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 To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]

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MessageSujet: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 31 Mai - 16:19



To communicate through silence is a link between the thoughts of man.

Nathaniel, Pietro & Camaël


Assis sur son lit, le jeune homme regardait par la fenêtre. Tout ce qu’il pouvait voir était un décor sombre dès ce jeudi matin. De la pluie qui flottait à torrent, un ciel gris et le bruit du tonnerre qui n’avait pas manqué de le réveiller. Encore cette nuit, il avait eu l’impression que son lit tanguait, le berçant de gauche à droite, puis de droite à gauche, chose absolument désagréable. Traumatisme du voyage en bateau sans doute. Ce ne fut donc pas très réveillé qu’il fila sous la douche afin de se préparer pour une autre journée. Il allait encore apprendre plein de choses et mettre en pratique ses connaissances. Pour le moment, il ne se débrouillait pas trop mal, mais il avait toujours ce manque du cabinet londonien. Ici, les couleurs étaient trop mornes, pas assez blanches, pas assez flashy.. S’habituer. Seul le temps ferait son travail et les larmes d’anxiété qui avaient coulé la veille sur ses joues pâles avaient été moins abondantes que celles de l’avant veille. Oui, il s’y ferait et le seul moment où Nathaniel ne pensait pas à son malheur était lorsqu’il était en face de patients. C’était toujours dans ce genre de moments que son esprit parvenait à se focaliser sur l’aspect technique et psychologique de la consultation. La barrière entre la vie privée et le travail n’était pas un problème pour lui, il arrivait à bien la mettre, sauf qu’elle ne fonctionnait que dans un seul sens pour le moment.

En effet, Nathaniel n’avait pas de mal à oublier ses soucis pour se mettre au travail, mais en ce qui concernait de mettre de côté le travail pour se retrouver de nouveau les pieds dans sa vie, la chose s’avérait moins aisée. Un tel irait-il mieux ? Ou pouvait-il trouver des solutions plus pertinentes ? En bref, tout un tas de questions qui n’avait pas spécialement de réponses. Après un petit-déjeuner habituel, cela allait être avec un médecin qu’il allait passer sa journée. Il aimait bien varier, car il avait la chance de découvrir plusieurs points de vue et de manières de procéder. Il s’inspirait de tout ça pour avoir la sienne, à son image, et comme il le sentait tout en éliminant les choses à ne pas faire.

Armé de son carnet et de sa plume, le jeune Nathaniel avait mis sa blouse blanche - où son badge ornait le tissu -  qui sentait encore le neuf afin de rejoindre le fameux médecin. Ses yeux s’étaient arrêtés sur sa feuille qui lui indiquait où et quand il pouvait trouver ce fameux monsieur. Le nom très italien qu’il lut sur le papier résonna dans sa tête.

- Pietro V. Paneblanco. Buongiorno. Io sono Nathaniel, fit-il tout seul dans le couloir avec un petit sourire aux lèvres.

Cela l’amusait, car ses connaissances en italien s’arrêtaient évidemment ici. Il avait beau être bilingue anglais-russe en plus d’avoir de bonnes connaissances en allemand, mais le jeune externe ne pouvait pas non plus  maîtriser toutes les langues du monde. Il expira un coup après avoir vérifié qu’il avait tout ce qu’il lui fallait sur lui, entre autre, sa ventoline et de quoi prendre des notes. Il allait voir dans quelques instants le dossier avec lequel il allait commencer. Il ferait la connaissance d’un nouveau ou d’une nouvelle patiente. Il avait aussi hâte de découvrir en quoi était spécialisé ce Pietro. Il avait aussi commencé à cerner qu’il était tombé dans la semaine où des examens bilans étaient en cours. Peut-être que ce serait aussi ça aujourd’hui ou peut-être pas.

Serait-ce un ou une patiente dangereuse ? Ou simplement difficile ? Encore tellement de réponses. Arrivé à destination, il toqua à la porte de la salle qui était indiquée sur sa feuille et attendit le fameux «entrez » qui n’arriva pas à ses oreilles. Il poussa alors lentement la porte, et avança à petits pas comme s’il était là pour cambrioler un bureau tout en ne se faisant pas prendre. Quelques secondes après, il eut l’opportunité de voir non pas une, mais deux personnes.

Deux hommes. Un grand brun distingué derrière le bureau qui était très probablement ce fameux italien, et l’autre, assis dans le fauteuil d’en face : le patient. Ce dernier semblait être juste arrivé, car rien ne semblait avoir commencé. Il jeta un coup d’œil à la pendule juste au-dessus du bureau. Il n’était pas en retard, mais pile à l’heure.


- Bonjour, annonça alors Nathaniel d’une voix polie et douce.Vous devez être Monsieur Panbianco. Je suis Nathaniel Williams. Enchanté.

Le médecin devait sans doute être au courant de son arrivée et Nathaniel s’approcha de lui afin de lui tendre la main en guise de salut. Dans quelques instants, il pourrait aussi découvrir l’identité de l’autre homme - qui devait à vu d'œil bien avoir dans les trente ou trente-cinq ans - grâce au dossier dont il était pressé de jeter un coup d’œil histoire de bien cerner la situation.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Dim 3 Juin - 0:59

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Camaël & Nathaniel & Pietro
De toute manière les jours sont similaires. Si aujourd'hui c'est cette personne, demain ça en sera une autre. Lorsque Pan se lève il allume la radio pour qu'elle puisse couvrir le silence de la pièce, qu'elle vienne couvrir ses nombreuses pensées dans un esprit. Ses yeux se posent sur son reflet. Sa barbe est mal taillée mais au moins il semble reposé. C'est bien, certainement mieux que tout ce qu'il a fait au cours de la semaine. Un petit sourire accroche ses lèvres. Ce n'est pas l'enfer. C'est un purgatoire. La journée d'aujourd'hui sera similaire à celle d'hier, pareille à celle de demain. Ellison, le nom est écrit sur son emploi du temps. La journée d'aujourd'hui est celle d'Ellison. Aujourd'hui ils vivront dans le même univers, demain l'un retournera de son côté. pensées incohérentes qui se promènent dans l'esprit fatigué de na pas parler.
Pietro secoue doucement la tête avant d'attraper son rasoir, il allume l'eau doucement, siffle un petit air d'autrefois, sa voix est rauque, il ne l'entend pas souvent. La voix est rauque et douloureuse. Le sifflement s'arrête, la radio est préférable, elle laisse place à de la musique plus récente, quelque chose qui ne vient pas de chez lui et qui pourtant se laisse écouter. Au pire ça ne change rien, Pietro est concentré sur le travail qu'il fait. Ne pas couper trop court, Jay disait que c'était bien trop laid, Oscar disait que ça piquait. Ne pas couper trop court, mais taillé cette barbe qui le fait ressembler à un cactus.

Il ne se coupe pas. Ce qui est un petit quelque chose d'étonnant, Pietro est bien capable de faire une chirurgie à coeur ouvert, mais il est incapable de se raser sans se couper. Un petit sourire fier prend place sur ses lèvres et il se juge une nouvelle fois dans le miroir. Pour l'instant tout va bien. Pas de pensées triste. Pas de pensées tout court. L'italien se tourne pour attraper sa blouse et l'enfile avec un autre petit sourire. C'est quelque chose dont il peut être fier. Ce statut. Ça fait un certain nombre d'annees déjà qu'il fait ça et quelque part la fierté de s'occuper des autres ne disparait pas. même si ça consiste à s'occuper des autres dans un hôpital psychiatrique. non. repousse l'angoisse de l'endroit. La panique se lit sur son visage, aussi rapide que violente. Elle reste quelques instants où il se retrouve incapable de respirer, prêt à pleurer à tout instant. Mais la frayeur s'en va.

Pietro reste là, accroché au bidet pendant l'espace de quelques instants. Ses jointures sont blanches maintenant et lorsqu'il lâche la céramique les fourmis passent dans ses mains. Ses yeux remontent vers son reflet une nouvelle fois avant qu'il détourne le regard pour attraper une ardoise et un stylo avant de sortir de sa chambre, laissant une radio toujours allumée.


Le brun fait son chemin vers la chambre du patient. On l'attend déjà. S'il y a quelque chose sur laquelle Pan ne peut se plaindre dans cet hôpital c'est l'efficacité des gardes. Ou bien ceux qu'il a rencontré sont bons. Lorsque l'homme voit le médecin arrivé il hoche doucement la tête avant de prendre le chemin opposé, gardant un regard appuyé sur Camaël Ellison.

Pietro offre un petit sourire avant de se saisir du stylo dans sa main gauche. "Bonjour!" Le sourire qu'il offre de nouveau n'a rien de faux. Et lorsque l'homme lui répond, peut-être surpris, peut-être juste suspicieux, Pan efface à l'aide de sa manche le texte précédemment écrit, ce qui explique pourquoi ses manches sont toujours si sales. "Docteur Panebianco. Rendez-vous ensemble." Il attend bien que l'autre prenne le temps de lire, qu'il hoche la tête avant d'effacer. "Je suis muet" Il n'attend pas de pitié, simplement il se doute que l'autre désire une explication. "Vous connaissez le chemin de l'infirmerie?" Hochement de tête. "Passez devant!" L'autre commence à avancer mais Pan hoche rapidement la tête avant de taper sur l'épaule de l'autre et de lui montrer l'ardoise une nouvelle fois. "S'il vous plait/Merci :)"


Ils arrivent tout de à l'infirmerie indemne. L'autre homme ne parle pas, ne désire pas entendre le son d'une voix, c'est peut être plus simple pour les deux. Pan n'a pas à le regarder comme s'il n'avait pas envie de parler et l'autre n'attend pas une réponse qui n'arrivera jamais. Le médecin fait signe au patient de prendre place sur une des chaises tandis qu'il s'assoit derrière le bureau. Il y a un court moment où les deux se regardent avec que Pietro saisissent de nouveau l'ardoise. "3ème personne arrive, externe." Il ne tient pas non plus à laisser l'homme dans le flou.

"Savez ce qu'on fait aujourd'hui? " Le brun pose son menton sur l'ardoise en regardant l'autre homme, cette fois-ci il attend vraiment une réponse. Il préfère que les gens sachent dans quoi ils s'engagent. Certes ils ont rarement le choix mais ça reste bon qu'ils ne se mettent pas à attaquer sans raison. Personne n'a envie de voir des coups partir.


Ça toque à la porte. Pietro la regarde avec une petite moue. Il ne dit pas d'entrée. Se doute que finalement l'autre va rentrer sans soucis.  Un jeune homme rentre dans la salle et Pan lui offre un grand sourire. Il s'avance en lui tendant la main, le médecin se lève de son siège pour lui serrer la main, signe de politesse, qu'il connait. Roule des yeux en entendant le nom de famille complet. autrefois une telle fierté derrière un tel nom.

Pans secoue doucement la tête avant de prendre l'ardoise une nouvelle fois. "Doc. Pan, Pietro. Pas Panebianco, trop long." Il efface rapidement. "Enchanté Nathaniel. " Parce que les smileys sont aussi ce qui lui permet de faire passer les émotions. 

Le brun se repose sur le bureau en montrant Camaël de la main. Ce dernier souhaite certainement se présenter, non?

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Dim 3 Juin - 16:26




Nathaniel, Pietro & Camaël
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Les lumières dansaient devant les yeux de Camaël. Le monde semblait s’adonner à une sorte de danse rituelle, sans qu’il ne puisse rien y faire. Les ombres, les lumières, les silhouettes, tout se confondait. Etait-ce la fin du monde ? Avait-il commencé à agir trop tard ? Prit d’une angoisse, il n’arrivait plus à respirer. Il suffoquait. Une ombre au visage démoniaque s’approchait de lui. Impuissant, luttant pour ne pas sombrer, il attendait…

Les coups donnés sur la porte de la cellule le réveillèrent en sursaut. L’ancien policier s’efforça de reprendre son souffle. Portant une main à sa poitrine, il senti son coeur battre à un rythme effréné. Derrière la porte, des mots lui parvinrent. Il ne pouvait en saisir le sens. Tentant de se calmer, il analysa la situation. Un regard autour de lui suffit pour qu’il se rappelle l’endroit dans lequel il avait atterrit. Les murs grisâtres et la quasi absence de mobilier firent écho à des souvenirs de la veille, lorsqu’il été arrivé dans cet asile… seul… perdu… Lorsque sa vie s’était arrêtée. Pour la deuxième fois.

Son souffle revenait progressivement avec les souvenirs angoissants de la veille. Mais avant qu’il n’ait eut le temps de les interpréter, la lourde porte s’ouvrit et la silhouette d’un gardien massif se découpa dans la lumière. Ça lui faisait mal aux yeux. Le moindre bruit, la faible lumière, même le léger courant d’air qui passa sur ses bras nus… tout l’agressait. Il était angoissé presque en permanence depuis 8 ans maintenant mais tout avait prit des proportions inconsidérées depuis ce fameux soir. Depuis l’incident. Depuis ce moment fatidique qui lui avait valu d’en arriver là.

Tentant de chasser ces pensées sinistres de son esprit, Cam essaya vainement de comprendre ce que le gardien lui disait. Incapable de se concentrer, il se laissa simplement guider. Il ressentait quelque chose d’assez similaire à l’impression laissée par une soirée fortement alcoolisée… Trop alcoolisée. Mais sans le souvenir agréable de la soirée. Des images lui revenaient, progressivement. Quand on lui avait dit qu’il serait envoyé sur une île. Quand il avait comprit que tout le monde le croyait fou. Son médecin. Son chef. Son coéquipier… Sa femme. Quand on l’avait fait entrer dans l’asile dont il était persuadé pouvoir sortir un jour. Quand on lui avait montré les pièces les plus importantes. Et quand, finalement, on l’avait enfermé dans sa cellule pour la première nuit. Là où il était seul. Enfin. Pas complètement.

Secouant la tête, il s’efforça de chasser ces pensées de son esprit. Ce n’était pas le moment d’avoir l’air fou. Pas pour de vrai. Il se laissa alors emmener sans aucune protestation, et parcouru un long couloir, avant d’arriver à une grande pièce presque vide. Un ou deux autres patients s’y trouvaient déjà. Camaël comprit rapidement ce qu’il avait à faire. Les douches du commissariat de police où il travaillait quelques semaines auparavant étaient assez similaires à celles qu’il voyait. Enfin, celles de Reykjavik étaient tout de même en meilleur état. Et on y était pas surveillés. Le grand brun retira ses vêtements, dévoilant les bleus et cicatrices qu’il s’efforçait d’ignorer depuis quelques temps déjà. Enfin, il se plaça sous une douche et fit couler l’eau.

Mauvaise idée. Cela lui fit l’effet d’un électrochoc. L’eau était gelée. Comme tétanisé, il perdit le souffle pour la deuxième fois de la matinée. Comme s’il se noyait. Comme quand il était tombé de cet immeuble. Impuissant. Et puis, l’eau commença à se réchauffer. Un peu. Bien sûr, elle n’atteint pas les 38°C qui lui convenaient vraiment, mais après  le choc thermique qu’il venait de ressentir, c’était déjà bien. Il était parfaitement réveillé à présent. Le plus vite possible, Cam termina sa douche, se sécha et enfila ses vêtements. Le gardien s’approcha de lui et le ramena à sa cellule.

Sans un mot, sans un ordre, on le laissa s’installer dans la petite pièce qui lui servait de chambre. Le garde restait derrière la porte, semblant attendre quelque chose. L’islandais s’assit sur son lit, attendant à son tour. Ça ne l’arrangeait pas vraiment qu’on le laisse cogiter ainsi. Il n’avait aucune envie de se souvenir de ses rêves, ni des événements qui avait vraiment eu lieu. S’efforçant de penser à quelque chose de précis, il fixa son attention sur les mots qu’il avait entendu le matin même. Il n’en avait pas compris le sens à ce moment, mais des bribes lui revenaient petit à petit. Que lui avait-on dit ? Un médecin ? Une visite ? C’était son premier jour ici, c’était normal de lui faire passer un examen ou une visite de contrôle… quelque chose comme ça… du moins, c’est ce qu’il espérait.

En fait, il n’attendit pas longtemps. Peu de temps après être revenu des douches, il entendit des pas dans le couloir. Et puis, le garde laisse sa place à un grand brun en blouse blanche. Celui-ci entre et écrit quelque chose sur une ardoise. Quoi, il commence déjà à prendre des notes ? Avant même de se présenter ? Non. Le type le regarde avec un sourire et lui présente un « Bonjour » écrit. Légèrement surprit, Camaël lui répond « Bonjour » le plus simplement du monde. Curieuse façon de procéder… Et puis, rapidement le médecin écrit d’autres choses sur son ardoise et lui montre successivement. Il se présente. Panebianco. Un italien. Cam hoche la tête, ne sachant que répondre. Au bout de la troisième fois, l’explication tombe. Muet. C’est fort. Un médecin muet dans un endroit pareil ? Il n’a pas peur celui-là… Enfin, il a surement choisi d’atterrir ici. LUI. Et puis sans attendre, le docteur Panebianco lui pose une question. Il va l’emmener à l’infirmerie. En fait non, c’est lui qui passe devant. Il se lève, tente de se rappeler la visite de la veille. En se concentrant, il se souvient à peu près du chemin. Au pire, l’autre le corrigera. Et puis le grand brun sursaute. Quelqu’un vient de lui taper sur l’épaule. Esquissant un mouvement de recul, il se retourne et fait face au médecin, qui lui présente juste un « S’il vous plait/Merci »… avec un smiley. Il faut vraiment qu’il se détende. Ce n’était pas une « lumière ». Ni un gardien. Ou un patient. C’était juste lui, qui voulait être poli. La situation est trop étrange. Mais il va falloir s’habituer. Le reste du chemin se fait sans embuche. Un silence les entoure. Ce n’est pas un de ces silence pesant et gênant. C’est juste calme. En fait, quelque part, c’est mieux comme ça. Cam en a assez qu’on lui parle sans arrêt, qu’on le prenne pour un demeuré ou un criminel. Qu’on lui pose des questions. Tout le temps. Là, il y a quelque chose de plus simple dans cette rencontre. Le médecin doit être habitué aux cas particuliers alors c’est peut être plus facile pour lui.

