocher les deux poignets de son patient l'un à l'autre, de son unique main libre. D’ici à ce qu’il aie du renfort - si quelqu’un daignait lui en envoyer - le seul moyen de les maîtriser tous les deux était de réussir à en menotter au moins un.
Mais comme il l’avait craint, l’ancien policier ne semblait pas décidé à en rester là. Il s’approchait, lentement, un sourire flottant dangereusement au coin de ses lèvres. Et puis, alors que le garde luttait toujours pour avoir une meilleure prise sur Hansen qui se tortillait comme un serpent, le coup de poing parti. « Ellison, putain ! » Siffla-t-il entre ses dents, le fusillant du regard. C’était le corps de Roman qui avait encaissé la plus grande puissance du coup ; mais le choc avait fait échapper de ses mains les menottes qu'il avait essayé de détacher de son ceinturon. Elles allèrent valser à plusieurs mètres d’eux, terminant leur course sous une étagère de livres.

Fait chier.

Il n’avait pas d'autre choix que de les récupérer ; il ne pouvait pas prendre le risque que l’un de ces deux abrutis les récupère avant lui. L’humiliation de se retrouver attaché par ses propres menottes par des patients psychotiques était, pour tout avouer, assez bas dans la liste de ses aspirations.
Lâchant le jeune homme qui se tordait encore de douleur, il plongea jusqu’à l’étagère, s’allongeant à moitié pour récupérer les bracelets métalliques. Il finit par les atteindre difficilement, ramenant avec eux des moutons de poussière.
Il se releva, frottant une seconde ses mains pour en retirer les particules.

Et puis, soudainement, la douleur.
Elle l’avait prise par surprise, violente et lancinante.
Sous le choc, Callahan s'agrippa de justesse à une table pour ne pas tomber. Un instant, il ne voyait plus rien - puis sa vue revint petit à petit. Portant une main tremblante à sa nuque, il fut pris de vertiges. Les acouphènes qu’il se donnait tant de mal à oublier avaient redoublé de volume, lui perçant le crâne de part et d’autres.

Il avait pourtant connu infiniment pire ; mais il fallait avouer que ce connard avait bien visé.

Il lui fallut de longues secondes pour retrouver les forces de se redresser. Vacillant légèrement, il se dirigea vers les deux crétins. Il attrapa son arme, se mettant en joue - tremblant bien plus qu’il ne l’aurait voulu. Putain ; si jamais ce connard avait réussi à lui faire faire une commotion avec une saloperie de dictionnaire, il jurait de lui refaire sa jolie petite gueule façon Picasso. Guernica, pour être précis.
Il était arrivé derrière Roman, occupé à rendre un coup à son adversaire en hurlant. Alors, calmement, essayant de maîtriser ses vertiges et ses tremblements, il lui planta l’arme entre les deux épaules et fit résonner le cliquetis du chien ; première et ultime sommation. A ce niveau là, il n’en avait plus rien à foutre ; il n’avait plus envie de jouer. Plus la force, non plus. « Ça suffit... J’ai bien assez de balles pour vous deux. »


Made by Neon Demon


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Mer 20 Juin - 1:14




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Suffisamment éloigné des deux types, Cam essayait d’avoir une vue d’ensemble de la situation. Il venait de se prendre de sérieux coups par un timbré, qui était lui-même en train de se tortiller dans les bras d’un garde. Le blond se tordait de douleur en hurlant des insultes, tentant surement de se dégager de l’emprise du brun derrière lui. Ce même brun qui, en cet instant précis, lui lançait un regard assassin. S’il avait eu des fusils à la place des yeux, il serait mort plusieurs fois en quelques secondes. Et il avait prononcé son nom aussi. Il le connaissait déjà. Pourtant, ils ne s’étaient jamais croisés. Soit on lui avait parlé de son cas, soit il avait lu le dossier. Mais que savait-il exactement sur lui ? Dans tous les cas, il ne venait pas de se faire un ami. C’était évident. Ça crevait les yeux. En même temps, il n’avait pas vraiment fait en sorte de s’en faire un ami. Et ce n’était pas sa préoccupation première, là maintenant tout de suite. Sa colère l’emportait. Pour une fois. Il était si énervé qu’il n’analysait même plus la situation correctement.

Ce qui se passa l’instant d’après se fit très vite. Le garde lâcha le blond, qui, se tordant de douleur un moment auparavant, se redressa et s’élança vers les étagères. Le geôlier était parti vers une autre étagère. L’islandais ne s’était pas aperçu que le coup qu’il venait de donner à son agresseur avait fait lâcher ses menottes au nouvel arrivant. A vrai dire, il n’avait même pas fait attention à ce détail. Il n’avait pas vu qu’elles étaient sorties. Il était trop occupé. Son attention avait été monopolisée par l’autre ahuri. Après les avoir ramassées, il se releva rapidement. De l’autre côté, le gringalet était allé chercher un dico. Un dico, sérieux ? Il voulait leur traduire les insultes dites en une autre langue peut-être ? Ha bah non. D’un geste tremblant mais néanmoins précis, il l’envoya droit dans le crâne du pauvre gars qui venait de ramasser ses menottes pleines de poussière. Franchement. L’ancien agent eu presque mal pour lui. C’était encore plus lâche que le coup dans les couilles.

Sauf que c’était encore pire que ça. Le grand brun fixait le garde, voulant s’assurer qu’il n’avait rien de grave. Un livre dans la tête, ok. Un dico par contre… Et puis ce type là n’avait rien demandé à personne. Il faisait juste son boulot. Et un boulot ingrat en plus. Il le savait mieux que personne. Bosser dans un tel endroit devait être assez dur sans en rajouter une couche. Ou une page. Ou un livre. En tout cas, il avait l’air encore vivant. C’était le principal. Camaël serra la mâchoire, à nouveau énervé. Mais avant de pouvoir comprendre ce qu’il se passait, l’acteur l’avait à nouveau prit par surprise. Profitant que son attention était fixée ailleurs, il venait de lui coller son poing dans la figure. Le nez de Cam prit tout. A nouveau, une vague de douleur le submergea, lui faisant faire encore un pas en arrière. Ce n’était pas la première fois qu’il se prenait des coups en plein visage. Son nez avait déjà été cassé. Deux fois même. Mais ça ne rendait pas insensible. Un peu sonné, il secoua la tête. Il allait falloir compter le nombre de neurones perdues en quelques minutes. Bravo.

Les secondes défilèrent lentement. Très lentement. Etourdi, l’islandais senti un liquide chaud s’écouler de sa narine. Il saignait du nez maintenant. S’essuyant d’un revers de la main, il examina  sa peau, couverte d’hémoglobine. Ça coulait plus fort qu’il ne pensait. Une goutte s’écrasa au sol. Puis deux. Le regard encore un peu trouble à cause de la violence du coup, il releva les yeux vers son agresseur. Il voyait rouge. Il voulait se jeter sur lui. C’était une mauvaise idée. Cet abruti s’était déjà fait mal à la main en plus. Il la secouait frénétiquement en continuant ses injures. Pfff. Une vraie fille. Ceci dit, une des personne à lui avoir cassé le nez était une collègue féminine. Qui frappait encore plus fort. Et qui avait des poings en béton armé. La comparaison le fit sourire.

Tandis que l’autre commençait à se douter qu’une riposte était à prévoir, Cam se mit en position pour lui rentrer dedans. Ça avait trop duré. Plus de temps à perdre. Prêt à le plaquer au sol pour le rouer de coups et laisser sa colère exploser, le grand brun s’immobilisa. Derrière sa cible, le garde s’était enfin remit d’aplomb. Il ne semblait pas très assuré, tremblant un peu. Chose normale après le poids qu’il avait reçu sur le crâne. Mais il tenait quelque chose dans le dos du blond. Quelque chose qui fit un bruit métallique. L’agent connaissait ce bruit. Le chien d’une arme à feu. Ha. Bon. La fête était finie. A moins que l’autre enfoiré ait réellement envie de mourir maintenant, il allait falloir se calmer. Et franchement, Camaël n’avait pas envie de voir sa seule piste clamser devant ses yeux. Pas maintenant. Pas déjà. Pas avant de l’avoir interrogé.

