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 This ain't no place for no hero | Niamh

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MessageSujet: This ain't no place for no hero | Niamh   Mer 2 Mai - 19:54


This ain't no place for no hero
Niamh & Callahan

Le regard brouillé, Callahan se frotta les yeux, poussant un soupir agonisant.
La salle de surveillance. Il avait accepté d’y remplacer un collègue malade pendant ce qui devait être son jour de repos. C’était la salle que la plupart des autres gardes semblaient préférer, celle où on pouvait rester assis, boire du café, et ne pas risquer de se retrouver avec une fourchette plantée dans l’oeil à chaque instant - Callahan avait toujours voulu faire un tour de garde ici.

Eh bien, finalement, c’était à mourir d’ennui.

Il préférait encore mille fois tenir son poste au milieu de dizaines de psychopathes en puissance plutôt que de fixer ces écrans une heure de plus.
Son regard s’attarda un instant sur un patient qui en prenait bien plus que pour son compte en salle de punition. Il ignorait ce qu’il avait fait ; mais vu la façon dont son collègue s’acharnait, il ne serait probablement plus capable de recommencer un jour… Plissant les yeux, il s’approcha d’un autre écran. Cette chambre n’était-elle pas occupée, hier encore ? Si, il en était persuadé ; il avait raccompagné un patient dans cette chambre, la veille. Pourquoi était-elle vide ? Complètement vide ?
Quelque chose clochait, dans cet hôpital - il n’arrivait simplement pas encore à en avoir le coeur net.
Et puis, soudainement, son coeur manqua une pulsation. L’écran noir, celui auquel il n’avait pas fait attention depuis le début ; quelque chose venait de bouger dans la pénombre. Le coeur battant, Callahan chercha à remettre l’enregistrement en arrière, mais laissa tomber en constatant qu’il ne connaissait absolument pas les touches. Il prit alors son talkie-walkie, priant pour ne pas s'être trompé. « Echo ici Delta 1 » Les secondes s’égrainèrent lentement, pendant lesquelles il ne lâcha pas l’écran des yeux. Et puis, une réponse finit enfin par arriver. « Delta 1 ici Echo, parlez. » « Echo de Delta 1, il me semble avoir vu un individu dans les sous-sols. Seul. Demande urgente de vérification dans les sous-sols. » De ce qu’il en savait, il était très rare qu’un membre du personnel s’aventure dans cette partie du bâtiment… Plus encore sans lampe de poche. Cela menait à l’extérieur, mais c’était un tel labyrinthe que le nombre de personnes qui savaient s’y retrouver devait tenir sur les doigts d’une seule main. La seule explication qu’il voyait, c’était qu’un patient avait réussi à piquer un badge au personnel, et essayait de se barrer.

Le talkie walkie resta muet. Super. Callahan attendit encore une seconde, avant de rallumer le canal. « Echo de Delta 1 ; est-ce que quelqu’un peut au moins me remplacer en salle de surveillance pour que j’aille voir ? » La réponse fusa : « Delta 1 de Echo, bien reçu Delta 1. Remplacement en salle de surveillance. Terminé. »
Callahan poussa un nouveau soupir. Le seul moyen d’obtenir quelque chose d’eux était donc de faire le sale travail à leur place et de leur laisser la partie où ils pouvaient rester assis à boire du café. Peut-être était-ce à l’armée qu’ils étaient trop strictes, mais en comparaison, ses nouveaux collègues lui semblaient être les larves les plus paresseuses de la terre.
Résolu, le militaire prit son arme, une lampe de poche, et attendit qu’on vienne le remplacer pour aller s’aventurer dans le dédale de couloirs.

Il poussa la porte, et l’air froid des sous-sols lui mordit aussitôt la peau.
Callahan avançait lentement, l’arme en joue, le cœur battant. Espérant surprendre l’intrus et avoir ainsi une longueur d’avance sur lui, il gardait sa lampe éteinte tant qu’il le pouvait, se laissant guider par les bruits qu’il entendait.
Pas grand chose, au début. Et puis, son oreille s’habitua au silence, et il perçu peu à peu les bruits de pas qui résonnaient au loin.
Le stress montait ; soudainement, il se retrouvait des années en arrière, en Afghanistan. Et étonnement, il réalisa que ça lui manquait - cette peur de ce qu’il découvrirait au détour d’une ruelle. Cette sensation d’être vivant.
Les bruits étaient proches ; il pouvait même entendre une respiration, désormais. Callahan décompta mentalement avant de surgir soudainement du coin du mur derrière lequel il s’était planqué, allumant sa lampe dans le visage de l'intrus.


