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 i don't care what you think as long as it's about me (niamh)

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MessageSujet: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Lun 26 Fév - 0:52


I DON'T CARE WHAT YOU THINK
AS LONG AS IT'S ABOUT ME
« Tient j’ai trouvé une nouvelle punition pour toi Blackwood ! » Il me prend par le bras, et me traîne sans aucune douceur dans le couloir avant de me jeter dans un coin. En sous-vêtements. Je lui lançais un regard, vide de toute humanité, de toute sympathie et à la fois vide de toute haine. Un regard vide de tout sentiment. Un regard, qui n’en avait plus rien à faire. Un regard qui s’en foutait. Parce que je m’en foutais. J’avais connu bien pire que d’être traînée en sous-vêtements à travers le couloir de ce foutu asile. Et je savais que je connaîtrais encore pire tant que je serais coincée dans ce trou à rat. « Tu sais que j’en ai rien à foutre, de c’que tu me fais là ? La moitié de ce taudis m’a vue à poil déjà alors c’est pas une culotte et un soutif qui vont changer grand-chose. » Mais qu’il sache que, si un jour l’envie m’en prenais toujours, je me vengerais. Garde ou pas, il paierait un jour ou l’autre. « Reste dans ce coin toute la journée, ça te calmera. » Et il tournait les talons, avant de partir. Sans me rendre mes vêtements, bien sûr. Je levais les yeux au ciel. Comme si cette punition allait me calmer. Me mettre au coin, sérieusement ? Il n’avait pas trouvé pire que ça ? On dirait qu’il punissait un élève de primaire qui avait fait une bêtise qu’il oublierait à la fin de la journée. « Tu veux pas me mettre un bonnet d’âne tant que t’y es ?! Vu que t’as l’air d’être coincé dans les années 50 ! » criais-je à son attention. Tout ça parce qu’il nous avait surpris, son collège et moi en train de coucher ensemble. Comme si ça allait m’arrêter de me taper des gardes, hein. Comme si j’en avais quelque chose à foutre d’être assise là, sur le sol glacé du couloir en sous-vêtements, à la vue de tout le monde. Rien n’arrêterait Piper Blackwood. Sauf la mort. Et encore, une fois passée l’arme à gauche je ferais tout pour revenir hanter ces sombres idiots. Ils ne se débarrasserait pas de moi aussi facilement. J’étais coriace. Ils avaient tout essayé. L’isolement, la torture. Et malgré des mauvaises passes, j’étais toujours revenue. Plus forte qu’avant. Alors ce n’était pas une simple punition enfantine qui me détruirait. Et encore moins les passants qui me dévisageaient. « Quoi tu veux ma photo ? », lui demandais-je en faisant mine de me lever. Elle partit en courant, la trouillarde. La peur que je me lève pour lui en coller une était bien trop présente dans ses yeux, alors elle avait détalé. Tant mieux, parce que si je lui en avais mise une, c’était l’isolement. Et l’isolement en soutien-gorge et petite culotte c’était déjà une autre histoire. Je soufflais, commençant déjà à m’ennuyer alors que ça devait faire cinq minutes que j’étais assise ici. J’étirais mes jambes devant moi, en faisant trébucher certains au passage. Je pouffais de rire. Voilà qui était déjà beaucoup plus drôle. Et qu’on ne compte pas sur moi pour reculer mes jambes à chaque passage. Allez tous vous faire foutre. Jusqu’à ce que quelqu’un s’arrête à la barrière de mes jambes, s’installe à mes côtés. Et je n’avais beau pas la connaître plus que ça, je n’avais pas à tourner la tête pour savoir qui elle était. Ma chère et tendre nouvelle psychologue. Une autre de plus sur la liste qui allait tenter de percer la coquille que j’étais. « J’ai pas besoin de votre pitié vous savez. »