Soupirant, il serra à nouveau les dents. Il avait enfin ce qu’il voulait et il ne pouvait même pas aller jusqu’au bout. Ça l’emmerdait. Pour une fois, il n’avait aucune envie de se calmer. Mais la menace du garde tomba. Il n’était pas assez en forme pour se battre contre deux patients enragés. C’était évident. Il n’hésiterai probablement pas à se servir de son arme. Ça ne servait à rien de rester borné. S’il prenait une balle, peu importe où, il serait incapable de continuer.

La discipline prenant le dessus, l’islandais s’efforça de reprendre le contrôle de son esprit et ravala sa rage. Lentement, il fit encore un pas en arrière. Même si Shakespeare avait le canon d’un flingue entre les omoplates, il aurait encore pu tenter quelque chose. Doucement, pour montrer qu’il n’avait pas l’intention de résister, il leva les mains, paumes bien en évidence. Il regardait le garde dans les yeux, tentant de ne pas afficher trop de colère. Le but n’était pas d’avoir l’air encore agressif. Même si tout bouillonnait en lui. Mais il n’avait pas envie de voir une fusillade éclater. Surtout alors que trois innocents étaient présents. La bibliothécaire et les patients étaient toujours là. Comme s’ils étaient au spectacle. Ha ça, il ne devait pas y avoir des masses d’action par ici. Il jeta un regard à la bibliothécaire, un peu amusé. Elle était retournée se cacher derrière son bureau alors que c’était l’endroit le moins sûr actuellement. Elle était prise au piège derrière le meuble après tout. Et elle fixait la scène comme elle aurait dévoré des yeux les acteurs d’une série. Avec un sourire en coin, il finit par lui lâcher « Hé la rabat-joie. Vous auriez pu nous laisser 5 minutes de plus sérieusement. On s’échauffait à peine. »

Tandis qu’il prononçait ces mots, il senti le gout âpre et métallique de son sang se répandre sur ses lèvres et sa langue. L’espace d’un instant, il avait oublié qu’il saignait. Un peu fort. Un peu trop fort même. Il devait vraiment avoir l’air pitoyable. Les mains en l’air, un sourire stupide et un large filet rouge se répandant sur sa gorge et son tee-shirt. Quelle façon agréable de commencer la journée.

BY .SOULMATES

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Ven 22 Juin - 22:04



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


« Putain Ellison ! » Le nom grogné par le garde désignait son adversaire. Il pouvait maintenant remercier Rhodes de lui avoir donné sans même le vouloir le nom de ce mec. Il allait bien le retenir dans un coin de sa tête, c’était clair. Apparemment, le garde avait attendu autre chose du comportement de ce type, mais quoi exactement ? Qui obéissait à part les gens ennuyants, coincés et les ex juges, policiers ou encore militaire ? Pas grand monde non ! Ce fut à ce moment que quelque chose de délicieux et de jouissif arriva. L’occasion de se libérer lui avait été offerte par un élément perturbateur sorti de nul part, mais très utile. Un signe du destin ! Des menottes qui s’étaient échappées du garde et qui roulaient maintenant sur le sol ! Amazing ! C’était la bonne petite cerise sur le gâteau pensa le danois.

Alors que Roman s’était enfui vers l’étagère pour aller dérober un dictionnaire, tel un vilain garnement, l’autre était maintenant penché vers l’étagère ! Spectacle bien ridicule, mais qui valait franchement le coup.

- Un garde à quatre pattes !, s’exclama Roman avant de balancer le fameux dictionnaire par-derrière. On aura tout vu !

Rien que pour ça, il était fort content d’être venu ici ! Ce ne serait pas demain la veille que ce genre de petite jouissance arriverait de nouveau et voir Rhodes de cette manière le comblait d’excitation, mais le jour où le brun se mettrait à quatre pattes pour lui faire de jolis petits plaisirs avec sa langue, serait une victoire d’un cran encore plus élevé. Qu’est ce qu’il pouvait y avoir des idées perverses dans sa tête ! Il imaginait déjà les images et de ce qu’il ferait de Rhodes si jamais il parvenait à le faire un jour rentrer dans ses filets.

Rien que lorsque le dictionnaire le heurta de plein fouet, Roman se sentit un peu mieux, même si la douleur était encore là, elle le lançait moins. Ce n’était pas pour autant qu’il était encore tout à fait d’aplomb. Rhodes avait été fortement déséquilibré, il titubait et Roman avait eu le temps de donner le coup de grâce à l’autre enfoiré en l’insultant. Il ne l’avait cette fois-ci pas manqué et son nez s’était mis à saigner. Pour une fois, que ce n’était pas le sien ! Il allait moins rire maintenant. Quand son rival releva ses yeux foncés vers lui, Roman se mit à lui sourire sans se retenir. Il était affolant de voir à quel point le Danois changeait d’humeur comme de chemise. Un coup, il se mettait à l’insulter de toutes ses forces, et de l’autre, il s’amusait à lui adresser une grande esquisse que l’autre lui rendit comme s’il était amusé.

- Quoi ? Ça t’amuses ?


Cet imbécile se rendait-il même compte de son mini-sourire très agaçant ? Il ne s’était pas trompé lorsqu’il avait prévu un coup en retour. Le brun prévoyait de faire fort. Son corps incliné vers l’avant ainsi que ses genoux légèrement fléchis montraient bel et bien sa volonté de lui rentrer en plein dans le flanc pour le foutre à terre. Néanmoins, le brun se figea soudainement, ses traits se tendirent et restèrent pendant quelques fractions de secondes anormales, immobile. Pourquoi s’était-il auto pausé ? Roman mourait d’envie de faire marche avant afin de faire dérouler le film comme il devait se passer : lui qui ne le laissait pas faire et qui finissait par gagner et donner une bonne leçon à ce connard d’Ellison.

Ce fut au contact glacial dans son dos que Roman comprit enfin. Rhodes avait fini par se relever, récupérer ses maudites menottes pour passer à la vitesse supérieure. Ellison ne bougeait pas et Roman voyait déjà son raisonnement défiler dans sa petite tête. Il ne ferait rien. Il n’était plus un danger, car la vraie menace était dans son dos à lui. Des balles. Voilà ce qu’il risquait de se prendre s’ils continuaient à faire les cons. La petite fête allait-elle vraiment finir comme ça ? Roman avait relevé ses mains avec lenteur pour les mettre derrière sa tête. Le garde avait-il décroché la sécurité de son flingue ? Le clic qu’il avait auparavant entendu était-il cette maudite sécurité ? Roman ne s’y connaissait pas grand chose en arme.

Tout le monde les regardait, comme s’ils étaient les acteurs d’un feuilleton très prenant que l’on dévorait devant des chips au vinaigre bien salées et délicieuses. Ce fut Ellison qui brisa ce silence devenu tout à coup pesant en s’adressant à la bibliothécaire, cette femme toute peureuse cachée derrière le bureau. À la réplique de son rival, Roman ne put s’empêcher d’esquisser un sourire amusé. Peut-être que finalement ce mec avait de l’humour et qu’il n’était pas totalement perdu. Peut-être qu’ils pourraient même bien s’entendre, mais pour le moment, ce n’était pas du tout gagné, bien au contraire.

Roman fixa Ellison, puis d’un geste très lent, il se retourna vers Rhodes qui pointait toujours cette maudite arme sur lui. Il planta ses prunelles dans celles du garde, qui était un peu plus grand que lui au moins de dix bons centimètres.

- Franchement Mister Rhodes. C’est pas un peu trop facile ça ? Pas la peine de tirer, regarde, je suis tout sage. Je ne t’ai pas encore sauté au cou, alors tu n’as rien à craindre, fit Roman avec un petit sourire et une voix calme et traînante. Ellison et moi ne faisions que faire connaissance.. Apparemment, il ne sait pas du tout apprécier l’art du théâtre et de la littérature.. c’est dommage.., continua le Danois avec une moue soudainement triste et désolée.

Il adorait jouer la comédie, ça l’amusait et ça le faisait vivre de se mettre dans la peau de plusieurs personnages.

- Et toi, sais-tu l’apprécier ? Je suis sûr que oui.. Je peux t’en lire si tu le désires.., fit Roman en lui faisant alors un petit clin d’œil.

Roman avait toujours ses mains derrière la tête et il ne lâchait pas du regard le Britannique à l’accent qu’il avait toujours apprécié.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 638
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : HOODWINK
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : éternel célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Sam 30 Juin - 11:41

Agir dans la colère,
c'est s'embarquer dans la tempête
Camaël, Roman & Callahan

Le souffle court, pris de vertiges, Callahan fixait son regard sur le canon de son arme, enfoncé dans le dos du patient. Il s’y ancrait comme on s’accroche à une bouée de sauvetage, angoissé à l’idée de perdre l’équilibre en détournant les yeux.
L’onde du choc résonnait encore à l’arrière de son crâne, comme si quelqu’un continuait de lui balancer des objets dessus chaque seconde qui passait.

