AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
PILULES AVALÉES : 44
MIROIR : harry lloyd
IDENTITÉ : candies-world
CRÉDITS : lux aeternia
A DÉBARQUÉ LE : 06/05/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : vingt-huit ans
avatar

MessageSujet: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 0:28


Matthew Dickens
qui se complaît dans la folie n'a que faire de la raison

identité : Sérieusement ? J'arrive dans un asile psychiatrique hautement sécurisé pour les tueurs et les plus grands cinglés que la Terre puisse porter, et vous n'avez pas reçu un dossier avec mon cas complet ? Ça laisse présager beaucoup de professionnalisme, dites-moi... Bon, puisque vous avez une bonne tête, je vais répondre "docilement" à vos questions. Comme un agneau. Un petit agneau cerné par le Grand Méchant Loup. Quoi ? Ah oui, revenons à nos moutons. Agneau, moutons... Vous n'avez pas un grand sens de l'humour ! Très bien. Je m'appelle Matthew Dickens. Oui, comme l'auteur. Arrêtez, vous avez certainement lu quinze fois son histoire de Noël là. Si, mes parents me l'ont fait lire plein de fois quand j'étais petit, mais j'en ai jamais rien eu à foutre de mon aïeul. Parce que oui, je fais partie de sa famille hein. Mais comme dit, je m'en bats les... surnom : Vous n'aimez pas la vulgarité. C'est bon à savoir. Mon surnom ? Personne ne m'en a jamais donné. En même temps, un surnom c'est quand on aime bien quelqu'un non ? Genre, je pourrais vous appeler "Monsieur Cravatou" mais vu que nous ne sommes pas amis, et qu'on ne le sera jamais, parce que je n'en ai pas la moindre envie, je ne le ferai pas. Sauf si ça vous agace. Je suis destiné à passer le reste de mes jours entre les quatre murs de cet asile de cinglé donc faudra bien que je me trouve des occupations. Non, en vrai je me fiche un peu de vous. On m'a déjà donné un surnom, une seule personne à osé m'en donner un, et c'était Matty. Par contre je vous déconseille d'ébruiter cette information, parce que la dernière personne à l'avoir fait, j'ai cramé toute sa baraque, et lui avec *rires*. date et lieu de naissance : Vous comptez me demander en mariage suite à cet interrogatoire ? Non parce qu'on rentre de plus en plus vers les questions intimes. Vous voudrez aussi savoir la taille de ma... ? Non bien sûr, pas au premier rendez-vous. Ma date de naissance, c'est la renaissance de la Nature, le renouveau de ce cycle éternel, le vingt-et-un mars mille neuf cent quatre-vingt-dix à Londres. Marrant, quand on connait mon penchant pour la mort, non ? *rires* âge : Parce qu'en plus je dois vous aider à calculer. Sérieusement, on est en deux mille dix-huit, vous faites deux mille dix-huit moins mille neuf cent quatre-vingt-dix, et ça fait, ça fait ? Vingt-huit, bravo ! nationalité et origines : Un pur anglais, pur souche pur sang. Un petit british qui boit du thé à seize heures. D'ailleurs j'espère qu'il y a du thé dans l'asile, parce que j'ai une image à respecter et à entretenir, moi Monsieur ! situation maritale : *rires* Vous êtes intéressé Monsieur Cravatou ? Désolée, mais je ne suis pas trop de ce genre là. Non pas que j'ai quelque chose contre les gays hein ! J'ai plein de potes... *rires* vous sentez le commentaire homophobe qui suit ? Sauf qu'en vrai je m'en fiche, les gens font ce qu'ils veulent, tant qu'ils ne viennent pas me faire chier... Ooooh ça va, j'essaie de discuter avec vous, sur des sujets légers et marrants et vous cassez tout. C'est dommage. Je suis célibataire, et je n'ai jamais eu de copine. Mais ne pensez pas que je sois puceau ! *clin d’œil* orientation sexuelle : Aaaaah on y arrive ! Je vous l'ai dit, je ne suis pas intéressé, vous n'êtes pas du tout mon type. Sauf si vous vous transformez en petite brunette pendant la nuit, là y aurait moyen... Bah, vous vous doutez, je suis hétérosexuel ! Mais puisqu'on est tous enfermé ici, les expériences peuvent ouvrir de nombreuses perspectives... occupation : Non mais c'est quoi votre questionnaire ? Vous le savez que je suis un patient, même si j'aimerais quand même bien être de l'autre côté du bureau pour porter votre cravate pour jouer les intellos psychologistes ! ancienneté à ostrov island : Cinq ans. Eh ouais, je commence à faire partie des vieux de la vieille ! Alors si vous cherchez des tuyaux, n'hésitez pas à venir me voir, je pourrais peut-être vous aider. Je suis comme ça, toujours dans la volonté d'aider mon prochain. maladie(s) : Je souffre d'un trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains » décrit comme étant un mode de vie criminel et instable. Ou sociopathie. C'est comme vous le sentez. Je me rajouterais quand même une petite pyromanie, mais les psychiatres ont vite tendance à l'oublier, parce qu'apparemment c'est fréquent chez les sociopathes. avatar : On dit que je ressemble beaucoup à Harry Lloyd, et si je n'en avais pas rien à foutre, je prendrais ça pour un compliment. groupe choisi : Ah bah maintenant vous pouvez vous en douter non ? Je suis chez les lycoris sanguinea. principaux traits de caractère : Un humour incroyable, un sens aiguë de la diplomatie, une empathie grandiose... Ah bah non, je ne peux pas être empathique c'est vrai, les êtres humains ne représentent rien de plus que des chaises pour moi *rires*. Je ne sais pas moi, quels traits de caractère me définissent... Je dirais... bah l'antipathie du coup, hein. L'intelligence ou l'art et la manière de l'anticipation je dirais... Le manque de sociabilité, parce que bah *rires*. La confiance en moi, parce que dans un sens je suis quelqu'un d'exceptionnel, et j'ai raison d'avoir un semblant d'égoïsme, non ? C'est légitime ? Bon, lors de mon procès on a aussi mit en avant que j'étais hautain, sadique et psychopathe, mais j'ai conscience que ça fait pas très beau sur un cv. Aller, petit bonus, je suis un maître dans le sarcasme - et je précise que ce n'est pas un sarcasme de dire que je suis maître dans le sarcasme - et un tant soit peu rancunier. Alors j'espère que nous allons être de très bons amis, je suis certain que c'est possible ! Là, par exemple, c'était du sarcasme...
i'm not mad, my reality is just different from yours...
« Voilà notre nouvelle maison ! » Tous les Dickens se redressèrent et regardèrent par les fenêtres de la voiture familiale. Tous crièrent, s'excitèrent à la vue de cette battisse flambant neuve, éloignée des autres maisons à distance raisonnable et possédant son propre jardin. Il est vrai que passer de la capitale londonienne, où tout le monde semble se marcher dessus, à la campagne irlandaise, c'était une expérience grisante. Un goût d'aventure venait à leur bouche, les yeux pétillants, espérant laisser leurs mauvais souvenirs dans le passé. Ils rêvaient tous de ce nouveau départ. Tous, sauf celui qui s'enfonçait dans son siège tandis que les autres s'en libéraient déjà. Toute cette joie digne d'une mauvaise comédie familiale américaine lui donnait envie de vomir.
Le père, la mère et les deux fils descendirent de la voiture, les garçons poussant des cris de joie et s'imaginant déjà adopter un chien pour gambader avec lui sur la verte pelouse. Et plus ils couraient et plus ils criaient. C'était insupportable.
Les parents se prenaient tendrement dans les bras, un geste d'amour évident mais aussi et surtout pour affronter le reste de leur existence. Ils avaient pleinement conscience qu'avec ce qu'ils cachaient depuis des années, qui avait bien failli éclater au grand jour, ils allaient devoir se voiler la face de manière bien plus persistante pour garder leurs masques de perfection. Et d'un même mouvement, ils se tournèrent vers la voiture, où le vilain petit canard se tenait toujours. Ils auraient voulu, ils voulaient, ils désiraient plus que tout que leur aîné ne fasse seulement qu'une crise d'adolescence bien compliqué, mais il n'en était rien. Ils le savaient, mais ils ne voulaient pas le savoir. Leur raison était bâillonnée par leur situation. La famille Dickens ne pouvait pas avoir un sociopathe comme descendant. Et pourtant.
Matthew leur lança un regard aussi froid que la glace. Il avait totalement conscience que s'ils avaient déménagé, si les parents avaient changé leur mode de vie c'était bel et bien à cause de lui et de ses sombres petits secrets ; cependant, autant il s'en fichait de changer de bourgade et tomber dans la campagne, autant c'était leur détermination à porter des bandeaux sur leurs yeux qui énervait considérablement l'adolescent de quinze ans. Il les trouvait stupides, autant les parents que les frères. Et il se devait de les supporter. Il se devait de se tenir à carreaux pour ne pas se retrouver enfermer dans une famille encore plus ignoble que celle-ci. Ou alors dans un asile. Ce qui n'était pas une option qui lui plaisait, il devait bien l'admettre. A quinze ans, il avait bien d'autres expériences à vivre, que de se retrouver en camisole dans une maison de fous. Alors il portait lui aussi un masque. Cependant, s'il arrivait bien à dissimuler ses envies meurtrières derrière ce dernier, sa froideur naturelle l'était beaucoup moins. Dommage, il aurait au moins pu hériter ça de ses géniteurs. Ils auraient pu servir à ça, mais non. Dans l'art de la dissimulation, ils sont maîtres en la matière.
Il leur décrocha au final un sourire sarcastique et faux comme il en avait le secret – il avait cette arme pour lui et il en était ravi – et actionna la portière de la voiture pour rejoindre au ralentit cette scène bucolique.