Entrant dans l’infirmerie, le type le plus silencieux du monde lui indique de s’asseoir. S’exécutant, il s’installe sur une chaise et fixe l’homme en face de lui. Il n’avait pas vraiment fait attention jusque là, mais c’était quelqu’un qui portait un drôle d’air sur le visage. Il semblait doux, mais aussi triste. Malgré les sourires visiblement honnêtes qu’il lui avait déjà adressé, Camaël voyait qu’il y avait quelque chose de plus complexe derrière ses traits. Au fond de ses yeux. Les restes du métier sans doute. Bon, comment ça allait se passer ? Il allait lui poser des questions par écrit ? Attendre qu’il lui réponde ? L’ausculter ? D’ailleurs, le stylo s’agite et l’ardoise lui fait de nouveau face. Génial. Quelqu’un d’autre est attendu. Si la visite ne le mettait pas encore trop mal à l’aise, ça n’allait pas tarder à commencer. Mais avant même qu’il ait le temps de s’exprimer, nouvelle question. « Savez ce qu’on fait aujourd’hui ? » Levant les yeux vers le médecin, le grand brun fronce légèrement les sourcils. La personne qui lui fait face ressemble davantage à un pédiatre qui aurait voulu faire rire un enfant… Comment ça ce qu’ils allaient faire ? La question était étrange. Mais une nouvelle fois, il n’a pas le temps de s’exprimer et au moment où il ouvre la bouche, des coups sur la porte se font entendre. Surement l’externe. Levant les yeux au ciel, le patient s’enfonce dans le dossier de sa chaise. Comme s’il voulait se cacher. Il n’avait rien contre les externes, habituellement. Mais là, il avait l’impression de devenir une bête de foire.

Evidemment le médecin ne dit pas d’entrer. Il a même l’air gêné. L’espace d’un instant, Cam hésite à le dire à sa place. Mais l’autre est plus rapide et entre à pas de loup. Un blondinet. Un gamin. Celui-ci lui accorde à peine un regard avant de se tourner vers le médecin. Ils n’ont pas l’air de se connaitre, alors ils se présentent chacun leur tour. Williams. Un anglais. Alors, à quelle blague nulle cela peut-il faire référence. Un italien, un anglais et un islandais se retrouvent dans un cabinet médical. L’islandais pète un plomb et tue tout le monde ? Non, pas vraiment idéal pour détendre l’atmosphère. Il sourit dans son coin. Et les autres l’ignorent. Parfait. Avec de la chance, ils vont même oublier que le patient est là. Peut-être même qu’il pourra se carapater sans être vu. Raté. Après une poignée de main, quelques mots sur l’ardoise et des sourires, le brun d’en face le montre de la main. Poussant un soupir, Camaël hésite. Quel comportement adopter ? Autant avoir l’air le plus normal possible. S’efforçant d’avoir l’air détendu, ce qui est surement un peu raté vu l’état d’esprit dans lequel il se trouve, il se lève et fait face au blond. L’islandais est un peu plus grand que lui. Et surtout, plus âgé. Le gamin doit avoir quoi… 20 ans ? 22 ? Ses grands yeux gris clairs semblent encore tellement innocents. Comment ce gosse a-t-il pu se retrouver dans un endroit pareil ? C’était une sanction ? Un bizutage ? Chassant ses pensées de son crâne, le brun lui tend la main, un peu brusquement, et ne le quitte pas des yeux.

-Camaël Ellison. J’espère que vous connaissez le langage des signes. L’italien ne nous cassera pas les oreilles, il est muet.

Bon, c’était complètement nul. Ça allait probablement les mettre tous mal à l’aise… Mais comme d’habitude il avait fallu qu’il essaye de faire une de ses blagues. On lui avait toujours dit que son humour était particulièrement mauvais. Mais c’était plus fort que lui. Toujours. En plus, il avait tout dit en gardant une expression très sérieuse. On allait vraiment le croire fou. Pour maintenant…

BY .SOULMATES

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mar 5 Juin - 17:09



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Les yeux clairs du jeune homme fixaient ceux du médecin face à lui. Il venait de se présenter dans les bonnes formes et dans quelques instants, il pourrait aussi connaître son patient. Le grand sourire que lui avait adressé l’italien avait suffi à rassurer Nathaniel et à le mettre en confiance. Il n’était pas tombé sur quelqu’un d’aigri qui était embêté de se trimballer un externe toute la journée. Il avait eut peu de rencontres comme ça, mais ces dernières restaient toujours désagréables en lui donnant un goût amer des heures passées avec ce genre d’énergumène bien trop prétentieux pour calculer un débutant comme lui. Mais ici, c’était différent. Le grand brun s’était levé afin de lui tendre sa main que Nathaniel avait sans hésitation serrée. Faisait-il partie des potentiels médecins qui faisaient du mal aux autres ? Il devrait ouvrir l’œil, mais à première vue, l’homme avait l’air sympathique.

Ce qui était étrange était qu’il n’avait pas encore prononcé un seul mot. Les gestes et les expressions de son visage lui en apprenaient aussi beaucoup. Il avait bien noté les yeux partis un peu trop haut pour ensuite faire un demi-tour. Il allait savoir bientôt pourquoi, mais il avait noté la réaction à l’instant où il avait prononcé son nom. Et merde. Vu qu’il ne savait pas parler italien, il avait du très mal prononcer la chose..

Mais il eut totalement faux. Le médecin sortit alors une ardoise pour se présenter et rectifier un peu le truc. Pan et pas Panebianco. Trop long. Cela fit sourire, Nathaniel, car pourtant, il savait toujours à quel point les Italiens adoraient exposer leurs noms de famille rien que pour montrer leurs origines ensoleillées qui vendaient du rêve, mais aussi des pâtes à la tomate et des pizzas, soit dit en passant.

Il effaça et écrivit autre chose pour le saluer. Nathaniel ne put retenir un petit rire amusé lorsqu’il vit.. un smiley, chose principalement réservée aux jeunes adultes. La catégorie d’au-dessus voulait simplement imiter les jeunes ce qui était toujours amusant au final. Il l’avait aussi nommé par son prénom. Pouvait-il en faire de même avec lui ? L’Anglais allait rester prudent et s'en tenir aux formalités. Il décida de répondre à sa manière afin de savoir si le brun y serait réceptif. Il leva son pouce droit pour le passer près de son visage avant de faire rejoindre ses deux mains avec ses deux index et ses deux pouces. Il avait souri et mimé avec ses lèvres ce qu’il avait voulu dire :  « Nice to met you »

Par la suite, il s’assit à côté de lui : la consultation pouvait commencer. Il espérait que les présentations n’avaient pas mis mal à l’aise l’homme face à eux qui n’avait pas encore parlé. Le médecin avait alors donné la parole au patient. Ce dernier émit un petit soupir. Être là ne paraissait pas tellement lui plaire, ce qu’il pouvait comprendre. Était-il nouveau ici, ou au contraire un habitué qui connaissait par cœur la mélodie ? Nathaniel jeta alors un petit coup d’œil au dossier papier posé pile entre le docteur Pan et lui. Il regarda aussi ce qui était prévu pour lui et il vit les abréviations pour « examen médical général ». Il releva les yeux près de la date d’arrivée et se rendit compte qu’il était en effet nouveau. La logique de cet examen semblait d’autant plus pertinente pour le coup. Le brun s’était alors levé, chose à laquelle il ne s’attendait pas vraiment vu qu’ils n’étaient pas à l’armée ici, mais l’homme se nommait Camaël Ellison comme indiqué sur le dossier et lui tendait la main en guise de salutations de base. Nathaniel répondit chaleureusement à la poignée, ravi que le brun fasse partie de la catégorie des "gens polis". La phrase qui sortit ensuite de sa bouche eut pour réflexe de faire écarquiller les yeux du blond qui se rassit. Nath avait remarqué qu'il avait été précédemment bien détaillé par le regard du patient. Il avait dû essayer - comme tout le monde - de deviner son âge. Comment allait réagir l'italien face à cette énorme bourde ? Nathaniel se souvenait d'avoir commis une grosse gaffe avec un patient paralysé, mais au lieu d'être gêné, l'homme en face avait éclaté de rire en le prenant bien. Tout le monde le prenait avec des pincettes, si bien qu'une gaffe de ce genre était la bienvenue.

- Enchanté. Et oui comme vous avez pu vous en apercevoir, je le connais, mais simplement les bases alors l'ardoise sera très utile.


Et oui, il avait bien remarqué que le docteur Pan était muet, mais Nathaniel mettait la stupidité - et l’hilarité - de cette remarque sur le compte du stress. Il aurait bien voulu voir l’italien avant la consultation, car le tout ici ressemblait à une pièce mal montée où chacun essayait de cerner l’autre en improvisant. Il savait que certains préféraient parler et laisser les externes regarder, alors que d’autres faisaient l’inverse, laissant l’externe prendre les rênes afin de mettre en pratique la théorie. Alors ici, le blondinet semblait perdu et partagé entre poser la question par écrit à l’italien ou ne pas la poser pour ne pas passer pour un idiot. Il se mit à réfléchir à toute allure, et se disait que personne ne le mangerait s’il se lançait.

- Savez-vous ce qu’on va faire aujourd’hui ?, demanda de prime abord le blondinet de son accent londonien assez chantant et doux.

Il laissa un petit silence planer, se doutant que le patient n’aurait sans doute pas la réponse.

- Je pense que vous en avez déjà fait dans le passé
, continua le blond avec un sourire qui se voulait rassurant même si pour le moment, il avait toujours ce moment étrange d’être le plus jeune qui rassurait les plus grands. On va commencer par un simple bilan général pour s’assurer que tout va bien. Et s’il y a quelque chose qui ne va pas, dites le nous, et nous regarderons ça ensemble.

Il avait bien vu la petite case en plein milieu de la feuille : hallucinations, paranoïa et stress. Peut-être qu’il était atteint de Post traumatic stress.. Il avait envie de voir s’il avait déjà consulté un psy ici alors il tourna machinalement la page du dossier pour y voir des cases vides. C’était donc vraiment sa première consultation ici, mais les choses étaient claires. Bilan général et les spécialisations avec ce qu'ils auraient aujourd'hui approché suivraient avec probablement des psychologues qui pourraient se pencher sur le côté plus  « psychologique » de la chose justement. Eux étaient là pour vérifier sa santé physique et non mentale. Nathaniel se refaisait tout le schéma dans sa tête. Il le connaissait par cœur, mais avait cet immense besoin de se le répéter de peur d'oublier ! La chose commençait par un examen rapide neurologique où ils testaient les réflexes, pour ensuite passer à tout ce qui avait rapport avec le visage ce qui signifiait opthalmologique, ORL et dentaire. La cardiologie et l'examen respiratoire suivait pour ensuite passer à l'andrologie et finir par la podologie. S'ils faisaient tout ça, ils avaient un avantage : que le patient raconte sa vie, ce qui signifierait qu'ils pourraient commencer à cerner quelques problèmes du point de vue psychologique. Trouver une anomalie d'un élément physique qui serait une conséquence indirecte du stress ou encore des hallucinations pourraient d'autant plus éclairer les psychologues. Donner une longueur d'avance aux collègues était plutôt pas mal.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mer 27 Juin - 0:35

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Camaël & Nathaniel & Pietro
-Camaël Ellison. J’espère que vous connaissez le langage des signes. L’italien ne nous cassera pas les oreilles, il est muet.

Il y eu un moment où certainement personne ne sait comment réagir. Le temps que l'information monte au cerveau. Pietro est indéchiffrable tandis qu'il se saisit du stylo pour gribouiller sur son ardoise. "Arrêtez d'être gêné. C'était drôle Ellison. " Il offre un grand sourire aux deux hommes. Les gens n'aiment pas rire sur un handicap. Ou ce n'est pas qu'ils n'aiment pas rire dessus, c'est qu'ils ne savent pas comment réagir. Est-ce que je peux faire comme lui, faire comme si la chose n'existait pas? Bah. Pietro n'est pas entièrement muet c'est simplement qu'il ne parle qu'à ceux qui ont sa confiance, et comment sont-ils au nombre restreint. "Au moins je peux entendre l'humour ravageur des patients." L'humour maintient en vie ici. Disons que sans ça tout le monde est morne. Comme l'autre aile.


Ils reprennent un peu de sérieux, Pietro prend du temps pour essuyer son ardoise, laisse le contact se faire entre les deux autres hommes. L'italien relève les yeux. Ses oreilles tiquent sur l'accent du plus jeune, essaie de deviner les origines. L'anglais est propre, bien plus propre que le sien, le sien est cassant, il le parle très bien mais son accent est évident, ses origines ne sont pas compliquées à deviner. Puis le fait de ne plus parler n'aide pas l'accent à s'éteindre. La voix est rauque de nos jours, tellement rauque qu'elle ne sort qu'en chuchotements. Parfois entendre parler c'est étrange. 
L'ardoise est maintenant depuis longtemps nettoyée et Pan secoue doucement la tête pour se sortir de ses pensées, le geste n'a été relevé par personne. La séance débute doucement, le rythme est lent, il n'a donc pas de problème à ne pas être très attentif. L'externe semble être compétent. Ils ont encore échangés que quelques mots et pourtant le plus jeune semble déjà prêt à valider son année. Pendant quelques secondes le médecin se dit que c'est un endroit quelque peu étrange pour se retrouver en temps qu'externe. L'idée est assez vite écartée.


- Savez-vous ce qu’on va faire aujourd’hui ?

Un petit rire silencieux s'échappe des lèvres du médecin. Si le patient l'avait regardé en louchant sur la question tout à l'heure il pouvait maintenant se rendre compte que la question ne manquait pas de sens. Qu'elle a raison d'être. "+1" Le commentaire n'a pas de raison d'être lui. Mais pourtant il existe. De la même façon que son sarcasme n'a jamais été amputé par son mutisme. Disons que Pietro Panebianco n'aurait pas pu survivre sans les piques pour pouvoir s'en prendre aux gens.
Le médecin regarde le jeune homme faire son travail. Il étudie autant la personne que la façon de faire. Il étudie autant le patient que le soignant. La situation n'en est que cocasse. Lorsque Nathaniel explique la démarche à suivre Pan hoche doucement la tête. C'est bien expliqué et de toute manière ce n'est pas le test le plus dur à faire, tout le monde le connait, basiquement. Pietro attrape l'ardoise une nouvelle fois. "Examen obligatoire = indolore. Mais si inconfortable il faut le dire. On pourra stopper. " Parce qu'ils ne sont pas des monstres et que le but n'est pas de faire fuir le patient, le but est qu'il se sente à l'aise autour des responsables soignants, qu'il soit capable de parler de quelque chose un problème que son psy n'arrive pas à discerner.
Ils ne soignent que les corps et pourtant en aidant un corps l'esprit semble être plus vivable, semble plus apte à fonctionner normalement. Peut-être qu'en aidant ici ils aident ailleurs.


"Écoutez Nathaniel. Il n'a pas besoin de moi." Un nouveau petit rire s'échappe des lèvres du médecin tandis qu'il se met debout avec une certaine grâce. Il n'est pas très grand, surtout comparé au patient qui semble taper les nuages. Quelque chose de nerveux s'échappe dans le regard de Pietro et il s'avance vers la table pour ne pas avoir à faire face à ses propres pensées. Il fait signe au patient de prendre place sur la table. Il est assit. Le brun se saisit de sa petite lampe pour commencer l'examen. Avant, il s'arrête une nouvelle fois et se tourne vers Nathaniel en signant. "Je commence. Toi après." Il se doute réellement que le garçon ai quelque chose à dire pour le contredire mais l'homme préfère prévenir. "Dire si quelque chose ne va pas Ellison. " Pietro attends que le patient ai hoché la tête avant de se saisir doucement de sa tête pour l'examiner.
Ses gestes sont doux, prennent leur temps, ne force que très peu à coopérer. Parce que résistance peu commune de l'autre côté. Après quelques instants Pan fait un pas en arrière. Fais signe à l'autre homme de prendre la suite sur l'examen et se saisit de son ardoise. "Pas très bavard Ellison? " Comme s'il pouvait se permettre de dire quelque chose.
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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mer 27 Juin - 14:12




Nathaniel, Pietro & Camaël
To communicate through silence is a link between the thoughts of man


Un ange passe. Les quelques secondes qui suivent cette déclaration sont les plus longues de la matinée. Le blond ne réagit pas vraiment, au début, il se contente d’écarquiller les yeux. L’a-t-il choqué ? L’externe fait-il partie de ses gens persuadés qu’on ne peut pas faire une petite blague sous prétexte que la situation n’est pas… commune ? Le brun ne réagit pas non plus. Il n’affiche aucune expression, puis se saisit de son ardoise. Et finalement, les deux répondent en même temps. Heureusement, comme l’un ne parle pas, tout est compréhensible. Pas comme lorsque deux ou trois personnes s’efforcent de parler en même temps. Là, c’est plus clair. Ça a presque quelque chose de comique. L’un répond qu’il ne connait que les bases du langage des signes, il ne relève pas la blague. L’autre si. Sur l’ardoise, les mots laissent entendre qu’il a trouvé ça drôle. Par contre, Cam ne se sent pas gêné du tout. Pas encore. En fait, il a l’habitude des vannes qui tombent à plat. Et encore plus l’habitude de faire des gaffes. Ici, ce n’en est pas vraiment une. Elle était volontaire, il voulait voir comment chacun allait réagir. Certes, la situation semble encore plus étrange qu’avant. Mais tant pis. Au moins il montre qu’il n’est pas complètement hostile envers ces deux hommes. D’accord, il n’est pas vraiment à l’aise. Mais qui pourrait lui en vouloir ? Il est là, face à deux étrangers qui vont passer un moment à l’ausculter, qui ne se connaissent même pas, dans un lieu aussi lugubre que glauque, pour une raison qui lui semble aberrante. Non non, tout va bien, tout est normal.

Williams lui a rendu sa poignée de main en disant qu’il est enchanté. Sans blague. La joie se lit sur son visage. Lui aussi semble ravi d’être là. Quelle ironie bordel. Ils s’assoient chacun de leur côté. Nouveau silence. Et puis l’anglais prend la parole. En même temps, lui n’en a pas envie et l’italien ne risque pas de le faire. « Savez ce qu’on va faire aujourd’hui ? » Deuxième édition. OK ils le prennent tous les deux pour un patient débile qui n’a jamais passé de visite médicale. Ça semble partir d’un bon sentiment pourtant… mais ça l’agace. L’ancien policier a déjà l’impression de perdre son temps, pas la peine d’en rajouter. Un instant passe, et sans lui laisser le temps de répondre, Nathaniel recommence à parler. Bien sur qu’il en a déjà fait putain. Si quelque chose ne va pas ? A part le fait d’être ici à cet instant précis ? D'avoir butté un type ? A part le fait d’être tombé d’un immeuble quelques semaines plus tôt ? Ou bien à part d’être prit par un idiot par deux mecs en blouse blanche ? Ho mais non enfin, tout va parfaitement bien. Cam se crispe. Il sert les dents. Il ne répond rien. Il veut vraiment que ça se passe bien, alors commencer à les envoyer chier n’est peut être pas la première chose à faire. En fait il aurait vraiment du faire sa blague sur l’anglais, l’italien et l’islandais. Peut être qu’ils l’auraient cerné un peu mieux. Il se dit qu’aucun n’a du lire son dossier. Il ne sait même pas si c’est bête pour eux, ou mieux comme ça. De toute façon, il ne compte pas passer longtemps dans cet asile, alors moins ils en savent, mieux c’est.