C’était ridicule ; il se sentait ridicule. Il avait réussi toutes les épreuves de survies de ses supérieurs, lors de ses formations à l’armée. Il avait surmonté l’Afghanistan, les assauts surprises des talibans, les quarante degrés à l’ombre, les explosifs dissimulés sur leur passage. Il avait senti la Mort poser ses doigts glacés près de lui et de son unité plus d’une fois, et s’en était tiré sans une seule blessure - la brûlure sur sa cheville mise à part.
Tout ça pour finir presque terrassé par un dictionnaire. Un putain de bouquin de trois kilos, simplement lancé à l’autre bout de la pièce par un malade mental. Si son honneur avait une fin, elle se trouvait probablement ici, dans cette bibliothèque, sous les regards vides et froids des spectateurs qui les entouraient.

Le militaire entendit vaguement la voix d’Ellison résonner près de lui, s’adressant à la vieille pie derrière son bureau. Et puis, plus proche, la voix de Roman. Elle lui semblait si forte qu’elle vrillait son crâne de part et d’autre. « Ferme la... », grogna-t-il. « Tout ce que j’apprécierai c’est que tu la fermes, Hansen, je te jure. » Il avait mal au cœur, soudainement. Des nausées. Il passa le dos de sa main sur son front, essayant de se recomposer un air normal. Par chance, tous deux semblaient avoir été convaincus par l’arme qu’il avait pointé sur eux, par le cliquetis métallique du chien. Ce bruit avait quelque chose qui réveillait en n’importe qui un réflexe viscéral d’instinct de survie. C’était tant mieux, parce qu’il ne bluffait pas. Il n’avait pour l’instant plus les capacités de lutter autrement, alors, s’ils ne lui avaient pas laissé le choix, il aurait tiré. Aucun de ses supérieurs ne seraient venu lui demander de comptes. Pas pour la blessure ou la mort d’un patient à problème ; ils n’étaient qu’un numéro parmi d’autres.

Luttant contre la douleur qui paralysait son crâne, Callahan essayait de réfléchir clairement. Une seule paire de menottes ; deux types à maîtriser. Le calcul était vite fait.

Il attrapa ses menottes, et d’un seul geste, les referma sur les poignets des deux hommes, les attachant l’un à l’autre.
Cela ne les empêcherait pas de se battre à nouveau ; cela ne les empêcherait pas non plus d’avoir le dessus sur le garde, lui qui n’était même plus capable d’en maîtriser un seul par la force. Mais il avait toujours son arme ; et même s’ils arrivaient à lui fausser compagnie, ils ne pourraient pas aller très loin. N’importe lequel de ses collègues envoyé en renfort serait capable de les maîtriser tous les deux. « Un joueur de foot ferait mieux la comédie que toi, Roman. », enchaîna-t-il enfin, sarcastique. C’était faux, le danois était un dramaturge né ; mais ça faisait toujours un peu de bien, de lui cracher une méchanceté à la gueule après l’état dans lequel il l’avait mis. Il était presque sûr que le blond serait sensible à une telle insulte.

C’est à ce moment que les hauts le cœur s’amplifièrent, contractant chacun des muscles de son ventre ; et il eut juste le temps de tourner la tête pour vomir ailleurs que sur les hommes qu’il tenait, ses doigts tremblants agrippés de leur mieux à la chaîne des menottes qui les reliait.

Ok. Ça, comme symptôme, c’était mauvais.


Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Lun 2 Juil - 23:54




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Ce gout de sang. C’était la première chose dont il se rappelait après son réveil. Quand tout avait changé. Quand il avait changé. Qu’il était devenu un meurtrier. A cette époque encore, ça ne voulait pas dire grand chose pour lui. Aujourd’hui, c’était différent. C’était comme si ce gout était associé à cet évènement. Il n’en était pas encore aux regrets bien sûr. Tout lui semblait justifié. Mais l’association du sang et de l’arme à feu ravivait des souvenirs encore trop récents. Encore douloureux.

Il était planté là, saignant du nez, les mains en l’air avec sa blague suspendue au bout des lèvres, attendant que quelqu’un ne réagisse. Que ce garde les sépare par exemple. Que la bibliothécaire aille chercher du renfort. Tu parles, elle était à moitié tétanisée, derrière son bureau. Et l’autre abruti de comédien se mettait à draguer. Le garde ne se laissait pas démonter. « Rhodes ». Il dit à ce fameux « Hansen » de la fermer. Pitié oui. Qu’il la boucle. En plus d’être arrogant, agressif, il était beaucoup trop bavard. Et surtout il l’ouvrait pour dire des choses stupides. Même s’il lui tapait encore sur le système, à défaut de lui taper autre chose, Cam se dit un instant que quelque part, bien au fond, il lui ressemblait un peu. Plein de colère, potentiellement agressif, bavard, avec des remarques inutiles et débiles. Et avec un peu d’arrogance, l’ancien policier se dit aussi qu’il était meilleur que lui. Les mêmes.

Perdu dans ses pensées, le brun en fut tiré par le contact froid du bracelet métallique des menottes. Il lui avait prit le bras droit, et l’autre bracelet était occupé par le poignet de Shakespeare. Quelle brillante idée. En fait, c’était la seule chose à faire, mais l’islandais n’était pas sûr que ce soit la meilleure. Mais que faire d’autre ? Transformer la bibliothèque en scène de crime et l’un d’eux en gruyère ? Pour l’instant, la menace de l’arme semblait fonctionner sur l’autre. Mais pour combien de temps ? S’il continuait à jouer au con avec l’agent, peut être qu’il perdrait patience. Celui-ci avait bien réagit. Après tout, ça ne semblait pas exactement être le genre d’hôpital dans lequel on prend grand soin des patient jusqu’à leur départ. Mieux valait ne pas trop la ramener.

Et puis, le garde se révéla être un boute-en-train aussi. Camaël aimait bien la comparaison entre le joueur de foot et l’acteur. Même s’il trouvait le sous-entendu insultant tant pour les footballeurs que pour Hansen. Avant, les soirées match avec les collègues faisaient partie de ses soirées préférées. Non pas qu’il fut un grand supporter d’une quelconque équipe, mais c’était un sport capable de fédérer, de réunir les gens. De créer une bonne entente. Enfin, la plupart du temps. Et les islandais n’était pas trop mauvais… D’un autre côté, pour être honnête avec lui-même, le brun devait reconnaitre que le blondinet jouait bien. Il vivait son texte. Il ne l’avait pas vu déclamer longuement, et surtout pas de façon travaillée, mais ces quelques répliques avaient suffi à lui donner un aperçu de son potentiel. Cam n’était jamais allé au théâtre. Il n’avait jamais vu de vrais acteurs jouer. Il ne se rendait pas vraiment compte de ce que cela pouvait représenter, mais celui-ci était surement capable de bien mieux. Bref, si le policier ne fut pas vraiment convaincu par la comparaison, il apprécia tout de même le trait d’humour, qui le fit sourire.

Mais ce sourire fut de courte durée. L’instant d’après, Rhodes fut parcouru de spasmes. Il eut l’extrême amabilité de se tourner, et rendit son petit déjeuner sur le sol. Et sur les pieds d’un des patients, qui jouait toujours les spectateurs en manque d’action. Voyant le visage horrifié de ce type, qui s’éloigna enfin, Camaël ne put retenir un rire. Toutefois, il se dit que ce n’était pas le bon moment. Vraiment pas. Le garde, chargé de la sécurité, semblait maintenant incapable de faire son travail. C’était probablement le choc reçu qui le mettait dans cet état. Hansen pouvait être fier de lui…

Hansen… retrouvant très vite son sérieux, l’islandais se tourna vers lui. Quelle serait sa réaction ? Allait-il en profiter pour essayer de filer ? Pour lui mettre un nouveau coup ? Pour rire ? Rien n’était sûr. Prit d’un élan de compassion pour le pauvre garde, il se plaça pile entre lui et l’acteur. Concrètement, menotté à ce dernier, il ne pouvait rien faire pour aider l’autre. Il fallait que quelqu’un d’autre intervienne. Et pour cela, il fallait gagner du temps. Mais combien pourrait-il grapiller dans un endroit pareil ? Vu les zombies qui l’entouraient, il ne pouvait avoir aucune certitude. Même aucun réel espoir. Chacun avait assisté à la scène, et la bibliothécaire semblait même choquée pour son parquet. Son beau parquet ciré, ben oui, après tout…

Les pensées se bousculaient dans l’esprit de Camaël. Il avait besoin d’une diversion. La pression n’était pas retombée, il était toujours aux aguets. Mais son esprit s’activait pour trouver quoi faire ou quoi dire. Clairement, ce n’était plus le moment que jouer à la bagarre. Ça n’aiderait pas. Par contre, il était toujours temps pour une vanne nulle. Après tout, le blond avait sourit à sa remarque envers la femme cachée derrière son bureau.