« Matthew, je peux entrer ? » Cette voix lui donna des frissons de dégoût. Elle ne peut donc jamais me foutre la paix, cette salope ?! Il ne se donna même pas la peine de répondre, de toute manière il savait bien qu'elle allait finir par rentrer. Et c'est ce qu'elle fit. Ce qui ne fit que monter la tension. Alors qu'il rangeait ses affaires dans son armoire, la mère ouvrit la porte et pénétra dans la pièce, avec instinctivement une posture défensive, et elle se tassait pour paraître la plus petite possible. Il connaissait ses gestes dans les moindres détails, surtout depuis le diagnostic officieux, et il ne put retenir un grand sourire sur ses lèvres, alors qu'il était dos à la femme. Elle toussota pour faire savoir sa présence – ou peut-être se donner un peu plus de contenance – et s'approcha de Matthew, en laissant malgré tout une distance de sécurité. Elle le craignait. Il adorait ça. Cette sensation de puissance et de maîtrise qu'il avait naturellement sur les autres humains. Parce qu'instinctivement, même s'il n'avait encore jamais rien fait contre un être humain, ils le craignaient en même temps qu'ils le trouvaient fascinant. Une magnifique étrangeté de la Nature. Car même à quinze ans, il faisait déjà tomber bon nombre de minettes. Et oui, il avait déjà couché. « Matthew, j'aimerais qu'on mette les choses au clair. » Il stoppa son activité et resta immobile quelques secondes. Oh, elle veut se donner le rôle de chef de famille maintenant ? Ou de maîtresse face à son toutou ? Il laissa tomber ses bras le long de son corps, mais ne fit rien pour aider la mère à continuer. Elle inspira profondément. « Matthew, il ne faut pas... il ne faut pas que tu recommences... ce que tu as fait... » Une envie de rire secoua les épaules de l'adolescent, mais il se retint de la laisser éclater juste à temps. La peur. L'angoisse. Même s'il ne la voyait pas, il pouvait les sentir parcourir les moindres recoins de la peau, de la chair, des entrailles de la mère. Elle refusait tellement de voir ce qu'elle avait pourtant devant les yeux, s'en était hilarant. « Recommencer quoi ? » Un silence de plomb s'abattit. Une seconde. Deux secondes. Dix secondes.  Il en fallut quinze pour que la mère se reprenne. « Tu le sais très bien, Matthew. Il est inutile d'en reparler. Sache seulement qu'il ne faut pas que tu recommence. » Là, il ne put s'empêcher de rire. Il mourait d'envie de lui faire peur, de lui raconter ce qu'il était capable de faire, sans la moindre trace de honte ou de culpabilité, mais la voix de la raison se fit entendre. Son heure viendra bien un jour. Pour l'heure, mets-toi dans les rangs. Parce que pour l'instant ils sont assez cons pour penser qu'un peu d'air pur et des vaches vont suffire à les tirer d'affaire. Son heure viendra. Leur heure viendra.
Il finit par lui faire face, car c'étaient ce que les conventions sociales souhaitaient le voir faire. Les mains dans les poches, les sourcils légèrement froncés pour marquer un sérieux certain, il acquiesça. « Pardon. Il est inutile de remuer le passé, vous avez raison. Je ne recommencerai plus. » La surprise marqua d'un coup le visage de la femme. C'était si facile que ça de le tenir en laisse ? Si elle savait ce qu'il se passait dans la tête de sa progéniture, elle en deviendrait presque honteuse. Non, en vérité elle ne l'approcherait plus du tout, et préférerait presque le voir mort, plutôt que d'imaginer vivre sous le même toit qu'un psychopathe. Son voile était encore assez épais pour lui cacher le peu de preuves qui accusaient pourtant déjà Matthew d'être un sociopathe. Aaaaah, l'argent et le statut social. Comme ça peut rendre stupide. Avec un léger mouvement d'épaule, la mère se ressaisit. « Je suis ravie de te l'entendre dire. Et il est évident que la raison de notre déménagement ne doit pas être ébruitée, n'est-ce pas ? » « Bien sûr. C'est évident. Il ne faudrait pas entacher notre réputation à notre arrivée. » La mère soupira. Oui, c'était vraiment plus facile que ce qu'elle imaginait, et peut-être que le diagnostic était erroné après tout. L'espoir qui se lisait dans son regard était grisant pour Matthew, qui sentait des frissons, de plaisir cette fois, faire vibrer son corps, en voyant son subterfuge marcher aussi aisément. Elle était vraiment naïve. « Tu te sens capable de prendre le bus pour aller à l'école ? J'aimerais vraiment pouvoir te faire confiance, Matthew... » Cette manière de toujours répété son prénom était quelque peu agaçant, bien qu'il savait bien pourquoi elle le faisait. Sans doute inconsciemment, elle se disait qu'elle l'hypnotisait, ou qu'elle le faisait redevenir humain. De belles conneries d'éducation positive à la con. Il acquiesça à nouveau, prenant un visage grave. « Vous pouvez avoir confiance. Je ne ferai rien de mal. Plus jamais. » Un franc sourire étira le visage de la mère, bien qu'elle gardait quand même ses distances. « Très bien. Tu commenceras les cours demain matin, et avec le directeur nous avons pensé qu'avec... ta condition, il serait préférable que tu commences dans une classe moindre que celle dans laquelle tu étais à Londres. Pour que tu retrouve tes repères. » Bon, là il devait bien admettre qu'il grimaça plus qu'il ne manifesta un signe d'approbation. Reculer d'une ou deux classes ne l'enchantait absolument pas, puisqu'il était déjà bien plus intelligent que la moyenne des élèves. Mais soit.
Jouer leur jeu pour qu'il lui foute la paix, telle était sa stratégie. Être un petit agneau, jusqu'au moment où il sera libre de réaliser le moindre de ses fantasmes. Ça prendra peut-être du temps, mais il pourrait toujours se défouler sur les animaux du quartier. Mais cette fois, il ne fera pas en sorte de le montrer à un des frères pour lui faire peur. Cette fois, il se pourrait que les géniteurs ouvrent réellement les yeux, et fassent une procédure pour l'enfermer. Ce qui n'était absolument pas dans son intérêt, s'il voulait faire de nouvelles expériences biologiques, dirons-nous.

