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 we are all mad here (nolan)

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PILULES AVALÉES : 44
MIROIR : harry lloyd
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CRÉDITS : lux aeternia
A DÉBARQUÉ LE : 06/05/2018

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MessageSujet: we are all mad here (nolan)   Mer 9 Mai - 22:22

Le service de sécurité est vraiment au point dans cet hôpital. Ça pourrait presque être inquiétant. Matthew en riait presque. Ça faisait plusieurs fois qu'il voyait ses compagnons d'infortune quitter l'enceinte de l'établissement, parfois sous le nez des gardiens. S'en était tellement drôle que, pour la première fois de sa vie, il avait envie de faire comme tout le monde, de suivre la mode. Alors, pendant la promenade collective, il en avait profité pour s'enfuir. Oh bien sûr, il n'avait pas l'espoir de quitter cette île à la nage, encore moins en bateau, mais juste prendre un peu l'air en-dehors de ces murs, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Peut-être qu'il reviendrait totalement guéri, doux comme un agneau, aussi juvénile et innocent qu'un petit enfant ? Il en souriait, tant sa connerie était drôle. Au moins, il se faisait rire tout seul...

Bon, cependant il devait bien admettre qu'au bout d'une demi-heure de balade, il commençait à s'enquiquiner sérieusement. Les arbres, les fleurs, les oiseaux, ce n'était pas du coup son truc. Sa créativité se manifestait bien plus facilement à travers ses pulsions – meurtrières ou sexuelles – , ou son œuvre majeure intitulée ''Barbecue familial''. Et seule œuvre d'ailleurs, puisqu'il a été arrêté juste après. Il le regrettait un peu ceci dit, il aurait pu faire des meurtres un peu plus créatifs : s'attaquer à des jeunes femmes, des brunes, des rouquines, des brunes... Enfin bref, tout ce qui était plus verdure et paysages inspirants, lui ça lui donnait plus l'envie d'y foutre le feu pour animer un peu tout ça. Mais au moins, ici, personne ne lui collait aux basques.

Il crapahutait toujours entre les arbres, et aperçu une souche idéale pour s'y poser et... ne rien faire. Ouais, au final son activité réjouissante de la journée tournait bien trop vite au fiasco à son goût. C'est donc avec le visage le plus impassible au monde qu'il prit place, et se remémora avec délectation les derniers instants de la famille. Finalement, le calme et le doux bruit du vent dans les feuilles le rendaient peut-être un petit peu rêveur. Et il pensait aussi aux petits animaux qu'il pourrait potentiellement tuer dans ces bois – même si pour être honnête, c'était comme donner une boule de glace industrielle à quelqu'un qui désirait un vacherin avec crème fouettée. Il devrait pourtant sortir plus souvent de l'hôpital, puisque c'était si facile et si agréable.

Et pendant ses rêveries, il entendit craquer une branche. Comme dans les mauvais films d'horreur. Un homme, dans la forêt, sur une île où culminait un hôpital psychiatrique enfermant les plus grands cinglés de la Terre, épié par un animal carnivore et sanguinaire. Ou par l'un des résidents de l'hôpital. Et ce fut le cas, puisqu'il vit Nolan - qui soyons sérieux, avait la corpulence d'un cornichon mexicain - s'approcher de lui. Mais non pas avec l'intention de le tuer – en tout cas pas manifestement. Matthew le croisait souvent de loin dans les couloirs de l'hôpital, Nolan étant plutôt discret en règle générale, tandis que lui l'était très rarement. D'une part parce qu'il a un charisme incroyable et que tout le monde se retourne quand il entre dans une pièce, mais aussi et surtout parce qu'il avait la fâcheuse tendance à chercher plus ou moins malgré lui la bagarre avec tout le monde. Donc il se retrouvait souvent en isolement... Ça lui allait bien cependant puisqu'il était tranquille. Même s'il aimait bien Nolan, ils se rapprochent même de l'idée qu'on peut se faire de deux bons amis. Alors, ça ne le dérangeait pas de voir le jeune homme se rapprocher de lui.
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MessageSujet: Re: we are all mad here (nolan)   Dim 13 Mai - 0:25




we are all
mad here

matthew & nolan

"Have you any idea why a raven is like a writing desk?"