« Alors, Hansen c’est ça ? » Finit-il par lâcher, d’une voix qui se voulait assurée. Son corps était encore tendu, attendant la suite de la scène. Pas très sûre que l’acteur aime cette nouvelle blague, il continua tout de même : « Hansen ou Hansel ? Tiens d’ailleurs, Gretel, ça ne vous direz pas d’aller chercher quelqu’un ? Un infirmier, un médecin, un autre garde… Quelqu’un quoi, votre collègue est en train d’agoniser sur le parquet là, il va être encore plus tâché si vous attendez trop. » Il avait ajouté cela à l’intention du rat de bibliothèque qui s’était un peu approchée, comme pour s’assurer que le sol n’avait rien. Le garde, elle semblait n’en avoir rien à foutre. Mais son foutu parquet alors… D’un air choquée, elle bégaya quelques mots confus avant de disparaitre comme la première fois.

Reportant son attention sur Hansen, Cam reprit un air très sérieux, et s’essuya le nez d’un revers de la main gauche. Le sang coulait moins fort, mais ne s’arrêtait pas pour autant. « Ellison » ajouta-t-il en lui tendant la main droite, menottée à la sienne. « Joli coup de poing ». Continuer à lui parler. Aussi longtemps qu’il le pourrait. L’autre était loin d’être bête, il se douterait bien que c’était fait exprès. Mais c’était tout ce que l’anciens policier avait sous le coude.

BY .SOULMATES

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Mer 4 Juil - 16:59



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


La fermer. Voilà ce que désirait tant Rhodes face à lui. Oh qu’il avait l’habitude d’entendre ça ! À chaque fois, on lui sortait ce verbe magique qui résolvait tous les problèmes. Mais un petit détail venait d'être oublié : le petit trick ne marchait pas avec lui. Il savait qu’il y avait bien plus féroce que Rhodes en terme de garde. Si celui-ci était son favori, ce n’était pas pour rien. Derrière ses airs durs de militaire, Rhodes cachait une sensibilité que Roman savait percevoir rien qu’avec son regard. Il ne voulait pas spécialement faire le mal, il n’y prenait pas un grand plaisir comme tous les autres sadiques. Non, Rhodes lui faisait juste son travail, un point c’était tout. Il semblait même presque le supplier de se taire, comme s’il avait le besoin urgent d’avoir du silence. Cela ne ressemblait pas au grand brun à bouclettes. D’ordinaire, il était plus patient que ça et le « parler » ici ne fonctionnait pas aussi bien.

Roman se mit alors à l’observer avec attention. Les traits de son visage étaient crispés, des gouttes de sueur perlaient à son front et son teint était devenu plus pâle. De la peur ? No way. Rhodes était à deux points de s’évanouir à cause de « l’effet dictionnaire ». Il allait vite s’en remettre pensa le blond ! Et puis en avait-il quelque chose à faire ? Le garde était en pleine réflexion malgré la lutte interne qu’il menait. Roman vu alors ses yeux se diriger vers les menottes, mais trop tard. Rhodes était quelqu’un de très rapide et qui ne se trahissait qu’à la dernière fraction de seconde, ce qui rendait la chose bien plus coriace et difficile. Maudit garde trop bien entraîné ! N’importe quel autre mec aurait déjà tiré avec son arme, mais pas lui. Comme quoi il n’était vraiment pas comme les autres. En deux-deux il s’était donc retrouvé menotté à l’autre imbécile qui avait quand même réussi à l’amuser par sa réflexion à la bibliothécaire.

Déception. Il n’avait pas réussi à « persuader » le garde par son petit numéro de drague. Il allait falloir qu’il revoit un peu sa prestation, pensa t-il. L’améliorer oui. De toute manière, il n’y avait qu’en s’entraînant qu’on devenait meilleur. L’exercice ne lui avait donc pas fait de mal. Du sarcasme maintenant. Rhodes semblait s’être ressaisi l’espace de quelques instants, fier de sa petite victoire et usant de petites familiarités en le nommant cette fois-ci par son prénom. Comment osait-il le comparer à un maudit joueur de football ? Roman détestait ce sport. En revanche, il était parfait pour le genre de type qu’était son père, à se bourrer et à hurler à n'en plus finir devant une télévision. « T'égosiller devant ta maudite télévision ne les fera pas plus perdre que gagner hein. » avait très souvent sorti le blondinet d’une voix aussi sarcastique que celle du garde en ce moment. Alors non, Roman ne portait certainement pas ce sport dans son cœur et la raison était bien justifiée. Au moins, quand l’équipe favorite de son père gagnait, il était certain de passer une soirée tranquille, mais lorsque l’inverse se produisait, les coups de ceinture étaient un moyen pour son ivrogne de père de faire sortir toute sa colère qu'il avait en lui.

Il n’avait pas manqué le sourire en coin du brun attaché à lui. Ça l’amusait aussi alors ? Connard. Il ouvrit la bouche pour répondre au garde, mais il fut interrompu par un Rhodes qui changeait aussitôt de comportement. Il n’était vraiment pas bien Roman eu le réflexe de se reculer d’un grand pas vers l’arrière entrainant forcément l’autre avec lui. Il fallait dire qu’il avait eu de l’entraînement avec un mec bourré la plupart du temps qui avait pendant de longues années partagé son toit. La personne la plus à plaindre était un abruti d’observateur - qui au passage n’avait absolument rien à faire ici, les gens se mêlant des affaires des autres étaient des bons à rien - vu que le garde venait de rendre son dernier repas sur ses pieds. Eurk. Dommage pour le beau parquet qui sentait encore quelques secondes auparavant la cire toute neuve. Cela ferait les pieds à l’autre conne planquée derrière son bureau. Celle-ci n’irait pas loin si le monde venait à être envahi d’aliens ou encore de zombies. Roman grimaça tandis qu’il sentait un pincement dans son cœur sous le spectacle du garde souffrant.  

Un garde pas comme les autres. Il se rendait compte que le tour lui aurait donné bien plus de satisfaction si le garde en question n’avait pas été celui-ci. Histoire de chasser ce poison de culpabilité qui pointait le boute son nez, ce fut plus fort que lui.

- Un gosse aurait mieux encaissé le coup que toi Callahan., fit alors le Danois en copiant tout aussi bien la formule que le ton employé par le garde quelques secondes auparavant.

Il ne s'était pas non plus gêné pour faire pareil et le nommer par son prénom qu'il avait fini par savoir à un moment donné depuis son arrivée. L’autre semblait vraiment s’inquiéter. Il s’était penché vers lui et semblait fort embêté. Mais il s’adressa à lui. Ellison n’avait pas manqué de retenir son nom de famille. À la question, il leva un sourcil en prenant son petit air arrogeant. Que lui voulait-il lui encore ? Ce fut alors qu’une des blagues les plus puériles qu’il avait entendues jusque-là arriva. Hansel. Gretel. Roman fronça les sourcils. Que racontait donc ce souillon ? De quoi parlait-il ? Il le regardait totalement paumé cette fois-ci pendant quelques fractions de secondes avant que son cerveau ne daigne de faire enfin le lien avec l’anglais. Le transfert avait pris du temps, pour la simple et bonne raison que le petit Roman d’autrefois à qui on lisait ce genre de conte le connaissait par coeur.. mais en danois.

- Chez moi on dit Hans og Grete, asshole.

Allez. Dans ta face. Qu’en avait-il à faire de la version anglaise d’abord ? Ce n’était pas la sienne, pas celle de ses souvenirs les plus doux.