Faire preuve de sociabilité envers ses pairs, Matthew n'en avait vraiment pas l'habitude. Pas d'amis, pas de copines, à peine des connaissances puisqu'il connaît chaque visage et chaque nom qui bordent sa vie mais... amener les devoirs à un camarade malade... c'était une première. Et c'était aussi la première fois que Matthew n'était pas en pleine possession de ses moyens. Ce qui n'arrangeait pas les choses.
Quand il avait reçu l'appel de Aoife le prévenant qu'elle serait absente pour une vilaine grippe saisonnière, le jeune homme en était à peine affecté. Médicalement parlant, ce n'était pas la joie pour la brunette, mais il n'y pouvait pas grand chose d'une part, et d'autre part sa sociopathie l'empêchait de ressentir une seule pointe de compassion. Il avait donc accueilli la nouvelle d'un « Ah. » Bon, elle devait avoir l'habitude, puisque ça faisait maintenant un peu plus d'un an qu'ils se fréquentaient quotidiennement. Son ton sec et sans émotions, c'était sa marque de fabrique après tout. Tout était parfaitement normal dans cette conversation, jusqu'à ce que la jeune fille reprenne la parole. « Alors, puisque je vais louper les cours pendant quelques jours... est-ce que tu pourrais m'amener les devoirs ? » Là, heureusement qu'elle n'était pas dans les parages, sinon elle aurait éclaté de rire. Matthew haussa les sourcils, et il n'eut même pas le temps de répondre quoi que ce soit qu'elle reprit immédiatement la parole. « Il n'y a vraiment qu'à toi que je puisse demander ça, tu le sais. » Oui, c'est vrai. Si l'adolescent n'avait pas perçu au premier regard un total manque de confiance en elle, il aurait presque pu penser qu'elle était atteinte, au mieux d'autisme ou du syndrome d'asperger, ou pire de la même maladie que lui. Sans exagérer. Alors oui, il était le seul qui pouvait lui amener les devoirs, entre ses parents qui travaillaient d'arrache-pied pour joindre les deux bouts, et son manque d'interaction sociale, il était le seul qui pouvait lui rendre ce service. Il finit par soupirer, et par accepter.