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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Dim 6 Mai - 12:49

This ain't no place for no hero
Callahan & Niamh

Il a des jours comme ça. Des jours où dès le réveil, on sait qu'on va passer une mauvaise journée. Déjà, j'ai passé une nuit affreuse; j'ai eu du mal à m'endormir, je me suis réveillée au moins dix fois au cours de la nuit, submergée par les souvenirs, et j'ai tout simplement l'impression de ne pas avoir dormi de la nuit. Je me lève donc très tôt ce matin, résignée à ne pas forcer le destin plus longtemps. L'esprit encore à moitié dans le coton, je me dirige vers la petite console où je garde le nécessaire pour préparer du thé et commence à m'en faire une tasse. Qui m'échappe presque immédiatement des mains. Je prends une grande inspiration, ferme les yeux et soupire longuement en m'insultant intérieurement, avant de me baisser pour nettoyer les dégâts. Mais évidemment, ça ne peut pas s'arrêter là. En voulant ramasser un fragment de tasse brisée, je sens un vif picotement et ne tarde pas à remarquer que ma main est en sang. Je me maudis à nouveau et attrape un torchon pour l'enrouler autour de la plaie. Malheureusement, celui-ci est rapidement trempé de rouge. Je me relève, un peu trop vite car la tête me tourne, et attrape une serviette propre pour remplacer mon bandage de fortune. Rien à faire, il faut que je me rende à l'infirmerie, j'ai probablement besoin de points de suture. Seul problème, je ne sais pas où se trouve l'infirmerie. Enfin, techniquement, je sais où elle se situe dans le bâtiment, et un garde m'y a emmené une fois lors d'une visite des lieux à mon arrivée, mais je ne suis absolument pas certaine d'arriver à la retrouver.

Une fois dans les couloirs, mes craintes se confirment.Cela fait à peine cinq minutes que j'ai quitté ma chambre, et je n'ai aucune idée de l'endroit où je me trouve. Foutu sens de l'orientation de merde. Je ne sais même pas dans quelle aile je me trouve, si je suis toujours dans celle réservée au personnel ou si j'ai atteint les quartier des patients. Je remarque alors une porte sur ma droite, protégée par un lecteur de badges, ce qui veut donc dire qu'il s'agit d'un endroit réservé au personnel. Je me dis qu'il s'agit peut-être d'une réserve d'urgence, et que j'y trouverai peut-être de quoi faire un vrai pansement, en attendant de trouver l'infirmerie. Je fais glisser mon badge dans le lecteur et la porte s'ouvre, sur la pénombre totale. Je fais un pas et la porte se referme lourdement derrière moi. Ne voyant strictement rien, je tâte le mur sur ma gauche, puis sur ma droite, à la recherche d'un interrupteur. J'avance encore un peu dans l'obscurité totale et ne vois pas la marche qui se trouve juste devant moi. Je dévale alors au moins une dizaine de marche sur les fesses, le sol plus bas arrêtant ma chute. Je lâche un juron et me relève difficilement. J'essaie d'avancer tant bien que mal, à la recherche d'une source de lumière ou d'une sortie, les mains devant moi et faisant de petits pas. Mais je ne trouve rien, et je commence fortement à avoir peur. Comme si la pénombre ne suffisait pas, j'entends maintenant des bruits. Des pas qui approchent. Je sens mon pouls qui s'accélère, et mes jambes qui tremblotent. Je retiens ma respiration et me retourne, pour soudainement être aveuglée par une lumière blanche. "AAAAAH !" Je ne peux retenir un cri. Je cligne des yeux pour m'habituer à la lumière, et arrive à distinguer une arme derrière le faisceau lumineux, ainsi qu'un visage qui me semble familier. Je plisse les yeux pour mieux le distinguer, et soupire de soulagement en le reconnaissant. "Callahan, merci mon Dieu. Je me suis complètement perdue, je cherchais l'infirmerie, et ensuite je suis tombée et..." Je n'ose même pas imaginer à quel point je dois avoir l'air stupide à ce moment précis.