* * *

Un petit blond allongé sur les genoux d’une jolie femme. Une chambre sentant bon la lavande et une main douce qui caressait les cheveux dorés du petit. Un décor danois parfait. La respiration de l’enfant se faisait de plus en plus lente tandis qu’un sourire prenait place sur son visage. Écouter la voix de cette femme le rassurait et remplissait son cœur d’amour et de chaleur. Il se tourna alors légèrement, de manière à faire frotter sa tête contre le ventre de sa mère et entoura alors avec lenteur sa taille. Ses petites jambes venaient de se plier, comme s’il cherchait à se faire encore plus de chaleur.

- Mor? Hvorfor ønsker ikke heksen Grete ? * , murmura le blondinet de trois ans.

La femme se mit alors à sourire et se pencha pour déposer un doux baiser dans les cheveux de l’être qu’elle aimait le plus au monde : son fils.

- Fordi hun så, at Hans var svagere. Det ville ikke gøre ham noget godt min lille skat. **

Le petit hocha la tête et se mit à bâiller, sentant le sommeil le prendre petit à petit. La voix de sa maman lui faisait toujours cet effet et il se cala alors contre elle, toujours allongé sur elle afin de tomber dans les bras de Morphée.

* * *

Il semblait être fier de sa blague en plus. Il l'étendait même à la bibliothécaire qui semblait toujours aussi co-conne et impotente à ne pas réagir. Aller chercher quelqu’un pour soigner le garde et puis un autre garde qui puisse les finir. Ellison signait-il leur arrêt de mort ? Où allaient-ils aller ? Qu’allaient-ils leur arriver ? Châtiment corporel ou isoloir ? Ellison ne venait pas de se rendre compte à quel point, il venait de sortir la chose qu’il ne fallait pas : « un garde. » Non pas un garde ! C’était bien la dernière chose à faire ici ! Ellison se retourna de nouveau vers lui, essuyant son visage ensanglanté avant de se présenter - alors qu’il avait déjà capté son nom de famille - et le féliciter. Une maintenant tendue. Le prenait-il pour un débutant ? Roman avait capté à la seconde près. Ellison voulait le déséquilibrer. Il se mit alors à laisser un doux petit rire bien sarcastique, gardant ses mains bien le long de son corps tout en fixant cette main tendue. Piège.

- Tu m’as pris pour qui Ellison ? Mhm ?

Profitant de le distraire avec sa question, le Danois venait de lui donner un coup dans le tibia afin de le faire basculer. Lui aussi fut entraîné dans la chute, il le savait et contrôla la chose de manière à ce qu’il finisse à califourchon sur Ellison et non pas sous lui. Dominer et gagner. Les mots clé. Il lui attrapa les poignets, et faisait bien en sorte de maintenir celui qui avait les menottes. Rhodes, une fois le ventre vide se ressaisirait-il afin d’intervenir de nouveau pour stopper leurs stupidités ? Roman fixa Ellison qui était maintenant très proche de lui. Il s’amusait à regarder son visage afin de tenir ce petit regard de défi le plus longtemps possible. Ses jambes avaient pris le soin de bloquer celle de son adversaire. Le Danois avait l’habitude d’emprisonner les gens de la sorte.

- Leçon une : Ici, on ne demande jamais un autre garde. Parce qu’un autre garde, ça fait jamais du bien pour nous, lui annonça t-il d’un ton menaçant. Capiche le bleu ?

Code:
* : Maman, pourquoi la sorcière ne veut pas de Gretel ?
** : Parce qu'elle a vu que Hansel était plus faible. Cela ne lui servirait à rien mon petit trésor.
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 638
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : HOODWINK
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : éternel célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Sam 14 Juil - 19:21

Agir dans la colère,
c'est s'embarquer dans la tempête
Camaël, Roman & Callahan

Le goût amer de sa bile au fond de la bouche, Callahan considéra avec horreur les restes de son petit déjeuner dont une partie s’éloignait, portée par les chaussures maculées du patient indiscret. « Enlève tes chaussures et arrête d’en foutre partout, putain ! », lui lança-t-il aussitôt. La force de sa propre voix l’étonna, aux antipodes de l’énergie qu’il sentait encore en lui. Autrement dit, presque plus. S’il lui restait une seule volonté, c’était d’aller se rouler en boule sur le carrelage froid de sa salle de bain et attendre gentiment que d’autres nausées viennent l’achever ; loin du regard écoeuré et médusé des spectateurs qui les entouraient. Il n’avait même plus assez de forces pour avoir honte.

S’essuyant les lèvres d’un revers de la main, il entendit alors Roman l’imiter, sarcastique. Le garde s’immobilisa, le dévisageant avec colère. Et puis, finalement, ses traits s'adoucirent et un rire échappa à ses lèvres, amer. Ce connard n’avait pas tort, malheureusement. Mieux valait en rire. Finir dans cet état pour un simple bouquin balancé sur le crâne, en étant militaire - pire encore, vétéran - c’était ridicule. Callahan sentait déjà le mal qu’il aurait à garder son autorité et sa crédibilité auprès des patients, si l’histoire était propagée. Et il ne se faisait pas d’illusions - elle le serait. Tant pis. S’il fallait qu’il soit à l’avenir plus stricte et plus violent pour être à nouveau respecté, il le ferait. Se laisser marcher dessus à Ostrov pouvait avoir des conséquences bien trop graves, dans le poste qu’il occupait, pour décider de simplement s’en accommoder.

Il lui sembla qu’un rire résonna derrière lui, et puis, il sentit Ellison changer de place pour se mettre entre lui et Hansen. Son esprit était bien trop parasité par ses vertiges lancinants pour qu’il ne puisse réfléchir au fait que cela soit volontaire ou non - mais d’une certaine façon, le garde se sentait légèrement mieux, de cette présence entre lui et le danois. Comme protégé par un bouclier inespéré.
Il l’entendit alors vaguement faire la conversation au blond, quelque chose à propos d’Ansel et Gretel, avant de parler à la bibliothécaire. On pouvait sentir l’ombre du policier poindre dans le ton qu’il lui avait adressé, et cela sembla fonctionner ; elle s’empressa soudainement de quitter la pièce, la même expression stupide collée au visage qu’un lapin face à des phares de voiture. Et doucement, Ellison remontait dans son estime. Rien de tout cela ne serait arrivé s’il n’avait pas cogné Roman, lui faisant perdre ses menottes - mais Callahan lui était reconnaissant d’essayer, à sa façon, de l’aider. Beaucoup de patients auraient profité de la situation ou s'en seraient lavé les mains.

Ce qui se passa ensuite était allé vite - trop pour que le garde, engourdi par la douleur, puisse tout enregistrer. Il n’en voyait plus que la conséquence : le danois avait mis l’ancien policier à terre, l’immobilisant sous son poids. C’était reparti. Sans hésitation, les doigts du militaire se posèrent sur son arme. C’était la fois de trop ; il ne voyait plus gérer leurs bagarres autrement dans son état.
Utiliser son arme était facile. Il pouvait le faire, même avec le peu de forces qu’il lui restait. Il suffisait de mettre en joue et de tirer. Le geste était simple - ne pas penser aux conséquences aussi. Il avait été entraîné pour ça, tant d’un point de vue physique que psychique. Il l’avait fait par le passé, plusieurs fois, sans une once de culpabilité. Mais il défendait des vies - la sienne, celle de son unité. C’était différent. Là, la sienne n’était pas en danger. Pas dans l’immédiat - à moins que le lancer de dictionnaire ne lui aie vraiment causé un traumatisme crânien, mais buter Roman ou le laisser avec une blessure par balle qui l’handicaperait certainement à vie n’y changerait plus rien. Non, si ses forces le permettaient, il pouvait éviter un nouveau bain de sang superflu à Ostrov.