La consultation passe au ralenti. C’est pénible. Jusqu’au moment où le Doc finit par prendre son ardoise pour appuyer les dires du gamin. Examen indolore, blablabla… Non c’est vrai ? Ils n’ont pas prévu de le lobotomiser dès la première séance ? Quelle déception ! L’islandais a presque envie de rendre publiques ses pensées, mais il s’efforce à nouveau de ne pas paraitre totalement désagréable. Encore un effort. Il n’ajoute rien et attend les instructions. Le brun lui indique finalement se s’installer sur la table d’auscultation. Un peu réticent mais rapide quand même pour ne pas y passer une éternité, Camaël se lève et va s’y asseoir. Il hoche la tête après avoir lu ce qu’on veut lui dire. D’un côté, ça lui rappelle un peu sa première visite médicale pour devenir policier. Il fallait vérifier que tout aille bien. Les réflexes bien sûr, le coeur, la respiration, la posture, tout. A l’époque, il était dans un état d’esprit tout à fait différent. Il était à la fois nerveux et excité. Intérieurement, il espérait de tout son coeur que rien n’aille mal. Sinon, il pouvait tirer un trait sur son rêve. D’un autre côté, il avait tellement hâte d’entendre ce que dirait le médecin qu’il avait fait une ou deux gaffes pendant la consultation. Aujourd’hui, il était stressé et irrité. Arrivé la veille, il ne comprenait pas encore tous les éléments. Tout ce que son entrée ici impliquait. Et puis, plus rien de va bien, à vrai dire. Ces deux types sont les premiers relativement bienveillants qu’il rencontre, mais ils ne lui sont pas pour autant sympathiques. Pas encore. Ce qui se passe dans ce cabinet depuis déjà une dizaine de minutes l’agaçe. Vraiment. Ça ressemblait à une farce. Une comédie mal organisée, personne ne sait quoi faire, quand, comment, cherchant à ne pas froisser les autres.

Le patient sent qu’on essaye de le manipuler. Il résiste, même si les gestes sont doux. Au fond de lui, il a envie de coopérer, parce que ces deux là n’y sont pour rien dans ce qui lui arrive. Mais il n’y arrive pas. Il bloque. Le médecin est patient pourtant. Et il ne fait pas partie de ceux qui posent des tas de questions embarassantes. Mais quelque chose lui pèse sérieusement. Le plus âgé des médecins s’écarte de lui pour faire signe à l’autre de prendre la relève. Mais Cam l’arrête d’un geste de la main. Cette fois, il ne se laissera pas couper alors qu’il a quelque chose à dire. Il fixe tour à tour le blond, stoppé net dans son élan, et l’ardoise. « Pas très bavard Ellison ? » Tssss, parle pour toi. Ok, ils veulent le faire causer ? Ils veulent qu’il dise si quelque chose ne va pas ? Très bien. S’assurant d’un regard qu’aucun ne s’avance vers lui pour continuer à le tripoter, il croise les bras sur son torse. Ses yeux font un mouvement de va-et-vient constant entre ses deux interlocuteurs alors qu’il commence ainsi :

« -Sérieusement ? Vous vous attendez à quoi ? Que je vous raconte ma vie ? » Il fait des gestes en même temps pour montrer que cette idée lui semble stupide. Et il n’attend aucune réponse. Son petit accent islandais ressort sous l'effet de l'énervement. Sans laisser le temps aux deux autres de lui répondre, il enchaine. « Franchement, ça me gonfle d’être ici. Vous pouvez vous en douter. Et à mon avis ça vous est pénible aussi. Ça se voit. » L’un essaye de protester, mais il l’interrompt. « Non mais ne me prenez pas pour un imbécile. On se comporte tous de façon totalement peu naturelle, on ne sait pas quoi faire pour être à nos places respectives. On dirait même qu’aucun de vous n’a lu mon dossier ! Enfin, bien sûr que j’ai déjà fais des visites médicales. J’étais policier bordel !!! Si vous croyez qu’une manipulation médicale va me faire mal, vous me faite bien rire. J’ai reçu une balle dans le mollet une fois. Ça, ça fait mal. » Continue-t-il en insistant sur certains mots. L’anglais et l’italien le fixent, les yeux écarquillés. Visiblement, aucun n’est habitué à autant de franchise. Enfin, il termine. « Tomber d’un immeuble non plus, ça ne fait pas du bien. Je vous épargne le reste, vous verrez bien les cicatrises et les bleus de toute façon. Voilà. Vous vouliez que je vous dise ce qui ne va pas ? C’est fait. Maintenant tout le monde se détend, on respire un coup et on finit cette foutue visite médicale. Merci »

Cam s’arrête là. Il n’a pas envie d’aller plus loin. Ce qui l'énerve aussi est de ne parler qu'anglais. Tout le monde en Islande parle couramment cette langue. Mais ce n'est pas sa préférée. Et puis, il n’a pas envie de raconter sa vie. Mais il y a certaines choses qu’un médecin est censé savoir sur son patient. Là, dit comme ça, c’est plus rapide que s’ils allaient prendre 5 minutes pour lire son dossier. De toute façon, dans l’immédiat, ils n’ont pas besoin d’en savoir vraiment plus. La raison pour laquelle il est ici peut bien leur rester inconnue un peu plus longtemps. S’il l’un d’entre eux lui pose la question, il verra s’il y répond. Le moment venu. Pas avant. Il n’a clairement pas envie d’en dire plus.

Bon, le but était de dire les choses franchement, pour qu’il n’y ait plus de malaise. Peut-être était-ce un peu trop ? L’islandais soupire. Il faut bien qu’il ajoute quelque chose qui montre qu’il ne va pas leur sauter à la gorge tout de suite. Essayant de se détendre un peu, laissant la pression retomber il ajoute finalement, d’une voix qu’il veut plus chaleureuse, même si ce n’est pas une réussite.

« Bon. J’enlève mon tee-shirt tout de suite pour le pouls et tout ça ou on verra ça plus tard ? »

En leur lançant un dernier regard, il s’efforce de penser qu’ils n’y sont pour rien.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mer 27 Juin - 15:27



To communicate through silence is a link between the thoughts of man.

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L’italien avait bien réagi à la blague malgré le long silence qui avait suivi suite à la petite déclaration du patient. Nathaniel n’avait pas pu s’empêcher de pencher discrètement la tête pour regarder ce qu’il y avait d’écrit sur l’ardoise et en ayant compris, il s’efforça de ne pas sourire d’amusement. Il l’avait aussi bien pris que le type paralysé de son souvenir. Tant mieux. L’humour ici ne semblait pas faire de mal, au contraire, il aidait à ressouder cette situation que le blond trouvait mal faite. Il espérait que dans l’avenir, il pourrait s’entretenir avec son « formateur » avant et lire ces fichus dossiers des patients, ce qui était tout de même la base ! Par la suite, tandis qu’il commençait à s’exprimer, Nath avait senti le regard de l’italien sur lui. Ne pas être nerveux était aussi la clé pour que tout aille comme il le faut. Ne pas se laisser déstabiliser par des regards.

À sa question, l’italien laissa un petit rire s’échapper de ses lèvres et il se demanda bien ce qu’il y avait d’amusant dedans. Il avait sans doute ses raisons, mais la question sembla moins plaire à son patient qui avait l’air.. frustré voir même agacé oui. Le jeune externe baissa les yeux vers l’ardoise ou un petit « + 1 » s’affichait, et il regarda le médecin en lui souriant. Il avait donc bien apprécié sa prise en main et ses petits hochements de tête à tout ce qu’il était en train d’expliquer au patient lui informait qu’il se débrouillait bien et qu’ils avaient bel et bien la même procédure ici. Bien sûr, si le patient ne se sentait pas à l’aise avec un examen en particulier, il pouvait toujours refuser, mais la chose serait retentée à un autre moment, un autre jour, avec une autre personne probablement. Le médecin rajouta quelque chose via son ardoise pour rassurer le patient, chose que Nath avait fait à sa manière, mais que l’Italien désirait aussi faire à la sienne. C’était bon signe alors, il faisait partie de ceux qui voulaient le bien, même s’il était encore en train de chercher les mystérieux méchants qui se tapissaient dans l’ombre.

Le « nous » du blondinet fut corrigé par le plus âgé qui avançait que le patient n’avait pas besoin de lui. Il hochait la tête avec un petit sourire et l’italien invita donc le fameux patient à prendre place sur la table. Nath l’étudiait et il avait senti de la réticence mélangée à l’envie d’en finir. Se trompait-il ou touchait-il juste ? Une sorte de pression s’installait de plus en plus et les ondes stressantes émanaient du patient, il en était certain. Ce n’était pas de la nervosité, mais bel et bien autre chose..

Le médecin se tourna vers lui et à sa grande surprise, il se mit à signer au lieu de communiquer via l’ardoise. Nath aimait bien ça, ça lui permettait d’entretenir ses bases, et même de les approfondir, car ce n’était pas tous les jours qu’il avait l’occasion de s’en servir. Aujourd’hui, la chance était enfin là. Il leva alors les deux pouces et fit légèrement cogner ses deux poings fermés afin de dire qu’il était d’accord.

Cependant, le commencement était trop calme, voir même pesant. Le médecin se décida à briser la glace pas très longtemps après en faisant remarquer au patient qu’il n’était pas très bavard. Nath n’aurait pas procédé de cette manière-là, mais il respectait le fait que chacun ait ses petites habitudes. Dès l’instant où le patient aussi muet que l’italien se mit à croiser les bras, Nathaniel pressentit que ce qui allait se produire ne risquait pas d’être très agréable. Et il eut raison. A quoi s‘attendaient t-ils ? Son coeur fit un bond dans sa poitrine, de surprise, même s'il avait repéré la chose quelques secondes avant. Super. D’accord. De la colère. Il ne voulait pas être ici et pensait qu’il était pénible pour eux de faire la consultation, mais il se trompait. Nathaniel ouvrit la bouche tel un petit poisson rouge pour en placer une, mais il fut directement interrompu par le patient qui continuait alors le blondinet ferma la bouche et l’écouta. Il avait besoin de parler et tout sortait enfin ce qui allait leur permettre de mettre enfin les barres sur les T.

Colère, puis reproche. Ils n’avaient pas lu le dossier. Nath ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil inquiet à l’Italien. Avait-il lu le dossier lui ? Il l’espérait oui. Le patient leur apprit alors qu’il était policier elle fait qu’il mentionne un accident avec une balle, leur faisait bel et bien comprendre que leurs petites attentions lui avaient paru.. minables. Si Nath avait pu voir le dossier dans l’ensemble, il aurait procédé autrement, en lui sortant qu’il avait du en effet faire plein de visites médicales et qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. À la place, il avait agi comme avec un patient lambda, à le rassurer. La prochaine fois, il ferait mieux et il ne fallait pas se formaliser sur une erreur. Il était là pour apprendre et c’était en tombant qu’on apprenait à mieux se relever. Pourtant, son coeur ne cessait de battre à la chamade dans sa poitrine. Il avait peur d'échouer dès le premier jour.

Nathaniel le fixait, ébahi, tandis qu’il continuait et parlait maintenant d’une chute d’un immeuble. Ils auraient l’occasion de voir les cicatrices de plus près par la suite. Au fur et à mesure qu’il parlait, Ellison se libérait d’une part de sa colère et le merci tout sec à la fin montrait qu’il en avait fini pour le moment. Se détendre Être naturel. Le jeune externe avait déjà vu des patients agacés, mais pour une raison plus courante : le fait que les médecins n’aient pas encore trouvé ce qu’ils avaient. Oui, ça, il le comprenait, car quand ça le concernait, ça l’agaçait profondément aussi.

Nath laissa Ellison se reprendre. Ne pas parler trop vite pour ne pas que le petit pirana lui saute dessus et lui bouffe la main avant qu'il n'ait eu le temps de dire ouf ! Le soupir marquait une tentative de se détendre et voyant qu’aucun des deux ne parlaient, il leur demanda s’il devait retirer son tee-shirt maintenant ou plus tard. Il était temps pour Nathaniel de prendre sur lui et pour cela il avait besoin de prendre les choses en mains. Il fallait mettre en place sa stratégie maintenant qu’il savait qu’il était ancien policier. Il s’avança alors vers le patient et le fixa avant de déclarer :

- Non, pas maintenant. Afin que les choses soient plus claires, je vous explique rapidement.

Il leur avait fait comprendre qu’il avait fait des visites, mais celles-ci ne devaient pas être aussi poussées s’il voulait commencer comme ça. Ce n’était pas grave. Se reprendre coûte que coûte, un point c'était tout. Faire abstraction au choc de toutes ses forces. Etre professionnel.

- On va commencer un rapide examen neurologique, donc tester les réflexes. Allongez-vous et retirez votre pantalon, demanda le blondinet d’une voix douce qui voulait continuer d’apaiser l’après-tempête.

Était-ce volontaire qu’il n’avait fait aucun commentaire ? Oui, car il estimait que le patient avait tout à fait le loisir de s’exprimer et de laisser partir sa colère si ça pouvait aider par la suite. Et puis qu'aurait-il pu dire ? Il espérait que l'Italien trouverait les mots et lui montrerait l'exemple, car il fallait l'avouer, Nathaniel était cette fois-ci perdu. Comment réagir ? Telle était la question.

- Après, je vais vérifier votre vue, votre respiration et vos dents avant de passer à votre cœur, pour ensuite finir avec un rapide bilan andrologique, puis.. vos pieds. Ok pour vous ?

Le blondinet n’avait pas utilisé les mots médicaux pour la plupart des choses pour que ce soit plus simple pour le patient sauf l’avant dernière qui l’avait fait légèrement rosir vu qu’il débutait. Il prit le marteau de Babinski afin d’exercer une légère petite tape sur le genou droit du patient avant de le faire sur le gauche. Il remarquait que le réflexe était un peu rapide, mais il mettait cela sur le compte de la colère sans doute encore présente chez Ellison. Par la suite, Nathaniel prit le coude du patient pour le mettre dans le bon angle avant de répéter le même exercice sur l’autre. Il n’y avait rien à signaler de ce côté-là et ils pourraient en avoir la confirmation avec le deuxième et dernier test de cette première partie neurologique. Faire lever le patient afin de le faire marcher en ligne droite à cloche pied les yeux fermés. Tester l’équilibre et la confiance du corps, oui. À ce qu’il avait compris avec L’Italien, ils allaient se partager la chose afin d’offrir un rythme à tout ça, alors sentant que l’Italien avait envie d’expliquer et de faire faire ça à Ellison, il se tourna vers lui avec un petit sourire et de noter « RAS » dans la case des réflexes. La tempête pouvait-elle revenir d'une seconde à l'autre ? Nath s'attachait au bord navire avec force, prêt, enfin il l'espérait.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mar 3 Juil - 2:08

To communicate through silence is a link between the thoughts of man
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« -Sérieusement ? Vous vous attendez à quoi ? Que je vous raconte ma vie ? »

Il cligne des yeux pendant quelques instants. Qu'est-ce qu'il va faire? Donc Pietro ne fait que glisser les lunettes sur son nez pour regarder le jeune homme. Il ne s'attendait pas réellement à un tel retournement de situation. Ou bien plus simplement à une telle crise vocale. Bon. Surprise.


Pietro ne cligne des yeux qu'une seule fois durant l'éclat de voix du patient. Il garde la tête froide. Ce n'est pas la première personne à "se plaindre" du comportement des médecins. Le brun jette un coup d'oeil vers son acolyte mais ce dernier ne semble pas décidé à parler. Très bien. Alors Pan va le faire pour lui. "C'est  bon? Fini?" Il efface, n'attendant même pas que l'autre ai parcouru les quelques mots. "Est-ce que vous voulez réellement qu'on parle des anges que vous voyez?" Il efface. "Si vous trouvez que ça c'est malaise, parler des anges c'est pire." Pietro pose le stylo sur l'ardoise le temps de souffler simplement. "En ce qui me concerne ausculter n'importe qui ne me "gonfle pas" c'est mon travail." Il efface une nouvelle fois. Pas de méchancetés. Ne pas lui donner de raison de s'énerver. "Désolé si ça semble être différent. Toujours bizarre d'avoir un nouveau patient." Il semble que rarement Pietro ai eu à écrire aussi vite dans sa vie. Il balance, pose à moitié, l'ardoise sur le bureau et laisse Ellison enchaîné. Bien évidemment il aura le dernier mot. Parce que les choses fonctionnent toujours comme ça. Allez.


L'externe prend très bien les choses en main et il faudra que Pietro pense à le remercier éternellement pour le professionnalisme dont il fait part. Il ne peut se permettre de se laisser marcher dessus dans son propre espace, c'est quelque chose que la direction d'Ostrov lui a appris. Mais disons que le médecin sait pertinemment que les patients doivent en vouloir au monde entier, il n'est pas très loin d'être dans ce cas. Il ne sait d'ailleurs pas comment il fait pour se contenir, sa main tremble puisqu'il désire s'attaquer plus méchamment à l'autre. Ses deux mains glissent dans la blouse, dans l'idée de cacher le tremblement malsain. Il n'a rien à dire pour le moment, ne fait qu'écouter ce que dit le jeune blond, sa présence s'efface lorsqu'il se détourne vers l'armoise, fait genre d'avoir quelque chose avec lequel s'occuper. Panebianco n'a pas de moyen de converser avec eux sur le moment, l'ardoise gît sur le bureau, ses mains tremblent trop pour signer quoi que ce soit. De toute manière il n'a rien à dire, se contente d'être l'ombre du médecin, la place lui convient dans les minutes à venir. Il sait très bien quel comportement adopté pendant ces quelques instants où la température monte, pas seulement la température mais la colère. Tout ce que lui dit Ellison à l'instant lui passe au dessus de la tête. Il n'a pas besoin d'écouter ce que lui balance le patient; Il a besoin d'agir en adulte. Il est l'adulte, le médecin. La patient subit tandis que le médecin est celui qui tire les ficelles. La voilà la raison de cette haine sans fond de la part du patient.