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Dim 22 Avr - 20:51

I don't care what you think as long as it's about me
Piper & Niamh

Bizarrement, je ne remarque que maintenant que la jeune femme à côté de moi ne porte rien de plus que ses sous-vêtements. De nature habituellement observatrice, je n'ai pas fait attention à cet important détail lors de mon arrivée auprès d'elle. Probablement parce que j'étais encore une fois malgré moi perdue dans mes pensées, qui m'emmène à chaque fois à des années lumières du moment présent, soit à une époque plus heureuse, soit à une période bien plus sombre encore que la vie à Ostrov. Je me force à chasser les souvenirs de ma vie antérieure et redirige toute mon attention à Piper, à moitié nue donc, dans les couloirs glaciaux de l'hôpital. Certainement une nouvelle punition infligée par l'un des gardes à l'encontre de la jeune fille, qui a dû désobéir pour la xième fois. Tout de même, je n'arrive pas à comprendre le raisonnement de ce qu'il semble être la majorité des gardes et même une partie du personnel, de punir les patients qui ne se montrent pas dociles Et encore, la punition de Piper n'est certainement pas la pire qui ait été attribuée entre ces murs. Je n'en ai pas vraiment la preuve, mais je suis persuadée que certains membres du personnel s'adonnent à des violences physiques contre ces pauvres personnes.

L'impact psychologique du harcèlement moral peut néanmoins être tout aussi destructeur que les violences physiques. Mais quelque chose me dit qu'il en faudra plus à Piper pour craquer et changer de comportement, le désir du quelconque garde qui l'a puni en premier lieu ne sera pas comblé. Cependant, je me doute bien que même la dure à cuire Piper Blackwood doit bien se les geler dans cette tenue. Je ne peux pas faire grand chose pour elle, mais je me promène toujours dans les couloirs avec une large écharpe autour des épaules pour me protéger du froid. Alors que ma voisine déclame que je dois probablement déjà tout savoir sur elle et que les consultations sont inutiles, je l'enlève et la lui propose, sans rien dire. Je prends quelques instants avant de lui répondre. "J'ai entendu beaucoup de choses à ton sujet, en effet." Je regarde devant moi, comme si je parlais plus au mur qu'à elle-même. "Je préférerais me faire une idée de qui tu es vraiment par moi-même... Mais si ça ne t'intéresse pas, je peux partir."

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Dernière édition par A. Niamh O'Callaghan le Mar 1 Mai - 16:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Mer 25 Avr - 23:05


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Assise à même le sol, en sous-vêtements, tout ce que je ressentais c’était la froideur des lieux. Le chauffage n’étant pas le point fort de l’hôpital, le sol et le mur étaient pour ainsi dire, glacial. Je n’en avais rien à foutre, des regards des autres patients, des infirmières ou des gardes qui passaient. S’ils me regardaient un peu trop longtemps, il était simple pour moi de retenir leurs visages et d’aller leur rendre une petite visite plus tard. Alors je ne pensais pas à ça, à leurs regards. La seule chose qui m’importait c’était ce foutu froid que je sentais dans tout mon corps. Mais pourquoi pas. Une nouvelle punition. Mais ce n’était pas la pire. Ils allaient devoir trouver mieux. Beaucoup mieux. Ce n’était pas en la foutant à moitié à poil devant tout le monde qu’on allait descendre Piper Blackwood. Tout ce que je voyais, c’était des jambes passées devant moi, certaines dénudées parce que la personne portait une jupe, d’autres cachées sous un pantalon. D’autres qui se traînaient, signe que c’était un patient. Et moi je restais là, à les regarder. Sans voir leur visage. Je ne relevais la tête que quand je sentais un regard trop insistant, et je l’envoyais balader en lui aboyant dessus une douceur que seule moi pouvait sortir.

Jusqu’à ce qu’une paire de jambes s’arrête près de moi. Ma nouvelle psychiatre. Une de plus sur la liste. Je n’avais pas besoin de sa pitié, mais apparemment elle n’était pas là pour ça. Tant mieux. Une personne de moins à remballer, elle pouvait partir maintenant. Mais non. Elle s’asseyait à côté de moi, mais elle était habillée, elle. Je n’étais venue à aucun des rendez-vous. C’est vrai. Je n’en n’avais pas envie tout simplement, et au moins elle ne perdait pas son temps. Et je ne perdais pas le mien. Depuis le temps que je voyais un psy, j’avais bien compris que tout ça ne servait à rien. « Et ça vous étonne ? » Je tournais la tête et la regardais. « Vous êtes peut-être nouvelle mais je suis sûre que vous savez tout de moi, non ? » Je regardais à nouveau devant moi, et haussais les épaules. « C’est une perte de temps, ces consultations. »