Ses doigts se détournèrent alors de son arme, attrapant plutôt la matraque, de l’autre côté de son ceinturon. Il s’approcha alors du blond qui, à califourchon sur l’ancien policier, lui tournait le dos. Les jointures de ses doigts blanchirent alors qu’ils se crispaient autour de l’objet, et qu’il essayait de lutter contre la sensation de vertige pour prendre des appuis stables et rester concentré. Et puis, de toutes les forces qui lui restaient, il donna un grand coup de matraque sur la tempe.
Le contre-coup le fit reculer d’un pas, et il dévisagea le patient qu’il venait de frapper d’un regard froid. « D’un autre côté, il n’y aurait pas besoin de deuxième garde si tu n'agissais pas comme un con, Hansen. »


Made by Neon Demon


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Jeu 19 Juil - 22:25




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Rhodes se remettait doucement, parcouru des spasmes de ses nausées. La bibliothécaire avait filé, les spectateurs indiscrets aussi, écoeurés du spectacle auquel ils venaient d’assister. Pauvres chous… Et ce cher Hansel le fixait, un air perdu sur le visage. Il ne comprenait pas la blague apparemment. Camaël fut déçu. Il le croyait plus intelligent que ça. Et surtout plus réactif. Le blond lui lâcha finalement une excuse bidon sur la langue utilisée, avant de l’insulter. Mais quel petit con. Il aurait du le dire en Islandais tiens. Même si c’était très proche. Hans og Gretel. Juste une lettre de différence. Mais quel crétin arrogant. Peut importait la langue, n’importe qui aurait comprit. Cet ahuri se donnait de grands airs. Monsieur est un acteur. Monsieur est cultivé. Pffff. Mais monsieur est surtout une de ces putains de lumières. Raison de plus pour rester calme et concentré. En tout cas, son astuce semblait avoir fonctionné. Pas très longtemps, mais suffisamment pour laisser le temps au rat de bibliothèque de partir chercher quelqu’un. En espérant que ce quelqu’un ne finisse pas dans le même état.

Mais très vite, l’allemand, ou l’autrichien, ou le danois peut importe, Roman quoi, se ressaisit. D’un regard arrogant, il lui montra qu’il ne se laissait pas avoir. En même temps, rien d’étonnant, pas besoin d’être un génie pour voir que c’était une diversion. Le plus important étant qu’il avait déjà gagné du temps. Sauf que c’était une fausse question. Lui non plus n’attendait pas de réponse. L’instant d’après, de façon très rapide, il l’avait mit au sol. Et il était à califourchon sur lui, tentant de lui faire la morale. C’était très drôle de le voir là, pensant avoir le contrôle.

L’ancien policier n’avait qu’une envie, là maintenant. Leurs visages étaient très proches. C’était trop tentant de lui mettre un coup de boule. Ça serait très facile après tout. Ça, ou lui retourner le poignet pour le faire basculer sur le côté et prendre le dessus. Mais Cam n’opposa pas de résistance. Si la bibliothécaire revenait avec quelqu’un, ils auraient l’air malin à finir avec une balle dans le genoux tous les deux. Il se doutait bien que les autres gardes ne seraient pas aussi réticents à utiliser leur arme. Alors il ne restait qu’une chose à faire. Continuer à gagner du temps. En continuant avec son humour nul. Et c’était presque aussi jouissif pour lui que s’il avait mit un grand coup dans le petit nez du blondinet. Se foutre de lui, quelque part, était presque plus amusant.

Battant des cils comme une demoiselle en détresse, il planta son regard bleuté dans celui d’Hansel. Oui Hansel, ce serait son surnom.

« -Oh monsieur Hansel ne me faites pas de mal. Le garde ne vous suffit plus, vous en avez après moi maintenant ? » lâcha-t-il, à moitié mort de rire. « Je ne savais pas que les lum… »

L’interrompant, une ombre se dressa finalement au-dessus d’eux, menaçante. Et avant de comprendre ce qu’il se passait, avant qu’il pu finir sa phrase, le coup était parti. Le danois venait de voler, encaissant un coup dans la tempe. Pendant quelques secondes, qui semblèrent durer une éternité, l’islandais resta pétrifié, son sourire stupide sur les lèvres, cloué au sol, les mains autour de la tête. Il entendit le garde lui balancer une tirade cinglante. Toujours par terre, le brun ne put s’empêcher d’acquiescer. Mais le blond ne l’entendrait probablement pas, vu le coup qu’il venait de recevoir. Et deux traumatismes crâniens, deux ! Ho, le beau parquet risquait de ne jamais s’en remettre…

« Joli ! Si vous voulez lui en remettre une, c’est le moment » lâcha-t-il finalement, jetant un regard au garde. Et voyant l’expression de celui-ci, il se hâta d’ajouter « C’est bon, c’est bon, je plaisante, pardon… » Il n’avait aucune envie de se prendre aussi un coup de matraque. Sincèrement. Merci.

L’ancien agent se redressa à moitié. Il ne pouvait pas se lever complètement sans trainer Hansel par terre. Ce n’était pas le moment de le transformer en serpillière humaine. Même si l’image le faisait rire intérieurement. Redevenant sérieux, il fixa tour à tour les deux hommes. L’un se tordait sur le sol, à quelques centimètres de lui, et l’autre vacillait au dessus.

« Rhodes, c’est ça ? Vous devriez vous asseoir en attendant du renfort. Si vous vous évanouissez, ça n'aidera personne. Promit je serais sage. » ajouta-t-il en mettant une main sur son coeur, comme pour prêter serment. « S’il a aussi un traumatisme crânien, il n’ira pas bien loin, et le pire qu’il puisse faire est de me vomir dessus… et j’ai vu pire. » conclut-il en faisant un signe de tête en direction de Shakespeare.

Toute personne normalement constituée aurait profité de ce moment pour se faire la malle. Mais l’ancien agent était un peu bloqué, d’une part avec le corps du danois qui aurait représenté un poids mort, d’autre part avec ses scrupules concernant le garde. Alors, faisant des gestes lents pour montrer à ce dernier qu’il n’avait pas l’intention de dérailler à nouveau, le brun se rassit à côté de l’autre patient, examinant sa tempe, de laquelle coulait un mince filet de sang. Il ne l’avait pas raté…

BY .SOULMATES



Dernière édition par Camaël Ellison le Ven 20 Juil - 14:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PILULES AVALÉES : 336
MIROIR : Dane DeHaan
IDENTITÉ : MissW
CRÉDITS : L'Affreux Jojo
A DÉBARQUÉ LE : 11/06/2018

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Jeu 19 Juil - 23:50



Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête.

Roman ft. Camaël & Callahan


Capiche le bleu ? Voilà que le blondinet désirait lui donner une leçon, histoire de lui apprendre un peu comment cela fonctionnait ici. A côté d’eux, Rhodes pestait contre un autre idiot qui était probablement en train d’étaler le reste de son petit déjeuner au sol. Le blond ne put s’empêcher de grimacer, mais était heureux d’avoir réussi à se faire un garde rien qu’avec un dictionnaire ! Cependant Ellison lui n‘allait pas le foutre en paix. Oui, il avait l’avantage en étant à califourchon sur lui, mais l’autre n’avait pas sa langue bien pendue, au contraire ! Il le rappelait « Hansel », et il n’avait franchement pas apprécié son excuse au niveau des langues vu l'espèce de regard et de tension régnante. Il l’a trouvait même pathétique, mais Roman n’en avait rien à foutre de ce qu’il pouvait bien penser. Il le provoquait clairement, avançant que le garde ne suffisait même pas et il ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire avant de resserrer ses mains sur les poignets de sa petite proie. Il savait néanmoins qu’il pouvait tout de même le retourner à tout moment s’il avait plus de force que lui qui en possédait déjà pas mal malgré sa plus fine carrure. Alors que Roman s’apprêtait à ouvrir la bouche en coupant Ellison dans une réflexion qui n’allait pas lui plaire, il la referma aussitôt, son cerveau étant soudainement.. incapable de faire un lien. Que se passait-il ?

Le jeune homme avait eut le regard plongé dans celui d’Ellison prêt à lui en venir à bout. C’étaient des étincelles de défi que l’on avait pu lire dans les yeux du Danois, sauf que le destin en avait décidé tout autrement. Roman n’avait franchement pas vu la chose arriver et lorsque sa respiration s’était coupée brusquement, le blond n’était pas prêt. Le derrière de sa tête venait d’exploser d’un seul coup le laissant dans un court instant d’incompréhension. Le BAM. Il ne cessait de résonner à ses oreilles si bien que tout son autour de lui avait été coupé. Le temps semblait s’être arrêté, le sang dans son corps se refroidissait et son cerveau était incapable de réagir. Très vite, ce fut sa vision qui s’écroula. Les couleurs ternes de la librairie se transformaient en une sorte de tourbillon qui l’emporta encore plus rapidement.. vers le néant.

Trou noir. Un autre boum qu’il entendait au loin, comme s’il était encore plus éloigné pour s’en rendre compte. Le danois venait de perdre l’équilibre et sa tête venait d’heurter le sol. Effondré. L’inconscience venait de lui tendre les bras pour le récupérer dans ses filets avec brio. Il n’avait même pas eu le temps de dire quoi que ce soit. Le coup avait été trop bien placé et son corps n’avait pas pu le combattre.