C'était la première fois qu'il se rendait chez elle. Il savait pourtant où elle habitait depuis le jour de leur première rencontre, il y avait plus d'un an de cela, mais Aoife n'avait jamais prit la peine de l'inviter. Non pas qu'elle n'en avait pas envie, ça c'était évident qu'elle voulait tisser des liens avec lui, mais disons que ses proches ne comprenaient pas pourquoi elle traînait avec quelqu'un comme lui. Parce que oui, malgré ce que les géniteurs de Matthew auraient voulu, la rumeur de sa sociopathie avait vite fait le tour de l'école, puis du quartier, et presque de la ville entière. Ils s'étaient certainement dit que les rumeurs iraient moins vite qu'en ville. Or, c'est totalement l'inverse, évidemment. Quelle bande de cons.
Du coup on se retournait sur lui dans la rue, on tenait la main des enfants plus fermement quand il les croisait, on murmurait dans son sillage. Et il avait déjà entendu quelques échos aberrants le concernant : il aurait kidnappé un enfant et l'aurait enfermé dans la remise (faux : il avait déjà enfermé « accidentellement » un des frères dans la cave, mais c'était à Londres), il vouerait des cultes à Satan (sérieusement?), il aurait même tué plus d'une dizaine d'animaux dans des messes noires (bon, les messes noires ce sont des conneries, mais les animaux il ne pouvait le nier que c'était vrai... voire même en-deçà de la réalité). Disons qu'avec tout ça, les parents n'avaient pas envie de voir leur progéniture l'approcher. Manque de bol pour les parents O'Callaghan, leur fille avait jeté son dévolu sur lui. Et sans surprise, c'est avec un regard méfiant et faussement serein que la mère d'Aoife lui ouvrit la porte.
« Bonjour. Je viens donner les devoirs à Aoife. » « Je sais. » Wow, accueil digne d'un blizzard. C'est donc ça que je renvois aux gens quand ils me pètent les couilles? Quelques secondes s'écoulèrent, avant que la femme daigne s'écarter de l'entrée pour le laisser entrer. Il mourait d'envie de rire. Comme si elle avait l'impression de laisser entrer le Grand Méchant Loup dans la bergerie... c'était pas forcément faux en soi, mais qu'elle n'ait crainte, il n'avait aucune intention de prendre une douche avec le sang de sa vierge fille. Oui, cette rumeur traînait aussi, et c'était celle qui le faisait le plus rire car elle était la plus créative et la plus folle. L'Humain ne manque pas d'imagination pour rejeter dans le domaine du sanglant et du morbide quelqu'un qui est différent.
Il lui adressa un léger sourire en hochant la tête, et posa un pied dans la bâtisse. « Deuxième porte à gauche, à l'étage. Ne restez pas longtemps, elle doit se reposer. » Matthew se contenta de simplement hocher à nouveau la tête, et de marcher directement vers l'escalier. Il ne servait à rien de débattre avec une personne ayant ce comportement à son égard. Il manquait peut-être d'empathie, et considérait peut-être ses congénères comme de simples objets décoratifs, mais il était maître en analyse de rapports sociaux. Et là, clairement, si elle avait pu le foutre dehors avec son karcher, elle l'aurait fait dès son arrivée. Charmante dame.
Arrivé à la porte indiqué, il toqua trois coups secs, sans fioritures. « Entre, Matty ! » Matthew grimaça. Cette marque d'affection qu'elle lui témoignait par cette appellation le rendait extrêmement mal à l'aise à chaque fois, et elle le savait. Ou alors elle aimait bien l'appeler comme ça. Un peu des deux certainement. Ou alors c'était pour se venger du fait qu'il l'appelait Aoife sans son consentement. Elle détestait ce prénom, mais il ne comprenait pas pourquoi. Ou ne voulait pas chercher à comprendre. Pour lui, une personne est réduite à une étiquette : un nom, un prénom, un sexe, point. Et l'adolescente, bien qu'elle se rapprochait le plus de ce qu'il pourrait potentiellement considérer comme une amie, n'échappait pas à la règle. Il marchait comme ça, c'était sa nature.
Il ouvrit la porte, en revêtant son visage neutre habituel, et découvrit pour la première fois la chambre d'Aoife. Contrairement à ce qu'elle laissait transparaître en société, sa chambre était très colorée, avec des coussins et des peluches enfantines un peu partout. Une véritable personnalité, ou du moins le reflet de son manque de confiance qui se répercute dans son envie de rester dans un cocon chaleureux et réconfortant quand elle se trouve ici. Oui, Matthew est chiant, puisqu'il analyse tout. Et Aoife ne manquait pas de lui rappeler qu'il était trop dans l'analyse et non dans l'émotif. En même temps, vu ce qu'il a...
Il reporta finalement son attention sur la petite chose que représentait son amie, alitée, avec un sourire sincère mais fatigué. Elle avait passé le plus dur de la maladie manifestement. Elle se redressa un peu, et rougissait légèrement, certainement dû au fait de la découverte de son univers secret. Peu de personne devaient avoir foulé le sol de sa chambre, il en avait la conviction. « Tu as vraiment une sale tronche. » La fille se figea, et poussa un soupir tout en souriant de plus belle. « Moi aussi je suis contente de te voir. » Il ferma la porte derrière lui, sous les recommandations signées de l'adolescente, et s'approcha du lit pour s'y asseoir. « Ma mère ne t'a pas trop fait la misère ? » Son sourire en coin réapparu instantanément, signe pour Aoife qu'il allait user de sarcasme. « Tu plaisante ? Elle a été charmante ! Elle m'a proposé un café, mais j'ai refusé poliment, il ne faut pas que je traîne trop longtemps. » La brunette lâcha un nouveau soupir, agacé celui-ci. « Surprenant d'ailleurs qu'elle m'ait laissé t'approcher à moins de deux cent mètres. » « Je l'y ai un peu forcé. Au début elle voulait limite que tu laisse le sac au coin de la rue et qu'elle aille le récupérer après ton départ, et j'exagère à peine. » « Je n'en doute pas. » Il restèrent silencieux un moment ; tandis qu'elle revivait d'avoir une véritable interaction sociale, lui en profitait pour détailler la décoration de la chambre. Et plus il balayait la pièce, plus il se demandait ce qui ne tournait pas rond dans la tête de son amie. C'est vrai, en comparant leur chambre respective, il était évident qu'une amitié était impossible. « Les opposés s'attirent », d'accord, mais il y avait quand même des limites... Pourquoi n'avait-elle pas fuit, comme tous les autres ? Pourquoi s'obstinait-elle à le côtoyer, alors qu'en plus tout le monde lui conseillait de se méfier de lui ? Il lui avait déjà posé de nombreuses fois la question, et elle lui répondait toujours quelque chose de complètement bateau du style « parce que je t'aime bien Matty ! » ou « je ne sais pas, j'aime ta compagnie, tu n'es pas comme les autres ». Ah bah ça, c'est sûr que je ne suis pas comme les autres! Mais jamais la réponse ne lui convenait. Il trouvait ça surréaliste. Une jeune fille, aussi mignonne et gentille ne pouvait pas avoir de relation, qu'elle soit amicale ou amoureuse, avec un sociopathe qui passe son temps libre à observer les voisins, chercher des ressemblances avec son cas et les célèbres tueurs en série américains, ou tuer des chats de sang-froid. On dirait une version cheap de La Belle et La Bête cette affaire. Alors à plus il essayait de comprendre, à moins il tentait de se détacher d'Aoife. Car même si lui était une énigme pour ses pairs, elle en était une bien plus grande pour lui. Et moins il comprenait quelque chose, plus il s'y accrochait pour percer son mystère. Leur amitié tenait à un fil, peut-être, mais elle tenait depuis plus d'un an déjà, et les années vont encore défiler, mais ça ils ne le savaient pas encore. Mais ce qu'ils avaient prédis cependant, c'était que ça allait être Matthew qui allait tout faire foirer.