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Mar 1 Mai - 16:25

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Piper & Niamh

Bizarrement, je ne remarque que maintenant que la jeune femme à côté de moi ne porte rien de plus que ses sous-vêtements. De nature habituellement observatrice, je n'ai pas fait attention à cet important détail lors de mon arrivée auprès d'elle. Probablement parce que j'étais encore une fois malgré moi perdue dans mes pensées, qui m'emmène à chaque fois à des années lumières du moment présent, soit à une époque plus heureuse, soit à une période bien plus sombre encore que la vie à Ostrov. Je me force à chasser les souvenirs de ma vie antérieure et redirige toute mon attention à Piper, à moitié nue donc, dans les couloirs glaciaux de l'hôpital. Certainement une nouvelle punition infligée par l'un des gardes à l'encontre de la jeune fille, qui a dû désobéir pour la xième fois. Tout de même, je n'arrive pas à comprendre le raisonnement de ce qu'il semble être la majorité des gardes et même une partie du personnel, de punir les patients qui ne se montrent pas dociles Et encore, la punition de Piper n'est certainement pas la pire qui ait été attribuée entre ces murs. Je n'en ai pas vraiment la preuve, mais je suis persuadée que certains membres du personnel s'adonnent à des violences physiques contre ces pauvres personnes.

L'impact psychologique du harcèlement moral peut néanmoins être tout aussi destructeur que les violences physiques. Mais quelque chose me dit qu'il en faudra plus à Piper pour craquer et changer de comportement, le désir du quelconque garde qui l'a puni en premier lieu ne sera pas comblé. Cependant, je me doute bien que même la dure à cuire Piper Blackwood doit bien se les geler dans cette tenue. Je ne peux pas faire grand chose pour elle, mais je me promène toujours dans les couloirs avec une large écharpe autour des épaules pour me protéger du froid. Alors que ma voisine déclame que je dois probablement déjà tout savoir sur elle et que les consultations sont inutiles, je l'enlève et la lui propose, sans rien dire. Je prends quelques instants avant de lui répondre. "J'ai entendu beaucoup de choses à ton sujet, en effet." Je regarde devant moi, comme si je parlais plus au mur qu'à elle-même. "Je préférerais me faire une idée de qui tu es vraiment par moi-même... Mais si ça ne t'intéresse pas, je peux partir."

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Sam 12 Mai - 21:55


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J’avais séché un bon nombre de séances chez le psychiatre. Mais c’était bien la première fois que l’un d’entre eux me rejoignais dans le couloir. Cependant je ne savais pas si elle était venue exprès pour moi, ou si le fait qu’elle soit à mes côtés relève du hasard le plus complet. Mais dans les deux cas, elle me semblait déjà plus coriace que les autres. Ce qui pouvait être plus amusant de mon côté. Avant c’était beaucoup trop facile. Les psychiatres de sexe masculin finissaient par craquer et coucher avec moi (plusieurs fois même, jusqu’à ce qu’on découvre le pot aux roses) et les psychiatres de sexe féminin finissait par craquer, tout simplement. Elle ne voulait plus de moi comme patiente, et soit elles avaient totalement fini par quitter l’île soit elle m’évitait comme la peste, même dans les couloirs. Je suis certaine que mon dossier était passé par un bon nombre de mains à Ostrov, mais qu’ils avaient tous refusé. Par peur. Et Niamh elle avait dit oui. Mais je savais que ce n’était pas totalement son choix. Elle était nouvelle, alors on avait dû lui forcer un peu la main pour qu’elle prenne mon cas. Alors j’allais faire -plus ou moins- un bout de chemin avec elle, avant qu’elle ne craque, ne me refile à quelqu’un d’autre ou alors qu’elle prenne ses jambes à son cou pour quitter ce gros caillou. Elle avait entendu un tas de choses à mon sujet, et ça ne m’étonnait pas. La plupart devait être marqué dans mon dossier, et les autres s’échangeaient dans une salle de repos quelconque, entre deux portes ou encore dans le couloir. Les rumeurs, les vérités, les mensonges. On ne les distinguait pas mais on les connaissait tous. Et O’Callaghan devait déjà les connaître par cœur. Je tourne la tête vers elle pour voir qu’elle me tend l’écharpe qu’elle avait sur les épaules. Je fixais le vêtement quelques secondes, hésitant à l’accepter. Je ne voulais pas montrer de signe de faiblesse. Mais je commençais réellement à avoir froid. Et j’en avais un peu marre que le vieux garde pervers, au bout du couloir, me fixe comme si j’étais un bout de viande. En plus il se croit beau alors qu’il ressemble plus à un gros cochon qu’à un dieu vivant. Et c’était en voyant encore son regard du coin de l’œil, que j’attrapais finalement l’écharpe et la mettais sur mes épaules. « Merci. Mais ce n’est pas un signe de faiblesse, on est bien d’accord ? » Je commençais déjà à me réchauffer et le vieux pervers était repartit faire son boulot. Enfin. Un rictus étira mes lèvres en entendant la remarque de mon médecin alors que je regardais dans la même direction qu’elle, le mur face à nous. Elle voulait voir par elle-même. Comme tous les autres. Et une fois qu’ils avaient vu, ils avaient abandonné lâchement. « Comme tous les autres… » Je tournais à nouveau la tête pour la regarder elle. « Et ils ont tous abandonné. Mais c’est pas votre genre, j’me trompe ? » Je reprenais ma position initiale, fixant à nouveau le mur face à nous. « Vous pouvez rester, si ça vous chante. Ça peut être amusant à voir. »