* * *

Rien du tout.. Du blanc.. du noir.. encore du noir.. puis des nouvelles images.. ou plutôt des vieilles. Trop de couleurs. Ce n’était même pas possible, mais pourtant il les voyait.. Ces belles maisons toutes en couleurs se reflétaient dans l’eau agréablement bleue. Les bateaux amarrés rajoutaient une petite touche d’art à ce tableau si paisible. Le paysage de carte postale dansaient dans son esprit, le faisant sourire. Bientôt, ce ne fut juste pas les couleurs jaunes, rouges, vertes, ou encore bleu qui le tirèrent encore d’avantage sous les jupons de l’inconscience, mais le vent frais sur ses joues qui décoiffaient aussi ses cheveux blonds. Les yeux fermés, il pouvait sentir à quel point la brise fraiche avait la température parfaite. Elle se mariait à merveille avec le soleil qui tapait agréablement sur sa tête. Sa peau se réchauffait elle aussi et le jeune homme se surprenait à admirer l’horizon qui semblait être un décor prisonnier d’une boule à neige que l’on agitait. Oui. Il était en train de tanguer et il avait beau tendre la main vers ce beau ciel bleu, sans pour autant parvenir à le stopper. Mais était-ce bien la peine ? Avait-il vraiment besoin de stabiliser ce décor ? Après tout, il avait juste à sauter dans un des bateaux pour que la sensation de flotter se marie avec celle des vagues formées par les images.

Ses yeux bleus-verts n’étaient qu’observateur. Il lui était bien impossible d’agir et le décor changea. Allongé sur un ponton bien familier mais pourtant si lointain, Roman observait l’eau, tellement bleue qui lui faisait très envie. Tendre ne serait-ce qu’un doigt pour pouvoir tremper qu’une petite partie de son corps. Son coeur souffrait de frustration tandis qu’il lui était toujours impossible d’émettre le moindre mouvement ou encore le moindre son. Pourtant, il pouvait entendre le bruit des petites vagues qui frappaient les pierres..

Une autre image arriva. Du noir à nouveau. Prisonnier. De la glaceur dans son corps.

Encore un changement. Du blanc à en aveugler ses fragiles prunelles. Pire. Un balancement entre les deux tons qui lui donnaient l’impression que son cerveau devenait fou. Des sons.. du brouhaha encore trop lointain ? Etait-ce la musique d’un bar ? La bière coulait-elle à flots et allait t-elle arriver de nouveau entre ses mains ? Parce que cette sensation.. il la connaissait non ? Il allait forcément se réveiller dans un bar, entouré d’autres personnes qui lui criait « Drik øl! Drik øl! Drik øl! * » Doucement, les oreilles du blondinet étaient en train d’entendre comme des petits tambourinements, comme si ses tympans refusaient de le faire revenir à la réalité qu’il avait maintenant quitté depuis quelques instants.

Les rives s’éloignaient, le vent ne soufflait plus sur son visage, et les voiles des bateaux devenaient de plus en plus lointain. Roman venait d’embarquer dans le même train qui l’avait ramené pour quelques moments à Copenhague, avant de refaire marche arrière.. Il se sentait tiré par le dos, comme si quelqu’un avait soudainement agrippé sa chemise. Il y avait aussi cette eau soudainement trop chaude et abondante qui coulait à sa tempe. Comment cela était-il possible alors qu’il n’avait même pas pu y faire trempette ? Il avait ce désir de porter sa main derrière son crâne comme pour soulager la douleur qui revenait et qui le ramenait à tout ces bruits autour de lui. Le train lui faisait faire des siennes. Le chauffeur n’avait pas fait son travail et voilà qu’il avait atterri autre part.. L’endroit ne lui apportait pas de l’apaisement, mais de la peine. L’eau bleue s’était transformée en marrée rouge qu’il voyait encore d’une manière trop approximative. Ce flou intenable.. pourquoi ne pas reprendre de nouveau l’aller vers sa ville natale là où la douleur semblait tout effacer, telle un coup de baguette magique que la fée aurait pu donner par pur acte de bonté. Mais non. Alors que ses yeux s’ouvraient et se refermaient, luttant contre des couleurs ternes, mais aveuglantes qui ne cessaient de se mélanger, il commençait à comprendre une seule chose : la mer bleue n’était plus là. Roman reprenait-il conscience ou se faisait-il de nouveau emmener dans l’inconscience ?

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://thewritinglover.wixsite.com/monsite/blog/
PILULES AVALÉES : 638
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : HOODWINK
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : éternel célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Dim 22 Juil - 13:08

Agir dans la colère,
c'est s'embarquer dans la tempête
Camaël, Roman & Callahan

Callahan avait été tellement persuadé d’avoir été abandonné de ses forces qu’il avait donné littéralement tout ce qu’il avait dans ce coup de matraque. Et à voir la façon dont la tête du danois avait été projetée, il lui en restait, finalement. Le coup avait même probablement été plus violent que s’il l’avait donné en étant en pleine faculté de ses moyens. Quand on sait qu’on peut blesser trop sérieusement, on modère - pas quand on pense avoir la puissance d’un bambin de trois mois.
Avoir un mal de crâne à crever ne donnait donc pas mal aux bras. Noté.

Le garde resta planté là, le regard perdu sur le sang qui perlait sur la tempe de Roman. Merde. Merde. Il en voulait à cet abruti, mais pas au point de vouloir le rendre légume. Dieu, faites qu’il ne l’aie pas rendu légume. Parce qu’au fond, il l’aimait bien, ce crétin. Il était pénible à en crever quand il s’y mettait ; mais au moins, il lui arrivait d’être drôle. C'était une qualité rare, autant parmi les patients que les membres du personnel d'Ostrov. Et puis avec le recul, ce coup n’avait peut-être pas été si nécessaire que ça. Il continuait à faire le con, oui ; mais il avait juste plaqué l’autre au sol sans être vraiment violent. Peut-être qu’il avait fait un peu de zèle, de peur de ne plus être en état de les gérer.
Alors, dans un mécanisme de défense bien rôdé, son esprit sembla switcher. Il avait fait ce qu’il avait à faire : neutraliser la menace. Rien d’autre n’importait - et il s’accrochait à cette idée comme à une bouée de sauvetage jusqu’à ce que la culpabilité le quitte enfin.
C’est ce moment que choisit Ellison pour tenter une blague, à laquelle Rhodes répondit par un regard mauvais. Pas de commentaire. Il ne voulait juste pas de commentaire.
Mais la voix de l’ancien policier résonna à nouveau, perçant difficilement sous le sifflement agaçant des acouphènes que le putain de coup de dictionnaire avait réveillé. S’asseoir. Rhodes balaya l’idée d’un mouvement de tête, avant de réaliser soudainement que la pièce vacillait encore autour de lui. Ok. Peut-être que Camaël n’avait pas que des idées de merde, lui non plus. C’était toujours mieux d’être assis que de rejoindre le blond dans les limbes de l’inconscience parce qu’il avait voulu jouer les gardes indestructibles. Et puis, avec un poids mort de plus de 60 kilos accroché au bras, les chances que le patient cherche à se tirer semblaient raisonnables pour se permettre de se poser cinq minutes.
Alors, Callahan s'assit sur la chaise la plus proche, enfouissant quelques secondes sa tête entre ses mains. Il était fatigué, putain. Ce boulot de merde allait finir par lui ruiner la santé. Il se fichait de risquer celle-ci quand il s’agissait de défendre sa patrie ou de protéger des civils ; mais depuis qu’il avait été muté ici, il n’était même plus vraiment sûr d’être du bon côté. Et ça changeait beaucoup de choses, à ses yeux.