La limite était franchie. Le point de non-retour. Il le savait. Il le sentait. Il l'avait lu. Les sociopathes la franchisse souvent. Voire systématiquement. Ce n'était qu'une question de temps. Et puisque Aoife n'était plus là depuis trois mois, personne ne pouvait le calmer. L'arrêter. Enrailler l'engrenage infernal qui c'était mit en place. Cette nuit, il allait tuer. Et cette fois, ce n'était pas de simple animaux insignifiants.
Il avait fait le plein d'essence dans la station-service du coin. Il était vingt-deux heures passée. Le quartier dormait déjà. Pas lui. Un bidon dans une main, le pistolet à pompe dans l'autre, il remplissait avidement les récipients qu'il avait prit de la remise du père. Ce bricoleur du dimanche qui ne savait rien faire de ses dix doigts. Qui se croyait important parce qu'il portait le nom Dickens. Matthew cracha. Des frissons lui parcouraient le corps. La rage bouillonnait en lui. Dans chaque centilitres de sang. Dans chaque particules de son être. Il lui aurait défoncé la gueule avec plaisir, mais vu la différence de corpulence, il y avait peu de chance qu'il s'en sorte indemne. C'est pas grave, il aura le plaisir de le voir cramer.
La standardiste de la station-service lui souriait en coin depuis tout à l'heure. Elle aussi lui donnait envie de vomir. Cette conne siliconée qui ne trouvait rien de mieux à faire de sa vie que tendre son cul au premier routier qui passe. Combien de fois il aurait pu coucher avec elle par le passé, mais la présence d'Aoife le lui avait toujours empêché de le faire. Peut-être que ce sera finalement son tour d'être sur son tableau de chasse, après l'homicide. Il ne savait cependant pas si elle en sortirait vivante, de cette partie de jambes en l'air.
La pompe s'arrêta d'elle-même. Depuis le début de soirée, son état de transe le poursuivait. Ce fameux point de rupture. C'était tellement bon de se sentir libéré des carcans de la société. « Soit gentil ». « Soit poli ». « Aide ton prochain ». « Ne tue personne ». Suivre ses propres règles. N'avoir rien à faire des conséquences. Libéré, délivré, comme dirait l'autre. Mais l'autre n'a pas versé le sang. Lui, si.
Il rangea ses bidons dans le coffre, de manière automatique. Il était un robot. Ou un enfant qui n'attendait qu'une chose : son cadeau. Il faisait donc tout normalement. Mais en lui grondait l'excitation et la rage. Un cocktail explosif. Il entra ensuite dans le magasin. Autant payer, pour être sûr que les flics lui foutraient la paix. D'autant plus qu'il ne craignait pas la réaction de la femme en face de lui. Elle était tellement bête. Elle serait incapable de se rendre compte que sa dernière heure était arrivée. « Bonsoir. » Dit-elle lascivement, en mettant en évidence sa poitrine. Matthew n'y prêta aucune attention. De toute façon, elle n'était pas son type. S'il devait coucher avec elle, ou la tuer, ça ne serait pas à cause d'une forte envie, mais signe d'un besoin. Un besoin primaire. Qui le contrôlait à présent.
Il ne lui répondit même pas. Il aurait bien l'occasion de s'aplatir en excuse plus tard, s'il avait envie d'un contact charnel de piètre qualité. Il lui balança presque les billets sur le comptoir. Surprise, elle recula et prit peur. Elle voyait ses yeux sombres éviter les siens, et heureusement. Elle n'aurait pas aimé voir ce qu'était réellement l'âme humaine. Quand on lâche la bride des conventions. Quand on se libère de tout. « Gardez la monnaie. » Ni plus, ni moins. A peine ces mots prononcés, il se retourna et s'en alla instantanément, comme un courant d'air. Il prit place derrière le volant, et reprenant sa condition de simple robot de ses pulsions, il roula.
Matthew attendait depuis des heures dans la voiture. Les mains serrées autour du volant, il ne voyait pas les heures passer, bien que l'excitation montait de plus en plus. Mais il devait attendre. Encore un tout petit peu. Attendre que tous les membres de cette famille soit réunis dans le sommeil. Pour mieux les envoyer en enfer. Au sens propre comme au figuré. Autant de créativité devrait plaire à son aïeul d'ailleurs. L'autre con sera content, il rencontrera son arrière-grand-père en personne. Il devra me remercier!