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Lun 21 Mai - 23:21

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Il y a quelque chose chez Piper qui me rappelle Matty. Je ne sais pas si c'est le sarcasme, la prestance, ou ce petit air hautain. Peut-être les trois. Cela me fait sourire intérieurement, non sans un petit pincement au cœur, comme à chaque évocation du souvenir de mon meilleur ami. On dirait qu'il est mort quand je dis ça comme ça, non ? Mais après tout, ça se pourrait, n'ayant aucune idée de ce qu'il est devenu... A nouveau, je chasse mes idées sombres, bien décidée à profiter de l'opportunité d'être tombée sur Piper. Je ne peux réprimer un petit sourire lorsqu'elle accepte mon écharpe pour se réchauffer, me faisant promettre que cela ne compte pas comme un signe de faiblesse. Je ne souris pas parce que je trouve qu'elle fait preuve de faiblesse, mais plus pour le fait qu'elle soit tellement sur la défensive et habituée à maintenir cette façade. Mais je comprends, surtout lorsqu'on évolue dans cet environnement depuis si longtemps. Toujours est-il que je hoche la tête en signe de consentement, et je suis contente de la voir s'enrouler dans mon écharpe. Déjà, parce qu'elle semble se réchauffer rapidement. Ensuite, parce que le gros garde vicieux du bout du couloir, tellement fin qu'il pense sûrement que nous ne pouvons pas le voir, s'est enfin résigné à reprendre son service correctement plutôt que de reluquer la pauvre jeune femme. Enfin, parce que, aussi faible cela soit-il, c'est un premier lien. Elle ne l'admettra probablement jamais, mais je sais qu'elle se souviendra de mon geste dans le futur.

A nouveau, je souris, en entendant les mots de la jeune femme. Pour Piper, je ne suis sûrement qu'une énième psy dans les mains de laquelle est tombé son dossier, et qui comme tous les autres avant elle pense qu'elle arrivera à l'aider mais finira par laisser tomber. Mais comme elle dit, je ne suis pas comme les autres. Ma patiente n'en a pas l'air convaincue du tout, mais ça viendra. En attendant, cela semble l'amuser de me voir essayer, et c'est au moins déjà ça. Elle ne me rejette pas complètement et ceci est ma fenêtre de manœuvre. Aussi mince en soit l'ouverture. "Est-ce que tu vas finir par me dire comment tu t'es retrouvée au coin comme une gamine de 5 ans, en sous-vêtements qui plus est ?" Je dois bien le reconnaître, la situation est tout de même assez coquasse. Qui a bien pu croire que cela consistait en une véritable punition, destinée à dissuader la jeune femme de recommencer quoi que ce soit qu'elle ai fait ?