Il se redressa légèrement sur sa chaise, portant la radio à ses lèvres. C’était incroyable, qu’aucun renfort n’ait encore été envoyé. Bande de branleurs. « Central ici Delta 1, besoin aussi de renfort médical, rapidement. » Il en avait peut-être déjà demandé, en fait - si c’était le cas, il ne s’en souvenait pas. Il avait l’impression de dérailler complètement. On lui répondit dans un grésillement, et un silence pesant s’installa dans la bibliothèque.
Il fixa Camaël un moment, interdit, avant de se racler la gorge. « Je sais que ça ne doit pas être facile de ne pas réagir aux provocations quand on a passé sa vie à représenter l’autorité, Ellison. » C’était déjà dur d’avoir l’impression d’être rétrogradé de soldat à babysitter de malades mentaux, alors il imaginait très bien ce que ça devait être pour l’ancien policier de se retrouver là aujourd’hui. « Mais si t’espères sortir d’ici en un morceau il vaut mieux laisser couler ; j’étais vraiment à deux doigts de vous coller une balle chacun... » Un simple “merci” aurait sans doute suffit, mais c’était le genre de mots qu’il était trop pudique pour prononcer - surtout dans ce contexte. Alors, c’était un peu sa façon à lui de montrer sa gratitude à son patient. Il se sentait redevable, d'une certaine façon.
Il reporta ensuite son attention sur Roman. Il ne voyait pas son visage de là où il était assis, mais il constatait que son corps ne bougeait toujours pas. « Est-ce qu’il respire ? », demanda-t-il finalement à Camaël.


Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 123
MIROIR : Jake Gyllenhaal
IDENTITÉ : Sarada
CRÉDITS : /
A DÉBARQUÉ LE : 28/05/2018

SITUATION : /
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   Dim 22 Juil - 21:22




Roman, Callahan & Camaël
Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête


Les regards de l’ancien policier faisaient des va et viens. Hansen - Rhodes. Rhodes - Hansen. Il avait presque envie de rire de la situation. Le garde s’était fait maitriser par un dictionnaire, l’acteur qui semblait plus qu’énervé 5 minutes avant ne demandait plus son reste, et lui était là, entre les deux, assis avec une menotte et l’entre-jambe douloureux. Franchement, c’était risible. Mais il semblait être le seul à s’en rendre compte. En même temps, c’était lui qui avait fini dans le meilleur état. Pour l’instant. Tout était allé très vite. Mais ce qui faisait retenir son sourire à Camaël était ce qu’il risquait de se passer dans les minutes à venir. Premièrement, il n’était pas sûr de la réaction de Callahan. Vu le coup qu’il venait de mettre au blond, rien ne prouvait qu’il n’allait pas s’en prendre à lui maintenant. Bien sûr, il avait déjà encaissé beaucoup dans son ancienne vie, mais il n’avait pas particulièrement envie de s’en reprendre plein la tête. Ses bleus commençaient seulement à disparaitre… Deuxièmement, il ne connaissait pas les intentions du « renfort » potentiel. Visiblement, l’idée d’en appeler n’avait pas du tout plu au petit Hansel, ce qui ne le rassurait pas vraiment. Et puis finalement, quelque chose le perturbait presque encore plus. En colère, agacé, il venait de frapper un gosse. Ça en disait long sur son état d’esprit actuel. Peu importe la raison, il ne l’aurait jamais fait avant. Là, peu lui importait qui il allait frapper, tant qu’il cognait. Maintenant qu’il était un peu calmé, il s’en voulait. Bien sûr, l’autre avait aussi sa part de responsabilité. Mais tout de même. Un instant, il se prit à penser que quelque chose n’allait pas dans sa tête.

Soupirant, il chassa ses pensées de son esprit. Inutile de se torturer pour l’instant. Il observa à nouveau le garde, qui répondit à sa suggestion d’un signe de tête. Ho pardon, monsieur est fort. Monsieur s’en sort très bien tout seul. Et en même temps, à quoi s’attendait-il ? Ici, ce n’était pas un collègue. Il aurait même pu le prendre de haut, ça n’aurait rien changé. Il était là pour les surveiller, pas pour faire copain-copain. Et puis finalement, après quelques secondes incertaines, Rhodes finit par s’asseoir sur la chaise la plus proche. Il avait l’air à bout lui aussi. Cam se retint alors de rire. S’il y avait bien une chose qui l’énervait, c’était les gens qui ne pouvait s’empêcher de dire « je te l’avais dis » avec un sourire satisfait. Alors autant ne pas faire partie de ces gens-là. C’était tout à fait le genre de sa femme d’ailleurs… Il l’imaginait, lui faisant la morale pour s’être battu dans une bibliothèque et avoir finit comme ça. Mouais. Franchement, ça ne valait pas le coup de rire.

Un grésillement le ramena alors à la réalité. Rhodes venait d’appeler du renfort. C’est sur que l’appel radio serait plus efficace que la vieille chouette. Même si elle avait été rapide la dernière fois. Là, il y avait l’effet parquet en plus, mais elle n’était toujours pas de retour. Qu’est-ce qu’elle foutait ? Les yeux bleus du brun se reportèrent sur Roman, qui était toujours là, au sol, ne bougeant plus. Mais vraiment plus. Un peu inquiet, il mit deux doigts contre sa gorge, à l’emplacement de la carotide pour vérifier que son coeur battait toujours. On ne sait jamais… Son rythme cardiaque semblait un peu rapide, surement à cause du choc, mais il était bien vivant. Il ramena ses doigts jusque devant son nez pour sentir sa respiration. Normale également. Tant mieux. C’était toujours ça.

Et puis, pour la première fois depuis le coup de poing dans le ventre qui avait un peu fait dégénéré tout ça, le garde s’adressa à lui. Il semblait presque gêné. On aurait presque dit un père qui réprimandait son gamin pour avoir mit la main dans le four. « Je sais, c’est pas facile de résister à l’appel des cookies, mais quand même, t’as l’air malin maintenant tiens… » Mais il avait raison. Lui même avait eu l’occasion, par le passé, de se trouver dans ce genre de situation, et il avait eu de la chance de ne jamais en arriver à tirer. Enfin. A une exception près. Mais là, c’était différent.

A vrai dire, l’islandais ne savait pas trop quoi répondre. Le garde avait lu son dossier. C’était évident. Il connaissait son nom, son ancienne fonction… Et il se faisait réprimander comme un enfant. Il se sentait bête. Sans le regarder, les yeux rivés sur Shakespeare, il finit par lâcher : « Ouais… je sais pas ce qu’il m’a prit… enfin si mais… » Il soupira. Les grands discours, c’était pas son truc. Clairement. Au poste, quand il lui arrivait de faire ou dire une connerie, c’était pareil. Il restait là, à attendre que l’orage passe. Il aimait faire des blagues dans toutes sortes de situations, mais parfois, il savait que ce n’était pas le moment. Genre, vraiment pas.

Et puis, fronçant les sourcils, il écouta avec beaucoup d’attention la question de Rhodes. Visiblement lui aussi avait vu que quelque chose clochait. « Je viens de vérifier mais… » A nouveau, il amena ses doigts devant le nez de la Belle aux bois dormants, tout en surveillant sa poitrine. Rien. Son thorax ne bougeait pas. Aucun souffle.

« Helvitis!* Rhodes ! Cet enfoiré respire plus. » Lâcha-t-il, un peu paniqué. Très rapidement, il se redressa, toujours gêné dans ses mouvements par les menottes. Il mit Roman sur le dos, reprit son pouls pour voir si le massage cardiaque était nécessaire. A chaque fois qu’il avait eu besoin de pratiquer les gestes de premiers secours, il repensait à sa formation des années auparavant. Heureusement, il n’en avait pas besoin très souvent, les pompiers étaient sur place assez rapidement. Mais là, aucun médecin dans le coin, juste lui et Rhodes. Ils devaient être formés de la même façon, mais Cam était plus proche. Et en meilleur état. Tout ce qu'il espérait, c'était que le brun ne lui fasse pas le même coup.

« S’il crève, je le tue ! » s’énerva-t-il à voix haute. Et puis, s’essuyant le nez d’une main pour ôter un peu du sang séché qui lui restait, il ouvrit la bouche d’Hansel de l’autre et plaqua ses lèvres sur les siennes pour commencer le bouche à bouche. Clairement, il n’avait pas intérêt à clamser. Comment le brun aurait-il ses réponses si la seule « lumière » vivante qu’il avait sous la main lui claquer entre les pattes ?  

Spoiler:
 

BY .SOULMATES

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Agir dans la colère, c'est s'embarquer dans la tempête [ft Roman & Callahan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Cynthia
» Vous voulez vous embarquer dans une aventure cauchemardesque? [0/4]
» Vic' - Tu veux des papillons dans le ventre ? Mets-toi une chenille dans le cul !
» BANDJO mâle croisé caniche-bichon 1 an SPA DOUAI 59
» Les demoiselles s'en mêlent ! [Kassandra]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House :: The Library-