Trois heures. L'heure du crime, pour lui. Il sortit de la voiture, un sourire béat sur les lèvres. Enfin. Des années qu'il en rêvait. Enfin, le moment était arrivé.
Il pénétra dans la maison. Sans un bruit. Comme il l'avait toujours fait. Déambulant dans les différentes pièces du rez-de-chaussée, il peaufinait son œuvre. Il verrouillait la moindre issue. Chaque fenêtre, chaque porte. Il désigna les différents endroits qui allaient accueillir les premières étincelles. Puis, il se permis un petit plaisir en plus. Il gravit les marches pour rejoindre l'étage, et observer une dernière fois la famille. D'abord les parents, profondément endormis, ces incapables qui ne pensaient qu'à leur statut social. On verra s'il va les sauver, cette fois. Puis, les chambres des frères. Il se garda le plus jeune pour la fin, celui qui avait déclenché sa rage, celui qui avait mit le mécanisme infernal en marche. Celui qui avait osé prononcé son surnom, le sien, celui que seule Aoife était en droit de prononcer. Car elle était la seule qui avait osé l'approcher. Et cet avorton, ce bon à rien à part profiter de l'argent du père et de la mère, l'avait prononcé pour s'en moquer. Se moquer de lui. Se moquer d'elle. Jamais. On ne la touche pas. On ne la rabaisse pas. Il allait avoir la leçon qu'il mérite.
Il redescendit, et craqua la première allumette. Dans le fauteuil du père. Qu'est-ce qu'il l'aimait, mais qu'est-ce qu'il craignait les flammes. Elles le dévorèrent rapidement, léchant ensuite les rideaux à proximité. Pour la forme, il craqua une seconde allumette dans la bibliothèque, en prenant soin de laisser l'incendie prendre près du nom de Charles Dickens.
Il traversa la maison sombrant de plus en plus dans les Enfers, en prenant évidemment soin de fermer la porte d'entrée en sortant. Il alla chercher les bidons dans le coffre de la voiture, et vint asperger les murs extérieurs de la maisons, et surtout les buissons de fleurs de la mère. Elle en était si fière, s'en vantait souvent. Une fois de plus, une occupation qui craignait les flammes. Comme si tout était réuni depuis le début pour cette fin. Leur fin. Et le début de sa vie à lui. Il craqua une troisième allumette. Le feu qui instantanément. Les flammes montèrent bien plus vite qu'il aurait pu espérer, et bloqua bientôt tout accès à l'extérieur. Ils étaient fait comme des rats. Matthew jubilait.
Il rejoignit sa voiture, dans la volonté de mettre les voiles. Mais quand il se retourna pour voir son œuvre prendre forme, sa transe empira et l'immobilisa. Il avait toujours été fasciné par le feu, et voir cet élément naturel et dévastateur dévorer cette maudite bâtisse lui procurer une sensation de plaisir encore jamais ressentie. Alors il regarda. Il regarda les flammes monter, se propager dans les pièces de la maison. Monter à l'étage... Et il les entendit. Les premiers cris. Il ferma les yeux pour profiter du moment, le plaisir et l'excitation à leur paroxysme. Et plus ils criaient, de peur, de douleur, de détresse, et plus il semblait grandir. Prendre du pouvoir. Ce pouvoir de vie ou de mort, qu'il avait toujours eu d'un côté, était lâché. Pour sa plus grande satisfaction. Il n'entendit pas les premiers curieux. Il n'entendit pas les pompiers. Il n'entendit pas les policiers. Il les entendait eux. Crier. Encore et encore. Comme une douce musique dans sa tête. Leur souffrance pour son plaisir. Leur douleur pour sa jouissance. Que c'était bon. Et même s'il fut immédiatement arrêté, même si son plan de base avait été de rejoindre Aoife en voiture pendant la nuit, bien que tout soit parti en vrille, Matthew n'avait jamais été aussi heureux.