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Mer 6 Juin - 21:30


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J’étais punie comme une enfant, assise dans un coin sans mes vêtements. Il ne me manquait qu’un bonnet d’âne, et j’avais le combo parfait. S’il pensait vraiment que cette punition aurait un effet, il se foutait le doigt dans l’œil et jusqu’au cul. Je n’étais plus une enfant alors me mettre au coin était une perte de temps monumental. Mais si ça l’amusait, pourquoi pas. Autant qu’il se fasse plaisir un peu, tout seul, comme il le pouvait. Vu que je n’avais pas pu lui faire plaisir moi-même, comme je l’avais fait avec son collègue il y a quelques minutes à peine. Après quelques instants seule, des regards de la part des patients que j’envoyais bouler sans même me lever, de certains membres du personnel qui tentaient de se faire discret en postant les yeux sur moi, ma nouvelle psychologue vint me tenir compagnie. Elle était nouvelle, et donc soit elle était clairement naïve soit elle ne me connaissait pas du tout. Mais encore une fois, faire plaisir aux membres du personnel était un de mes passe-temps alors si accepter de discuter avec elle pouvait la rendre -plus ou moins- heureuse, pourquoi pas. J’acceptais même son écharpe et la mettait sur son épaule. Mais ça c’était plus pour avoir moins froid et pour que le gros pervers un peu plus loin arrête de me regarder comme si je n’étais qu’un vulgaire bout de viande. J’étais peut-être (beaucoup trop) accro au sexe, mais il y avait quand même des choses à respecter. Dont moi. J’étais une femme, un être humain comme un autre alors j’avais droit à un peu de respect. Et je n’étais pas le bout de viande que le regard de ce vieux garde laissait paraitre. Mais je faisais promettre à ma psy que ce n’était pas un signe de faiblesse. Parce que ça ne l’était vraiment pas.

Il ne fallu que quelques secondes pour que je sois réchauffée et sans réellement savoir que je me sentais mal, je me sentais étrangement mieux. Niamh était peut-être naïve mais au moins elle n’était pas un monstre comme on pouvait en voir ici. Et voir quelques personnes nous traiter comme des êtres humains, ça ne pouvait faire que du bien, finalement. Un rictus se dessina sur mes lèvres en entendant sa question. Qu’est-ce que j’avais fait pour finir par me retrouver au coin ? « Une histoire de jalousie, c’est tout. » Ouais c’est ça il devait être jaloux parce que je ne l’avais pas choisi lui pour m’envoyer en l’air. Je resserrais l’écharpe sur mes épaules, le rictus fendant toujours mon visage. « J’ai couché avec un autre que lui, il nous a surpris, il a pété les plombs… Vous voyez quoi. La crise de jalousie par excellence. » Je tournais la tête et posais mon regard sur la jeune femme. « C’est triste d’en arriver là quand même… » , ironisais-je.


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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Mer 11 Juil - 12:04

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Piper & Niamh

Comment en suis-je arrivée à faire des consultations dans les couloirs d'un hôpital parce que ma patiente refusait de coopérer jusque là, je n'en sais rien. Mais il faut dire que c'est plutôt coquasse. Et pas si bête que ça, au final. Après tout, l'environnement très formel du bureau peut être parfois très intimidant ou dérangeant pour certains. Pas pour Piper, évidemment, qui depuis le temps, ne doit pas vraiment voir la différence avec une autre pièce de l'établissement, mais j'aime assez cette rencontre hors des sentiers battus. Et puis, d'une certaine manière, cela me sort de ma zone de confort, me place dans une position un peu plus vulnérable que bien au chaud dans mon fauteuil, et ça n'est pas pour me déplaire.

Alors qu'elle me raconte comment elle s'est retrouvée punie au coin comme une enfant qui aurait désobéi, je ne peux retenir un rire ironique et de lever les yeux au ciel. "Wow... J'ai toujours du mal à croire à quel point ces hommes peuvent être des idiots parfois." Les hommes en général, mais il faut dire que ceux qui constituent la garde de l'hôpital sont particulièrement hors-catégorie. A part quelques rares exceptions, ils saisissent tous cette infime particule de pouvoir qui leur est accordée dans l'enceinte de ces murs pour abuser des patients. Et encore, cette fois, Piper n'a été que stupidement punie. Je n'ose même pas imaginé ce que d'autres auraient eu comme idées...