- On va commencer un rapide examen neurologique, donc tester les réflexes. Allongez-vous et retirez votre pantalon

Le médecin se retourne vers les deux hommes et se passe la langue sur les lèvres, simple geste de réflexion. Était-ce réellement la meilleure solution lorsque l'on voyait déjà la situation dans lequel l'autre homme se mettait. Le médecin tape doucement sur l'épaule du plus jeune, le tremblement s'est arrêté. "Bonne idée? Patient déjà anxieux." Il signe le plus doucement possible, les mots sont plutôt commun et normalement le blond pourrait comprendre. Ceci dit, il ne savait ce que l'autre allait lui répondre, Pietro aussi lui aurait fait retirer son pantalon mais disons que Pietro s'était permis de répondre à un éclat de voix. S'il y avait une personne que maintenant le brun allait écouter c'était Nathaniel, pas lui.

Le médecin se déplacer ensuite pour récupérer son ardoise, il la clipe une nouvelle fois à sa ceinture et se rapproche des deux hommes. La situation est bizarrement plus détendue qu'avant. Comme si l'orage passé avait permis à la pluie de laver la situation. Bah, Pietro n'allait pas se plaindre, il était celui qui avait créé l'ambiance malsaine en répondant au patient. Il laissa le jeune homme s'occuper du premier tour des réflexes, les examens semblaient bidons mais étaient tous utiles les uns que les autres. Autant le patient avait une bouche prête à faire tomber la foudre autant il semblait très concentré pour réussir ses exercices. Ce qui fit sourire Pietro. Non pas par de la moquerie mais vraiment pas de l'amusement simple.

Tandis que le blond s'occupe du patient, Pietro se penche vers son bureau pour récupérer les objets qui lui servent à mettre en place le parcours. Ils ne sont que très peu mais forme un parcours d'équilibre, Eddison doit être un minimum concentré pour le suivre. Lui faisant signe de prendre la place devant le parcours, le médecin prend son carnet pour prendre de ses notes, laissant l'externe récupéré les fréquences vitales du jeune homme. Une moue passe sur le visage suite à la performance.

Lorsque le jeune homme se décala, Pietro avait déjà écrit sur l'ardoise. "Yeux. Commencer simple. Lampe torche dans yeux, agrandissement/rétrécissement pupilles." Après il ne fallait pas être très intelligent pour connaitre le test. Ellison lui même le connaissait certainement bien. "A l'aise?"
En fait Pan ne savait pas s'il devait être gentil ou ravaler ses commentaires... En tout cas il attendit une réponse avant d'enfiler ses gants et de se saisir de sa lampe torche pour se rapprocher de Camaël et de l'examiner soigneusement. Il teste d'abord la façon dont ses yeux réagissent à la lumière avant de se décaler pour allumer le vidéo projecteur et de lui présenter les lettres. Vu que l'homme connait les examens médicaux alors il connait celui-ci.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 12 Juil - 2:31




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La tirade laisse un blanc. Un silence. Un peu pesant. Le médecin affiche une expression fermée, presque froide. Beaucoup plus que l’instant d’avant. Cam se dit qu’il l’a un peu froissé. Juste un peu. Lui qui semblait apprécier l’humour. Dommage. L’autre, le blondinet, n’a pas la même réaction. Il semble un peu déconfit, alors qu’il prenait confiance. Il avait voulu mettre les choses au clair pour que la situation semble un peu moins étrange, moins tendue. Il faut toujours un temps pour que le choc passe…

Et puis, très vite, l’italien prend son ardoise et gribouille des mots dessus. Ses mains sont très rapides, on dirait qu’il tremble un peu. Il n’attend même pas que le policier ait eu le temps de tout lire qu’il efface déjà pour noter de nouvelles choses. L’islandais ne comprend pas tout, mais il saisit le sens général. Et surtout, certains mots. « Des anges ». Ha. Donc, lui, il a lu le dossier. Lui, il sait ce dont il est capable. Tant mieux pour lui. Ça ne l’empêche pas de se montrer agacé. Il a raison en même temps. Ce n’est pas parce qu’il est un médecin face à un patient potentiellement dangereux qu’il n’a pas le droit de montrer ce qu’il pense. Après tout, malgré sa patience, il est déjà arrivé au grand brun de péter un plomb au poste. Son interlocuteur ne semble pas en arriver là, mais allez savoir…

Et de l’autre côté, Williams ne semble pas faire attention à ce qu’écrit le médecin. Peut-être n’a-t-il même pas vu ces mots importants. C’est mieux comme ça. Sorti de son contexte, ça doit sembler vraiment étrange. Même avec le contexte à vrai dire, on lui a déjà fait comprendre que c’était étrange. Bref. En fait, le gamin est celui qui se comporte de la façon la plus adulte des trois. Dès que le plus grand a posé sa question, il s’approche de lui en le fixant et lui répond, le plus calmement du monde. Franchement, si Cam devait faire l’arbitre du professionnalisme, il attribuerait sans hésitation 1-0 au blondinet. Une nouvelle fois, et avec une voix calme et douce, il réexplique la marche à suivre. Ça fait un peu trop étudiant qui ne veut pas oublier son texte, mais Cam apprécie l’effort. Il a passé pas mal de visites médicales de ce genre pour son boulot, mais dès que c’était fini, ce moment pénible était très vite oublié. L’ordre ne le marquait franchement pas. Comme Nathaniel s’est rapproché, le regard bleu du patient se pose sur lui un instant. Brièvement, mais suffisamment pour voir qu’il s’est empourpré depuis tout à l’heure. Son teint très pâle a changé, peut être qu’il a eu un peu la trouille de se faire tabasser. Mais non enfin. Cam ne ferait pas de mal à une mouche. Enfin, une grosse mouche lumineuse peut être, mais ça, l’externe ne le sait pas encore. Comme la pression commence à retomber un peu, il commence à se sentir un peu bête. Depuis tout à l’heure il s’efforce de penser que ces deux-là n’y sont pour rien dans ce qui lui arrive. Alors sa réaction a peut-être été un peu exagérée. Tant pis. Maintenant, c’est fait. Il verra plus tard s’il s’excuse. Ou pas.

S’efforçant de réguler le rythme de sa respiration pour retrouver son sang-froid, il écoute attentivement ce que dis le futur médecin. Mais si ses oreilles sont concentrées sur la voix douce, son regard se fixe sur le médecin brun. Celui-ci a presque jeté l’ardoise sur son bureau quelques instants auparavant. On dirait que lui-même en a long à dire. Distrait, il dissimule ses mains dans sa blouse. L’islandais se dit qu’il n’est peut être pas le plus énervé en fin de compte. Il note cela dans un coin de son esprit. Muet, mais nerveux. Et il choisi de ne pas faire de remarque dessus. Ça ne sert à rien d’envenimer la situation. Il a déjà dit ce qu’il voulait.

Alors son attention se détourne et il le laisse vaquer à ses occupations. Le blond est en train de lui parler et lui demande de retirer son pantalon. L’islandais hausse un sourcil. Il ouvre la bouche pour faire une blague, et détendre un peu l’atmosphère, mais voyant l’expression légèrement gênée de l’externe, il se ravise. Celui-ci continue sur sa lancée et lui parle de bilan andrologique. Et sur ces mots, il devient de plus en plus rouge. Avec un sourire un peu bête, l’ancien policier descend de la table d’auscultation, enlève son pantalon, le pose délicatement et s’allonge. Des tas de vannes lui passent par la tête, mais ce n’est pas la peine de mettre le petit encore plus mal à l’aise. Nan mais franchement, le brun lui demande s’il doit enlever son tee-shirt, et l’autre lui dit que c’est directement le pantalon ? Il a presque eu envie de faire un strip-tease, mais il aurait surement eu l’air un peu bipolaire sur les bords. Passer de l’énervement à la déconnade, il sait faire, mais ça peut en déstabiliser plus d’un. Il choisit ses occasions.

Finalement, il laisse Williams tester ses réflexes, sans opposer trop de résistance. Comme le petit est un peu timide, il ne dit plus rien pour ne pas l’effrayer davantage. Les genoux, les coudes, tout y passe. Dans un silence un peu moins pesant. Curieusement, on dirait que le rythme de ces petits examens permet de donner un aspect plus naturel à la situation. Dès qu’il a fini, le blond se retourne avec un sourire et laisse la place à son ainé. Le coeur de Cam a reprit un rythme tout à fait normal, l’orage semble passé. Pour le moment.

Le plus âgé des trois, probablement, s’avance enfin. Il a l’air un peu plus détendu également. Il faut croire que l’un d’eux a particulièrement bien joué son rôle. D’un côté il a permit à son collègue de se reprendre, de l’autre, de calmer le patient qui ne s’en est jamais prit à un externe. Indice : c’est le seul blond de la pièce.

Honnêtement, Camaël s’attend à un mot de la part du médecin. Il a presque oublié, avec tous ces silences, qu’il est muet. Qu’il ne dira rien. Il lui fait un geste, c’est tout. Lui montrant la ligne au sol, le doc prend de quoi noter et l’observe. En fait les deux l’observent. Alors, le plus naturellement possible, il se lève et prend place devant cette ligne. Un soupir mêlé d’un rire s’échappe de sa gorge, tandis qu’il se prépare à sauter à cloche pied. Rien que de s’imaginer, en tee-shirt et boxer, sauter à cloche pied les yeux fermés, il a envie de rire. Terriblement envie. Mais il se retient. La grimace amusée se lit peut être sur son visage, mais il veut se débarrasser le plus vite possible de ce moment. Cet exercice l’amuse autant qu’il l’exaspère. Fermant les yeux, il lève le pied droit et avance en sautillant bêtement. Il ne flanche pas. Il a toujours eu un très bon équilibre. Ayant évalué la distance avant de fermer les yeux, il sait à peu près combien de bonds il doit faire avant de se prendre le mur. Après 7 sauts, il rouvre les yeux. Il ne s’est pas trompé. Il n’est pas juste devant bien sûr, il n’a pas non plus un compas dans l’oeil, mais la vue et l’évaluation des distances ne lui posent pas de soucis. Très vite, sans prêter attention aux deux hommes qui l’entourent, il se retourne, change de pied et fait à nouveau 7 sauts, avant de retourner s’asseoir sur la table d’auscultation.

Observant les médecins, Camaël se rend compte que le brun ne semble pas très content. Sa moue lui laisse penser qu’il est déçu. Pourtant, Cam n’a montré aucun signe de faiblesse ou de déséquilibre. Ha. Peut-être aurait-il apprécié le voir se vautrer ? Dommage pour lui… Mais pour être un bon tireur, la vue et l’équilibre sont deux éléments essentiels. Et l’ancien policier les maitrise. Il y a de nombreux domaines sur lesquels on peut le piéger, mais pas ceux-là. Tandis que le plus âgé continue de prendre des notes, le blond vient prendre son pouls et s’éloigne à nouveau.

Et hop, prochain exercice ! Si la visite avait démarré lentement, tout s’enchaine à présent. Soit c’est beaucoup plus naturel et donc plus facile… soit ils ont trop peur de se faire aboyer dessus, ou pire, et donc accélèrent la chose. Ils ne semblent plus aussi nerveux, ni eux, ni lui, alors la première option est surement la bonne. Cam l’espère en tout cas.

Le doc lui présente une ardoise pour lui rappeler le fonctionnement du test suivant. Oui oui, le truc avec la lampe et tout… Il l’a vu pratiqué plus de fois qu’il ne l’a fait lui-même, y comprit ces derniers temps… Mais il le connait bien. Ce n’est pas le plus agréable, mais ça se fait vite. Honnêtement, une lumière vive dans l’oeil, c’est loin d’être de la torture, mais ce n’est pas non plus un massage de Thalasso. Le brun se contente de signer un « ok » avec son pouce et son index pour dire que ça lui va. Il ne connait que quelques signes basiques qu’il utilise dans son métier, alors il en profite. Non pas qu’il ait franchement le choix en fait, mais l’italien semble attendre sa réponse. Oeil droit, oeil gauche, et c’est bon. Next. Panebianco allume un vidéoprojecteur, qui date surement du siècle passé soit dit-en passant vu le bruit de moto qu’il fait, et se décale. Il ne donne même pas d’explication, c’est tellement évident. L’échelle de Monoyer.

Un sourire sur les lèvres, Cam commence à lire, en partant du bas. « Z, U, M, C,F… » Ha, combien de fois il l’a fait celui-là ? Pour rester dans la police, il devait faire contrôler sa vue régulièrement. Et surtout. Pour continuer à porter son arme. Vous imaginez un flic qui tire 20cm trop à gauche ? Ou qui confond les formes ? Bref, à nouveau c’est un succès. Rien de difficile. Les lignes se succèdent. Il arrive aux deux dernières et plisse légèrement les paupières. La dernière fois, il avait 10 à l’oeil gauche et 8,5 au droit. Ça semble stable. Il bute un peu sur la dernière ligne « M… R, T, V, F… U, E, N, C, X, O, Z… D », mais s’en sort. Il se cache successivement chaque oeil, pour vérifier ce qu’il pense. « On peut le refaire avec le cache oeil si vous voulez, mais pour vous faciliter la tâche, mon oeil gauche est plus fort, j’ai 10, le droit a 8,5. Ça n’a pas bougé depuis mon dernier test il y a trois mois. »

Quittant le tableau des yeux, il observe ses interlocuteurs. L’un prend des notes, l’autre s’approche pour passer à la suite. Il fixe celui qui est à sa droite. Pan. Double Pan en fait. Le médecin, et ce qui se passe derrière lui. Une silhouette passe devant la petite fenêtre carrée de la porte du cabinet. La silhouette, c’est rien. Le fait qu’elle brille, c’est moins cool. Un instant, il hésite. Faire comme si de rien n’était, ou se lancer à sa poursuite. Il est à moitié nu, et il va surement devoir retirer son tee-shirt pour passer à la phase de respiration. Non pas que l’islandais ait le moindre soucis avec la nudité, mais courir dans un hôpital dans cette tenue n’est peut être pas la chose la plus intelligente à faire. Surtout vu son dossier. Surtout le premier jour.

Serrant les dents, il tente de se reconcentrer. Ce n’est pas facile. Ses yeux fixent le blondinet devant lui, mais son esprit est déjà dans le couloir, poursuivant cette lumière. Si Panebianco trouve que c’est « malaise » de voir des anges, il vaut mieux qu’il ne lui en parle pas. Clairement. Pour qu’il en glisse deux mots au psy qu’il n’a pas encore vu ? Surement pas. Merci beaucoup.

S’éclaircissant la voix, plongeant son regard dans celui de l’externe, il reprend. « Respiration puis dents c’est ça ? » Manque de bol, son coeur s’est un peu emballé en voyant l’apparition par le petit carré. Il faut absolument qu’il se calme avant le passage au stétoscope. Au mieux, ils mettront peut être ça sur la crise d’énervement. Au mieux.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 12 Juil - 19:45



To communicate through silence is a link between the thoughts of man.

Nathaniel, Pietro & Camaël


Nathaniel avait laissé l’Italien s’exprimer avec le patient en prenant bien la précaution de ne pas se mêler, ce n’étaient pas ses affaires à ce moment-là, il le sentait, alors il s’enfermait toujours dans son professionnalisme en mettant de côté sa curiosité pourtant très féroce. Pourtant, les petits yeux baladeurs du blond avaient repéré un ou deux mots comme « ange » et « malaise ». Il ne comprenait rien. Après la petite remise en ordre des deux via le nouveau moyen de communication qu'était l’ardoise, le jeune externe avait donc prit les choses en mains, mais le médecin l’avait presque interrompu en lui faisant remarquer que lui faire retirer son pantalon n’était peut-être pas une bonne idée. Cependant, ils allaient se perdre s’ils ne faisaient pas le bilan général dans l’ordre, et il ferait de toute manière tout pour le mettre à l’aise. Il sourit au médecin et signa alors que c’était OK. S’il y avait une chose que Nath remarquait c’était que le policier ne cessait de fixer le brun alors qu’il était en train de lui parler. Certes, il sentait bien que son patient l’écoutait, mais l’autre médecin semblait le troubler.. ou voir même le stresser ce qui était normal après ce petit échange un peu.. houleux. C’était maintenant son job de ramener son patient dans le droit chemin.

Nath avait un bon pressentiment, les réflexes n’étaient pas un test qui faisait peur et le policier les connaissait justement. Il s’était donc occupé des réflexes et sentait petit à petit que l’ambiance s’adoucissait, comme si quelqu’un était venu jeter un petit coup de baguette magique dans la température de la pièce. Relaxation oui. Soulagement. Tout ce qu’il fallait pour qu’une visite se passe bien non ? Si Ellison venait de montrer un petit air surpris sur son visage, il ne rajouta rien, au grand soulagement du jeune. Il savait ce qu’il faisait après tout. Il avait donc commencé par lui expliquer ce qu’il comptait faire dans l’ordre et se maudissait intérieurement de rosir presque trop aisément. Le policier l'avait remarqué et s’il y avait bien une chose sur laquelle Nath devait encore travailler, c’était bien ce point-là.. Le patient venait donc de retirer son pantalon en prenant soin de le poser, et il y avait ce petit truc chez lui qui faisait qu’il se retenait de sortir quelque chose, mais quoi ? Il ne le saurait jamais.

Après de bons réflexes, Nathaniel observa avec attention l’exercice suivant que son collègue, ou plutôt son supérieur, ou superviseur - il ne savait même pas - prenait en main. Comme les réflexes avaient été plutôt bons et qu’il connaissait maintenant son ancien métier, il savait qu’il n’y aurait pas de soucis. Pourtant, alors qu’un Ellison plutôt amusé avait commencé, l’Italien faisait un peu la moue. Pourquoi donc ? La chose était parfaite et il ne s’était pas cogné contre le mur. Nathaniel, lui ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire, car il avait dû faire un jour ce test et le résultat n’avait pas été sensationnel. L’équilibre et la confiance mélangés, ce n’était franchement pas son truc. Bien sûr, cela n’avait rien été par rapport au gros point noir de son dossier qu’était son asthme. N’empêche, il avait réussi à atterrir sur la jolie et jeune médecin en s’agrippant à elle et en marmonnant de vagues excuses. En bref, l’un faisait la moue, et l’autre souriait, se remémorant des souvenirs. Peut-être que l’Italien était en train de faire la même chose et que pour lui, le test avait été pire ! Dommage qu’il ne puisse pas lire dans les pensées, Nath ne se serait sans doute pas gêné.

Le tout avait prit quelques secondes et le patient s’était docilement rassis sur la table. Nathaniel se retourna vers lui avec un petit sourire encourageant. Il était bien déterminé à ce que cet homme ressorte avec un sourire aux lèvres, plutôt qu’un visage rempli de traits tirés par la haine.