Cinq ans. Le temps passe vite quand même, c'est surprenant. Je ne pensais pas avoir assez de distractions pour ne pas m'en rendre compte. Pour ne pas devenir réellement cinglé. Plus que je ne le suis déjà bien sûr. Genre, commencer à me taper la tête contre les murs, tourner en rond, ce genre de folie là. Les psychiatres et les infirmiers font vraiment en sorte qu'on se sente... vivants ? Ouais c'est ça. Bon, il y a quand même un désavantage assez important : je suis enfermé. Et ce n'était pas ce que j'avais prévu, à la base. Pas du tout. En même temps, qui souhaite se retrouver enfermer quelque part ? Surtout dans un hôpital psychiatrique ? Vous m'avez compris.
Je voulais rejoindre Aoife à Dublin. Passer un peu de temps avec elle là-bas, puis s'enfuir. Avec elle ou pas. Sincèrement, j'ai beau avoir passé le plus clair de mon temps à ses côtés, je ne sais pas comment elle aurait réagit en me voyant arriver en annonçant que la famille était parti en fumée. C'est la seule inconnue à l'équation. Mais de base, je voulais laisser le moins de trace possible aux enquêteurs pour me laisser le champs libre. Pour rester libre, et goûter à cette nouvelle liberté. Mais le seul truc que je n'avais pas prévu, c'était de prendre autant mon pied. Du coup, je me suis fait choper comme un con. Ouais je sais, c'est dommage. Mais quand on voit un si beau spectacle, c'est normal d'en profiter, non ?
Alors en cinq ans, j'ai fais ma petite vie. Mes amis, mes amours, mes emmerdes quoi. Bon, oubliez les deux premiers points, rajouter « mes plans culs » et vous avez la véritable image de ma vie ici. Et quand j'ai des crises de meurtre, ou de trop grosses pulsions à assouvir, on m'assomme de tranquillisants. C'est agréable aussi d'être drogué. Je n'avais jamais essayé, mais c'est chouette. Alors parfois je le fais exprès, d'être agressif. Surtout quand j'ai mes rendez-vous avec les psychiatres. Ces abrutis ne sont qu'une brochette de fils à papa ou de fi-fille première de promo qui croient avoir la solution miracle pour me soigner. Ils me font rire, et m'exaspère aussi. Donc je les fais souvent fuir, pour avoir la paix. Ou on m'enferme en chambre d'isolement. Dans tous les cas je les évite, donc c'est parfait.
En ce qui concerne Aoife... je n'ai jamais eu de nouvelles. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue. Si elle pense encore à moi. Je ne suis pas blessé plus que ça, à cause de ma pathologie certainement, mais je suis quand même un peu vexé. Je pensais qu'elle tenait un peu plus à moi, et qu'elle chercherait à me joindre mais... tant pis. Elle doit avoir sa vie, et avoir dans ses relations une personne qui a tué toute une famille dans un incendie, ce n'est pas très reluisant. Je ne lui en veux pas, mais je ne peux m'empêcher de penser à elle, surtout quand mes pulsions resurgissent de manière inopinée. Mais je n'ai jamais parlé d'elle à personne, puisqu'en général le peu de personne qui m'approchent s'en fiche, puisque soit ce sont des infirmiers, soit des personnes encore plus cinglées que moi. Et puis, faire preuve d'égoïsme en ne parlant pas d'elle, c'est le seul secret qui me reste ici. Outre le niveau de mes pulsions, bien sûr. Mais puisque je ne la reverrai jamais, je la garde pour moi. Rien que pour moi.


candies-world
prénom : Aline . âge : vingt-cinq ans. type de personnage : scénario qui pète la classe .  d'où connais-tu le forum ? Je connais l'autre taré d'admin  comment le trouves-tu ? trop génial !  as-tu lu le règlement ? bien sûr qui ne le ferait pas ?   autre chose à dire ? les psychopathes, c'est le bien .


Code:
<t>harry lloyd »</t> <ps>matthew dickens</ps>




Dernière édition par Matthew Dickens le Mar 8 Mai - 0:14, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 45
MIROIR : Tom Hardy
IDENTITÉ : Luny
A DÉBARQUÉ LE : 05/03/2018
SITUATION : Il n'en parle jamais. Pas d'anneau au doigt laisse fort penser qu'il est célibataire.
EST ÂGÉ DE : 35 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 0:30

Bienvenuuuue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 799
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : Sunkissed
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 0:32

Elles sont les deux tarées, c'est laquelle d'admin ?