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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Mar 8 Mai - 17:08


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Niamh & Callahan

L’individu qu’il braquait de sa lampe de poche se retourna, hurlant de surprise. Une femme. Niamh.
A la seconde où il la reconnu, Callahan abaissa le faisceau avant de faire de même avec son arme. C’était la deuxième fois de la semaine qu’il pointait par réflexe son arme sur une collègue. Heureusement qu’il n’avait pas la gachette aussi impulsive que la mise en joue - il aurait bien plus de sang sur les mains qu’il ne saurait le supporter.

Poussant un soupir imperceptible, il franchit les derniers mètres qui les séparaient. Le soulagement était réciproque ; il n’avait rien contre une petite montée d’adrénaline, mais c’était plutôt appréciable que cela se finisse bien, pour une fois. Sans violence. Mieux, même : avec un visage amical. « L’infirmerie ? La personne qui t’as fait visiter le bâtiment a vraiment fait du mauvais travail. » Un sourire s’était dessiné sur ses lèvres. Ce n’était rien d’autre qu’une plaisanterie : même si c’était lui qui avait eu ce rôle, il ne le prenait pas vraiment pour ses capacités de guide. Le bâtiment était grand, après tout, et la disposition des salles était totalement contre-intuitive. Se perdre les premières semaines était normal... Même s’il fallait bien avouer que pour le coup, elle avait mis le niveau très haut. C’en était presque louche… Et si ce n’était qu’une excuse, et que sa petite balade dans les sous-sols cachait une toute autre raison ?

Il secoua la tête. S’il continuait, il allait vraiment devoir ajouter la paranoïa à son tableau clinique personnel.

Il s’approcha, s’arrêtant à quelques centimètres d’elle. « Tu t’es fait mal ? Je peux regarder ? » Il souleva doucement la serviette qui recouvrait sa main, l’éclairant un court instant pour mieux voir. La plaie avait l’air profonde, du sang s’en échappait encore.
Callahan referma délicatement la serviette dessus, avant d’esquisser un pas en arrière. « On ferait mieux de ne pas trop tarder à retrouver l’infirmerie, alors. » Il se retourna, prêt à retourner sur ses pas. « C’est un patient qui t’as fait ça ? »

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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Sam 19 Mai - 18:02

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Callahan & Niamh

Il n'y a vraiment que moi pour m'entailler la main et me perdre dans les confins de l'hôpital dans la même journée. C'est tellement gros que ça pourrait en paraître suspect. Mais non, c'est simplement moi.

Je suis soulagée lorsque Callahan, m'ayant reconnu également, abaisse la lampe torche, et surtout l'arme, qu'il avait braqué sur moi. Ce n'est jamais très rassurant de se retrouver face à face avec le canon d'une arme à feu, surtout dans le fin fond des sous-sols d'un hôpital psychiatrique comme Ostrov. Décidément, aujourd'hui j'accumule le jackpot des situations délicates. Heureusement, donc, Callahan me reconnaît et ne me tire pas dessus - on a évité l'apothéose de la poisse. Je sens que je ne suis pas la seule à être soulagée, et le jeune garde me sourit même. Je suis obligée de lui rendre son sourire alors qu'il plaisante sur l'incapacité de la personne qui avait été responsable de me faire visiter les lieux. "Oui, il était vraiment très mauvais dans ce rôle. Heureusement, il est sympa..!" Je laisse même échapper un petit rire. C'est lui, Callahan, qui s'était vu refilé la corvée de me faire visiter l'hôpital lors de mon arrivée, et il faut dire que la responsabilité de mon égarement est largement partagée. Certes, je suis vraiment très mauvaise en orientation, mais je ne suis pas sûre que Cal soit bien meilleur que moi. Et puis surtout, il faut bien admettre que l'établissement est un véritable labyrinthe. Et puis quelques semaines déjà se sont écoulées depuis ladite visite. Bref, ne rejetez pas toute la faute sur moi, je ne suis qu'une innocente psychiatre perdue dans les bas-fonds de son lieu de travail / de vie. Hm, à peine déprimant, dit comme ça.