Ma main tenait ma tête, comme si cette dernière était devenue bien trop lourde pour tenir toute seule. Bien trop lourde d’ennui et de désespoir devant ses gamins qui s’amusaient avec la nourriture à la cafétéria. Qu’est-ce que les gens pouvaient me gonfler parfois. Qu’est-ce qu’il y avait de drôle à se balancer de la nourriture et à se retrouver avec du ketchup plein la tronche ? Je vous le demande. Et ce comportement commençait réellement à m’exaspérer. J’avais juste envie d’aller leur en mettre une pour qu’ils arrêtent. Et c’était sans réellement m’en rendre compte que je m’étais levé et que je m’avançais déjà vers ces deux idiots de service, prêt à leur mettre leur raclée de leur vie. Mais c’était tout aussi rapidement, que deux gardes m’attrapaient par les bras et me traînaient littéralement vers la sortie alors que je me débattais tant bien que mal. « Un peu d’air te fera pas d’mal Malrow. A la promenade avec les autres. » Je soupirais. Génial, une promenade style troisième âge avec tout le monde. Pire que dans une maison de retraite. Je faisais mine de suivre sagement les autres pour que les deux gorilles me lâchent la grappe. Je n’avais aucune envie de faire cette promenade de groupe moi. Je voulais m’amuser, cogner sur quelqu’un. Coucher avec quelqu’un. Peu importe tant que je m’occupais un tant soit peu. Et ce n’était pas en marchant à la vitesse d’une tortue de mer que j’allais m’amuser. Alors je jetais un coup d’œil derrière moi. A gauche. A droite. Levais la tête au-dessus du groupe pour regarder devant. Je souriais. Personne à des kilomètres à la ronde. Enfin, pas de membres du personnel. Et une petite bifurcation sur ma gauche, quelques mètres parcourus et je quittais l’enceinte principale de l’hôpital.

Je m’arrêtais quelques secondes contemplant l’hôpital et son immense grille l’entourant. Ma seconde prison. J’étais passé d’une île à une autre. D’une prison à une autre. Comme si ça allait arranger mon cas. Il n’arrivait pas à me gérer à New York, alors ils m’avaient envoyé ici. Mais ce n’était pas mieux. Dès qu’ils en avaient marre de moi, ils me foutaient en isolement pendant quelques jours pour être tranquille. Puis on me sortait de là. Et le manège faisait un nouveau tour. C’était devenu une routine, une nouvelle routine par rapport à la prison, mais celle routine là allait être celle qui occuperait le reste de ma vie. Mes chances de sortir d’ici étaient minces. Très minces. A moins d’un vrai coup de chance, je ne sortirais jamais d’ici. Comme la majorité des autres… patients. Qui étaient en fait, des prisonniers, quand on y pensait.

Je mettais enfin les pieds dans cette forêt. J’y étais venu un tas de fois, j’avais même tenté une évasion par ici. Mais ça n’avait rien donné, comme vous pouviez le constater. Il n’y avait pas grand-chose à faire, mais au moins j’étais seul et je pouvais faire ce que bon me semblait. Je devrais peut-être retourner dans cette fameuse cabane abandonnée pour voir si j’y trouvais quelque chose d’intéressant. Un petit souvenir à rapporter à l’hôpital par exemple, pour des amusements futurs. Un léger hochement de tête, comme pour me confirmer mon idée et je prenais le chemin de la cabane. Personne aux alentours. Parfait. C’était juste parfait.

Un craquement de branche et je trahissais ma présence. En relevant la tête, je remarquais alors que je n’étais pas seul. Matthew Dickens. Autre patient, autre prisonnier. Il se rapproche de l’idée qu’on peut se faire d’un ami, et c’était rare d’avoir ce genre d’idée dans cet endroit. Je m’approchais de lui, alors qu’il était assis sur une souche à ne rien faire. Un sourire moqueur étira mes lèvres alors que j’arrivais à sa hauteur. « C’est si fatiguant que ça la chasse aux papillons ? »
(c) DΛNDELION

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