Même si je peux certes profiter de la situation actuelle pour discuter avec Piper, première approche fructueuse de thérapie depuis que son dossier m'a été assigné, ce n'est tout de même vraiment pas confortable pour la jeune femme. Ce que je peux - et dois, n'est-ce pas ? - faire, surtout  c'est la sortir de là en usant des mêmes techniques que son bourreau. Alors je me sers moi aussi de ma position de force, supérieure à celle du garde, pour négocier que Piper puisse quitter son poste et venir avec moi. "Mademoiselle Blackwood va m'accompagner dans mon bureau. Nous avions une consultation prévue et j'aurais préféré vous voir faire votre travail et me l'amener plutôt que de vous prendre pour le preneur de décision que vous n'êtes pas.", dis-je en m'approchant du garde au bout du couloir. Je me plante devant lui, bras croisés et sourcils levés, le défiant de tenter de me contredire. Ne recevant évidemment aucune répartie, je ne peux retenir un petit rictus méprisant et tourne les talons, pour me planter à nouveau devant Piper. "Tu viens ou tu préfères rester là ?"

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MessageSujet: Re: i don't care what you think as long as it's about me (niamh)   Sam 28 Juil - 18:58


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J’étais en train de me demander si les consultations de ce type, totalement improvisée, n’étaient finalement pas mieux que celles qui avaient lieu dans l’univers formel qu’était le bureau des psychiatres. J’avais tout fait pour éviter mes séances avec ma nouvelle psy, parce qu’il fallait dire que je n’avais pas franchement eu de chance avec les autres. Le premier que j’avais eu en arrivant ici était un incompétent, proche de la retraite (ou de la mort) (ou des deux), qui ne faisait que hocher bêtement la tête, accouplé de mmh mh tous plus stupides les uns que les autres. Le deuxième devait certainement être plus dingue que moi et j’avais fini par coucher avec. Le troisième, je le connaissais déjà, vu que c’était celui avec qui j’avais couché avant d’arriver ici. Puis la quatrième avait fait tellement long feu que je n’avais même pas eu le temps de la voir. Puis le docteur O’Callaghan était arrivé. Et je m’étais tout de suite dit que je n’allais pas perdre mon temps avec elle. Mais elle semblait être persévérante, et je devais l’avouer : ça me plaisait. Elle m’avait rejoint dans ce couloir froid, alors que j’étais assise là en sous-vêtements.

Et de fil en aiguille je me retrouvais son écharpe sur les épaules, à parler. Je n’avais pas parlé autant face à un psy depuis… longtemps. Et finalement, je lui avais raconté comment j’avais fait pour en arriver là. Et sa réaction de faisait qu’accentuer l’ironie de cette situation. « Seulement parfois ? » lançais-je dans un sourire amusé. C’était la punition la plus stupide que j’avais eu. Les salles d’isolement devaient être pleine certainement, alors il s’était dit qu’il devait marquer le coup autrement, d’une façon tout à fait novatrice selon lui. Mais si l’isolement ne m’arrêtait pas, sa punition d’écolier ne le ferait pas non plus. Loin de là. Peut-être, certainement même, qu’il me le paierait un jour.

Je la suivais à nouveau du regard, alors qu’elle allait parler au garde qui justement, semblait être heureux de sa punition d’école primaire. Et il semblait totalement s’effacer face à ma psychiatre. C’est qu’elle pouvait être impressionnante, en fait. Aucune réponse de la part du molosse et O’Callaghan revenait vers moi. Je la regardais, toujours assez impressionnée par ce que je venais de voir. Je ne m’attendais pas vraiment à ça de sa part. Je la regardais et hochais la tête avant de me lever, son écharpe toujours sur les épaules. Je la serrais d’ailleurs un peu plus contre moi, la sentant glisser de mes épaules avant de suivre ma psy. « Vous savez, j’aime pas trop les bureaux là. Des psys. C’est sûrement une des raisons pour lesquels je suis pas venue vous voir. » Seulement une raison parmi d’autres. « Mais vu que je sens que vous êtes pas du genre à lâcher l’affaire je vais peut-être faire un effort… »


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