Décidément, il n'y a pas que physiquement que je m'égare aujourd'hui. Me concentrant à nouveau sur le moment et le lieu présent, je remarque que Callahan a pris ma main dans la sienne et délicatement observé les dégâts. Je le laisse faire, car même si je ne le connais au final pas plus que ça, le courant est vite passé entre nous le jour de notre rencontre, et il est ce qui se rapproche le plus d'un ami ici. Il me conseille de trouver l'infirmerie rapidement, et je suis contente qu'il s'impose pour m'accompagner. Je serais probablement capable de me vider de mon sang avant de tomber sur cette fichue pièce. Alors que nous nous mettons en route, il me demande si un patient est à l'origine de ma blessure. Cela me fait froncer légèrement les sourcils. "Quoi ? Mon Dieu, non, bien sûr que non, je suis simplement la personne la plus maladroite du monde, combinée à la plus malchanceuse, aujourd'hui, apparemment." Je lève les yeux au ciel et pousse un petit soupir d'exaspération. "Tu sais, tous les patients ne sont pas mauvais... La plupart ne veulent pas nous faire de mal." Je dis cela sans reproche, mais je sais que Callahan est ce que l'on pourrait appeler "un bon petit soldat", formaté pour respecter les ordres et voir les patients comme l'ennemi. Justement le contraire de ce que j'essaie de faire.

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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Lun 11 Juin - 14:51


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La réponse de la jeune femme à sa plaisanterie arracha à Callahan une moue dubitative. « Sympa, que tu crois... » Il la dévisagea une seconde, parfaitement sérieux, avant de reprendre : « Il a peut-être fait exprès de te faire visiter n’importe comment pour que tu te perdes dans ce foutu labyrinthe ! » Il rigola tout seul avant de se traiter mentalement de crétin. Ils étaient seuls et coupés du monde dans les sous-sols sombres d’un hôpital psychiatrique, ils se connaissaient à peine, et il était armé jusqu’aux dents. Cette plaisanterie était probablement une excellente idée - s’il voulait définitivement ficher la frousse à la jeune femme.

Ils avaient repris leur route, et Callahan réalisa alors qu’il n’avait absolument pas fait attention au chemin qu’il avait pris, trop appliqué à suivre l’origine des sons qu’il avait entendu. Pour l’instant, il se rappelait sans trop de mal quels embranchements emprunter, mais sa poitrine se serra en comprenant que cela serait probablement de courte durée.
Gardant ses doutes pour lui, il avait plutôt montré son inquiétude sur l’origine des blessures de la jeune femme, mais celle-ci lui assura que les patients n’avaient rien à voir là-dedans. Il posa son regard sur elle un instant, silencieux. Les nouveaux psychiatres étaient souvent comme ça : remplis d’optimisme et de foi en l’avenir de leurs patients. C’était bien. C’était même nécessaire, en fait, pour faire un travail comme le leur. Niamh était probablement très douée dans son boulot - sa douceur et son empathie naturelles le laissaient penser qu’elle était faite pour ça. Mais en tant que garde, ça lui posait de vraies inquiétudes au sujet de sa sécurité. « Je sais bien... ils n’ont pas choisi d’être malade. » Il marqua une pause, éclairant les deux nouveaux couloirs qui s’offraient à eux, avant d’opter pour celui de gauche en faisant semblant de savoir où il allait. « Cela dit, essaie de garder à l’esprit que la plupart d’entre eux sont arrivés là pour avoir commis un ou plusieurs meurtres… S’il te plait. Je n’aimerais pas t’accompagner à l’infirmerie pour quelque chose de plus grave que ça » Il désigna la main de la jeune femme d’un mouvement de tête. Pour être honnête, il avait finit par s’attacher à certains des patients - et il était arrivé ici avec tant d’idées préconçues sur les maladies mentales qu’il n’aurait jamais cru cela possible. Mais leur faire confiance, jamais.
En Afghanistan, le plus violent avait été de voir les civils qui les avaient invité à prendre le thé la veille utiliser soudainement des armes contre eux. Le militaire savait que ce n’était pas vraiment de leur faute, que les talibans menaçaient souvent les familles des paysans pour les rallier à leurs rangs et s’en servir comme chair à canon. Mais le résultat était le même : quand ça arrivait, les militaires étaient obligés de les abattre pour ne pas être tués en premier.
C’était la même chose, ici. Les patients pouvaient être profondément bons ; leurs maladies psychiques pouvaient soudainement les pousser à faire des choses dont on ne les aurait pas cru capables - même quand on pensait les connaitre bien.
Par chance, les agressions physiques était bien plus rare sur le personnel médical que sur les gardes - ce qui était normal, puisque leur rôle consistait à être en conflit perpétuel avec les patients. Niamh n'était peut-être pas en sécurité aux yeux du militaire, mais elle l'était toujours plus que lui.
Sentant un malaise flotter entre eux, le jeune homme décida de changer légèrement de sujet : « Ça se passe bien pour toi, alors, depuis ton arrivée ? Quels patients t’ont été confiés ?  »