- Parfait équilibre Monsieur Ellison, conclu le blondinet. Honnêtement, je n'aurais pas fait mieux.

Parfait était franchement bien le mot pour ça, alors il ne s’était pas retenu. L’Italien allait maintenant passer à l’étape suivante afin d’évaluer sa vue et Nath avait encore cette fois-ci le sentiment que tout irait aussi bien de ce côté-là. Qui avait déjà vu un flic avec des lunettes sérieusement ? Pas lui, en tout cas, jamais ! Aucun binoclard dans les services ! Encore heureux ! Nath n’avait rien contre ceux qui portaient des lunettes, mais il fallait avouer que sur un champ de bataille ou dans une mission, le tout ne serait guère pratique avec la totalité de leurs équipements ! Ces mecs-là étaient juste parfaits. Forts, agiles et tout le tralala. Un truc de travers, et BIM, recalé. Pas le temps de dire « flingue » ! Il laissa tranquillement le brun finir ses notes pendant que Nath avait pris le poignet de son patient avec un œil rivé sur sa montre soigneusement attachée. Le pouls était normal, la chose n’avait pas fatigué le policier. Lui serait déjà probablement essoufflé. Il y en avait qui avait de la chance.

- Parfait.

Il reposa son poignet en lui souriant et jeta de nouveau un coup d’œil à l’Italien qui sortait tout ce qu’il fallait pour l’examen oculaire, Nathaniel était soulagé de le voir de nouveau calme. Les yeux furent de prime abord testés avec la lampe et avec ce qu’il avait noté avec son ardoise, alors il comprenait qu’il lui avait tout simplement expliqué le fonctionnement de la chose. Pas d’autres mots. Le moment de lire les lettres était arrivé et lorsque le blond entendit l’énorme bruit du vidéo-projecteur, il prit sur lui pour se retenir de rire en regardant avec attention ses pieds qui étaient soudaient devenus la meilleure chose du monde ! Il avait manqué le sourire du patient, et heureusement pour lui, car il aurait eu d’avantage de mal à ne pas rire. Bon sang, mais où avait-il atterri niveau technologie ?! Il jeta un coup d’œil aux lettres et fut soulagé de voir qu’elles étaient bien visibles, mais quand même ! Il était bien loin de Londres ici. En tous les cas, Ellison connaissait par cœur ses résultats. Si seulement tout les patients pouvaient leur faciliter la tâche comme ça ! C’était incroyablement pratique, personne ne pouvait le nier.

Cependant, lorsque Nath releva les yeux, ce n’était pas de l’amusement qu’il vit sur le visage de son patient, mais du trouble bien dissimulé. Oui, bien caché, mais pas pour Nath qui était le meilleur observateur d’Angleterre. Ok, bon là il exagérait quand même un peu, mais il n’empêchait pas qu’on l’avait toujours complimenté sur cette capacité-là à étudier le moindre trait de visage et ce qu’ils signifiaient. Trouble. Nervosité. Nath eut un pincement au cœur. Que se passait-il ? Les yeux d’Ellison semblaient s’être figés sur l’autre médecin sans autant l’être réellement.. avant de revenir vers lui. Il avait compris comment ça fonctionnait maintenant et savait que c’était de nouveau à son tour de s’occuper de lui, mais bien sûr, il laissait toujours du temps à l’autre médecin de faire ses commentaires avant de passer à la suite. Prendre le temps de tenir le patient au courant était la clé.

Après ça, il regarda l’Italien avec un petit sourire - comme à son habitude, qui avait déjà vu Nath faire la tête ? - et le laissa finir avant de reporter son attention sur Ellison. Nathaniel, qui s’était approché de lui, pouvait sentir son espèce de tension à plein nez qui n’était pas vraiment la même que tout à l’heure. Même quand il parlait, le tout sonnait faux vu qu’il s’était même éclairci la voix avant de lui demander si ce qu’ils allaient faire par la suite était bien ce qu’il avançait. Nath, qui continuait de l’analyser, fit une petite moue et fit non de la tête.

- Mhm, on va plutôt faire l’inverse.


Il se tourna alors vers l’Italien en signant « Patient un peu trop tendu, inversement pour plus de détente ». Bon sang. Qu’est-ce que ses signes étaient approximatifs ! Il espérait qu’il le comprenne. Quant au patient, la bonne explication aurait été de lui dire « Je vous sens un peu tendu alors on fait l’inverse », mais avec lui, il y avait autre chose. Ce n’était pas juste du stress, mais un trouble qu’il avait tenté de dissimuler. Ellison comprendrait-il qu'il faisait ça pour le rassurer et lui laisser le temps de se reprendre ? Lui en serait-il reconnaissant ou ne percuterait-il pas ? Peut-être que par la suite, le trouble reviendrait et là, ce serait à cet instant qu’il tenterait d’évoquer la chose. Ici.. une seule fois était peut-être juste une erreur de sa part.. En tous les cas, il se faisait la promesse de ne pas louper la chose intrigante, mais il était un peu trop tôt pour l’interroger là-dessus. Il fallait qu’il se montre encore plus digne de confiance pour pouvoir espérer quelque chose en retour. Il espérait aussi vraiment lui faire une fleur en inversant la chose, car s'il était comme lui et que ce type d'examen le stressait, il avait eu tout faux. Cependant, il avait le feeling qu'il avait pris la sage décision. Ici, n'importe quel résultat faussé pouvait être interprété très étrangement et dangereusement pour la suite d'après le peu qu'il captait. Alors bon, autant limiter la chose.

- Allongez-vous tranquillement, fit le blondinet qui mettait ses gants et qui s’installa sur le tabouret roulant à côté de la table qu’il se mit légèrement à baisser afin de trouver la bonne hauteur.

Concentration. Il lui en fallait, mais pourtant, il ne cessait de se demander s’il avait juste imaginé le trouble de son patient ou pas. Nath était quelqu’un de bienveillant et il espérait des résultats tellement parfaits partout pour que ce monsieur soit guéri très vite et renvoyé chez lui. Pourquoi ressentait-il déjà cette compassion ? Était-ce pour cette raison qu’il s’était empressé d’inverser la chose quand il avait senti que ce n’était probablement pas le moment ? Sans doute oui.

- C’était quand votre dernière visite dentaire, c’était aussi il y a trois mois ?, demanda Nath qui avait tout juste fini de mettre ses gants. Ça a l’air d’être assez souvent chez les policiers vos visites, c’est bien. En même temps vaut mieux. L’ami de mon oncle qui était militaire dans l’armée de l’air me disait tellement qu’il en avait assez de ces visites à répétition. Bien sûr, il blaguait vu qu’il savait que c’était au final bien, commençait le jeune externe à raconter d’un accent chantant russe qui était maintenant légèrement en train de ressortir pour il ne savait quelle raison.

Quand il commençait à parler aussi naturellement que ça, c’était franchement bon signe. Il était de toute manière toujours comme ça, dès le début, sauf qu’ici, la scène mal montée du début l’avait déconcentré et perturbé. Là, il reprenait son propre contrôle et c’était tant mieux.

- Ouvrez la bouche, je vais regarder si tout va bien, rajouta t-il en prenant un des instruments basiques que l’on nommait le miroir dentaire et la lampe dans son autre main.

Le blondinet se remémorait ses cours. L’odontologie était sans doute une des choses les plus difficiles, les plus détaillées, et les plus casses pieds aussi - oui, il fallait le dire, tout ce temps passé sur ses maudites fiches - qu’il connaissait comme domaine. Très technique, très différent et pourtant très intéressant. Il maîtrisait les bases des bases, mais rien que de penser que sa quantité de ses fiches représentaient sans doute un millième de tout le métier, il en était à la fois amusé et.. désespéré. Il commençait par regarder les dents en général - la structure et d’éventuelles caries se rappela t-il - et lui demanda se serrer les dents à deux reprises pour qu’il puisse regarder sur les côtés. Il prit ensuite un deuxième instrument plus pointu, la sonde, pour les regarder une à une histoire de voir les petits défauts qu’il pourrait y avoir et de tester le sensibilité de l’émail. Il était lent mais efficace dans ce qu’il faisait et après les avoir toutes passés en revue, il sourit au policier.

- Et voilà. Rien à signaler, annonça t-il tout sourire. Restez allongé et fermez les yeux. C’est au tour de la respiration.

La fameuse respiration. Il lui avait dit de fermer les yeux pour la simple et bonne raison qu’il voulait qu’il se mette à l’aise. Il reposa les deux objets qu’il avait dans les mains et se tourna vers Pan qui allait prendre la relève, en espérant que la présence du médecin n’irait pas de nouveau stresser Ellison, car si c’était le cas, le problème viendrait du fait qu’il ne se sentait pas à l’aise avec l’Italien. Ceci expliquerait aussi que Nath avait totalement déliré avec son impression de tout à l’heure.



Dernière édition par Nathaniel Williams le Jeu 16 Aoû - 17:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 16 Aoû - 17:12

To communicate through silence is a link between the thoughts of man
Camaël & Nathaniel & Pietro
Un petit sourire passe sur les lèvres de Pietro, il n'est pas difficile de faire oublier au médecin que vous vous êtes embrouillez quelques instants auparavant, il n'oublie pas mais passe très rapidement à autre chose. Dans cette situation, le fait que l'autre homme accepte sans faire d'histoire ou qu'il fasse l'effort de lui signer un simple quelque chose réchauffe le cœur. C'est peut-être un comportement stupide mais Pietro a toujours apprécié les parlants faisant l'effort de lui adresser un simple mot. Le test est vite fait. Il n'est pas très compliqué de toute manière et le patient est habitué. Ce qui est bien pratique pour les deux hommes d'ailleurs, ils ne vont pas cracher dessus.

Le brun hoche la tête, gratte sur le papier discrètement avant d'aller allumer le vidéo projecteur. Il souffle sur la machine pour faire partir l'écran de poussière qui doit dater de bien longtemps avant de taper sur le projecteur pour qu'il puisse prendre ses fonctions. Il semble que parfois la façon de facilité qui consiste à taper sur la technologie pour qu'elle fonctionne et bien parfois ça semble marcher. Il relève les yeux pour juger les deux visages mais personne ne semble ne lui en vouloir et l'exercice est vite maîtriser. Ellison est très performant. Réellement. Ses yeux sont très bons et le commentaire qu'il fait n'est même pas étonnant. « On peut le refaire avec le cache œil si vous voulez, mais pour vous faciliter la tâche, mon œil gauche est plus fort, j’ai 10, le droit a 8,5. Ça n’a pas bougé depuis mon dernier test il y a trois mois. » Il lâche un sourire certain et redresse les lunettes sur son nez avant de baisser les yeux vers sa feuille.

Ses yeux se relèvent vers le patient quelques instants histoire de pouvoir juger ses dires. Le désir de sortir une blague comme avant lui brûle les lèvres, mais elle refuse de passer ses lèvres et c'est plus mécontent envers lui-même qu'autre chose qu'il repose les yeux sur le papier. Le papier n'est pas difficile à remplir en soit. Il suit simplement la courbe des événements. Le fait que l'ancien flic a un oeil qui est limite meilleur que ses deux siens réunis. C'est presque plus douloureux à penser qu'à écrire. Ce n'est pas qu'il est jaloux, ses lunettes il n'a pas besoin de les porter tout le temps. C'est juste qu'il trouve que c'est dommage de gâcher ce tel potentiel, qu'il soit physique ou mental pour les douleurs de son esprit. Esprit qui ne souhaite plus le laisser tranquille, lui projetant anges, visions d'outre tombes. Et ça c'est plus triste à penser qu'à écrire.

Pietro ne prêtait pas beaucoup d'attention à ce qui se passait avec les deux hommes parce qu'il avait une totale confiance dans l'externe qui avait déjà su montrer son intérêt pour le métier. Mais aussi parce que pour une fois il essayait d'écrire ses appréciations sans en faire trop, sans être trop sarcastique/ Pour une fois il fallait faire preuve d'une bonne image parce que le plus jeune des deux est là dans une optique de bien travailler. Non pas que Pan n'est pas là pour travailler, il connait son travail et le fait sans avoir d'accroche mais disons que les blagues et les remarques qu'il ne peut pas faire à l'oral il les écrit dans son "rapport". Le mot fait trop film policier, ça colle bien au patient. L'italien s'était déjà fait recadrer sur ses petites piques et s'il n'avait jamais changé parce que (sincèrement) il ne pouvait pas se permettre de jeter un médecin parce qu'il faisait des petites remarques désobligeantes dans ses papiers. C'est peut-être pour ça que l'on peut voir Pietro sourire au dessus de sa feuille en cette instant. Il ne prête pas une attention folle, se perd un peu dans ses pensées avant de se remémorer que peut-être il est bon de travailler dans de bonne condition et d'écouter les autres. Surtout lorsqu'il entend une phrase qui le fait tiquer.

- Mhm, on va plutôt faire l’inverse.

"L'inverse." S'il n'a rien contre le changement,celui-là est assez soudain. Il relève la tête en fronçant les sourcils. Pose son regard d'abord sur un patient qui semble (on aurait pu croire) surpris mais qui a plutôt l'air de ne pas en avoir grand chose à faire. De toute manière il devait faire les deux. Pour lui ça ne changeait rien. Il pose alors son regard sur le lus jeune des hommes. Certes il sait ce qu'il fait. Il faut réellement que le médecin apprenne à faire confiance ça pourrait devenir rapidement fatiguant.

« Patient un peu trop tendu, inversement pour plus de détente ».
Il faut quelques secondes pour comprendre. Quelques secondes où il regarde les mains du jeune homme. Pendant quelques instants il n'est pas sûr de ce qui a été dit. Mais ça concerne le patient et les gestes ne sont pas si mauvais que cela. Alors après quelques instants il hoche la tête et signe à son tour. "Pas de problème, totale confiance." C'est bon. Au moins ils ont pu remarquer tous les deux la même chose. Que le patient est trop tendu. Sans savoir la raison de ce qui l'a tendu d'ailleurs. Si l'un se demande, les deux semblent l'avoir vu. Donc les deux se questionnent certainement. Ce qui n'est pas plus mal. Ils sont plus alerte, c'est leur métier ceci dit. Pietro se souvient bien d'avoir déjà rencontré un grand nombre de patients anxieux, qui ne voulaient pas coopérer. Mais dans cette situation cela semble bien étrange, parce qu'il n'a pas eu de problème au début. Il n'était peut-être pas enclin à faire cet examen (ceci il ne pouvait pas lui en vouloir) cependant il n'avait pas montrer de clair signes d'anxiété. Alors pour cet instant Pan regarde le patient avec beaucoup d'attention. C'est son travail ceci dit mais là c'est tout ce qu'il a à faire. Son stylo s'est arrêté sur la feuille, il suffit juste de regarder. Simplement.

- Et voilà. Rien à signaler, restez allongé et fermez les yeux. C’est au tour de la respiration.

Il a assisté à l’auscultation sans cligner des yeux, il a tenu à regarder le patient pendant tout le moment. Comment? Pas de changement. Peut-être toujours la même anxiété. Le brun tourne doucement la tête, tente de suivre le regard du policier, peut-être qu'il va y trouver autre chose au bout? Peut-être pas. Peut-être que... Oh, bonne idée. Enfin, idée. Bonne révélation. Il réalise que peut-être le jeune homme est victime des mêmes troubles qui l'obligent à marcher tête baissée entre les murs de l'hôpital. Et d'un coup tout prend son sens. Ou du moins il espère que tout prenne du sens qu'il ne se soit pas trompé. Le blond semble être plus apte à rentrer en contact avec le patient, c'est bien. Au moins l'un d'entre eux partage un lien avec lui. De plus Nathaniel semble avoir la facilité de parler, une facilité des plus agréable à voir. Disons que c'est ce genre de chose qui peut faire sourire doucement le médecin. S'il faut parler il laissera le plus jeune faire, écrira doucement sur son ardoise et adressera à l'autre. Ce qu'il fait d'ailleurs, dans le dos du jeune homme. Il claque doucement des mains pour attirer l'attention, l'autre est allongé, les yeux fermés, il ne peut pas voir ce qui se passe. "Grosse panique, peut-être un rapport avec les anges?" Il efface doucement avant de réécrire. Ce n'est pas un ordre, ça sonne plus comme une question, une aide. "Parlez en avec lui?" Pietro hausse doucement les épaules, il veut aider mais il ne semble pas être capable de mettre le patient à l'aise, ils n'ont pas eu le meilleur des débuts.


L'ardoise retombe contre son flanc et Pietro se frotte doucement les mains avant de s'avancer vers l'homme aux yeux fermés, il se doute que ce dernier est très alerte et qu'il sait pertinemment où se trouve chaque personne dans cette pièce... Pourtant pour annoncer sa présence il pose doucement sa main sur l'épaule du brun pour ne pas le faire paniquer. Il ne peut se faire entendre par un quelconque bruit, il est obliger de toucher les gens et si ce dernier n'aime pas le contact il pourra de toute manière s'excuser plus tard. Le stéthoscope est autour de son cou, pend comme un poids un peu lourd, certainement froid. Il le glisse entre ses mains pour le réchauffer en attendant que l'autre s'assoit sur la table. Pan regarde quelques instants l'homme avant de lui demander silencieusement s'il pouvait soulever son tee-shirt. Il préférerait ne pas le mettre dans une autre situation de malaise mais il a clairement besoin d'avoir accès à la peau pour cet examen.

Le brun jette un nouveau regard vers le plus jeune, espère peut-être un peu d'aide, d'entrain. Qu'ils arrivent à faire quelque chose tous les deux.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mar 21 Aoû - 17:11




Nathaniel, Pietro & Camaël
To communicate through silence is a link between the thoughts of man

Suite aux divers exercices, l’externe avait fait des commentaires. Il jugeait ses performances parfaites. Camaël n’avait attendu aucune remarque, surtout des compliments. Il savait, dans l’ensemble, ce qu’il maitrisait ou non. Et surtout, il ne s’était jamais prit la tête avec ce genre de choses. Néanmoins, après les évènements récents qu’il avait vécu, ll s’était vu prit de doutes sur plusieurs sujets. Avait-il était un bon agent ? Avait-il fait son travail ? Pour quelle raisons le faisait-il d’ailleurs… Ses préoccupations avaient pu changer depuis qu’il voyait ses lumières ? Que valait-il en fin de compte ? Alors, recevoir une petite remarque valorisante comme celle-là rassurait toujours. De l’autre côté, le médecin, toujours silencieux, griffonnait sur sa feuille les diverses observations qu’il faisait.