Super choix de scénario ! Bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 44
MIROIR : harry lloyd
IDENTITÉ : candies-world
CRÉDITS : lux aeternia
A DÉBARQUÉ LE : 06/05/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : vingt-huit ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 0:44

Leyka ► Merci
Callahan ► C'est vrai que j'avais oublié qu'elles étaient toutes les deux un peu fêlées... du coup c'est Piper Merci pour ton accueil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 45
MIROIR : Tom Hardy
IDENTITÉ : Luny
A DÉBARQUÉ LE : 05/03/2018
SITUATION : Il n'en parle jamais. Pas d'anneau au doigt laisse fort penser qu'il est célibataire.
EST ÂGÉ DE : 35 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 1:50

Ooh notre Piper
J'ai bien hâte de découvrir la façon dont tu vas tourner cette fiche et t'agacer pour un petit lien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATEUR
PILULES AVALÉES : 321
MIROIR : chris wood
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/exordium signature/exception
A DÉBARQUÉ LE : 01/04/2018

SITUATION : célibataire, certainement trop dingue pour être en couple avec qui que ce soit
EST ÂGÉ DE : vingt huis ans déjà (ou seulement ?), je suis né le premier jour de mars 90
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 10:21

@Matthew Dickens a écrit:
d'où connais-tu le forum ? Je connais l'autre taré d'admin

@Matthew Dickens a écrit:
C'est vrai que j'avais oublié qu'elles étaient toutes les deux un peu fêlées... du coup c'est Piper

(avec amour bien sûr)
sinon bienvenue j'ai hâte de voir ce que ta folie + celle de Niamh vont donner une fois à nouveau réunies
spoiler alert:
 

_________________

- Swear to God I ain't ever gonna repent, mama, can I get another amen? -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 696
MIROIR : Amber Heard
IDENTITÉ : yellowsubmarine
A DÉBARQUÉ LE : 25/12/2015

SITUATION : maybe he can save me from sadness
EST ÂGÉ DE : 27 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 10:50

@Callahan I. Rhodes a écrit:
Elles sont les deux tarées, c'est laquelle d'admin ?

Ok

Bienvenuuuue

_________________
le poison était dans la plaie voyez-vous, et la plaie ne se refermait pas.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://youknowiambad.tumblr.com
PILULES AVALÉES : 186
MIROIR : Emilia Clarke
IDENTITÉ : lamaouautruche
CRÉDITS : jeune padawan
A DÉBARQUÉ LE : 20/04/2018
(c) jeune padawan
SITUATION : En couple
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 11:15

    OMG OMG OMG j'arrive plus à respirer Ok on se calme
    Aliiiiiiiiine je t'aime tellement merci merci merci d'avoir pris mon scénario, je ne peux pas imaginer meilleure personne pour le faire !! in love
    Bon courage pour ta fiche et n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 799
MIROIR : Daniel Sharman
IDENTITÉ : Sunkissed
CRÉDITS : Sunkissed
A DÉBARQUÉ LE : 09/04/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 12:08

@Calypso Maddox a écrit:
@Callahan I. Rhodes a écrit:
Elles sont les deux tarées, c'est laquelle d'admin ?

Ok

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 713
MIROIR : Jennifer Lawrence
IDENTITÉ : Sammix
CRÉDITS : Angie & Tumblr
A DÉBARQUÉ LE : 23/11/2017

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 26 ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 13:24

Bienvenue :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 15:53

Bienvenue sur le forum
Tu fais une heureuse
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 44
MIROIR : harry lloyd
IDENTITÉ : candies-world
CRÉDITS : lux aeternia
A DÉBARQUÉ LE : 06/05/2018

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : vingt-huit ans
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Dim 6 Mai - 18:06

@Nolan A. Malrow a écrit:
@Matthew Dickens a écrit:
d'où connais-tu le forum ? Je connais l'autre taré d'admin

@Matthew Dickens a écrit:
C'est vrai que j'avais oublié qu'elles étaient toutes les deux un peu fêlées... du coup c'est Piper

(avec amour bien sûr)
sinon bienvenue j'ai hâte de voir ce que ta folie + celle de Niamh vont donner une fois à nouveau réunies
spoiler alert:
 

TELLEMENT D'AMÛR ENTRE NOUS
On va bien s'amuser hihihi

@A. Niamh O'Callaghan a écrit:

    OMG OMG OMG j'arrive plus à respirer Ok on se calme Aliiiiiiiiine je t'aime tellement merci merci merci d'avoir pris mon scénario, je ne peux pas imaginer meilleure personne pour le faire !! Bon courage pour ta fiche et n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit !


Haaaannnn bichette En même temps, comment voulais-tu que je résiste à CA ?! Siriusly ??? Merciiii

Kriemhilde ► Merci

Maddison ► Oui, je crois que j'ai lâché la bêêêête Mais c'est pour mon plus grand plaisir
Merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 2709
MIROIR : dianna agron
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : avatar/jeune padawan signature/anaphore
A DÉBARQUÉ LE : 29/07/2016

SITUATION : célibataire
EST ÂGÉ DE : 28 ans (née le 29 septembre 1990)
avatar

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   Mar 8 Mai - 12:47


Félicitations !

Tu sais déjà ce que je pense de ta fiche (mais du coup j'aimerais beaucoup voir ce qu'il se passe dans ta tête en fait ) amuses-toi bien

Te voilà maintenant validé En premier lieu, nous te demanderons d'aller vérifier que ton avatar est bien recensé. Désormais, tu as la possibilité d'aller te créer un scénario. Tu devras ensuite aller créer ta fiche de liens et celle de tes sujets. Oh, n'oublie pas de faire ta demande de logement ou de dortoir ! Ensuite, rendez-vous dans ce sujet, que vous soyez psychiatres ou patient, pour vous recenser ! Bon jeu sur Ostrov Island !

_________________
i'll morph to


someone else
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger   

Revenir en haut Aller en bas
 

matty ► I've turned into a monster, and it keeps getting stronger

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ≈ i've turned into a monster and it keeps getting stronger.
» i've turned into a monster •• pv. lukas
» DRAMIONE + turned into a monster
» Monster Mercenary Card
» Monster truck en chariot de guerre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: Monsters Among Us :: Four Walls And A Roof :: Welcome in !-