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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Mer 11 Juil - 15:01

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Cette fois, la blague de Callahan me fit franchement rire - il faut dire que je suis très bon public, quand même. Mais avec mon sens de l'humour bizarre et mon esprit tout aussi décalé, je trouve que le fait de plaisanter sur le fait qu'il ai pu faire exprès de mal me guider pour que je me perdre drôle. Glauque ? Pourquoi glauque ? Bref...

Du coin de l'oeil, j'essaie d'évaluer si mon guide de fortune sait vraiment où nous allons. Je veux bien qu'il soit là depuis plus longtemps et que la connaissance du bâtiment doive faire partie de ses compétences, il ne me frappe pas comme totalement confiant quant au chemin à suivre. Il faut dire que, nous ne sommes éclairé qu'à la faible lumière de sa lampe de poche, et il a probablement dû descendre jusqu'ici dans la précipitation, s'attendant à se retrouver face à face avec un patient en pleine crise plutôt qu'à une pauvre petite psychiatre blessée et désorientée. Toujours est-il que je suis quand même plus aidé en sa compagnie que livrée à moi-même dans la pénombre des sous-sols. C'est sûrement grâce à sa taille imposante - et son arme non moins imposante - que je ne me sens hors de danger en la présence du garde, même si je continue toujours à perdre du sang. Mais je me laisse emporter dans notre discussion, oubliant presque la suite d'incident qui nous a mené dans cette situation. Je souris doucement alors qu'il avoue savoir que les résidents d'Ostrov n'ont pas choisi d'être malade; ça n'est pas forcément évident pour tout le monde, la plupart des gardes ici semblent penser que les patients ne sont ici que pour leur faire vivre un enfer. C'est agréable de savoir que Callahan et moi sommes sur la même longueur d'onde. Enfin... Je sais qu'il a raison de toujours se méfier de l'eau qui dort, et effectivement, bon nombre de patients ici ont un historique violent. Mais comme toujours, je ne peux m'empêcher de toujours vouloir être optimiste, quitte à en être aveuglée. Je réalise bien que, objectivement, c'est Callahan qui a raison, alors je ne dis rien et hoche simplement la tête en souriant, touchée par son inquiétude. "Promis." Il faut dire que je n'aime pas forcément non plus la perspective de risquer ma vie.

Aucun de nous ne dit plus rien pendant quelques minutes, et je sens mon compagnon de marche perdu dans ses pensées. Evidemment, déformation professionnelle ou curiosité maladive, je ne peux que me demander qu'est-ce qui peut bien le faire dériver aussi loin. J'aimerais lui poser la question, mais après tout, nous ne nous connaissons pas, et je ne veux pas lui fair epeur en l'assaillant de questions... D'autant plus qu'il ne me semble pas vraiment prêt à discuter de sa vie de manière plus personnelle. Callahan ressent probablement aussi le léger malaise qui s'est installé dans notre avancée silencieuse, puisqu'il reprend la parole pour me demander comment vont les choses pour moi depuis mon arrivée. Je prends quelques minutes pour y réfléchir, car à vrai dire je ne m'étais pas encore posé la question jusque là, et hausse finalement les épaules légèrement. "Plutôt tranquille, je dois dire - l'événement le plus excitant depuis le premier jour, c'est cette journée qui ne fait qu'empirer." Je laisse échapper un petit rire désabusé. "Je n'ai pas beaucoup de patients, pour le moment, seulement deux, et je n'en ai vu aucun, je sais pas trop pourquoi. Je crois que Piper Blackwood m'évite, en tout cas..." Cette dernière phrase est plus une réflexion personnelle qu'autre chose, me rendant compte que, malgré les nombreux rendez-vous prévu, je n'avais encore jamais rencontré la jeune femme.