L’ancien agent avait toujours eu l’habitude d’entendre les remarques que les médecins couchaient ensuite sur papier. Ici, c’était un peu déstabilisant. En principe, le médecin n’était pas censé écrire n’importe quoi, et les résultats devaient concorder avec ce qui était fait. Mais il n’avait aucun moyen de vérifier ce qui était écrit sur la feuille, que l’italien gardait précautionneusement contre lui. Le brun devait lui faire confiance, et c’était une chose plus que difficile. Surtout depuis quelques temps. Surtout ici. Surtout un médecin qui s’accorderait probablement à le traiter comme étant fou, alors qu’il ne l’était pas. Mais ça, personne ne semblait s’en occuper.

Finalement, l’islandais reporta son attention complète sur le blond. Il lui avait posé une question et attendait la réponse. Les yeux bleu-gris du jeune homme l’observaient attentivement. Quelques longues secondes s’écoulèrent, pendant lesquelles toutes sortes de pensées traversèrent l’esprit de Cam. Avait-il vu son trouble ? Avait-il senti que quelque chose n’allait pas ? Peut-être que les deux médecins s’en étaient rendu compte. Et honnêtement, il n’avait aucune envie d’aborder le sujet des lumières avec eux. Surtout après la petite altercation verbale de tout à l’heure.

Enfin, Williams lui répondit. Ils allaient inverser. Deux émotions contradictoires envahirent le policier. D’une part, il était soulagé. L’inversion lui laissait le temps de retrouver ses esprits et de calmer son rythme cardiaque. A condition qu’il ne morde pas le petit lors de l’examen des dents. Mais d’un autre côté, il était contrarié. C’était beaucoup trop soudain pour que la décision ait été prise au hasard. Le blond avait bien comprit que quelque chose clochait, et si quelqu’un avec si peu d’expérience que lui l’avait vu, alors l’autre aussi. C’était une évidence. Et puis, le fait que le blond commence à signer des choses au médecin plus âgé ne lui disait rien qui vaille. Visiblement, il ne fallait pas qu’il entende ça. Et ça ne lui plaisait vraiment pas. Parce qu’il fallait apprendre à mieux se contrôler. A dissimuler ses émotions. A mentir. Et parce qu’il fallait se préparer à ce qu’ils l’interrogent. Il espérait qu’ils laissent passer, mais franchement, il n’y comptait pas trop. Mais en attendant, il fallait se concentrer sur ce qui était demandé. Ça lui permettrait peut être, avec de la chance, de gagner un peu de temps.

Rapidement, le jeune lui demanda de s’installer et de s’allonger « tranquillement ». Comme si ça allait être facile. Si c’était celui dont il se méfiait le moins pour l’instant, ça n’allait pas durer. Néanmoins, pendant que celui-ci se préparait, Cam s’exécuta. Plus il coopérerait, plus la visite serait rapide. Et moins elle durerait, moins ils pourraient lui poser de questions. L’avantage ici, était que le contrôle dentaire ne lui demandait aucun effort, et il pouvait se concentrer pour retrouver un calme relatif. Sauf que le blond semblait décidé à bavarder. Il considérait peut-être le fait de lui poser des questions banales comme un bon moyen pour engager une conversation et même un lien de confiance qui sait. Mais il semblait oublier que justement, il parlait à un policier. Lui-même avait eu l’habitude, dans le passé, de questionner certaines personnes de façon innocente, en apparence. Et seulement en apparence. Alors, acquiesçant simplement pour ne pas ouvrir à de nouveaux sujets de conversation un peu bidon, il se contenta d’ouvrir la bouche.

Comme put le constater l’externe, il ne devait rien y avoir de particulier à observer. L’ancien policier avait les dents assez droites, et à part les cicatrices de son opération des dents de sagesse et deux plombages présents depuis plusieurs années, il n’y avait rien d’anormal. Cependant, le blond n’était pas dentiste. Alors, tout passa très vite. La vérification dura juste suffisamment pour permettre au brun de retrouver un peu de calme. Mais il restait contrarié. Vraiment contrarié. Par ce qu’il avait vu bien sûr. Mais aussi par sa réaction trop visible. Et la concertation silencieuse des deux autres.

C’est lorsqu’il repensa aux mots signés que Williams choisit de lui proposer de fermer les yeux pour la suite. C’était la partie tant redoutée de la respiration. Ça ne l’arrangeait pas vraiment qu’on lui demande de fermer les yeux. Pendant ce temps, les deux pourraient se dire ce qu’ils voulaient sans qu’il ne soit au courant. C’était idéal pour eux. Et en même temps, toujours le même soucis. Plus il coopérerait, plus ça passerait vite. Alors il s’exécuta. En revanche, autre chose le fait tiquer. On ne lui avait jamais demandé de rester allongé, notamment car il fallait passer le stéthoscope dans le dos… Mais peu importe. Peut être que les consignes de l’italien seront différentes. Après tout, c’est son tour maintenant.

Restant allongé sur la table, Camaël sent les deux hommes, autour de lui, qui se déplacent. Il entend les bruits. Un peu contrarié et stressé, ses sens sont en alerte. Il perçoit les mouvements, les bruits. Il en entend un taper des mains et un stylo qui court sur l’ardoise. Les bruits sont légers mais perceptibles. Respirant lentement, l’islandais s’efforce de conserver un calme relatif. Il ne doit pas s’énerver. Surtout maintenant. Surtout une deuxième fois. Aucun mot, aucun son significatif ne lui permet de comprendre ce qu’il se passe. Ouvrant un oeil, il aperçoit juste la silhouette du médecin, au dessus de lui, tourné vers l’autre. Lorsque Panebianco esquisse un mouvement, il referme aussitôt la paupière et attend. Les secondes passent lentement, très lentement… Cam a hâte que ce soit terminé. Il en a marre de faire la comédie. Enfin, on touche son épaule, du côté où il sent une présence. Ouvrant à nouveau les yeux, il observe le médecin, qui le surplombe. Celui-ci lui fait un signe pour lui dire de remonter son tee-shirt. A nouveau, Cam lui signe un « OK » et s’exécute.

Spontanément, par habitude, le policier se relève. Il reste assit sur la table, mais cela lui permet de bouger plus librement. Si cela ne convient pas, de toute façon, on lui dira… Enfin, des deux bras, il soulève son tee-shirt et le retire. il ne veut pas être gêné avec s’il doit encore bouger. Le brun se dit que, après tout, ses interlocuteurs ont du en voir d’autres qu’un type en boxer, la peau parsemée de cicatrices. Son torse et ses épaules, comme ses mollets d’ailleurs, sont couverts de petites traces blanches. D’autres sont plus longues, et les plus récentes ont encore une couleur plutôt rose. Ce sont celles de sa chute. Il essaye d’ailleurs de se convaincre qu’elles sont fausses, car il n’avait que quelques égratignures en se réveillant à l’hôpital. On veut lui faire croire qu’il est fou, alors on a bien pu lui ajouter des plaies pendant son coma… Quelques traces de bleus qui persistent donnent aussi une couleur un peu étrange à son épiderme.

Finalement, dans un silence qui devient un peu long, le stéthoscope touche enfin sa peau. Il n’est pas vraiment froid, le médecin a du le réchauffer un peu entre ses mains. Quelle délicate attention. Probablement pour mieux faire passer ce qu’il lui reste à dire ou à faire ? Inspirant et expirant profondément, le patient se plie à l’exercice. Il en a l’habitude, c’est typiquement ce qu’on lui faisait faire avant, de façon régulière. Il écoute sa respiration, se concentre sur les battements réguliers de son coeur. S’il est toujours tendu, son palpitant semble un peu calmé. Tant mieux. Le docteur passe au dos, il inspire plus fort pour l’aider à mieux entendre. Camaël n’a pas dit un mot depuis quelques minutes maintenant, mais dès que le stéthoscope quitte sa peau, il en profite. L’un est retourné à ses notes, l’autre se rapproche de lui. Il a presque envie de leur dire d’être honnêtes, de lui poser leurs questions, d’arrêter de tourner autour du pot… mais non. Ça serait les inviter à mener leur enquête, à être curieux, et lui, ça l’obligerait à répondre. Et il ne le veut pas. Alors à la place, il se contente d‘un simple : « Et maintenant ? ». Sur ces mots, il croise les bras sur sa poitrine. Il ne sait pas s’il doit se lever, rester assis, se rhabiller ou non… Après tout, le jeune a changé d'avis une fois, il peut très bien modifier l'ordre annoncé à nouveau... Tout ce qui compte, c’est d’essayer de les détourner de ce qu’il s’est passé tout à l’heure. De les distraire. De leur donner envie de faire n’importe quoi d’autre que poser des questions…

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Sam 25 Aoû - 17:31



To communicate through silence is a link between the thoughts of man.

Nathaniel, Pietro & Camaël


Le jeune externe n’avait pas loupé le petit froncement de sourcil de son collègue au moment où il avait pris la décision de faire un léger changement dans le programme. Avait-il lui aussi remarqué le comportement trop tendu du patient ? Ferait-il le lien avec ce qu’il venait de décider ? Il avait alors tenté de s’exprimer avec les signes, trouvant que ça allait plus vite que d’écrire sur l’ardoise et les petites secondes de réflexion qui venaient de s’écouler montraient à Nathaniel que son langage des signes pouvait être amélioré. En tous les cas, cela ne pouvait pas lui faire de mal. Après tout, il était forcé d’être là, alors autant récupérer tous les avantages, mettre tout le monde dans sa poche histoire de mener sa petite enquête tranquillos. Il avait été néanmoins de soulagé que son interlocuteur avait fini à la fois par le comprendre et à approuver ce qu’il désirait faire. Nathaniel sentit alors une sorte de soulagement chez son patient avant de percevoir autre chose.. plus négatif.. quoi donc alors ? De la réticence ? Était-il angoissé par ce qui allait suivre ? Avait-il bien fait d’échanger ? Nathaniel avait toujours plus redouté les examens dentaires que ceux de sa respiration pour la simple et bonne raison qu’il savait déjà que sa respiration était son gros point noir. Il savait qu’il y avait peu de chance que son asthme s’améliore. Il l’avait accepté, avait même apprit à vivre avec en espérant juste que les molécules de ses médicaments continueraient d'être assez efficaces alors que l’autre examen pouvait potientiellement inclure des aiguilles ou autre. Il ne faisait confiance qu’à une seule et même personne pour savoir manipuler ce genre de choses : lui. Cela pouvait faire un peu narcissique, mais quand il avait connu des gens franchement pas très adroits lors des sessions d’entraînements, cela n’aidait pas. Il en avait vu des imbéciles à qui il fallait par exemple  répéter cent mille fois que pour une prise de sang, on orientait le biseau de l’aiguille vers le haut à environ 40-45° dans le sens du retour veineux et non à 60 % !

Le jeune blond lui avait adressé un sourire rassurant. Il n’était pas dentiste alors il n’avait rien à craindre. Il connaissait juste quelques bonnes bases qui suffisaient à lui apprendre que tout allait bien. Il fut ravi et soulagé que son patient s’était détendu. Il n’avait donc pas inversé pour rien, et Nathaniel avait envie d’avantager cet homme. Il avait du mal avec l’idée d’enfermer les gens ici contre leur gré, mais il allait sans doute devoir s’y faire, non ? Le jeune externe avait senti son collègue les observer, surtout le patient, probablement pour essayer de lire dans ses pensées et mettre des explications sur la soudaine nervosité palpée dans l’air.. Aurait-il réussi ? Allait-il lui donner des pistes maintenant qu’il venait d’annoncer qu’ils allaient enfin contrôler cette respiration ?

C’est ce qu’il se passe lorsque leur patient restait allongé, les yeux fermés. Nathaniel redoublait de concentration pour comprendre ce que l’italien lui demandait et ce mot revenait encore « anges ». Bon sang.. cette chose.. Sans doute dans le dossier oui.. Voilà ce que c’était de débarquer comme ça. Cependant, Nathaniel avait toujours eu un esprit de déduction développé. Ici, ils n’étaient pas dans n’importe quel hôpital ce qui amenait l’externe à penser que certains souffraient de visions, de choses issues de leur imagination. Alors ces anges étaient en rapport avec de l’irréalité et collait bien avec le mot "hallucinations" vu dans le dossier. Il hocha donc la tête, d’accord de le faire. Il avait toujours apprécié le côté psychologique du métier, car il était plutôt malin et adroit.

Avant cela, c’était au tour de l’Italien, ce qui tombait très bien, car il avait un petit instant pour réfléchir à comment aborder le sujet de ces fameux anges. Faire deux pierres de coups. Examens tout en apprenant à le connaître, toujours procéder de la sorte et puis tout le monde savait que des examens sans aucune parole étaient la pire chose du monde : ennuyant à mourir. Réfléchir oui.. il le fallait bien, surtout avec l’examen qui allait suivre. Cela le rendait nerveux, car cela allait être la première fois qu’il le faisait avec un vrai patient et non pas en entraînement avec ses camarades. Il avait donc une espèce de défi : effectuer un examen andrologique tout en abordant le COEUR du sujet : Les anges. Il connaissait le questionnaire par cœur. Il allait commencer par ça avant de passer à quelque chose de plus pratique. Concernant le dernier de la liste : la podologie, il espérait que l’Italien s’en occuperait, car il ne s’y connaissait franchement pas des masses.

Le tout s’exécutait en silence, et son collègue s’était légèrement retourné vers lui. Nath fit un petit pas vers eux et regarda alors son patient.

- Pas d’asthme à signaler Monsieur Ellison ?, demanda alors Nathaniel vu que la chose était parfaitement dans le thème actuel de la respiration. Est-ce que vous vous angoisser aisément à cause de certaines choses en particulier ?

En parlant de ça, Nathaniel avait sans le vouloir touché son inhalateur bien précieusement mise au fond de la poche de sa blouse, comme pour s’assurer qu’il était toujours bien là. Parfois, il en devait parano, car petit, il lui était souvent arrivé de se mettre idiotement dans la merde pour la simple et bonne raison qu’il avait oublié son inhalateur. Le « pas très prudent » s’était transformé en « acte inconscient » alors maintenant, il faisait toujours très attention. "Et maintenant ?" Typiquement la question d’un patient très impatient ou d’un patient angoissé.

- Étant donné que vous vous situez sur la tranche d’âge du trente-quarante ans, on va procéder à un examen andrologique. J’imagine que vous n'en avez pas encore fait.

Ce serait en effet assez tôt, donc peu probable. Mais d’abord, il voulait informer son collègue de comment il allait procéder pour les anges. Il avait déjà taté le terrain avec la question de l'angoisse. Il ne prit pas l’ardoise de nouveau, préférant toujours communiquer avec les gestes. Pour lui écrire sans montrer au patient était malaisant. Comme les explications étaient trop compliquées Nathaniel était plutôt lent dans ses gestes qui signifiaient : « Je vais lui poser des questions basiques andrologiques avant de dévier sur les anges et je passerais à la pratique.  Si vous voulez ajouter des questions, n’hésitez pas, c’est pratique d’être à deux. », rajoutait-il avec un sourire malicieux.

Voyant que cette table était maintenant trop basse, il la remonta et se rassit sur son tabouret. Il avait simplement pris une feuille pour noter des chiffres qui correspondraient à des points selon les réponses du patient. Les points allaient de 0 à 5. Le petit croisement de bras sur la poitrine du patient montrait aussi une espèce de fermeture. Parler des anges n’allait franchement pas être aisé, surtout qu’il sentait déjà son propre coeur s’emballer. Il regarda le jeune policier avec un petit sourire.

- On va faire un petit questionnaire sous forme de cinq questions pour commencer, annonça le blondinet.

Généralement les cinq premières questions suffisaient s’il n’avait pas de choses particulières. Par la suite, l’Italien pouvait toujours lui en poser des supplémentaires. Il jugerait, vu qu’il avait d’avantage d’expérience. Certains médecins le faisaient aussi sous forme de papier. Nath avait hésité, mais le but ici était de parler, parler et parler alors autant s'accoutumer.

- Tout d’abord, au cours des six derniers mois, à quel point étiez-vous sûr de pouvoir avoir une érection et de la maintenir ? Pas sûr du tout, pas très sûr, moyennement sûr, sûr, très sûr ?, demanda t-il en lui laissant le temps de répondre et de réfléchir.

Il ne fallait pas brusquer le patient surtout que ce genre de choses étaient bien personnelles.

- Lorsque vous avez eu des érections à la suite de stimulations sexuelles, avec quelle fréquence votre pénis a-t-il été suffisamment rigide pour permettre la pénétration ? Presque jamais, rarement, quelques fois, le plupart du temps ou presque tout le temps ? Pour vous donner un ordre d’échelle, le quelques fois pour ici et la question suivante correspond à environ la moitié du temps, précisa le blondinet qui avait noté le premier chiffre de la première question avant de poser la troisième question. Lorsque vous avez essayé d'avoir des rapports sexuels, avec quelle fréquence avez-vous pu rester en érection après avoir pénétré votre partenaire ? Vous n’avez jamais essayé, commença t-il en pensant que cette réponse le surprendrait. Presque jamais, rarement, quelques fois, la plupart du temps ou presque tout le temps ?

Au fur et à mesure qu’il avançait dans le questionnaire, il se demandait comment il allait lui parler des anges.. et plus il avançait et plus son accent russe émergeait sur qulques petits mots. Pour le coup, la nervosité lui faisait perdre les pédales et il se demandait s’il pourrait compter sur l’italien pour lui fournir une ou deux pistes pour les anges.. Pourtant, Nathaniel restait bien pro et s'en sortait plutôt bien d'un point de vue extérieur. Tant mieux.

- Pendant vos rapports sexuels, à quel point vous a-t-il été difficile de rester en érection jusqu'à la fin de ces rapports ? Extrêmement difficile, très difficile, difficile, un peu difficile ou pas difficile ?

Ces questions étaient tellement difficiles à répondre, car il n'était pas aisé de poser tout ça sur de simples mots tels que « difficile » ou « très difficile » qui obligeaient à se revisualiser des moments. C’était comme l’échelle sur 0/10 de la douleur, Nathaniel l’avait toujours trouvé assez stupide et trop subjective.. Au final, ici, c’était presque pareil, mais au moins, il avait un ordre d’idée.

- Et la dernière, annonça t-il avec un sourire. Lorsque vous avez essayé d'avoir des rapports sexuels, avec quelle fréquence en avez-vous été satisfait ? Presque jamais, rarement, quelques fois, la plupart du temps ou presque tout le temps ?