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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Dim 22 Juil - 12:23


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Un soulagement imperceptible glissa dans le regard du militaire quand elle lui promis de faire attention à elle. Niamh avait ce talent pour déceler le bon en chacun ; ou du moins, c’était ce qu’il lui avait semblé les quelques fois où ils avaient discuté. Tout l’inverse du militaire, méfiant pour le moindre détail. Elle avait de la chance, dans le fond ; mais rester sur ses gardes ne pouvait faire de mal à personne. Encore moins à Ostrov.

Il changea finalement de sujet, lui posant des questions sur les patients qui lui avaient été attribués depuis son arrivée. Autant dire que sa réponse ne lui plut pas. « Comment ça, tu ne les as pas vu... Ils ont séché leurs rendez-vous ? Aucun garde ne les a escorté jusqu’à ton bureau ? » Indiscernable dans la pénombre, il avait froncé les sourcils. Si c’était bien ça, il ne pouvait pas dire qu’il était réellement surpris ; ses collègues montraient chaque jour de nouvelles facettes de leur incompétence. Il ne pouvait pas dire que leurs missions l’enthousiasmait, lui non plus ; mais les ordres étaient les ordres. Sans eux, Ostrov ne serait plus qu’un chaos anarchique, à feu et à sang. Ils gardaient certains des individus les plus dangereux d’Angleterre, mais certains des surveillants semblaient l’oublier.
Niamh mentionna ses deux patients, et le nom de Piper résonna dans le cerveau de Callahan ; il ne lui fallut qu’une seconde pour faire le lien entre le nom et le visage. « Blackwood… J’ai dû lui faire passer un interrogatoire, il y a quelques semaines. » Il marqua une pause en y repensant. Loin d’être son moment le plus agréable à Ostrov. Mais aussi surprenant que cela puisse être, vu son dossier, c’était avec elle que ça s’était finalement le mieux passé. « Elle est intelligente, je suis sûr qu’il y a matière à la voir évoluer. » Il n’était pas psy, faire des pronostics sur les chances de guérison des patients n’était pas vraiment dans ses compétences. Mais malgré tout, il n’avait pas eu l’impression de s’adresser à une malade, ce jour-là. Loin de là. Qu’elle puisse guérir, il en était persuadé. Naïvement, peut-être. « Laisse-lui le temps de constater que tu n’es pas une énième psy incompétente. Il y a de sacrés cas dans le personnel aussi. » Un rire amer échappa à ses lèvres. C’était ça ou en pleurer. Il hésita un instant, avant d’ajouter, de but en blanc : « Il paraît qu’elle a couché avec tous ses autres psys. » Il ne savait pas vraiment dans quel but il avait avoué ça : la prévenir qu’elle savait séduire son monde, ou justifier l’absence de progrès avec ses précédents thérapeutes ? Il aurait pu trouver ça drôle, mais ce n’était pas le cas. D’abord parce que ce genre de relations étaient formellement réprimées par le règlement et par toute personne ayant un minimum de sens moral ; mais surtout parce que c’était une façon assez gerbante de s’occuper de son hypersexualité. Peut-être que c’était elle qui les avait séduits - après tout, elle lui avait fait des avances en moins de dix minutes dans la même pièce, c’était probablement pire après des heures de rendez-vous en tête à tête. Mais ça ne changeait rien à toute l’immoralité de la chose. Ils étaient ses putains de psy, et c’était probablement la pire chose qu’ils pouvaient faire pour l’aider.

Ils arrivèrent à un autre croisement, et Callahan sentit l’angoisse s’emparer de lui. Il ne reconnaissait rien. Ou plutôt, il reconnaissait tout, pour une simple et bonne raison : chaque couloir était exactement identique. Il avait un bon sens de l’orientation, d’habitude ; mais là, pas de soleil ni de signes distinctifs pour se repérer, ça promettait d’être compliqué.  
Il jeta un regard furtif à Niamh. Elle était blessée et perdait quand même pas mal de sang, à ce qu’il avait pu voir. Ce n’était vraiment pas le moment de perdre son sang froid. Ni de se perdre tout court, en fait. Réfléchis, Cal’. Réfléchis.
Il pris une inspiration, essayant de calmer l’inquiétude qui grandissait en lui. Ok. Il lui semblait avoir essentiellement tourné à droite, quand il était descendu à la recherche de l’intrus. Tourner à gauche en évoluant dans l’autre sens lui semblait donc une bonne idée.
Il reprit donc son chemin, essayant de masquer au mieux les doutes qui l’assaillaient. « Ça va, ta main ? »


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MessageSujet: Re: This ain't no place for no hero | Niamh   Mar 11 Sep - 23:36

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Soudainement, je trouve qu'il fait incroyablement chaud dans ce sous-sol qui m'a pourtant frappé comme froid lorsque j'y avais malencontreusement mis les pieds quelques minutes plus tôt. Alors que le sang commence à taper contre mes tempes, je réalise que ma blessure est peut-être plus grave que je ne l'avais précédemment estimé. Je ferme les yeux un quart de secondes pour reprendre mes esprits et ne pas affoler Callahan, ni moi-même d'ailleurs. Je profite du fait que le jeune garde enchaîne sur la conversation pour me distraire. Malgré mon état, je ne peux retenir un petit sourire, qu'il ne peut pas voir dans la pénombre des sous-sols, alors qu'il réprime tout seul le fait que je n'ai encore vu aucun de mes patients. Rien à faire, Callahan est clairement le garde - que dis-je, la personne la plus assidue et respectueuse des règles que je connaisse. Alors qu'il me parle de l'un de mes rares patients, Piper Blackwood, je suis assez surprise du portrait qu'il me dresse de la jeune femme. J'ai beau ne l'avoir jamais vue, tous les membres du personnel à qui je l'avais mentionné n'étaient clairement pas ses plus grands fans. J’acquiesce lorsqu'il me dit qu'elle a du potentiel pour "évoluer", selon ses mots. C'est exactement ce que je pense, ou en tout cas ce que je veux croire, et je suis contente de voir que pour une fois, je ne suis pas la seule à croire en un patient. J'accueille avec plaisir son petit compliment sur mes compétences professionnelles et le rejoins dans sa réaction amère après sa déclaration sur les membres du personnel. "Oui, j'ai vite cru comprendre que tous n'étaient pas forcément là pour le bien des patients..." Je soupire légèrement en me rappelant que je suis certainement un des seuls employés d'Ostrov à me soucier des patients.

Je hausse les sourcils à la remarque suivante de Callahan, sortie un peu de nulle part. Bien sûr, j'ai déjà entendue la rumeur - enfin, ce sont des faits avérés : je remplace justement un psy qui n'a pas su repousser les avances de la jeune femme, ou qui a tout simplement profité de sa maladie, on ne saura jamais vraiment. Je trouve cela surprenant de la part du jeune homme, mais il ne pense certainement pas à mal en me rapportant ce petit gossip. A nouveau, j'acquiesce et me souviens qu'il ne peut pas me voir. "Il paraît, oui... Au moins, pas de risque avec moi." En effet, même si je n'avais pas été hétéro, il est tout simplement hors de question pour moi de franchir ce genre de ligne avec mes patients. Je ne suis peut-être pas aussi zélée que mon accompagnateur, mais j'ai quand même des principes.

Nous nous arrêtons à ce qui semble être un croisement. Ce qui me semble, être un croisement, car en plus de la pénombre, ma vue commence dangeureusement à se brouiller. Si la conversation a réussi à me changer les idées, la fièvre et les maux de tête reprennent vite le dessus. Il ne faut que quelques secondes à Callahan pour prendre la décision de tourner à gauche mais cela me paraît durer une éternité. Alors qu'il me demande justement comment je vais, je prend une grande inspiration avant de lui répondre. "Je dois avouer avoir connu mieux... J'ai vraiment hâte qu'on arrive à sortir d'ici, il fait horriblement chaud..." Je suis consciente de l'idiotie de mes paroles, sachant que nous sommes plusieurs mètres sous le sol, mais mon esprit se brouille de plus en plus. Il ne sert certainement à rien de continuer à feindre plus longtemps, et j'attrape le poignet du garde pour lui signaler mon souhait de m'arrêter. "Je suis désolée. Je ne me sens pas très bien, là..." Ne pas m'évanouir, ne pas m'évanouir... Alors que je ne cesse de me répéter ces mots pour me convaincre de ne pas céder, je sens le poids de mon corps se faire de plus en plus lourd, mes jambes trembler et des frissons, cette fois, me saisir. Merde, je ne me suis vraiment pas loupée, cette fois. Une fois sortie de cette histoire, il faudrait vraiment que je pense à prendre des cours d'adresse, ou quelque chose du genre...

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This ain't no place for no hero | Niamh

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