Avec ça, il pourrait calculer s'il souffrait d’un trouble de l’érection ou non et le premier tour serait joué. Il donnerait sa feuille - avec le total des points - à l’italien afin que celui-ci en prenne connaissance et le reporte dans le dossier. Les petites joues de Nathaniel se faisaient maintenant un peu plus rosies maintenant qu’il ne savait pas comment avancer la chose suivante :

- Maintenant, je vais faire un examen des testicules pour voir si..

Sans s’en rendre compte, le blondinet se mordit légèrement la lèvre, signe de nervosité qui avait parfaitement avec son cœur battant.

- Si tout va bien, OK ?, demanda t-il au brun tout en baissant son regard vers son caleçon avant de remonter son regard vers lui.

Il se tourna vers Pietro en signant de nouveau. « Je vais parler des anges. Pourquoi est-ce que ça pourrait l’effrayer.. voir le problème » Il attendit qu’il acquiesce, pour se retourner vers son patient qui devait sans doute en train de retirer son caleçon pour commencer.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Dim 2 Sep - 20:58

To communicate through silence is a link between the thoughts of man
Camaël & Nathaniel & Pietro
Le médecin hoche doucement la tête. Il est presque transporter par la façon dont travaille le jeune homme. S’il y avait plus de médecins comme lui à Ostrov alors il est sûr que les patients seraient réellement soignés physiquement. La moitié est pourrie jusqu’à la moelle. L’autre n’en a que faire de tous ces patients. Rare sont ceux qui tentent réellement de faire quelque chose dans le but d’aider les âmes en peine qui traînent dans ces bureaux contre leur gré. Parfois Pietro se demande comment il a fait pour tomber ici. Être témoin de toute cette merde, toute cette île mal foutue avec ses idées noires et ses membres louches. Parfois se questionner de cette façon c’est nocif, pour lui, pour ses patients, pour son métier. Lui qu’il y a encore quelques instants s’extasiait sur la façon dont travaillait le jeune.

La chose est telle que... Ce métier il le connaissait, l’autre il comprenait. Ce qu’il tentait de faire, avec quel exercice. Il comprenait tout le check up, ses années de médecines remontent à loin mais elle ne sont pas oubliées. Mais dans cette situation l’ennuie vient le frapper. Il était médecin urgentiste, s’attaquait aux jambes cassées, aux coups de couteau, aux horreurs du monde. Ici son ennemi est plus fourbe. Il s’attaque à des contrôles de routine ordinaires sur des gens qui n’ont rien d’ordinaire, qui pourraient se mettre à parler au mur que cette situation aurait du sens auprès des yeux des autres. Si Nathaniël semble convenir dans ce monde, Pietro avec sa petite feuille et son incapacité de dire un traître mot, se sent bien inutile.

Secoue la tête, reconcentre ton attention et finalement hoche la tête. Il semble que pour l’examen suivant son attention n’est pas demandé. Il n’a pas non plus envie de se poser en voyeur sur cette situation. S’ils veulent mettre le patient à son aise ce n’est pas du tout une bonne façon de fonctionner. Merci la logique qui ne manque pas de logique. Pietro signe doucement un remerciement. Le jeune homme n’a peut-être pas conscience qu’il soulève un poids de la poitrine du plus vieux. Pas que le contact avec le patient le dérange mais qu’il se doute bien que ce n’est pas une très agréable sensation. Pan attrape son ardoise et griffonne une blague dessus. Il la montre à Camaël en faisant mine de cacher à l’autre médecin, même si clairement ce dernier n’avait qu’à tourner la tête pour voir ce qui était écrit. « On utilise Nath pour l’examen suivant, certainement pas trop envie que ce soit moi qui le fasse. Eurk. » Il accompagne la déclaration d’une grimace. Lui qui était si bon pour amuser les autres avant, il semble qu’il n’est même plus capable de choisir le moment de faire rire. Voilà qui est bien triste. Pour lui et les autres. Nerveusement il signe une excuse accompagnée d’un léger sourire.

Il ne quitte pas la position du médecin, ça reste son rôle et pour le moment il le gère bien. Mais il sait aussi que lorsqu’il n’est pas le médecin prioritaire sur cette action et s’il supervise ce que fait l’autre, si les conseils sont nécessaires, il n’est pas très loin, placé simplement en décalé, histoire qu’il soit vu sans être placé comme un pervers, ce qu’il n’est certainement pas. Disons juste que se placer derrière serait encore plus gênant. Les visages tournent et Pietro claque des doigts pour attirer l’attention, cette fois-ci son visage est plus sérieux lorsqu’il montre l’ardoise. « Si problème, pas hésiter à le dire Eddison. Pas d’exceptions. » oh oh. Il lui fait savoir que peut-être il se rend compte qu’il est tendu. Pas que Pietro comprenne la raison, même si être sous l’oeil de deux médecins ne doit pas être agréable, ce n’est certainement pas cette situation qui le met directement dans un tel état d’esprit. Il doit y avoir autre chose.

Le médecin observe donc le plus jeune des trois lors de ses questions et un petit sourire apparaît sur les lèvres. Il y a une question qu’il ne pose pas et c’est logique pour lui mais maintenant que Pietro est entre ces murs depuis plus de deux ans il connaît, il sait la question qui fait tourner un visage pâle à une couleur rouge honteuse. L’italien fait rouler le siège sur lequel il est assit vers les deux et écrit rapidement sur son ardoise. La question ne semble peut-être pas avoir son importance à l’instant présent mais elle possède des ‘répercutions’ sur le quotidien et sur ses fameux moments solitaires. « Avez-vous eu des relations sexuelles depuis que vous êtes ici? »

Il ne prend plus le risque de passer à côté de quelque chose à présent. Une fois un garde est resté lors de l’inspection, fit mine d’être interloqué à la question. Comme si ça étonnait quelqu’un. Pietro n’est pas aveugle. Ni le l’était ce garde, il préférait simplement faire mine de ne pas savoir, ne pas comprendre. Cet endroit est pourri jusqu’à la moelle. Quelqu’un aurait son cul avant d’avoir sa peau.  C’est comme ça que ça marche dans le coin. Le brun attend la réponse avant de signer une excuse pour le dérangement et reroule dans son coin, un haussement d’épaules dans ce geste à l’attention de l’autre homme. « C’est commun.» signe t-il avant de s’effacer comme il sait si bien le faire.

Il gratte le papier après cette dernière question. Plusieurs lui viennent en tête mais ce n’est pas le moment de les poser. Il est interrogé, non, pas interrogé, Nathaniël l’observe, c’est son devoir, ce qu’il fait c’est quelque chose de bien, c’est ce qu’il doit faire parce que trop de choses semble aller mal. Pourtant elles ne semblent pas être situées dans le corps du patient. Il semble pourtant que ce soit son esprit qui lui joue des tours, esprit nocif qui enferme le monde dans les pensées, celles que l’on ne veut pas avoir. Secoue la tête, regarde ce que fait l’autre. Pourtant il ne semble pas avoir besoin d’aide, très bien capable de faire ce qui doit être fait. Pietro est content qu’on lui ai imposé ce jeune externe.
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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mer 5 Sep - 23:14




Nathaniel, Pietro & Camaël
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Et maintenant… La question a lieu d’être… Vont-ils suivre l’ordre annoncé avec ce fameux bilan andrologique ou vont-il trouver quelque chose pour le retenir davantage ? Après tout, cela commence à faire un moment qu’ils enchainent les exercices mais sans que Camaël ait l’impression d’en voir le bout. Le jeune médecin lui pose encore deux questions avant de passer à la suite. Deux questions relativement différentes. Mais à la réponse similaire.

« Non… et non. » répond-il simplement.

Oh comme l’ancien agent aurait été malheureux avec de l’asthme ! Ne pas pouvoir courir librement, faire de l’exercice à sa guise… Et devoir toujours se promener avec une bombe d’inhalation… D’abord, il n’aurait très probablement pas pu faire le métier qu’il avait toujours envisagé… Et cela lui aurait surement causé de nombreux soucis. Alors il s’estime réellement heureux de ne pas en souffrir. Pour ce qui est des angoisses en revanche… Il a répondu non pour deux raisons. D’une part, cela va de soit, pour ne pas amener à d’autres questions de ce genre… D’autre part, car il n’est pas réellement quelqu’un d’angoissé. Enfin, n’était. Du moins essaye-t-il de s’en persuader. Il s’est bien rendu compte que depuis les « lumières » il se sent plus facilement stressé. Mais il n’appelle pas cela des angoisses. Pourtant, elles sont bien présentes depuis 8 ans. Tous les jours. Mais lorsqu’il y est confronté, il ressent davantage d’excitation qu’autre chose. Vouloir comprendre, savoir ce qu’ils sont, pourquoi il les voit. Réussir à en attraper un, sans essayer de le tuer cette fois. Voilà ce qu’il lui passe par la tête. Pas de la peur. Et en même temps, il sent bien, au fond de lui, que ce « non » n’est pas totalement honnête. Mais après tout, quand on se sent constamment angoissé, peut-on dire que l’on en ressent pour des choses en particulier ?

Et puis heureusement, le blond change de sujet. Comme l’islandais s’y attendait, c’est parti pour le bilan. Et franchement, c’est quand on vous demande de faire ce genre d’examen qu’on prend un coup de vieux. Sympa de rappeler la tranche d’âge… Bilan de sa vie : un mariage raté, un cadavre, coincé dans un hôpital psychiatre pour une maladie inexistante, à devoir se faire tripoter les testicules par un blondinet prépubère… Avec un médecin italien dans le rôle du vieux lubrique de service. Ne passez pas par la case chance, ne touchez pas 200 euros, allez directement en prison DING DING ! Franchement, pour une vie réussie… on fait mieux.

Par chance, le lubrique en question s’approche sur sa chaise à roulette avec une petite vanne sur son ardoise pour le tirer de ses pensées négatives. Et c’est qu’il a de l’humour en plus ! Il disait tout à l’heure qu’il appréciait les blagues des autres, mais visiblement les siennes ne sont pas mal non plus ! D’ailleurs, c’est l’histoire d’un vieux lubrique italien, un jeunot anglais et un fou furieux islandais dans un cabinet médical… Vous connaissez la fin ? Non ? Vous verrez bien.

Devant la grimace et l’air un peu désolé de Panebianco, Camaël ne peut s’empêcher de sourire davantage. Si la blague était drôle, la gêne apparente du médecin l’est aussi. Alors, en guise d’encouragement, il lui répond. Après tout, il est déjà muet, si on lui retire le plaisir de rire, que va-t-il lui rester ?

« Oh mais docteur… J’ai été tripoté par des infirmières moins sexy que vous… » ose-t-il avec un clin d’oeil à l’intention du brun. Non pas qu’il le trouve particulièrement attirant, à vrai dire il ne s’est même pas posé la question. Il ne s’est même jamais posé la question en ce qui concerne les hommes d’ailleurs. Mais c’est la réponse la plus spontanée qu’il ait pu lui pondre. Elle fera surement encore un flop mais vu ce qui l’attend, autant en rire non ? Au final, c'est toujours mieux que de s'énerver comme ce fut le cas plus tôt... Les changements d'humeur se font de plus en plus fréquent, quoiqu'en pense le principal concerné... Quoiqu'il nie...

Ayant toujours son sourire aux lèvres, il reporte néanmoins son attention sur le plus jeune. Après tout, il semble que ce soit lui qui se colle à cette tâche peu agréable. Ce dernier commence par des questions. Fort bien. De quoi mettre dans l’ambiance… Mais le brun en blouse blanche claque des doigts. Une autre phrase est désormais écrire sur l’ardoise. Une nouvelle fois il lui précise de dire si quelque chose ne va pas. Oui oui… Et le « Eddison » fait sourire Ellison. Oh il ne s’en offusque pas. C’est probablement voulu. Surement. Mais il ne peut pas laisser passer… « Ha c’est donc ça ! Vous avez le mauvais patient ! Je peux remettre mon pantalon et aller vous chercher ce fameux Eddison si vous voulez… Si si c’est proposé de bon coeur ! » Il mêle le geste à la parole, faisant mine de se lever et d’aller vers la porte. Mais après deux pas, le visage incrédule des deux médecins lui indique que ce n’est peut être pas le moment… Ils vont vraiment finir par penser qu'il est bipolaire... au moins...« Non ? Allez faites pas ces têtes là… » Soupirant, il retourne s’asseoir. En même temps, si ça avait fonctionné, il aurait été ravi de se tirer de là. Se raclant la gorge pour montrer qu’il redevient un minimum sérieux, l’ancien policier essaye de se concentrer. Le pauvre blondinet ne va jamais réussir à poser ses questions si les deux autres continuent à faire des blagues… Mais, enfin, la première tombe, légèrement inattendue. Au moins, on ne tourne pas autour du pot. L’homme réfléchit quelques instants. Si ses activités sexuelles ne lui ont jamais posé de soucis, il est tout de même obligé de faire appel à sa mémoire. Il vient de passer trois mois à l’hôpital et les trois d’avant n’ont pas été les plus… productifs en matière d’ébats. Néanmoins, l’érection n’a jamais été un soucis.

« Sûr, voire très sûr » commence-t-il d’une voix à nouveau sérieuse, après quelques secondes de réflexion.

Mais la question suivante est plus compliquée. Malgré l’ordre d’idée donné par l’externe, Cam ne sait que répondre. A vrai dire, si les questions portaient sur les dernières années, cela aurait été plus aisé. Mais là… Ne répondant à aucune des deux questions, il réfléchit. Il pense. Il se remémore des choses qu’il aurait préféré oublier. Au cours des trois derniers mois, après avoir tué quelqu’un - aux yeux de la police et des médecins -, être tombé d’un immeuble, s’être retrouvé immobilisé pendant trois mois pour de fausses fractures et avoir été démis de ses fonctions, celui qui n’est plus désormais qu’un patient a également découvert la tromperie de sa femme. Alors il la revoit, elle, son épouse. Celle qui lui avait juré fidélité. D’être là dans les meilleurs moments mais aussi dans les pires. Et qui avait bien vite oublié son serment. Celle qui, les années précédentes, lui faisait des surprises à son retour du travail. Qui voulait être belle pour lui, alors qu’elle l’était déjà, tous les jours. Celle qui avait su se montrer tendre et aimante dans leurs débuts. Celle dont, sans savoir comment ni pourquoi, il avait perdu l’affection et la confiance. Et qui, finalement ne se laissait plus toucher depuis des mois. Alors, répondre à ces questions était tout simplement impossible. Parce que non, il n’avait eu aucun rapport sexuel depuis au moins un an.

Les dernières questions avaient été prononcées, sans que le brun en entende réellement la formulation. Il avait saisi le sens général, de toute façon, tout ça tourne autour de la même chose. Mais il ne peut y répondre. Il est, en plus, bien trop absorbé par ses pensées, occupé comme il est à ressasser ces mauvais souvenirs. Jusqu’au moment où le bruit de la chaise à roulettes le ramène à la réalité. Panebianco lui pose une ultime question qui lui semble pour le moins… étrange. Non enfin, il n’a eu aucun rapport sexuel depuis son arrivée… qui remonte à la veille. Camaël sait bien que certains sont rapides, mais à ce point… Fronçant les sourcils et secouant la tête d’un air embarrassé, il se frotte le visage et se pince l’arrête du nez. Il est davantage gêné pour les deux hommes que pour lui-même à vrai dire. Ces deux-là avaient vraiment l’air d’être enfin à fond dans leur examen, il s’en veut presque de les couper dans leur élan. Presque.

« Ecoutez… euh… Je ne peux pas répondre à vos questions. Ce n’est pas que je ne veux pas mais… je ne peux pas. » Il n’a pas franchement envie de rentrer dans les détails ou de raconter à sa vie. Ils ne sont pas psychologues, et même si c’était le cas, rien ne l’oblige à parler des détails de sa vie privée de cette façon. Cependant, il doit tout de même fournir une explication qui puisse leur convenir. « Je suis marié… enfin j’étais, enfin je ne sais pas trop… » se reprend-il, se rendant compte qu’il ne sait pas où les démarches en sont. Pratique de faire interner son mari… « Mais elle… nous n’avons eu aucun rapport sexuel depuis un an environ alors… » sur ces derniers mots, il hausse les épaules, comme pour illustrer sa propre incompréhension. Parce que c’est ça. Même maintenant, il n’a toujours pas saisi ce qui a pu se passer. « Voilà voilà… mais sinon il me semble avoir constaté que tout fonctionne normalement… »

Il avait dit tout cela en essayant d’être le plus naturel possible, sans en dire trop pour autant. Le strict minimum. Il s’attend à entendre d’autres questions ou à avoir droit à un examen plus approfondit dans les minutes à venir, de fait… Et ce moment peu agréable arrive à toute vitesse. Alors, sans attendre davantage, Cam se dandine sur la table d’auscultation, imitant un strip-tease pour retirer son caleçon. Pas très fin, mais c’est tout ce qu’il a trouvé pour évacuer la gêne de sa dernière déclaration. De toute façon, il savait bien qu’il allait finir nu comme un vers…

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 6 Sep - 18:55



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L’Italien s’était un peu avancé accompagné de sa fidèle ardoise pour pouvoir écrire quelque chose au patient. Le blondinet était bien trop concentré à se demander comment il allait aborder le sujet des anges pour regarder ce qu’il y avait d’adressé au patient. Néanmoins, le patient s’était lui aussi mis à sourire avant de sortir quelque chose à laquelle Nathaniel ne s’attendait pas du tout. Ellison faisait une avance et Nath ne savait pas à qui il s’adressait. Il s’était mis à rougir et comprit par le clin d’œil d’Ellison à Pan que les dires ne lui étaient pas adressés, ce qui était au final très logique, car les deux étaient  « vieux » comparés à lui. Il ne put s’empêcher de tousser et laissa ensuite échapper un rire nerveux amusé, se demandant bien comment l’Italien allait pouvoir s'en sortir. Il regrettait de ne pas avoir regardé la fameuse ardoise pour le coup. Qu’est-ce que l’Italien avait-il bien pu lui écrire pour engendrer ce genre de réaction ?! Mais Nath ne pouvait pas s’empêcher d’être encore plus brouillé dans sa tête. Comment réagirait-il le jour où un homme lui ferait des avances à lui ? Il n’était pas très doué pour la drague. L’amitié était son point fort et l’amour et l’amitié étaient deux choses bien différentes. Il y en avait une à laquelle il était bien réceptif, tandis que l’autre.. il y avait encore des progrès à faire. Il fuyait. Presque tout le temps, chaque fois qu’il se sentait approché par des filles. Jamais à son goût. Trop d’insistance. Trop.. de crainte et il n’arrivait pas à savoir pourquoi.

Nath sursauta au claquement de doigts de Pan et Ellison s’exclama alors qu’ils avaient le mauvais patient et qu’il pouvait tout simplement se rhabiller. Décidément, il était complètement largué alors cette fois-ci, il baissa les yeux vers l’ardoise où il vit alors « Eddison » au lieu de « Ellison ». Il rit et regarda alors l’Italien tandis que le policier s’était déjà levé. Nathaniel était cette fois-ci réellement amusé par ce qui se passait sous ses yeux. Il se pencha vers l’Italien et lui murmura :

- Ellison, pas Eddison, comme Thomas Edison, fit le blondinet.

Par la suite, il vint se rasseoir devant leurs têtes sans doute drôles. Il fut temps de passer aux questions et il eut une réponse pour la première question. C’était bien parti, enfin, c’est ce que pensait le jeune externe, car il allait vite déchanter. Le temps de réflexion qu’utilisait le patient pour la suite était trop long et inconfortable. Il semblait lutter à remonter dans ses souvenirs déplaisants et Nath s’en voulait. Il faisait juste son job et en tant que médecin, c’était tout à fait normal de rentrer dans ce genre de détails même si ça pouvait mettre mal à l’aise. Passer à côté d’un examen important dans l'immédiat, car il mettait juste mal à l’aise ? On ne passait qu'à côté s'il ne se révélait pas aussi important que ça. Mais si c'était le cas, ça ferait longtemps que tout le monde aurait cessé la médecine ! Les crispements de son visage ainsi que sa position signait déjà l’échec personnel du blondinet. Non, le patient ne répondrait pas à ses questions et Nath en était bien embêté. C’était une de ses premières consultations de ce genre et il ne pouvait pas s’empêcher de prendre ça pour un échec personnel. Il avait échoué à mettre à l’aise son patient, échoué à avoir les réponses et échoué à obtenir un diagnostic. Ellison s’embarquait dans des raisons qui semblaient à première vue un peu lointaines pour Nath qui était encore beaucoup trop jeune pour comprendre, mais son cerveau tilta à la phrase qui suivit. Il n’avait pas eu de rapports sexuels depuis au moins un an. Boum. Et voilà ! Il avait trouvé sa faille ! Quel pur idiot ! Il aurait dû commencer par tout ça bordel ! Il n’y avait pas besoin d’aller plus loin en sachant cela.

L’Italien avait posé une seule question et cette dernière était elle très intéressante. Au moins, Nath était ici pour apprendre de ses erreurs. Mais le fait que Pan sorte qu’il était commun de coucher avec des gens ici étonnait le blond. Cela n’était-il pas interdit par le règlement ? Le blondinet chercha plus loin et pensa à sa petite enquête. Cette dernière était bien aussi illégale et pourtant, il la faisait..

Il sentait de l’incompréhension et de la peine chez son patient. Il était troublé et il était certain que la question qu’il était en train de se poser n’avait rien à voir avec les siennes. Il voulait juste savoir pourquoi sa femme n’avait plus envie de lui. Les femmes.. un spécimens que le blond essayait de comprendre le mieux qu’il le pouvait.. Ce n’était pas toujours aisé, mais on lui avait toujours sorti qu’il avait très souvent une longueur d’avance sur les autres dans cet art si.. complexe.

Il regarda maintenant son patient retirer ses vêtements d’une manière un peu bizarre, mais il avait vu bien pire que ça.. Cependant, il devait avouer que se dandiner comme ç n’était pas très commun. Avait-il des fourmis aux fesses ou bien..? Leur patient se retrouvait maintenant nu devant eux et le blond cherchait dans sa tête de nouveau ses cours. C’était pour lui un moyen de se rassurer en quelque sorte. Ne pas faire d’erreur encore une fois. Nathaniel avait-il peur de l’échec ? En quelque sorte oui, et son grand frère n’était pas là pour le remettre sur le droit chemin de la confiance. Il fallait se ressaisir et vite. Il s’assit près du patient et leva les yeux vers lui.

- Vous savez, pour votre femme, ce sont des choses qui arrivent, mais il ne faut pas baisser les bras pour autant.

Il avait senti sa détresse et il voulait en quelque sorte se « racheter », reposer de la confiance.

- Y a t-il des choses qui vous font peur concernant votre femme ?, tenta le jeune homme qui avait maintenant posé ses mains sur l’endroit qu’il fallait maintenant examiner.

Il faisait deux choses à la fois : le distraire - très utile- et obtenir des informations - encore plus utile - . Cela allait le faire probablement réfléchir sur la situation et peut-être qu’il parlerait de ses visions. Il commença lentement à prendre dans ses mains les testicules de l’homme afin de vérifier la présence d’une masse ou non. Il y allait lentement dans ses mouvements et espérait que le patient allait lui en dire plus sur sa femme. Une fois cette étape faite, il fallait rechercher une hypertrophie testiculaire, cependant, il fallait bien garder en tête que leur taille pouvait évidemment différer. C’était tout à fait normal, mais il ne fallait pas que la différence soit trop importante, ce qui n’était pas le cas ici, il le sentait directement. Le blondinet allait finir l’examen en prenant une testicule dans ses deux mains avant de s’attaquer à la deuxième de la même manière. Il la tenait entre son pouce et son index en appuyant légèrement avant de la faire rouler toujours entre les mêmes doigts. Il n’y avait pas de changement au niveau de la densité ou de la texture. Le tout était lisse, ce qui était parfait. Ses joues étaient rosies, mais moins qu’il ne l’aurait imaginé. C’était presque comme aux entraînements finalement, sauf que chaque personne avait des réactions bien différentes et il fallait s’adapter.

- Il vous arrive de parfois penser à elle, comment ça se passe lorsque c’est le cas ? Vous l’imaginez en train de vous parler ou c’est plutôt vous qui lui parler ?, continua le jeune homme qui désirait savoir qui occupait le plus de place dans les visions.

Évidemment, il pouvait être à côté de la plaque, mais il n’était pas dans sa tête, alors mettre un nom sur ce que lui imaginait pouvait s’avérer difficile. Les anges pouvaient représenter tout et n’importe quoi, car l’imagination et le sub-conscient d’un être humain étaient des choses très souvent hallucinantes et remplies de surprises. Il libéra alors son patient en retirant ses mains et releva les yeux vers lui pour lui déclarer que tout allait bien.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 27 Sep - 23:38

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Camaël & Nathaniel & Pietro
Tandis que la remarque doit être une grosse blague elle amène bizarrement un peu de rouge sur les joues de Pietro. Camaël, patient, humoriste à ses heures perdues semble-t-il, est la première personne à lui faire ce genre de remarque depuis trois ans maintenant. Le temps passe lentement lorsque l’on est enfermé dans un hôpital. Il a beau ne pas être coincé entre les murs d’une chambre, mais il passe tout de même son temps ici, entre ces murs. Personne. Il n’a vu personne dans une posture si découverte depuis 3 ans, il a beau pensé, aimé, Jay lui manque, tout lui manque de son chez soi... Le corps qui lui fait manquer de professionnalisme est certainement le plus beau qu’il a pu voir depuis ce temps. C’est énervant, peut-être alarmant d’être déconcentré de cette façon, peut-être que lorsque d’autres étaient dans la position du patient, alors Pietro n’y pensait que très peu, la raison pour laquelle ça ne l’a jamais dérangé, la voici... Maintenant ça semble différent. Il a bien fait de rester en retrait.

«J’ai ‘tripoté’ plus moche que vous de toute façon...» La phrase est gribouillée rapidement, comme une blague elle aussi.

Quel médecin professionnel qui se trompe dans les noms de ses patients. Si tous les médecins étaient comme Pietro il est sûr qu’ils n’iraient pas très loin dans l’idée de soigner les patients. D’ailleurs l’italien rougit. C’est vrai qu’il vient de passer pour un imbécile en cet instant. Son ton se rougit mais au point où il en est, ce n’est plus vraiment très grave. Sa vie n’est pas non plus un échec mais comme il n’a plus aucune idée d’où va cette consultation, une erreur de plus ou de moins.

«Pardon, la tête pleine de patients. Promis Camäel, vous êtes inoubliable.»

Il regarde ensuite le plus jeune des deux, le garçon qui semble savoir ce qu’il fait mais qui parle à Pietro comme si c’était un imbécile. Comme Thomas Eddison, bien évidemment, merci, Pietro n’est pas stupide, simplement fatigué de sa journée, voir de sa semaine ou certainement de sa vie en entier, les jours ne s’enchaînent pas assez vite de là où il est. «non sei senile, pazzo» La phrase est signée dans sa langue maternelle, il peut certainement comprendre les mots mais de toute façon il ne l’a pas regardé. En soit ce n’était pas méchant mais la remarque sonnait comme si Pietro était vieux et incapable de caler deux syllabes ensemble. Oh il ne veut pas être vieux. Parce que cela signifie trop de mauvaises choses pour lui, la fin d’une vie, le retour sur le continent, l’endroit où il ne veut pas se retrouver, pour voir sa famille ou ceux qu’il considère comme les siens, non merci, ça lui amène trop de rêves sombres.

Et maintenant Pietro observe, il annote un dossier qu’il a toujours sur les genoux, évite de poser ses yeux peut-être sur le patient, sans mentir il ne veut pas se faire recadrer par un patient, ce dernier serait certainement capable. Il semble sûr de ce qu’il fait. Est-ce que Pietro était comme ça dans ses premières années? Sincèrement il aurait aimé. Mais il n’est pas stupide, certainement le médecin n’était pas aussi confiant de lui-même. Ne pas oublier qu’il n’avait pas choisi cette carrière, que son beau-père lui avait imposé comme si c’était quelque chose d’évident que d’être médecin. C’était peut-être le moment? Le beau-père mort et enterré depuis bien longtemps déjà, le moment de ruiner un métier.

Pietro écoute le patient, fait son métier comme il se doit, il écoute surtout le jeune homme qui n’a pas l’air d’avoir eu la vie simple, il a surtout une relation qui n’a plus l’air de fonctionner avec sa femme, ex femme peut-être. Il semble peu sûr de la situation. C’est le moment que Pietro préfère le moins, le moment où les patients semblent réaliser, prennent conscience que finalement tout ne va pas aussi bien que ce qu’il aurait aimé voir. Il se sent un peu comme un voyeur dans une situation pareille. Enfin, bien évidement la situation avant le plaçait déjà en situation de voyeur, mais celle-ci, maintenant, elle le place dans la situation de voyeur de son esprit, il étale sa situation alors qu’il aurait certainement préféré ne pas en faire autant. Souvent les patients n’ont pas le choix. Après ce n’est la première fois, ce ne sera certainement pas la dernière et Camäel se retrouvera dans bien pire comme situation de déballage sur soi-même, que celle-ci, ici personne ne le juge.

Si la gêne se lit sur le visage de Camäel c’est un petit sourire que l’on peut trouver sur les lèvres de Pietro, la situation l’amuse légèrement. Peut-être qu’il survivra la gêne qui pointe sur ses joues. Pietro et son humour des plus particuliers semble décider que c’est le moment opportun pour une de ses misérables blagues. Il attrape l’ardoise, griffonne les quelques mots sur cette dernière et la lève avec un petit clin d’oeil à l’attention du patient. Il ne sait même pas réellement s’il est question d’une blague ou si intérieurement il aimerait voir un sourire et un hochement de tête de la part de l’autre homme. «Hey, ça peut s’arranger pour le coup ici.» Il offre un nouveau sourire avant de rire doucement. Il fait ensuite rouler sa chaise jusqu’à l’externe pour venir croiser le regard du plus jeune, d’un air presque innocent, comme s’il n’était pas le médecin qui faisait n’importe quoi depuis que la séance avait commencé.

Il pose doucement sa main sur l’épaule du blond avant de sourire doucement. «Merci pour les questions.» c’est signé avec une rapidité que techniquement le jeune homme peut suivre, il apprécie sincèrement son investissement au sein de cet entretien avec l’homme. Nathaniël ne fait pas les choses à moitié et c’est quelque chose que Pietro apprécie voir surtout chez les nouveaux membres du personnel. Personne n’aime s’investir dans cet endroit. La moitié n’est même pas ici de son plein gré, comment pourraient-elle avoir envie de bien travailler dans de tel conditions? Pietro soupire doucement avant de se tourner de nouveau vers Camäel. «Soyez pas timide Cam’, on retire le reste?» Il offre un dernier clin d’oeil, comme si l’homme ne venait pas de parler de sa femme et des problèmes qu’il avait pu avoir avec cette dernière. Toute once de professionnalisme semble être envolée. Pietro fait rouler sa chaise derrière le jeune homme. Ouh, bel attirail spotted. Sa main se balade peut-être là où elle ne devrait pas avant qu’il cligne des yeux et sourire doucement. «Simple examen de routine...»

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Hier à 17:55




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Et voilà. Voilà comment on se retrouve entièrement nu, face à deux hommes qui semblent de plus en plus étranges, sur une table d’auscultation. Le patient, qui l’avait bien vu venir, ne comprend toujours pas comment il en est arrivé là. De toute sa vie, c’est la première fois qu’on lui pose autant de questions sur sa vie sexuelle. Enfin, pas exactement. Une fois, il avait fait un dépistage pour le SIDA et tout ça… là, l’infirmière (sa femme, en fait) s’était particulièrement intéressée au sujet. Mais lors d’un examen général, ça n’avait jamais été le cas. D’après ses souvenirs, on lui avait parlé de ce genre de chose pour le préparer à ce qui lui arriverait une fois passée la quarantaine… Ou même la cinquantaine à vrai dire, il ne sait plus très bien. Il ne sait plus grand chose en ce moment.

De toute façon, entre le petit jeune qui se prend pour un conseiller conjugal alors qu’il a probablement moins d’expérience que lui, et le médecin plus âgé qui semble le reluquer depuis quelques minutes, Camaël recommence à se sentir mal à l’aise. Comme au début de l’entretient. Mais après s’être emporté une fois, il s’efforce de se montrer calme. Pas évident quand on s’apprête à se faire tripoter les testicules par un gosse… En revanche, les blagues du docteur Panebianco aident un peu à détendre l’atmosphère. Malgré la saute d’humeur de tout à l’heure, cela fait plaisir de constater qu’il n’est pas le seul à avoir de l’humour, et que la situation va en s’améliorant. Enfin, jusqu’à la légère erreur de nom qui provoque un nouveau malaise, visiblement entre les deux médecins cette fois. Si Cam a trouvé cette étourderie amusante, ce n’est pas du gout du plus jeune visiblement…

Ce genre de vannes ne peut que rappeler à l’ancien policier l’ambiance générale qui régnait au commissariat. Comment oublier les blagues des uns, les bagarres des autres, les rires. Mais après tout… Cela appartient au passé maintenant. Il se doute bien que même lorsqu’il sortira d’ici, rien ne sera plus comme avant. Même si on reconnait que, comme Cam en est persuadé, il n’est pas réellement coupable d’un meurtre, acceptera-t-on de le réintégrer ?

Les remarques de l’un et de l’autre le tirent de ses pensées. D’après les dires de l’italien, il y a possibilité de retrouver une vie sexuelle active ici… Certes… Sauf que ça ne l’intéresse pas. Camaël, il n’a pas encore tout à fait abandonné l’idée de récupérer sa femme. Après avoir explosé la tête de son ancien coéquipier bien entendu, mais après tout… En revanche il y a quelque chose qui fait un peu plus tiquer l’islandais. Quand l’autre lui met la main au panier, sous prétexte d’un « examen de routine », l’homme ne peut réprimer un mouvement de recul. Il a beau être sexy et attirant, surtout en blouse blanche… il n’en reste pas moins un homme. Et les hommes, c’est pas son truc… Mais il affiche tout de même un sourire espiègle et ne se laisse pas impressionner.

« Docteur voyons… Allez-y doucement, vous ne voudriez pas que Nathaniel soit mal à l’aise si je… enfin… vous voyez. » lâche-t-il avec un nouveau regard aguicheur. Il apprécie l’humour, et même si ses paroles ne sont pas pensées, ça l’amuse. De toute façon, sait on jamais… S’il reste bloqué ici, peut être voudra-t-il garder des portes ouvertes…

Le tirant de son délire, le blondinet vient s’asseoir devant lui. Probablement n’a-t-il pas remarqué les regards, ou n’est-il pas gêné par les blagues un peu grivoises… Et le voilà qui essaye de poser des questions et donner des conseils au trentenaire au sujet de sa femme. Ex-femme. Pfff. Sauf que… il n’est pas psychologue. Ni conseiller. C’est un externe de même pas 25 ans qui n’a pas le quart de sa propre expérience. Que peut-il bien y comprendre ?

« Ha oui, des choses qui arrivent ? Rappelez-moi Nathaniel… Quand était-ce la dernière fois que votre femme a demandé le divorce parce que vous avez été interné ? Et pas interné pour rien hein… Mais parce que vous avez commis un meurtre ? » Voilà. C’était dit. Le divorce. Le meurtre. Enfin meurtre. Il ne voyait pas d’autre mot à mettre dessus, mais ça ne lui semblait pas tout à fait approprié. Et puis, c’est ce dont on l’accuse, mais dans les faits, la lumière sur laquelle il a tiré n’est même pas morte… Peut-elle seulement mourir ?

Il avait dit cela en le regardant droit dans les yeux, alors que le jeune commençait à prendre une de ses testicules dans ses doigts. Le contact avec la peau n’est pas franchement agréable. Alors le patient se contente de lever le visage et les yeux vers le plafond. Ne pas se concentrer sur ce qu’il fait. Ni sur ce qu’il dit. La suite ne le regarde pas. Même s’il avait dit le gros du problème, il n’était pas rentré dans les détails. Et il n’en a pas l’intention. Bien sur qu’il pense à elle régulièrement. Mais non, il n’y a rien qui lui fasse peur. En général, il essaye juste de la chasser de son esprit. Se concentrer sur son ex-femme n’est peut être pas ce qui l’aidera à sortir d’ici. Il doit d’abord comprendre comment il va montrer qu’il est sain d’esprit. Le reste passe après.

Quand, enfin, le jeune homme retire ses mains de son entre-jambe, l’ancien agent se détend. De façon imperceptible, mais il est un petit peu moins mal à l’aise. Il se contente de jeter un oeil aux deux hommes avant d’ajouter un « C’est bon, je peux me rhabiller ? Vous avez fini maintenant ? ». Ce n’est pas la manipulation qui l’a réellement agacé. C’est plutôt le sujet abordé. Alors, sans trop leur laisser le temps de répondre, il attrape le caleçon abandonné précédemment et l’enfile. C’est déjà mieux comme ça.

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